Volcans du monde // Volcanoes of the world

Plusieurs événements ont été signalés depuis ma dernière note sur l’activité volcanique dans le monde.

L’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) indique que l’essaim sismique sur l’île de Taʻū dans les Samoa américaines se poursuit. Le réseau sismique de l’USGS a détecté au moins 30 événements suffisamment importants pour être ressentis par les habitants des îles Manuʻa. Cependant, aucun séisme susceptible de causer des dégâts n’a été signalé à l’intérieur de cet essaim.
Les données sismiques confirment que la source de cette sismicité est stable et n’a pas bougé depuis plusieurs jours.
Les scientifiques ne sont pas en mesure de dire si l’activité sismique actuelle peut déboucher sur une éruption volcanique, ni à quel endroit une éruption pourrait se produire. Selon le HVO, une telle éruption pourrait présenter des risques importants pour la population des Samoa américaines : gaz et cendres volcaniques, coulées de lave, séismes et tsunami.
Dans les semaines à venir, l’USGS installera des récepteurs GPS pour améliorer le réseau de surveillance des îles Manuʻa.
La couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune.
Source : USGS, HVO.

Source: USGS

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Dans un bulletin émis le 31 août 2022, l’OVPF indique que depuis le 28 août 2022 une hausse de la sismicité est observée sous le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). 20 séismes volcano-tectoniques ont été enregistrés le 28 août, 24 le 29 août et 41 le 30 août. Ces séismes de faible magnitude sont localisés sous le cratère Dolomieu entre 1,5 et 2,5 km de profondeur. Cette sismicité fait suite à plus de 7 mois d’inflation de la base et du sommet de l’édifice du Piton de la Fournaise.
Cette inflation est liée à une mise en pression du réservoir magmatique superficiel à environ 1,5-2 km de profondeur. Ce processus de recharge du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant que le toit du réservoir se fragilise et se rompe, donnant ainsi lieu à une éruption, mais peut également s’arrêter sans qu’aucun événement éruptif se produise. (Personnellement, j’appelle cela une prévision de Normand!)
Le niveau d’alerte volcanique reste à Vigilance

Source: OVPF.

Photo: C. Grandpey

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange our l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Bezymianny.

Source: KVERT.

Klyuchevskoy (Crédit photo: KVERT)

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Le 23 août 2022, le maire de Lipari a publié une nouvelle ordonnance définissant l’accès au Stromboli (Sicile) dont il a la charge administrative.

https://drive.google.com/file/d/16t_wRRQ2gwOtV0eJo4R_Vq4GYKA5KeL8/view

On peut lire en particulier que l’accès au volcan est formellement interdit aux visiteurs au-dessus de 290 mètres d’altitude et jusqu’au sommet.

L’accès est interdit sur le versant côté Ginostra par le sentier de Punta Corvi au-dessus de 130 mètres d’altitude et jusqu’au sommet.

Toujours côté Ginostra, l’accès peut se faire avec l’accompagnement obligatoire des guides depuis 130 m jusqu’à 400 mètres d’altitude.

Toute personne ne respectant pas ces conditions d’accès recevra une amende de 500 euros.

Les guides qui enfreindraient la lois seront révoqués.

Source: Eolie News.

Photo: C. Grandpey

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Le 29 août 2022, une explosion au niveau du Dôme 4 du cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili) a généré un panache riche en téphra qui s’est élevé à 2 km au-dessus du cratère. L’explosion a également généré une coulée pyroclastique qui est descendue jusqu’à 500 m sur les flancs E et SE. Le niveau d’alerte reste au Jaune. Le public doit rester à au moins 2 km du cratère.
Source : SERNAGEOMIN.

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Des anomalies thermiques d’intensité variable ont été détectées sur les images satellitaires des cratères N et S de l’Erta Ale (Éthiopie) en août 2022. Le 1er août, il y avait deux anomalies dans le cratère S et aucune dans le cratère N. Le 16 août, deux anomalies étaient à nouveau visibles dans le cratère S, tandis qu’une grande anomalie occupait le cratère N. Les nuages ont empêché de faire de bonnes observations les jours suivants mais une anomalie était encore visible dans le cratère S.
Source : Réseau Sentinel.

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L’éruption du Merapi (Indonésie) se poursuit, avec une intensification de la sismicité fin août. Le nombre de séismes profonds a augmenté et a indiqué une activité magmatique à moins de 1,5 km. Plusieurs avalanches descendent toujours la ravine de la Bebeng sur le flanc SO, jusqu’à 1,8 km de distance. La hauteur des dômes de lave SO et central reste inchangée. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 3-7 km du sommet selon les endroits.
Source : BPPTKG.

