Le volcanisme entre Mono Lake et Mammoth Mountain (Californie) // Volcanism from Mono Lake to Mammoth Mountain (California)

L’image du jour de la NASA le 8 avril 2026, montrait « une immense caldeira ancienne et des cratères plus récents qui façonnent le paysage de la Sierra Nevada orientale » en Californie.

Image satellite de la région acquise le 29 mars 2026 par l’instrument OLI (Operational Land Imager) du satellite Landsat 9.

Entre les hauts pics granitiques à l’ouest et la province géologique de Basin and Range à l’est, des complexes volcaniques imbriqués les uns dans les autres offrent un paysage avec une multitude de cratères, de cônes et de caldeiras. Cette région, potentiellement active, suscite l’intérêt des géologues qui étudient les processus terrestres et des planétologues qui explorent ses similitudes avec les zones volcaniques d’autres régions de notre système solaire.
On peut voir une série de formations volcaniques entre Mono Lake et Mammoth Mountain sur la gauche de cette image prise par le satellite Landsat :

Source: NASA

Connue sous le nom de Cratères de Mono-Inyo, cette chaîne qui inclut une trentaine de dômes de lave, de coulées de lave et d’anneaux de téphra s’est formée au cours des 10 000 dernières années. Des éruptions explosives dans la région remontent à une époque encore plus ancienne, mais les traces de ces événements plus anciens ne sont plus visibles en surface et sont cachés par des dépôts plus récents.

Source: NASA

Parmi les manifestations les plus récentes de cette chaîne, des éruptions explosives ont formé le cratère Panum près du lac Mono il y a environ 700 ans. Une éruption strombolienne a déposé un anneau de ponce, de cendres, de fragments d’obsidienne et d’autres matériaux autour de la bouche éruptive. Par la suite, un dôme de lave composé de ponce et d’obsidienne s’est formé au centre, créant le motif de cercles concentriques visible aujourd’hui.

Cratère Panum (Crédit photo : USGS)

Au sud des cratères de Mono-Inyo, la Mammoth Mountain est constituée d’au moins 25 dômes de lave imbriqués. Les dernières éruptions remontent à environ 57 000 ans, mais des éruptions phréatiques et d’autres manifestations d’activité volcanique sont beaucoup plus récentes.

Vue de Mammoth Mountain (Crédit photo : Wikipedia)

Les scientifiques pensent qu’une intrusion magmatique sous la montagne en 1989 a déclenché une séquence de sismicité et d’émissions de gaz volcaniques. Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ont entraîné la mort d’arbres dans la région, et l’USGS continue de surveiller les émissions de CO₂ de la montagne. Des chercheurs ont déjà collaboré avec la NASA, grâce à des technologies de télédétection aéroportée, pour mesurer les réactions de l’écosystème à l’augmentation des émissions de CO₂ autour de Mammoth Mountain. Des projets plus récents ont étendu ces travaux à d’autres volcans et intégré l’imagerie satellitaire pour détecter les signes d’émissions de gaz. Ces méthodes reposent en partie sur les changements observés dans la végétation et pourraient contribuer à une alerte plus précoce aux risques volcaniques.

Le volcanisme le plus spectaculaire de la région est cependant bien plus ancien. Une puissante éruption, il y a 760 000 ans, a formé la caldeira de Long Valley.

Source: Wikipedia

Cette zone ovale, qui mesure 16 kilomètres sur 32, est bordée de crêtes enneigées, avec la Mammoth Mountain juste à côté de sa bordure sud-ouest. Le lac Crowley, un réservoir sur la rivière Owens, alimente la zone au sud-est.
La caldeira s’est formée lors d’une éruption de six jours, au cours de laquelle 625 kilomètres cubes de matériaux ont été émis. C’est environ 20 fois la quantité rejetée lors de l’éruption du Novarupta (Alaska) en 1912.

