Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Aucun événement volcanique majeur n’a été observé au cours de la semaine écoulée.

La température de l’eau dans le lac de cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) reste élevée. Le tremor volcanique montre un des niveaux les plus élevés observés au cours des 9 dernières années. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Au cours des huit derniers jours, la température du lac de cratère est passée de 32 °C à 36 °C. Un échantillonnage de l’eau et du gaz dans le lac ainsi qu’un vol de reconnaissance ont été effectués la semaine dernière. L’analyse de l’eau et du gaz ne montre pas de changements significatifs dans le système hydrothermal qui alimente le lac. GNS Science précise que les résultats à ce jour sont typiques du début d’un cycle de réchauffement, sauf que les valeurs du tremor sont anormalement élevées. Il est probable que les gaz et les fluides en provenance du magma peu profond sous le volcan interagissent avec le système hydrothermal du lac de cratère, ce qui provoque un réchauffement du lac, une hausse du tremor et une augmentation des émissions de gaz à la surface.
Comme je l’ai déjà écrit, le Ruapehu peut entrer en éruption sans prévenir lorsqu’il montre des signes d’activité élevée.
Source : GNS Science.

Le lac de cratère du Ruapehu avant les derniers événements (Photo : C. Grandpey)


Le lac de cratère du Ruapehu en ce moment. On remarquera le changement de couleur de l’eau suite à la remontée des sédiments (Source : GNS Science).

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L’essaim sismique sous la partie occidentale de São Jorge (Açores) qui a commencé le 19 mars 2022 se poursuit. Le 31 mars, 714 événements ont été détectés. Au fil de la semaine, le nombre d’événements quotidiens a fluctué de 397 le 1er avril à 592 le 5 avril ; leur magnitude était relativement faible.

Le 6 avril, le CIVISA a signalé avoir détecté des séismes volcano-tectoniques pour la première fois depuis le début de la crise. Aussi connus sous le nom séismes volcano-tectoniques hybrides, ils se produisent lorsqu’il y a cohabitatin d’événements tectoniques haute fréquence et basse fréquence. Ils trahissent habituellement des mouvement de magma en profondeur.

Le 4 avril, deux jours avant la détection des séismes hybrides, le CIVISA a indiqué qu' »il existait une réelle possibilité d’éruption volcanique à São Jorge, « mais rien ne prouve qu’elle soit imminente. »

Le niveau d’alerte reste à 4 (sur une échelle de 0 à 6).
Source : CIVISA.

Source : CIVISA

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L’activité du Kilauea (Hawaii) est relativement stable et reste confinée dans le cratère de l’Halema’uma’u. Le tremor et les émissions de SO2 restent élevées. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Watch (Vigilance).

 

Image thermique de l’Halema’uma’u (Source: HVO)

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange pour le Karymsky et le Sheveluch. Elle est maintenue au Jaune pour le Bezymianny.

Source: KVERT.

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L’activité du Sabancaya (Pérou) reste stable avec une quarantaines d’événements explosifs chaque jour et des panaches de cendre qui montent à environ 2 km au-dessus du sommet.

Source: IGP.

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Une augmentation du nombre de séismes volcano-tectoniques est enregistrée sur le Puracé (Colombie). Un événement le 29 mars 2022 avait une magnitude de M 3,3. Le même jour, deux fissures d’environ 40 m de long ont émis du gaz et de la vapeur. Le 30 mars, le niveau d’alerte volcanique a été porté à 3, ce qui équivaut à la couleur Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Servicio Geológico Colombiano (SGC).

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Les explosions au niveau du cône dans le lac Voui à Ambae (Vanuatu) continuent de produire de la vapeur et des émissions de cendres. De légères retombées de cendres sont signalées dans les villages voisins. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est invité à rester à au moins 2 km des bouches actives du lac Voui et à l’écart des ravines lors de fortes pluies.

Il n’y a plus d’incandescence nocturne dans le cratère du Benbow à Ambrym, bien que des émissions de vapeur soient toujours observées. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Le public doit rester à au moins 1 km du cratère du Benbow et à 2 km du cratère du Marum.

L’activité du Yasur est toujours intense. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 (sur une échelle de 0 à 4). Des émissions de cendres et de gaz et de fortes explosions continuent d’être enregistrées, avec des bombes qui retombent dans et autour du cratère. Il est rappelé au public de ne pas pénétrer dans la zone réglementée de 600 m autour du cône (Zone de danger A).
Source : Département de météorologie et de géorisques du Vanuatu (VMGD).