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Sans oublier, le 25 août 2022, la sortie du livre « Histoire de Volcans » de Dominique Decobecq et Claude Grandpey. Il est disponible dans tous les bonnes librairies au prix de 39 euros.

Comme écrit sur la 4ème de couverture, « cet ouvrage vous propose un voyage tout en couleur à travers photographies et documents historiques de premier plan. »

 

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Several events have been reported since my previous post about volcanic activity around the world.

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) indicates that the earthquake swarm related to Taʻū Island in American Samoa continues. The USGS seismic network has detected at least 30 earthquakes that were large enough to be felt by people on the Manuʻa Islands. However, no physically damaging earthquakes have been reported as part of this swarm.

Seismic data confirms that the source location of the earthquakes is stable and has not moved for many days.

Scientists are not able to say whether this earthquake unrest will escalate to a volcanic eruption and exactly where an eruption might occur. According to HVO, such an eruption could pose significant hazards to residents of American Samoa: volcanic gases, volcanic ash, lava flows, earthquake shaking, and tsunami.

In the coming weeks, USGS staff will install GPS receivers to improve the Manuʻa Islands’ monitoring network.

The Aviation Color Code remains at Yellow.

Source: USGS, HVO.

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In a bulletin released on August 31st, 2022, OVPF indicates that since August 28th, 2022 an increase in seismicity has been observed beneath Piton de la Fournaise (Reunion Island). 20 volcano-tectonic earthquakes were recorded on August 28th, 24 on August 29th and 41 on August 30th. These low magnitude earthquakes were located under the Dolomieu crater between 1.5 and 2.5 km deep. This seismicity follows more than 7 months of inflation of the base and summit of Piton de la Fournaise.
This inflation is linked to a pressurization of the shallow magma reservoir at a depth of about 1.5-2 km. This process of recharge can take several days to several weeks before the reservoir roof weakens and ruptures, triggering an eruption, but the process can also stop without any eruptive event occurring.
The volcanic alert level remains at « Vigilance » (Watch).
Source: OVPF.

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In Kamchatka, the aviation colour code remains Orange for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch. It is kept at Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

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On August 23rd, 2022, the mayor of Lipari published a new ordinance defining access to the volcano of Stromboli (Sicily) which he manages administratively.
https://drive.google.com/file/d/16t_wRRQ2gwOtV0eJo4R_Vq4GYKA5KeL8/view
We can read in particular that access to the volcano is strictly forbidden to visitors above 290 meters above sea level and up to the summit.
Access is prohibited on the Ginostra side by the Punta Corvi trail above 130 meters and up to the summit.
Still on the Ginostra side, access can be done with the compulsory accompaniment of guides, from 130 m to 400 meters above sea level.
Anyone who would not respect these conditions of access will be fined 500 euros.
Guides who break the law will be revoked.
Source: Eolie News.

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On August 29th, 2022, an explosion at Dome 4 in Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile) produced a plume with a high tephra content that rose 2 km above the crater. The explosion also generated a pyroclastic flow that descended less than 500 m on the E and SE flanks. The Alert Level remains at Yellow. The public should stay at least 2 km away from the crater.

Source: SERNAGEOMIN.

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Thermal anomalies of variable intensities at Erta Ale’s N and S pit craters (Ethiopia) were periodically identified in satellite images during August 2022. On August 1st, there were two anomalies in the S pit crater and none in the N pit crater. On August 16th, two anomalies were again visible in the S pit crater while one large anomaly occupied the N crater. Clouds obscured views on the following days but an anomaly was still visible in the S pit crater.

Source: Sentinel Hub

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The eruption at Merapi (Indonesia) continues, with an intensifisation of seismicity by the end of August. The number of deep volcanic earthquakes increased and indicated magmatic activity at depths less than 1.5 km. Several lava avalanches travel down the Bebeng drainage on the SW flank, reaching a distance of 1.8 km. The height of the SW and central lava domes remains unchanged. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit based on location.