Dépôts de Bishop Tuff, laissés par l’éruption qui a secoué la région il y a 760 000 ans (Crédit photo: Wikipedia) 

En conséquence, la surface au-dessus de la chambre magmatique s’est affaissée de plusieurs milliers de mètres, créant une vaste dépression. Des scientifiques de la NASA ont mené des recherches dans la région en 2023 afin de mieux comprendre comment des éruptions aussi puissantes sur Mars et d’autres planètes et lunes de notre système solaire ont pu modifier leur environnement.
Source : NASA.

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NASA’s image of the Day for April 8, 2026 showed « a massive, old caldera and more recently formed craters that shape the landscape in the eastern Sierra Nevada.

Between the tall granite peaks to the west and the Basin and Range province to the east, overlapping volcanic complexes imprint the landscape with a collection of craters, cones, and calderas. The area, still restless today, draws interest from geologists studying Earth’s processes and from planetary scientists exploring its commonalities with volcanic terrain elsewhere in our solar system.

A string of volcanic features between Mono Lake and Mammoth Mountain is visible along the left side of the Landsat image above.

Known as the Mono-Inyo Craters, this chain of about three dozen lava domes, lava flows, and tephra rings formed within the past 10,000 years. Explosive eruptions in the area date back even further, but evidence of those older events is no longer apparent at the surface.

Among the most recent activity in this chain, explosive eruptions formed Panum Crater near Mono Lake about 700 years ago. A strombolian eruption deposited a ring of pumice, ash, obsidian fragments, and other material around the vent. After that, a lava dome made of pumice and obsidian built up in the center, creating the concentric-circle pattern visible today.

South of the Mono-Inyo Craters, Mammoth Mountain is made up of at least 25 overlapping lava domes. Its last magmatic eruptions took place about 57,000 years ago, but steam-driven phreatic eruptions and other unrest have occurred much more recently.

Scientists believe a magma intrusion beneath the mountain in 1989 set off a spate of seismicity and volcanic gas emissions. Venting of carbon dioxide has killed trees in the area, and the U.S.G.S. continues to monitor the mountain’s CO2 emissions. Researchers have previously worked with NASA airborne remote sensing technology to measure ecosystem responses to elevated volcanic CO2 around Mammoth Mountain. More recent projects have expanded these efforts to other volcanoes and incorporated satellite imagery to detect signs of gas emissions. These methods partly rely on changes observed in vegetation and could aid in earlier warnings of volcanic hazards.

The most dramatic volcanism in the region, however, is far older. A massive eruption 760,000 years ago formed the Long Valley Caldera.

This oval-shaped area, measuring 16 by 32 kilometers, is bounded by snowy ridges, with Mammoth Mountain just off its southwest rim. Crowley Lake, a reservoir on the Owens River, drains the area to the southeast.

The caldera was formed during a six-day-long eruption, during which 625 cubic kilometers of material were ejected. (That’s about 20 times the amount that was spewed in the 1912 eruption of Novarupta.

As a result, the surface over the magma storage area subsided thousands of meters to create a vast depression. NASA scientists conducted research in the area in 2023 to better understand how similar massive eruptions on Mars and other planets and moons in our solar system may have altered their environments.

Source : NASA.

Ralentissement de l’AMOC : France Info découvre…

Concentrations de CO2 : 430,08 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Dans un article paru le 16 avril 2026 et intitulé « Les grands courants de l’Atlantique faiblissent plus vite que prévu, et cela aura un impact sur le climat européen », on peut lire sur le site du média d’information France Info que « des chercheurs se sont intéressés à la circulation des courants océaniques dans l’océan Atlantique, dont le fameux Gulf stream, qui est déterminant pour le climat sous nos latitudes. Ils concluent que cette circulation ralentit encore plus fort que prévu. »

De toute évidence, l’auteur de l’article n’a pas lu les différentes notes parues sur mon blog (17 avril 2018, 3 août 2020, 8 août 2021, 20 octobre 2024, 7 décembre 2025, entre autres ) dans lesquelles j’alerte sur l’affaiblissement de l’AMOC – Atlantic Meridional Overturning Circulation – la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique, un ensemble de courants marins crucial pour le climat car ils transportent les eaux chaudes des tropiques vers le nord-est de l’Atlantique. Grâce à eux, nous avons en Europe des hivers relativement doux. Ils jouent un rôle de thermostat qui est en train de montrer des signes de faiblesse.