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L’éruption de l’Anak Krakatau (Indonésie) se poursuit. Le 30 mars, une éruption qui a duré 96 secondes a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 700 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à au moins 2 km du cratère.
Source : CVGHM.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

No major volcanic event has been observed during the past week.

Water temperature in Mt Ruapehu‘s crater lake (New Zealand) remains elevated. The volcanic tremor at the volcano is now among the highest levels seen over the past 9 years. The Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Colour Code at Yellow.

Over the past eight days, the temperature at the crater lake has risen further from 32 °C to 36 °C. Crater lake water and gas sampling and an airborne gas flight were completed last week. Analysis of the water and gas do not indicate significant changes in the geothermal system feeding into the lake. GNS Science specifies that the results to date are typical for the beginning of a heating cycle with the exception that tremor values are unusually high. Gas and fluids from the shallow magma under the volcano are interacting with the crater lake geothermal system, causing heating of the lake, volcanic tremor, and increases in gas emission at the surface.

As I put it before, Mt Ruapehu has the potential to erupt with little or no warning when in a state of elevated volcanic unrest.

Source : GNS Science

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The seismic swarm beneath the W half of São Jorge (Azores) that began on March 19th, 2022 continues. On March 31st, there were 714 seismic events detected, according to a preliminary analysis of seismic records. As the week progressed, the number of daily events fluctuated from 397 on April 1st to 592 on April 5th; their magnitudes were relatively low.

On April 6th, CIVISA reported they detected volcano-tectonic earthquakes for the first time since the crisis started. Also known as hybrid, volcano-tectonic earthquakes happen when there is a fusion of high-frequency tectonic tremors with low-frequency volcanic ones. They suggest the movement of magma at depth.

On April 4th, two days before the detection of hybrid earthquakes, CIVISA warned that ‘there is a real possibility of a volcanic eruption in São Jorge, « but there is no evidence that it is imminent. »

The Alert Level remains at 4 (on a scale of 0-6).

Source: CIVISA.

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Activity at Kilauea Volcano (Hawaii) is stable and remains confined within Halemaʻumaʻu crater, The tremor and the SO2 emission rates remain elevated. The aviation color code and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: HVO.

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In Kamchatka, the aviation color code remains Orange for Karymsky and Sheveluch. It is kept at Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

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Activity remains stable at Sabancaya (Peru) with an average of about 40 daily explosive events and ash plumes that rise about 2 km above the summit.
Source: IGP.

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An increase in the number of volcano-tectonic earthquakes is recorded at Puracé (Colombia). An event on March 29th had a magnitude of M 3.3. That same day, two cracks approximately 40 m long produced gas-and-steam emissions. On March 30th, the Volcano Alert Level was raised to 3 or Yellow (the second level on a four-color scale).

Source: Servicio Geológico Colombiano (SGC)

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Explosions at the cone in Ambae’s Lake Voui (Vanuatu) continues to produce steam and ash emissions. Light ashfall is reported in nearby villages. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay at least 2 km from the active vents in Lake Voui, and away from drainages during heavy rains.

Nighttime crater incandescence from Ambrym’s Benbow Crater is no longer visible, though steam emissions are still observed. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5). The public should stay at least 1 km around Benbow Crater and a 2 km around Marum Crater.

Activity at Yasur is still intense. The alert level is kept at 2 (on a scale 0 – 4). Ash-and-gas emissions and loud explosions continued to be recorded, with bombs falling in and around the crater. The public is reminded not to enter the restricted area within 600 m around the cone (Danger Zone A).

Source: Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department (VMGD)

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The eruption at Anak Krakatau (Indonesia) continues. On March 30th, an eruption that lasted 96 seconds generated a gray-black ash plume that rose 700 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 2 km away from the crater.