Source: BPPTKG.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Réchauffement climatique : le Pérou fait de la résistance // Global warming: Peru is resisting

Le réchauffement climatique affecte tous les pays du monde. J’ai écrit plusieurs notes (décembre 2017, mai 2018, juin 2020, par exemple) sur son impact dans les Andes en Amérique du Sud et plus particulièrement au Pérou où les glaciers fondent à une vitesse incroyable. Dans ce pays, la disparition des glaciers signifie qu’il n’y aura plus d’eau potable, plus d’électricité et plus d’irrigation pour les cultures. Du coup, les villageois seront obligés d’aller vivre en ville, notamment à Lima qui dépend aussi des glaciers des Andes pour son approvisionnement en eau.
Un article du Washington Post donne l’exemple d’un glacier péruvien près du Nevado Palcaraju qui a presque disparu. La hausse des températures a fait fondre la glace et donné naissance à un grand lac baptisé Laguna Palcacocha, retenu par une moraine fragile. À tout moment, une avalanche ou un effondrement de la montagne pourrait faire déborder l’eau de fonte par dessus ses berges. Près de 2 millions de mètres cubes d’eau dévaleraient le flanc de montagne et submergeraient la ville de Huaraz, où vivent quelque 120 000 personnes. Un système d’alerte précoce récemment installé au bord du lac est censé déclencher des sirènes dans toute la ville, donnant aux gens environ 20 minutes pour s’enfuir.
En 1941, une crue glaciaire de la Laguna Palcacocha a tué quelque 1 800 personnes – environ un tiers des habitants de Huaraz à l’époque. Les effets de la crue se sont fait sentir jusqu’à la côte, à 160 kilomètres de distance. Quelques années plus tard, une crue semblable au-dessus du site archéologique de Chavín de Huántar a tué 500 personnes. Une autre crue glaciaire a détruit une centrale hydroélectrique nouvellement construite. En 1970, un séisme a déstabilisé le glacier au pied de la plus haute montagne du Pérou, déclenchant une avalanche qui a englouti toute la ville de Yungay. Quelque 20 000 personnes ont été impactées. Seuls 400 habitants ont survécu.
Ces catastrophes ont incité le gouvernement péruvien à mettre en place une unité fédérale de glaciologie afin de surveiller les lacs glaciaires les plus dangereux du pays. On a creusé des canaux pour évacuer une partie de l’eau du lac Palcacocha et renforcé la moraine. Après des décennies sans autre crue meurtrière, le Pérou a dissous son unité fédérale de glaciologie et les responsabilités ont été transférées aux régions. À l’époque, peu de gens à Huaraz ont remarqué le changement. Ils croyaient que la Laguna Palcacocha était toujours sous contrôle. Ils pensaient qu’ils étaient en sécurité.
En 2009, des scientifiques qui travaillaient sur une nouvelle carte de la Laguna Palcacocha ont fait une découverte très inquiétante : depuis l’installation du système d’alerte, le lac avait augmenté son volume de 34 fois. Il était maintenant plus grand qu’avant la catastrophe de 1941. Bien que le système de vidange ait empêché le niveau de l’eau de monter trop haut, le recul du glacier avait permis au lac de s’étendre. Si une avalanche majeure se produisait, la moraine ne pourrait pas retenir le lac. Le président du Pérou a alors déclaré l’état d’urgence. Le gouvernement régional a fait installer plusieurs grandes buses pour évacuer le trop-plein d’eau et abaisser le niveau du lac. Des « gardiens » officiels ont été payés pour surveiller le lac 24 heures sur 24, et un système d’alerte précoce a été installé pour permettre l’évacuation des zones habitées en aval.
À partir de 2014, plusieurs habitants de la région, appuyés par des militants de l’association écologiste Germanwatch, ont décidé de faire de la résistance et ont intenté une action en justice contre la compagnie d’électricité allemande RWE qui tirait profit de la combustion de combustibles fossiles sans jamais rien donner en retour. Citant des études scientifiques qui établissent un lien entre la pollution des centrales électriques et le recul du glacier Palcaraju, les militants ont estimé que la compagnie d’électricité devrait participer au financement des mesures visant à prévenir une crue glaciaire catastrophique. Ils ont demandé à la compagnie de payer environ 20 000 dollars, soit environ 0,47 % du coût du projet de vidange du lac Palcacocha. Les avocats de la société ont rétorqué que toutes les opérations effectuées par RWE étaient légales et que le lien entre les émissions de gaz à effet de serre et l’impact climatique est trop complexe pour qu’une seule entité puisse être tenue responsable.
Après un premier rejet de la demande des militants par le tribunal allemand, l’appel a été couronné de succès et le tribunal s’est déplacé au Pérou pour recueillir des preuves sur le terrain, une première mondiale pour un procès autour du climat. Dans les prochains jours, des juges et des experts allemands parcourront les rues de Huaraz et pourront voir les maisons susceptibles d’être inondées. Ils monteront la route de Palcaraju et examineront le glacier