Comme on peut le lire dans l’article de France Info, les scientifiques pensaient jusqu’à présent que l’AMOC aurait perdu un tiers de sa force d’ici 2100. Toutefois, la dernière étude révèle qu’il pourrait devenir moitié moins puissant qu’aujourd’hui à la fin de ce siècle. Cela engendrerait un climat beaucoup moins tempéré en Europe, avec également des conséquences sur les pluies sous les tropiques et sur le stockage du CO2 dans les profondeurs de l’océan. Certains scientifiques s’inquiètent même d’un arrêt complet de cette circulation aussi appelée thermohaline. Sans le Gulf Stream pour la réchauffer, l’Europe grelotterait inévitablement.

Il ne faudrait pas oublier la conséquence de l’affaiblissement de l’AMOC sur la hausse du niveau de l’océan. C’est ce que j’explique dans une note publiée le 24 mai 2025 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2025/05/24/affaiblissement-de-lamoc-et-hausse-du-niveau-de-locean-amoc-weakening-and-ocean-level-rise/

Source: Wikipedia

Nouveau risque de crues glaciaires au Népal // New risk of glacial outburst floods in Nepal

Concentrations de CO2 : 429,62 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

J’ai alerté à plusieurs reprises sur ce blog sur le danger que représentent les lacs glaciaires qui se forment au front des glaciers en train de fondre Dans l’Himalaya et les Andes, ces lacs sont souvent retenus par des moraines fragiles qui peuvent s’éventrer à tout moment et provoquer de dangereuses crues glaciaires.
En 2026, les scientifiques préviennent que les lacs glaciaires himalayens constituent une menace de plus en plus grande pour les communautés situées en aval, car « un manque de neige et des pluies de plus en plus fréquentes et abondantes » déstabilisent les sols de la région.
Par exemple, le Nepali Times explique que le lac glaciaire de Thulagi, au pied du glacier du même nom, près du mont Manaslu au Népal, s’est agrandi au cours des dernières décennies avec la fonte des glaces environnantes. Ce qui n’était qu’une petite pièce d’eau dans les années 1960 est devenu aujourd’hui un lac de plus d’un kilomètre carré qui contient un volume d’eau considérable.

Source : The Nepali Times

Des scientifiques ont classé le lac Thulagi parmi les lacs glaciaires les plus dangereux de l’Himalaya ; il figure sur la liste de surveillance de l’ICIMOD (Institut indien de normalisation des eaux et des maladies). On craint une rupture brutale du lac.
Une étude de 2018, portant sur l’évolution de trois lacs glaciaires, dont le lac Thulagi, a révélé qu’une rupture brutale du Thulagi menacerait les localités et quatre centrales hydroélectriques situées en aval.
Des modélisations ont montré qu’en cas de rupture du lac Thulagi, les déferlantes pourraient atteindre les localités en aval en quelques heures, avec une hauteur dépassant les 12 mètres par endroits. Des villages entiers pourraient être rasés, des routes et des ponts détruits, et le cours des rivières définitivement dévié.
Les habitants du district de Manang, au Népal, sont encore traumatisés par les inondations de 2021, lorsque de fortes pluies ont provoqué une crue importante de la rivière Marsyangdi. Ces phénomènes météorologiques extrêmes détruisent et perturbent les moyens de subsistance, le tourisme, l’agriculture et la production d’énergie des localités vulnérables. Les pluies extrêmes qui se sont abattues sur la région ont déjà dévasté des exploitations agricoles au Népal et fait doubler le prix des denrées alimentaires. Par le passé, les inondations glaciaires ont emporté des maisons et des dispensaires, et ont coûté des vies.
Au-delà des destructions immédiates, les inondations peuvent contaminer l’eau potable, propager des maladies et déstabiliser les écosystèmes dont les communautés dépendent pour la pêche et l’agriculture.
Ce n’est qu’après les inondations de 2021 que des systèmes d’alerte précoce ont été installés sur les rives du fleuve Marsyangdi et dans les villes voisines. Cependant, les mesures d’alerte restent insuffisantes et aucun système ne couvre le lac Thulagi. En 2025, le Fonds vert pour le climat a approuvé une subvention de 36,1 millions de dollars pour contribuer à réduire le risque d’inondations glaciaires en abaissant le niveau d’eau de quatre lacs glaciaires, dont le Thulagi, dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement.