Source: CVGHM.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Volcans du monde // Volcanoes of the world

  Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

La situation doit être surveillée. On ne sait jamais! Un essaim sismique intense est enregistré le long du système de fissures volcaniques de Manadas dans la partie nord-ouest de l’île de São Jorge (Açores / Portugal).
L’essaim a commencé à 17h19 (heure locale) le 19 mars 2022. Trois secousses ont été enregistrés au cours des 2 minutes suivantes, avec des magnitudes allant de M2,8 à M2,9. Au cours des 24 heures suivantes, plus de 700 séismes de faible magnitude ont été enregistrés dans la région.
Le CIVISA indique que tous les séismes sont d’origine tectonique. L’événement le plus significatif a atteint M3.2 le 20 mars. Il a été ressenti par les populations de São Jorge et de l’île de Pico.
L’essaim sismique actuel rappelle à la population ceux qui ont précédé l’éruption de 2021 à La Palma.
L’île de São Jorge, où l’activité sismique est observée actuellement, mesure 54 km de long et seulement 6 km de large. Il est principalement basaltique. Elle a été façonnée par des éruptions fissurales qui ont débuté dans la partie orientale de l’île. Les deux tiers ouest de l’île présentent de jeunes coulées de lave alimentées par des fissures ressemblant à celles de l’île voisine de Pico. La lave a été émise en 1580, avec des coulées qui ont atteint l’océan. En 1808, une série d’explosions a eu lieu à partir de bouches le long de la crête centre-sud de l’île.
Des éruptions sous-marines ont également été signalées à plusieurs reprises à partir de bouches éruptives au large des côtes sud et sud-ouest.
La dernière éruption sur l’île de São Jorge a eu lieu en 1808.
Source : Centre d’information et de surveillance sismovolcaniques des Açores (CIVISA), Smithsonian Institution.

São Jorge vue depuis l’espace (Source: NASA)

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Le SERNAGEOMIN indique que la sismicité est en hausse sous le volcan Lonquimay (Chili) depuis le 9 mars 2022. Les événements sont situés entre 2 et 7 km du cratère et à des profondeurs entre 4 et 11 km du sommet. La sismicité au niveau de ce volcan est habituellement liée à la dynamique des fluides. Aucun changement n’a été détecté concernant la déformation de surface et les émissions de SO2.

Le niveau d’alerte est passé du Vert au Jaune le 21 mars 2022. La dernière éruption de ce volcan a duré de 1988 à 1990, avec un VEI 3.
Source : SERNAGEOMIN.

 

Vue du Lonquimay depuis l’espace (Source: Copernicus)

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Une hausse de température a été enregistrée dans le lac de cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) les 13 et 21 mars, avec une température de 31°C. Le phénomène s’est accompagné d’une hausse du tremor volcanique indiquant une augmentation du flux de gaz dans le système et un risque d’éruption. Le niveau d’alerte volcanique a été porté à 2 (sur une échelle de 0 à 5) tandis que la couleur de l’alerte aérienne reste au Vert.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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On observe toujours une émission de lave sur le Kilauea (Hawaii) à partir de bouches au bas de la paroi inférieure ouest du cratère de l’Halema`uma`u. Toutefois, les images de la caméra thermique montrent que la taille du lac de lave n’a rien à voir avec ce qu’il était avant l’éruption de 2018..
Source : HVO.

Source: HVO

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Deux épisodes éruptifs ont été enregistrés sur l’Anak Krakatau (Indonésie) le 24 mars 2022. Les panaches de cendre ont atteint 1200 m au-dessus du niveau de la mer.

La dernière séquence éruptive avait eu lieu le6 février 2022.

Source: CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Lewotolok (Indonésie) se poursuit avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 600 m au-dessus du sommet. L’incandescence du cratère et des coulées de lave sont signalées la plupart du temps. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).
Source : CVGHM.

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La lave est toujours présente dans le cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili). Les images satellites révèlent toujours des températures élevées. L’activité sismique a régulièrement diminué depuis janvier 2022. Début mars, les émissions de SO2 étaient en moyenne de 454 tonnes par jour. Le niveau d’alerte reste au Jaune,
Source: SERNAGEOMIN.

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En République Démocratique du Congo (RDC), des images satellites montrent un épanchement de lave à partir de plusieurs bouches au fond du cratère du Nyiragongo, avec d’importantes émissions de gaz. .

La lave est présente sur le plancher du cratère du Nyamulagira. C’est ce que révélaient les images satellites entre le 8 et le 13 mars 2022. .
Sources : Observatoire Volcanologique de Goma.

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En Equateur, un niveau d’activité élevé est toujours observé sur le Reventador. Les panaches de vapeur et de cendres s’élèvent généralement jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. L’incandescence du cratère est visible la plupart des nuits et des matériaux incandescents dévalent le flanc S du volcan.

Toujours en Equateur, une forte activité a été observée sur le Sangay entre le 15 et le 22 mars. Des panaches de gaz et de cendres s’élevaient jusqu’à 1 km au-dessus du volcan. Plusieurs anomalies thermiques sont visibles dans les données satellitaires. Des émissions de matériaux incandescents sont parfois visibles sur les images des webcams. Le réseau sismique a détecté plusieurs signaux de lahars.