Si les juges sont convaincus par les affirmations des militants, cela ouvrira la porte aux procès climatiques. Un succès à Huaraz signifierait que les principaux pollueurs, où qu’ils se trouvent, peuvent être tenus pour responsables des conséquences de plus en plus désastreuses des émissions de gaz à effet de serre. Cela pourrait ouvrir la voie à de nouvelles poursuites judiciaires de la part de pays en voie de développement qui n’ont pas contribué au réchauffement climatique, mais qui en supportent les conséquences. Cela pourrait forcer les pays riches et les grandes entreprises à reconsidérer les risques liés à la dépendance aux combustibles fossiles et permettre à ceux qui sont en première ligne du réchauffement climatique de demander réparation. Le Pérou a contribué à moins de 0,4 % des émissions globales de gaz à effet de serre en 2019, mais il se trouve parmi les pays les plus exposés aux conséquences du réchauffement climatique.
Il faudra plusieurs mois avant que les experts nommés par le tribunal allemand achèvent leur évaluation de la menace qui pèse sur Huaraz. Les juges ne devraient pas se prononcer avant au moins 2023. Quel que soit le verdict, ce sera un succès pour les militants écologistes qui ont fait se déplacer les juges allemands pour leur montrer ce qui se passe réellement au Pérou : les risques liés au recul des glaciers, Comme l’a dit un Péruvien : « Ils ont les informations et les preuves pour comprendre le problème. Et peut-être qu’ils changeront d’avis. »

Depuis que les militants péruviens et le groupe allemand Germanwatch ont déposé leur plainte, plus de 2 000 autres procès en matière de climat ont été intentés contre des entreprises et des gouvernements dans le monde. Plus de la moitié ont abouti à des résultats positifs pour le climat. En 2021, un tribunal néerlandais a jugé que le géant pétrolier Shell devait augmenter considérablement ses engagements climatiques. L’État français a été reconnu coupable de ne pas avoir réussi à réduire les gaz à effet de serre et la Cour suprême allemande a décidé que le pays était constitutionnellement obligé de « faire sa part » pour éviter un réchauffement catastrophique.
Source : Le Washington Post via Yahoo Actualités.

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Global warming is affecting all countries of the world. I have written several posts (December 2017, May 2018, June 2020, for instance) about its impact in South America’s Andes and more particularly on Peru where glaciers are melting at an inredible speed. In this country, no more glaciers means no more drinking water, no more electricity and no more irrigation for the cultures. As a result, villagers will go and live in town, especially in Lima which also depends on the glaciers of the Andes for its water. supply

An article in The Washington Post gives the example of a Peruvian glacier close to Nevado Palcaraju which is almost gone, transformed by rising temperatures from solid ice into a large, unstable lake dubbed Palcacocha held back by a fragile moraine. At any moment, an avalanche or rockslide could cause the meltwater to surge over its banks. Nearly 2 million cubic meters of water would go crashing down the mountainside and deluge the city of Huaraz, where some 120,000 people are living. A newly installed early warning system at the lake is supposed to set off sirens around the city, giving people about 20 minutes to evacuate.

In 1941, a glacial lake outburst flood from Palcacocha killed an estimated 1,800 people – about one third of Huaraz’s residents at the time. The path of destruction extended all the way to the coast, 160 kilometers away. A few years later, a flood above the nearby archaeological site of Chavín de Huántar killed 500 people. Then another outburst wiped out a newly built hydroelectric station. In 1970, an earthquake destabilized the glacier on Peru’s tallest mountain, unleashing an avalanche that engulfed the entire city of Yungay. Some 20,000 people were buried. Just 400 residents survived.

The disasters incited Peru’s government to establish a federal glaciology unit that would monitor the country’s most dangerous glacial lakes. Workers dug drainage channels to empty some of the water from the Palcacocha lake and reinforcred the moraine. As decades passed without another deadly outburst, Peru disbanded its federal glaciology unit and responsibilities were shifted to the regional governments. At the time, few in Huaraz worried about the change. They believed that Palcacocha was already under control. They thought they were safe.

In 2009, scientists working on a new underwater map of Laguna Palcacocha made a terrifying discovery: Since the security system was first installed, the lake had swelled to 34 times its former volume. It was now even bigger than it had been before the 1941 disaster. Although the drainage system prevented the water level from rising too high, the glacier’s retreat allowed the lake to extend. If a major avalanche occurred, the dams would not be able to hold back the swollen lake. Peru’s president declared a state of emergency. The regional government built several large plastic pipes to siphon off extra water and lower the surface level. Official « guardians » were paid to live on the mountain and monitor the lake around-the-clock, and an early warning system was installed to enable evacuations of the communities below.