Source : The Cool Down (TCD).

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I have alerted several times on this blog to the danger caused by glacial lakes that form at the front of melting glaciers. In the Himalayas and in the Andes, such lakes are often dammed by fragile moraines that may break open at any time and cause dangerous glacial outburst floods (GLOFs).

In 2026, scientists are warning that Himalayan glacial lakes are becoming a growing threat to communities downstream as « too little snow and too much rain » destabilize the region’s terrain.

For instance, the Nepali Times explains that the Thulagi Glacial Lake, at the base of the retreating Thulagi Glacier near Mount Manaslu in Nepal, has expanded over the past few decades as surrounding ice melted. Once a small pool in the 1960s, the lake is now more than 1 square kilometer and holds a huge volume of water.

Scientists have classified Thulagi as one of the most dangerous glacial lakes in the Himalayas, among 47 others on an ICIMOD watchlist. They fear a glacial lake outburst flood.

A 2018 study followed the evolution of three glacial lakes, including Thulagi, finding that a GLOF from Thulagi posed a risk to communities and four hydropower projects downstream.

Modeling showed that if Thulagi were to burst, floodwaters could reach downstream towns within hours, with surges over 12 meters in some locations. Entire villages could be wiped out, roads and bridges destroyed, and rivers permanently rerouted.

Residents in Nepal’s Manang district still carry trauma from flooding in 2021, when heavy rainfall led to surging water in the Marsyangdi River. Extreme weather events like these destroy and disrupt livelihoods, tourism, agriculture, and energy production for vulnerable communities. Extreme rainfall in the region has already devastated farms in Nepal and doubled food prices for families, and past GLOFs have washed away homes and healthcare clinics and taken lives.

Beyond immediate destruction, flooding can contaminate drinking water, spread disease, and destabilize ecosystems that communities depend on for fishing and farming.

It was not until the 2021 floods that early warning systems were installed on the banks of the Marsyangdi River and nearby towns. However, there is currently little preparation beyond that, and no warning systems cover Thulagi. In 2025, the Green Climate Fund approved a $36.1 million grant to help reduce the risk of GLOFs by reducing water levels in four glacial lakes, including Thulagi, under the United Nations Development Program.

Source : The Cool Down (TCD).

Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : ça gronde sur le volcan !

La présence d’une équipe de TF1 dans l’Enclos du Piton de la Fournaise ces derniers jours pour le tournage d’un téléfilm en partie financé par la Région Réunion, alors que l’éruption n’était pas terminée, a de nouveau fait réagir les accompagnateurs en moyenne montagne qui ne comprennent pas le traitement de faveur accordé à la chaîne de télévision. Selon eux, si des gens non spécialisés ont accès à l’Enclos lors des éruptions du Piton de la Fournaise, alors pourquoi pas eux, alors qu’ils connaissent parfaitement le terrain ?