L’éruption du Wolf (Galapagos / Equateur) se poursuit. Des anomalies thermiques quotidiennes indiquent des coulées de lave actives sur le flanc SSE.
Source : Instituto Geofisico.

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Le niveau d’alerte de la Soufrière Saint-Vincent a été abaissé au Vert (le niveau le plus bas) le 16 mars 2022. L’activité sismique et fumerolienne est redevenue égale ou inférieure à ce qu’elle était avant l’éruption de 2020-2021. Cependant, il est rappelé à la population qu’un risque de lahar existe lors de fortes pluies.
Source : UWI.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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  Here is some news of volcanic activity around the world :

The situation needs to be monitored. You never know! An intense seismic swarm is being recorded along the Manadas volcanic fissure system in the NW part of the São Jorge Island (Azores / Portugal).

The swarm started at 17:19 (local time)on March 19th, 2022. Three earthquakes were registered over the next 2 minutes, with magnitudes ranging from M2.8 to M2.9. Over the next 24 hours, more than 700 low-magnitude earthquakes were recorded in the region.

CIVISA says that all the earthquakes are of tectonic origin. The largest event was M3.2 on March 20th It was felt by the populations of São Jorge and the island of Pico.

The current seismic swarm reminds the population of the swarms that preceded the 2021 eruption at La Palma.

São Jorge Island where the seismic activity is observed is 54 km long and only 6 km wide. It is mainly basaltic. It was formed by fissure eruptions beginning in the eastern part of the island. The western two-thirds of the island contain youthful, fissure-fed lava flows resembling those on neighboring Pico Island. Lava was emitted in 1580, with flows that reached the ocean. In 1808 a series of explosions took place from vents along the south-central crest of the island.

Submarine eruptions were also reported on several occasions from vents off the S and SW coasts.

The last eruption on São Jorge Island took place in 1808.

Source: Center for Seismovolcanic Information and Surveillance of the Azores (CIVISA), Smithsonian Institution.

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SERNAGEOMIN indicates that seismicity has been increasing under Lonquimay volcano (Chile) since March 9th, 2022. The earthquakes are located between 2 and 7 km from the crater and at depths between 4 to 11 km from the summit..Seismicity at the volcano is commonly associated with the dynamics of fluids. No changes have been detected about surface deformation and SO2 emissions.

The alert level was raised from Green to Yellow on March 21st, 2022. The last eruption of this volcano lasted from 1988 to 1990, with a VEI 3.

Source: SERNAGEOMIN.

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An increase in temperature was recorded at Mt Ruapehu‘s crater lake (New Zealand) by March 13th and 21st, with temperature of 31°C. The heating cycle was accompanied by strong levels of volcanic tremor, indicating increased gas flux though the system, and an increased likelihood of eruptive activity. The volcanic alert level was raised to 2 (on a scale from 0-5) and the aviation color code remains at Green.

Source: GeoNet.

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Lava effusion is still observed from vents in the lower W wall of Kilauea’s Halema`uma`u Crater (Hawaii) but the images provided by the thermal camera show that the size of the lava lake has nothing to do with what it was before the 2018 eruption.

Source: HVO.

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Two eruptive episodes were recorded at Anak Krakatau (Indonesia) on March 24th, 2022, with ash plumes up to 1200 m above sea level. .

The last eruption had taken place on February 6th, 2022.

Source: CVGHM.

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The eruption at Lewotolok (Indonesia) continues with ash plumes rising as high as 600 m above the summit. Crater incandescence and lava effusion are reported on most days. The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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Lava is still observed in Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile), together with elevated thermal temperatures identified in satellite images. Seismic activity has steadily declined since January. In early March, SO2 emissions averaged 454 tons per day. The alert level remains at Yellow,

Source: SERNAGEOMIN.

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In the Democratic Republic of Congo (DRC), satellite images show lava effusion from vents on Nyiragongo’s crater floor, accompanied by significant gas emissions. .

Active lava on Nyamulagira’s crater floor was visible in satellite images between March 8th and 13th, 2022. .

Sources: Observatoire Volcanologique de Goma.

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In Ecuador, a high level of activity continues at Reventador. Steam-and-ash plumes usually rise as high as 1 km above the summit. Crater incandescence is visible most nights and incandescent material descends the S flank of the volcano.