Starting in 2014, several local residents, together with activists from the environmental nonprofit Germanwatch, have waged a lawsuit against the German energy company RWE that has benefited from burning fossil fuels, but is not paying for the consequences. Citing scientific studies that link pollution from power plants to the retreat of the Palcaraju glacier, the activists argue that the energy giant should help pay for measures to prevent a catastrophic flood. They modestly asked the firm to pay roughly $20,000, about 0.47 percent of the cost of the Palcacocha drainage project. The company’s lawyers countered that all of its operations were legal, and that the link between greenhouse gas emissions and climate impacts is too complex for any single entity to be held responsible.

After the activists’ claim was first rejected by the German court, the appeal was successful and the court travelled to Peru to collect on-the-ground evidence, a global first for any climate case. In the next few days, German judges and technical experts will walk the streets of Huaraz and view the homes that could be inundated. They will ascend the road to Palcaraju and examine the glacier.

If the judges are convinced by the activists’ claims, it will mark a breakthrough in the burgeoning realm of climate litigation. Success in Huaraz would mean that major polluters anywhere may be liable for the increasingly disastrous consequences of greenhouse gas emissions. It could pave the way for more lawsuits from developing nations that did little to cause climate change, but are bearing the brunt of its impacts. It might force rich countries and giant corporations to reconsider the risks of relying on fossil fuels, and allow those on the front lines of global warming to seek restitution for what they have lost. Peru contributed less than 0.4 percent of the world’s greenhouse gas emissions in 2019, yet it consistently ranks among the nations at high risk from climate damages.

It will be many months before the court-appointed experts complete their assessment of the threat to Huaraz. The judges aren’t expected to make a ruling until at least 2023. Whatever the verdict, il will be a success for the activists who brought all the judges from abroad to show them what’s really happening in Peru : the risk of the glacier retreat, As one Peruvian said : « They have the information and the evidence to understand the problem. And maybe they will change their minds. »

Since the Peruvian activists and the German Germanwatch filed their claim, more than 2,000 other climate lawsuits have been launched against companies and governments around the world, More than half have led to positive outcomes for climate. In 2021, a Dutch court ruled that the oil giant Shell had to dramatically boost its climate commitments. The French state was convicted of failing to curb greenhouse gases and the German Supreme Court decided that the country was constitutionally obligated to « do its part » to avoid catastrophic warming.

Source: The Washington Post via Yahoo News.

La Laguna Palacacocha en 1939

La Laguna Palcacocha en 2002

(Source: Wikipedia)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Plusieurs événements ont été signalés depuis ma dernière note sur l’activité volcanique dans le monde.

L’éruption dans la Meradalir (Islande) a pris fin le 21 août 2022 à 4h30 du matin, après plusieurs jours de déclin d’activité. Rien n’indique une reprise d’activité à court terme. Les scientifiques islandais attendent toutefois que le calme soit parfaitement revenu sur le site pour déclarer l’éruption officiellement terminée.

Image webcam

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L’activité reste modérée sur le Sabancaya (Pérou) evec une moyenne d’une trentaine d’explosions par jour. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent à environ 2,6 km au-dessus du volcan.

Source: IGP.

Crédit photo: IGP

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange our l’Ebeko, le Karymsky et le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Bezymianny.

Source: KVERT.

Cratère de l’Ebeko (Crédit photo: KVERT)

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En Alaska, une explosion de courte durée s’est produite à 21h47 (UTC) le 21 août 2022 sur le Semisopochnoi. Elle a généré des émissions de cendres observées grâce aux webcams locales. Cet événement est similaire à l’activité éruptive observée au cours de l’année écoulée sur ce volcan. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été relevés respectivement à Orange et Watch (Vigilance).
De petites éruptions avec des dépôts de cendres mineurs à proximité du cratère nord du mont Cerberus, ainsi que des nuages de cendres de moins de 3 km d’altitude ont caractérisé l’activité récente du Semisopochnoi.
Source : AVO.

Source: AVO

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L’éruption du Kilauea (Hawaï) se poursuit. Au cours de la semaine dernière, la lave était toujours émise par la bouche dans la partie ouest du cratère de l’ Halema’uma’u où toute la lave est confinée. Les émissions de SO2 restent élevées et ont été mesurées pour la dernière fois à 2 200 tonnes par jour le 10 août 2022. La sismicité est élevée mais stable, avec peu de séismes et la présence du tremor éruptif.
Source : HVO.