Il y a presque dix ans, on pensait que la situation allait se déverrouiller sur le volcan et des accompagnateurs en moyenne montagne avaient suivi une formation spécifique sur les risques volcaniques. L’objectif était de permettre au public de profiter des éruptions dans un cadre sécurisé. Cette formation payante avait été faite en partenariat avec les scientifiques de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF), l’Université de La Réunion, un médecin urgentiste et le Peloton de Gendarmerie de Haute-Montagne (PGHM). Mais les espoirs se sont envolés avec le changement de préfet.

Les accompagnateurs formés insistent sur le fait qu’ils possèdent un diplôme d’État. Ils ont investi dans du matériel comme des radios avec traceurs GPS et même un téléphone satellitaire pour pouvoir communiquer dans la zone du volcan où le réseau est quasi-inexistant.

Le Piton de la Fournaise est inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. C’est le premier site touristique de La Réunion avec quelque 400 000 visiteurs par an. Cela fait pas mal de temps que le Syndicat National des Accompagnateurs en Montagne (SNAM) propose à l’État (autrement dit au préfet de la Réunion) un Plan d’Anticipation et de Sécurité Active (P.A.S.A) avec le déploiement d’accompagnateurs en moyenne montagne dès le déclenchement de l’alerte. Ces accompagnateurs rappellent régulièrement l’exemple de l’Islande et d’Hawaï qui font du tourisme volcanique une filière d’excellence. À noter toutefois qu’à Hawaï des interdictions sont mises en place dès que la zone éruptive présente un danger et aucun touriste n’a pu assister à l’éruption de 2018 ! En Islande, même si elles n’interdisent pas formellement, les autorités déconseillent fortement l’accès à un site éruptif si des risques existent.

Crédit photo: presse islandaise

Les accompagnateurs réunionnais pensent qu’on pourrait leur donner les moyens d’encadrer les gens autour des éruptions. 4 000 personnes en moyenne par soir étaient présentes près de la RN2 au plus fort de l’éruption pour admirer les coulées de lave. Leur encadrement aurait été possible avec une vingtaine de guides. Ils demandent donc au préfet de la Réunion « d’actionner un levier pour mettre tout le monde autour de la table pour trouver des solutions d’encadrement. »

Les accompagnateurs font remarquer que certains Réunionnais se sont mis en danger en allant observer les coulées de lave près de la RN2 car ils n’étaient pas toujours bien équipés. Ils regrettent aussi de ne pas pouvoir faire visiter les tunnels de lave et de ne pas pouvoir, non plus, encadrer les gens près de l’éruption pour les informer et assurer leur sécurité. Ils souhaitent proposer des itinéraires encadrés aux gens dans les Grandes Pentes. S’agissant de la partie haute de l’Enclos, celle accessible par le portail du Pas de Bellecombe, fermé dès l’annonce d’une éruption, les accompagnateurs en moyenne montagne savent que les éruptions ne sont pas toujours faciles d’accès mais ils proposent d’encadrer le public en fonction de l’accessibilité et du niveau des randonneurs.

Source : Réunion la 1ère.

Photo: C. Grandpey

L’article, paru sur le site Réunion la 1ère le 16 avril 2026, a été écrit par la journaliste Cynthia Véron que j’avais fortement critiquée le 24 mars 2026 au moment où la lave avait traversé la RN2 et atteint le littoral. Elle avait déclaré que pour atteindre le site de l’éruption il fallait d’abord « braver les interdictions ». Je lui avais fait aimablement remarquer que les interdictions étaient faites pour être respectées et que son rôle de journaliste n’était sûrement pas de tenir de tels propos qui vont à l’encontre des alertes lancées régulièrement sur mon blog et qui s’ajoutent à celles diffusées par l’Observatoire. Les Réunionnais sont déjà suffisamment irrespectueux des lois ; il n’est pas nécessaire d’encourager les touristes à faire de même.

Crédit photo: OVPF