Still in Ecuador, a high level of activity was observed at Sangay between March 15th and 22nd. Gas and ash plumes rose as high as 1 km above the volcano. Multiple daily thermal anomalies over the volcano were visible in satellite data. Emissions of incandescent material were occasionally visible in webcam images. The seismic network detected lahar signals.

The eruption at Wolf (Galapagos / Ecuador) continues. Daily thermal anomalies indicate active lava flows on the SSE flank.

Source: Instituto Geofisico.

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The alert level for Soufrière St. Vincent was lowered to Green (the lowest level) on March 16th, 2022. Seismic and fumarolic activity are at or below background levels recorded prior to the 2020-2021 eruption. However, the public is reminded about lahar hazards during heavy rains.

Source: UWI.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Le rebond isostatique en Patagonie // Isostatic rebound in Patagonia

Avec la fonte des glaciers et leur perte de masse à la surface de la Terre, cette dernière a tendance à se soulever dans un phénomène baptisé rebond isostatique. Il a été observé en Islande où certains scientifiques pensent que la pression moindre exercée par les glaciers pourrait favoriser une accélération de l’activité éruptive. Rien de tel n’a été observé pour le moment et il faudra prendre en compte de longues périodes de temps pour avoir confirmation de cette conséquence éventuelle. L’échelle géologique est beaucoup plus longue que l’espérance de vie d’un être humain!

Comme en Islande, les champs de glace qui s’étendent sur des centaines de kilomètres en Patagonie le long de la Cordillère des Andes en Argentine et au Chili fondent à l’un des rythmes les plus rapides de la planète. Dans le même temps, le sol sous cette couche de glace s’élève à mesure que les glaciers disparaissent. En plus de ce que l’on sait déjà en Islande, les géologues ont découvert en Patagonie un lien possible entre la perte récente de la masse de glace, le soulèvement rapide des roches et une faille entre les plaques tectoniques qui sous-tendent la région.

Une équipe scientifique de l’université de Washington à St. Louis (Missouri), vient de terminer l’une des premières études sismiques des Andes patagoniennes. La recherche a été financée par la National Science Foundation. Dans une publication parue dans la revue Geophysical Research Letters, ils décrivent et cartographient la dynamique locale de la subsurface de la Patagonie.

Les données obtenues pour effectuer l’étude montrent comment un rift dans la plaque tectonique descendante, à environ 100 kilomètres sous la Patagonie, a permis à des matériaux mantelliques plus chauds et moins visqueux de s’écouler sous l’Amérique du Sud. Au-dessus de cette zone, les champs de glace ont rétréci, supprimant le poids qui faisait autrefois fléchir le continent vers le bas. Les scientifiques ont constaté une très faible vitesse sismique dans et autour du rift, ainsi qu’un amincissement de la lithosphère rigide recouvrant le rift. Ces conditions particulières du manteau sont à l’origine de bon nombre des changements récents observés en Patagonie, notamment le soulèvement rapide de certaines zones qui étaient auparavant recouvertes de glace.

L’un des auteurs de l’étude explique que « les faibles viscosités signifient que le manteau réagit à la déglaciation sur une échelle de temps de quelques dizaines d’années, plutôt que de milliers d’années. » Un autre fait intéressant est que la viscosité est plus élevée sous la partie sud du champ de glace de la Patagonie méridionale par rapport au champ de glace de la Patagonie septentrionale, ce qui contribue à expliquer pourquoi les taux de soulèvement varient du nord au sud.

Ce rebond isostatique, aussi appelé ‘ »ajustement isostatique glaciaire », est surtout important parce qu’il affecte les prévisions d’élévation du niveau de la mer dans le cadre de scénarios de réchauffement climatique futurs.

L’une des découvertes les plus intéressantes de l’étude est que les parties les plus chaudes et les moins visqueuses du manteau se trouvent dans la région du rift, sous la partie des champs de glace de Patagonie qui s’est ouverte le plus récemment.

Source: ta météo.com.

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With the melting of glaciers and their loss of mass on the surface of the Earth, the latter tends to rise in a phenomenon called isostatic rebound. It has been observed in Iceland where some scientists believe that the reduced pressure exerted by glaciers could promote an acceleration of eruptive activity. Nothing like this has been observed so far and long periods of time will have to be taken into account for confirmation of this possible consequence. The geological scale is much longer than the life expectancy of a human being!