Crédit photo: HVO

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Des observateurs ont indiqué que le 22 août 2022, un panache de cendres du Chikurachki (île de Paramushir / Russie) s’est élevée à 2 km au-dessus du niveau de la mer, incitant le KVERT à faire passer à l’Orange la couleur de l’alerte aérienne (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).

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Le 21 août 2022, le PHIVOLCS a relevé à 1 (sur une échelle de 0 à 5) le niveau d’alerte du Mayon (Philippines) à 1 suite à des changements au niveau du dôme de lave sommital qui s’était mis en place en 2018. Des changements dans la morphologie du dôme et une extrusion estimée à environ 40 000 mètres cubes ont été détectés entre le 6 juin et le 20 août. Une légère inflation, notamment sur les flancs NO et SE, a également été enregistrée depuis avril. Sur la base de ces données, le PHIVOLCS a déclaré que la croissance du dôme était probablement le résultat d’une pressurisation des gaz à faible profondeur.

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Le 11 août 2022, le SERNAGEOMIN a indiqué que le dôme de lave sur le plancher du cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili) avait grandi au cours des jours précédents. La partie du dôme visible avec la webcam était rougeâtre et composée de blocs. Une augmentation des émissions de SO2 et des explosions plus intenses ont été détectées depuis le 18 juillet. De même, une augmentation de l’intensité et de l’occurrence d’anomalies thermiques dans le cratère a été observée depuis ce même jour. Une explosion le 10 août a été suivie de l’anomalie thermique la plus intense enregistrée au cours du dernier mois. Le niveau d’alerte reste au Jaune. Le public doit rester à au moins 2 km du cratère.
Source : SERNAGEOMIN.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Several events have been reported since my previous post about volcanic activity around the world.

The eruption in Meradalir (Iceland) came ton an end on August 21st, 2022 at 4:30 am. Activity had declined during the previous days. There is no indication of a resumption of activity in the short term. However, Icelandic scientists are waiting for calm to return to the site before declaring the eruption officially over.

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Activity remains moderate on Sabancaya (Peru) with an average of about thirty explosions per day. They generate ash plumes that rise about 2.6 km above the volcano.
Source: IGP.

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In Kamchatka, the aviation colour code remains Orange for Ebeko, Karymsky and Sheveluch. It is kept at Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

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In Alaska, a short-lived explosion occured at 21:47 (UTC) on August 21st, 2022 at Semisopochnoi. It produced ash emissions observed in local webcams. This event is similar to eruptive activity observed over the last year at this volcano. The Aviation Color Code and Volcano Alert Level have been raised to Orange and Watch, respectively. .

Small eruptions producing minor ash deposits within the vicinity of the active north crater of Mount Cerberus and ash clouds usually under 3 km above sea level have characterized the recent activity at Semisopochnoi.

Source: AVO. .

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The eruption of Kilauea (Hawaii) continues. Over the past week, lava haskept erupting from the western vent within Halemaʻumaʻu crater where all lava is confined. SO2 emission rates remain elevated and were last measured at 2,200 tonnes per day on August 10th, 2022. Seismicity is elevated but stable, with few earthquakes and ongoing volcanic tremor.

Source: HVO.

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Observers reported that on August 22nd, 2022 an ash emission from Chikurachki (Paramushir Island / Russia) rose to 2 km a.s.l., prompting KVERT to raise the Aviation Color Code to Orange (the second highest level on a four-color scale).

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On August 21st, 2022, PHIVOLCS raised the Alert Level for Mayon (Philippines) to 1 (on a 0-5 scale) noting changes at the summit lava dome that was emplaced in 2018. Changes in morphology of the dome and minor extrusion estimated at about 40,000 cubic meters were detected between June 6th and August 20th. Minor inflation, particularly on the NW and SE flanks, had also been recorded since April. Based on the data PHIVOLCS stated that the dome growth was likely the result of gas pressurization at shallow depths.

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On August 11th, 2022, SERNAGEOMIN reported that the lava dome on the floor of Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile) had grown taller in the previous few days. The portion of the dome that was visible with the webcam was reddish and rocky. The report noted that an increase in SO2 emissions and more intense explosions had been detected since July 18th. Similarly, an increase in the intensity and occurrence of thermal anomalies in the crater had been noted since that day. An explosion on August 10th was followed by the most intense thermal anomaly recorded during the last month. The Alert Level remains at Yellow. The public should stay at least 2 km away from the crater.

Source: SERNAGEOMIN.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Plusieurs événements ont été signalés depuis ma dernière note sur l’activité volcanique dans le monde.

En raison des mauvaises conditions météorologiques, le site de l’éruption dans la Meradalir (Islande) a été fermé ces derniers jours et a rouvert le 10 août 2022. L’éruption se déroule de manière assez stable. La sismicité est faible sur la péninsule de Reykjanes et le tremor éruptif semble également stable. Le Met Office islandais indique qu’il pourrait s’agir d’une éruption de longue durée.

Le débit était d’environ 32 mètres cubes par seconde pendant les premières heures de l’éruption, puis il a diminué à une moyenne de 18 mètres cubes par seconde le 4 août 2022, date à laquelle environ 1,6 million de mètres cubes de lave avaient recouvert une zone de 0,14 kilomètres carrés. L’épaisseur moyenne de la coulée était d’environ 11 m.

Selon un volcanologue islandais, la lave émise par l’éruption a presque atteint le col qui se trouve dans la partie orientale de la Meradalir et il n’est pas impossible qu’elle se mette à couler en direction de la Suðurstrandarvegur (Rte 427). Cette route se trouve le long de la côte sud de la péninsule de Reykjanes, entre Grindavík et Ölfus. The distance. Il y a environ quatre kilomètres entre le col et la route. Selon le volcanologue, il manque à la lave environ un mètre de heuteur pour qu’elle prenne la direction de la route. Si c’est le cas, la lave pourrait mettre de deux à trois semaines – voire seulement quelques jours – pour atteindre la route si l’éruption continue au rythme actuel où elle couvre 15 mètres carrés par seconde. La lave peut également couler traverser un sentier dans les collines de Fagradalsfjall. Elle peut également couvrir une zone où un câble à fibre optique a été installé dans le sol. Affaire à suivre.

Source: Iceland Review.

Image webcam

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Le Met Office islandais (IMO) indique que la sismicité sur le Grímsvötn a retrouvé un niveau normal au cours des derniers jours. Aucune fluctuation significative n’a été observée dans les données géochimiques ou de déformation. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Vert le 9 août 2022.

Source: IMO

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique que pour la première fois en 1 000 ans, des épisodes éruptifs auraient eu lieu au large de la côte sud du volcan Ioto, également connu sous le nom d’Iwoto, Iwojima et Iojima. Situé dans la partie centrale des îles volcaniques de l’arc Izu-Marianas, Ioto se trouve à l’intérieur d’une caldeira sous-marine de 9 km de large.
De petites séquences éruptives ont commencé le 11 juillet 2022, à quelque 900 m de la côte. Du 12 au 15 juillet, elles se sont produites toutes les 5 minutes et se sont poursuivies tout le reste du mois, avec des colonnes d’eau atteignant 30 m de hauteur.
L’analyse des roches qui se sont échouées sur l’île a montré de petites cavités. les scientifiques pensent qu’il s’agit probablement de la lave refroidie, d’autant plus que la température à l’intérieur de certaines roches atteignait 120 °C.
Les derniers épisodes éruptifs sont probablement les premiers depuis ceux survenus il y a environ 1 300 ans. Une éruption majeure s’est produite il y a environ 100 000 ans, laissant derrière elle une caldeira de 10 km de large.
Source : JMA, Smithsonian Institution.

 

 

Le Ioto le 9 août 2022 (Source: Copernicus EU/Sentinel-2, The Watchers)

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Une incandescence est encore observée la nuit au niveau du cratère Minamidake du Sakurajima (Japon). Les panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 2,8 km au-dessus du cratère et des matériaux sont éjectés jusqu’à 1,3 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3
Source : JMA.

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On enregistre 3 à 10 explosions par heure sur le Fuego (Guatemala). Elles éjectent des matériaux incandescents à 100-300 m au-dessus du sommet. Elles génèrent également des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres sont toujours signalées dans les zones sous le vent. Des ondes de choc secouent chaque jour les structures dans les localités autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent plusieurs ravines sur les flancs du Fuego.
Source : INSIVUMEH.

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L’éruption de l’Anak Krakatau (Indonésie) se poursuit. Les événements éruptifs génèrent des panaches de cendres denses qui s’élèvent jusqu’à 1,5 km au-dessus du sommet. L’incandescence au niveau ou à proximité de la bouche active est visible de nuit la plupart du temps. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).
Source : CVGHM.

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L’activité du Sabancaya (Pérou)se caractérise par une moyenne quotidienne de 19 explosions qui génèrent. des panaches de gaz et de cendres atteignant 2,7 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à Orange.
Source : IGP.

 

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à Orange pour le Karymsky, le Sheveluch et l’Ebeko, et Jaune pour le Bezymianny.
Source : KVERT.