As in Iceland, the ice fields that stretch ove hundreds of miles in Patagonia along the Andes Cordillera in Argentina and Chile are melting at one of the fastest rates on Earth. At the same time, the ground beneath this ice sheet is rising as the glaciers disappear. In addition to what has already been observed in Iceland, geologists in Patagonia have discovered a possible link between the recent loss of ice mass, rapid rock uplift and a fault between the tectonic plates that underlie the region. .
A group of scientists from Washington University in St. Louis, Missouri, has just completed one of the first seismic studies of the Patagonian Andes. The research was funded by the National Science Foundation. In a publication in the journal Geophysical Research Letters, they describe and map the local dynamics of the Patagonian subsurface.
Data obtained to perform the study show how a rift in the descending tectonic plate, about 100 kilometers beneath Patagonia, allowed hotter, less viscous mantle materials to flow beneath South America. Above this area, the ice fields have shrunk, removing the weight that once flexed the continent downward. Scientists observed very low seismic velocity in and around the rift, as well as a thinning of the rigid lithosphere covering the rift. These particular mantle conditions are driving many of the recent changes seen in Patagonia, including the rapid uplift of some areas that were previously covered in ice.
One of the authors of the study explains that « the low viscosities mean that the mantle reacts to deglaciation on a time scale of tens of years, rather than thousands of years. » Another interesting fact is that the viscosity is higher under the southern part of the Southern Patagonian Icefield compared to the Northern Patagonian Icefield, which helps explain why uplift rates vary from north to south.
This isostatic rebound, also called « glacial isostatic adjustment », is especially important because it affects predictions of sea level rise in relation with future climate warming scenarios.
One of the study’s most interesting findings is that the hottest, least viscous parts of the mantle are found in the rift region, beneath the part of the Patagonian Ice Fields that most recently opened up. .
Source: tameteo.com.

Crédit photo : Wikipedia

Dans la province de Santa Cruz, au sud-ouest de la Patagonie argentine, à la frontière avec le Chili, le parc national Los Glaciares héberge de nombreux glaciers qui aboutissent dans les lacs. Le plus connu et le plus accessible est le Perito Moreno qui est l’un des rares glaciers de la planète à résister aux assauts du réchauffement climatique. Ce comportement est dû aux abondantes précipitations neigeuses sur sa zone d’accumulation.

Source: NASA

Nouveau parc naturel des glaciers au Chili // New glacier natural park in Chile

Le président chilien Sebastián Piñera a annoncé le 5 mars 2022 la création d’un nouveau Parc naturel dans la région de Santiago, qui permettra de protéger 368 glaciers. Cette nouvelle zone protégée, située à 60 km de Santiago, couvre 75 000 hectares et permettra de protéger 46% des surfaces glacées de la région.

Avec le Parc naturel des Glaciers, le Chili va pouvoir protéger les glaciers qui contiennent une part estimée à 56% de l’eau emmagasinée dans la région où vivent plus de 7 des 18 millions de Chiliens.

En vertu du label “Parc national”, les glaciers protégés ne pourront être “ni altérés ni touchés ».

Plus de 7 millions de personnes vivent dans la région de Santiago, frappée comme le reste du pays par une sécheresse chronique. 2021 a marqué la 13ème année consécutive de sécheresse et a été la 4ème année la plus chaude depuis1950.

Le Chili abrite 80% des glaciers d’Amérique latine et fait partie des dix pays possédant la plus grande masse glaciaire au monde, avec notamment le Canada, les États-Unis, la Chine et la Russie

Source : Presse internationale.

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Chilean President Sebastián Piñera announced on March 5th, 2022 the creation of a new Natural Park in the Santiago region, which will protect 368 glaciers. This new protected area, located 60 km from Santiago, covers 75,000 hectares and will protect 46% of the region’s frozen surfaces.
With the Glaciers Natural Park, Chile will be able to protect the glaciers which contain an estimated 56% of the water stored in the region where more than 7 of the 18 million Chileans live.
Under the “National Park” label, the protected glaciers cannot be “neither altered nor touched”.
More than 7 million people live in the Santiago region, hit like the rest of the country by chronic drought. 2021 marked the 13th consecutive year of drought and was the 4th hottest year since 1950.
Chile is home to 80% of Latin America’s glaciers and is one of the ten countries with the largest glacier mass in the world, including Canada, the United States, China and Russia.
Source: International news media.

Cerro El Plomo, l’un des volcans à proximité de Santiago (Crédit photo : Wikipedia)