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A l’attention de ceux qui visiteront le Stromboli (Sicile), le volcan produit des explosions à partir de deux bouches dans la zone du cratère nord et de deux autres dans la zone du cratère centre-sud. Les explosions de faible intensité de la zone nord éjectent principalement de la cendre, ainsi que des matériaux à une hauteur de 80 à 150 m, à raison de 2 à 6 explosions par heure. Les explosions de faible intensité au niveau des deux bouches de la zone sud se produisent à un rythme de 3 à 4 événements par heure.
Source : INGV.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Several events have been reported since my previous post about volcanic activity around the world.

Due to poor weather conditions, the eruption site in Meradalir (Iceland) was closed in the past days and reopened on August 10th, 2022. The eruption is going on in a fairly stable way. Seismicity is low on the Reykjanes Peninsula and the eruptive tremor looks stable too. The Icelandic Met Office warns that it could be a long-term eruption.

The flow rate was about 32 cubic meters per second during the initial hours of the eruption, then decreased to an average of 18 cubic meters per second on August 4th, 2022, by which time about 1.6 million cubic meters of lava had covered an area of 0.14 square kilometers. The average flow thickness was around 11 m.

According to an Icelandic volcanologist, lava from the eruption at Fagradalsfjall has almost reached the pass in the eastern part of Meradalir and it looks like it would flow in the direction of  Suðurstrandarvegur Rte 427). This road runs along the south coast of the Reykjanes peninsula between the villages of Grindavík and Ölfus. The distance is approximately four kilometers from the pass to the road. According to the volcanologist, it will only take maybe a metre or so for it to overflow. If it does, it will take the lava anywhere from two to three weeks – or even just a few days – to flow to the road, if the volcanic eruption maintains the same output. The production of the eruption is now 15 square meters per second. Lava may also flow over a walking path which is in the hills of Fagradalsfjall and it could also cover an area where a fiber optic cable has been installed in the ground.

Source: Iceland Review.

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The Icelandic Met Office (IMO) indicates that seismicity at Grímsvötn has declined to normal levels during the past few days, and no significant fluctuations were observed in geochemical or deformation data. As a consequence, the Aviation Color Code was lowered to Green on August 9th, 2022.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) reports that for the first time in 1 000 years, volcanic eruptions are believed to have taken place just off the southern coast of Ioto volcano, also known as Iwoto, Iwojima and Iojima. Located in the central Volcano Islands portion of the Izu-Marianas arc, Ioto lies within a 9-km-wide submarine caldera.

Small eruptions started on July 11th, 2022, some 900 m from the coast. From July 12th to 15th, they occurred every 5 minutes, and continued through the rest of the month, creating water columns up to 30 m high.

Analysis of the rocks that washed ashore on the island showed small cavities inside the rocks, which are believed to be cooled lava. In addition, the temperature inside some of the rocks was as high as 120 °C.

The most recent magma eruptions were probably the first since those that occurred about 1 300 years ago. A large-scale eruption of the volcano occurred about 100 000 years ago, leaving a 10-km- wide caldera in its center.

Source: JMA, Smithsonian Institution.

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Nighttime incandescence is still observed at Sakurajima‘s Minamidake Crater (Japan).Volcanic plumes rise as high as 2.8 km above the crater and material is ejected as high as 1.3 km above the summit. The Alert Level remains at 3

Source: JMA.

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3-10 explosions per hour are recorded at Fuego (Guatemala), ejecting incandescent material 100-300 m above the summit. They generate ash plumes that rise as high as 1.1 km above the crater. Ashfall is still reported in areas downwind. Daily shock waves rattle structures in communities around the volcano. Block avalanches descend several drainages.

Source: INSIVUMEH.

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The eruption at Anak Krakatau (Indonesia) continues. Eruptive events produce dense ash plumes that rise as high as 1.5 km above the summit Incandescence at or near the active vent can be seen at night on most days.The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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Activity at Sabancaya (Peru) is characterized by a daily average of 19 explosions that generate. gas-and-ash plumes as high as 2.7 km above the summit. The Alert Level remains at Orange.

Source: IGP.

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In Kamchatka, the aviation colour codes remain at Orange for Karymsky, Sheveluch and Ebeko, and Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

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To the attention of those who will visit Stromboli (Sicily), activity is characterized by ongoing explosions from two vents in the North Crater area and two vents in the South-Central Crater area. Low-intensity explosions from Area N eject mostly ash, with some course material, 80-150 m high at a rate of 2-6 explosions per hour. Low-intensity explosions at two South vents occur at a rate of 3-4 events per hour.

Source: INGV.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm