Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

En Colombie, le Cerro Machín est un petit stratovolcan qui se trouve à l’extrémité sud du massif Ruiz-Tolima à environ 20 km à l’ONO de la ville d’Ibagué. Sa caldeira de 3 km de large contient trois dômes de lave dacitique recouverts de végétation. La dernière éruption connue a eu lieu il y a environ 800 ans. Depuis lors, le volcan a traversé plusieurs épisodes d’augmentation de l’activité sismique, notamment en novembre 2008, lorsque 400 à 450 personnes ont été évacuées.
Le Service Géologique Colombien (SGC) a observé des changements dans la végétation et une augmentation de la température du sol lors de sa dernière inspection du Cerro Machín le 18 février 2023, en raison de changements signalés dans la végétation et d’une possible hausse de la température du sol. Pour surveiller ces changements et déterminer leur origine potentielle, le SGC procédera à un échantillonnage plus détaillé dans la zone.
La sismicité sous le Cerro Machín a commencé à augmenter le 2 décembre 2022, avec des signaux indiquant une fracturation de roches.
Source : Institution Smithsonian, SGC.

Dôme de lave dans la caldeira du Cerro Machint (Crédit photo : SGC)

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Dans un bulletin émis le 27 février 2023, l’INGV indiquait qu’on observait un nouveau débordement de lave au niveau de la zone cratèrique nord du Stromboli (Sicile). Dans le même temps, le tremor volcanique ne montrait aucune variation significative et se maintenait dans des valeurs moyennes-basses. L’émission de lave a cessé au cours des heures suivantes.

Image thermique du Stromboli le 28 février 2023 (Source : INGV)

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Ce n’est pas une très bonne nouvelle pour ceux qui ont l’intention de se rendre à Hawaii. L’éruption sommitale du Kilauea, dans le cratère de l’Halema’uma’u, reste à un niveau très faible
Le HVO indique que les bouches Est et Centre dans le cratère ont cessé de fonctionner. Le lac dans la partie Ouest est très peu actif et la majeure partie de sa surface est recouverte d’une croûte. La réduction de l’activité va de pair avec une phase de déflation du sommet du Kilauea qui a commencé le matin du 17 février 2023. Aucun changement significatif n’a été observé le long de la zone de rift est ou de la zone de rift sud-ouest.
Source : HVO.

Vue nocturne du lac de lave du Kilauea le 28 février 2023 (Image webcam)

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L’activité du Sabancaya (Pérou) reste stable et modérée, avec une cinquantaine d’éruptions quotidiennes. Elles génèrent des panaches de cendre qui montent à 2,5 – 3 km au-dessus du sommet.

Source : IGP.

Source: IGP

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Le 22 février 2023, l’AVO a fait passer au Jaune la couleur de l’alerte aérienne de l’Aniakchak (Péninsule de l’Alaska) et le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée) en raison d’une hausse de la sismicité et d’un rapprochement de la surface de ces événements. La sismicité était généralement profonde sur le volcan (plus de 15 km sous le niveau de la mer) avec des événements longue période à raison d’environ quatre événements par mois. À partir d’octobre 2022, leur nombre a augmenté et les séismes ont été localisés à des profondeurs inférieures à 9 km sous le niveau de la mer. La sismicité a encore augmenté le 31 janvier 2023, avec des dizaines de secousses par jour, dont un événement de M 3,7 le 17 février. La situation se poursuivait à la fin du mois de février, mais l’AVO précise qu’une éruption ne semble pas imminente.

Crédit photo: HVO

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L’éruption se poursuit au niveau du cratère principal (cratère S) du Karangetang (Indonésie). Les images de la webcam ont récemment montré une incandescence la nuit et des coulées de lave qui descendaient les flancs du volcan, mais l’activité effusive semble avoir diminué. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 2,5 km du cratère principal avec une extension à 3,5 km sur les flancs S et SE.
Source : PVMBG.

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Au Japon, l’activité éruptive se poursuit dans les cratères Minamidake et Showa du Sakurajima. L’incandescence est visible dans les deux cratères la nuit. Des explosions sont enregistrées avec des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,5 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5 niveaux), et il est demandé à la population de rester à au moins 2 km des deux cratères
Source : JMA.

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L’éruption du Cotopaxi (Equateur) se poursuit, avec des émissions quasi quotidiennes de gaz, de vapeur et de cendres. Des retombées de cendres mineures sont observées dans les zones sous le vent. Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

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L’éruption du Fuego (Guatemala) se poursuit avec 4 à 10 explosions par heure. Elles génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Des explosions éjectent chaque jour des matériaux incandescents à 100-400 m au-dessus du sommet, et des ondes de choc font vibrer les structures dans les localités autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent plusieurs ravines et atteignent souvent des zones de végétation. Des retombées de cendres sont enregistrées presque quotidiennement dans les zones sous le vent.
Source : INSIVUMEH.

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L’éruption du Merapi (Java / Indonésie) se poursuit et la sismicité reste à des niveaux élevés. Les effondrements du dôme de lave SO produisent des coulées pyroclastiques qui parcourent jusqu’à 1,7 km sur le flanc SO. Aucun changement significatif de morphologie des dômes de lave central et SO n’a été observé sur les images de la webcam. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 3 ou 7 km du sommet en fonction des endroits.
Source : CVGHM.

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Le lac de lave est toujours actif au fond du cratère du Nyamulagira (République Démocratique du Congo). La sismicité est généralement faible, avec quelques événements longue période jusqu’à 15 km de profondeur le long de la grande fracture qui relie le Nyamuragira et le Nyiragongo. De fortes concentrations de dioxyde de carbone ont été mesurées dans la zone de Mazuku, et à l’ouest d’un camp dans le district du Lac Vert à Bulengo ; Les habitants sont priés de rester à l’écart de ces zones.

Le lac de lave au fond du cratère du Nyiragongo (RDC) continue d’être actif. Une faible lueur émanant du cratère était visible le 15 février 2023. La sismicité est généralement faible, avec quelques séismes longue période à une quinzaine de km de profondeur le long de la grande fracture qui relie le Nyamuragira et le Nyiragongo. Une station près du volcan a enregistré une légère augmentation de la sismicité le 17 février. Le niveau d’alerte reste au Jaune.
Source : Observatoire Volcanologique de Goma (OVG)

La région reste dangereuse et la visite des volcans n’est pas conseillée. De violents affrontements ont récemment opposé l’armée congolaise et les rebelles du M23 qui ont commis des exactions dans la région.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

J’ai dressé un bilan de l’année volcanique 2022. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/bilan-dactivite-volcanique-2022/

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

In Colombia, Cerro Machín is a small stratovolcano that lies at the southern end of the Ruiz-Tolima massif about 20 km WNW of the city of Ibagué. Its 3-km-wide caldera contains three forested dacitic lava domes. The latest known eruption took place about 800 years ago. Since then, the volcano has experienced several instances of increased seismic activity, most notably in November 2008, when 400 – 450 people were evacuated.

The Colombian Geological Service (SGC) found changes in vegetation and increased soil temperature during their last inspection of Cerro Machín on February 18th, 2023 due to reported changes in vegetation and a possible increase in soil temperature. To monitor these changes and determine their potential origin, the SGC will conduct more detailed sampling in the area.

Seismicity under Cerro Machín began increasing on December 2nd, 2022, with signals indicating rock fracturing.

Source : Smithsonian Institution, SGC.

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In a bulletin released on February 27th, 2023, INGV indicated that a new lava overflow was observed in the northern crater area of Stromboli (Sicily). At the same time, the volcanic tremor showed no significant variation and remained in medium-low values. The lava emission stopped during the following hours.

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This is not good news for those who intend to go to Hawaii. The summit eruption of Kilauea Volcano, within Halemaʻumaʻu crater, is still at a low level.

HVO indicates that the vents in the East and Central lakes have stopped erupting. Activity in the western lake is reduced. The lake remains active but with weak lava flows. Most of the surface is crusted over. The reduction in activity is related to a deflationary tilt drop that began in the early morning of February 17th, 2023. No significant changes have been observed along the East Rift Zone or Southwest Rift Zone.

Source : HVO.

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Activity at Sabancaya (Peru) remains stable and moderate, with about fifty eruptions daily. They generate ash plumes that rise 2.5 – 3 km above the summit.
Source: IGP.

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On February 22nd , 2023, AVO raised the Aviation Color Code for Aniakchak (Alaska Peninsula) to Yellow and the Volcano Alert Level to Advisory due to an increase in the number of earthquakes and a shallowing of those events. Background seismicity was generally deep (more than 15 km below sea level) with long-period events occurring at a rate of about four events per month. Beginning in October 2022 the rate increased, and the earthquakes were located at depths less than 9 km below sea level. The earthquake rate further increased on January 31st, 2023, with dozens of earthquakes per day, including a M 3.7 event on February 17th. The situation was going on at the end of February, but AVO indicates that no eruption seems to be imminent.

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The eruption continues at the Main Crater (S crater) of Karangetang (Indonesia). The webcam images recently showed incandescence at night and lava flows descending the flanks of the volcano, but effusive activity seems to have decreased. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 2.5 km away from Main Crater with an extension to 3.5 km on the S and SE flanks.

Source : PVMBG.

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In Japan, eruptive activity continues at Sakurajima‘s Minamidake Crater and Showa Crater. Incandescence is visible at both craters at night. Explosions are recorded with ash plumesthat rise as high as 1.5 km above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale), and residents are asked to stay 2 km away from both craters

Source : JMA.

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The eruption at Cotopaxi (Ecuador) continues, characterized by almost daily emissions of gas, steam, and ash. Minor ashfall is observed in downwind areas. The Alertt Level is kept at Yellow (the second lowest level on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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The eruption at Fuego (Guatemala) continues with 4-10 explosions per hour. They generate ash plumes that rise up to 1.1 km above the crater. Explosions eject incandescent material 100-400 m above the summit each day, and daily shock waves rattle structures in communities around the volcano. Block avalanches descend various drainages and often reach vegetated areas. Ashfall is recorded almost daily in downwind areas.

Source : INSIVUMEH.

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The eruption at Merapi (Java / Indonesia) continues and seismicity remains at high levels. The SW lava dome produces hot avalanches that travel as far as 1.7 km down the SW flank. No significant morphological changes to the central and SW lava domes have been observed in webcam images. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit based on location.

Source : CVGHM.

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The lava lake is still active on Nyamulagira’s crater floor (Democratic Republic of Congo). Seismicity is generally low, characterized by a few long-period earthquakes located up to 15 km deep along the large fracture connecting the Nyamuragira and Nyiragongo. High concentrations of carbon dioxide were measured in the Mazuku areas, and in an area to the W of a camp in the Lac Vert district in Bulengo; Residents are asked to stay away from those areas.

The lava lake on Nyiragongo’s crater floor (DRC) continues to be active. A faint glow emanated from the crater could be seen on February 15th, 2023. Seismicity is generally low, characterized by a few long-period earthquakes located up to 15 km deep along the large fracture connecting the Nyamuragira and Nyiragongo. A seismic station near the volcano registered a minor increase on February 17th. The Alert Level remains at Yellow.

Source : Observatoire Volcanologique de Goma (OVG)

The area is still dangerous and visiting the volcanoes is not advised. Violent confrontations have recently opposed the Congolese armya and M23 rebels who have committed exactions in the region.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

You will find a report of volcanic activity in 2022 by clicking on this link :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/volcanic-activity-report-2022/

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Réchauffement climatique : sale temps pour la faune au Kenya // Global warming : hard times for fauna in Kenya

Selon un rapport publié par le Kenya Wildlife Service qui gère la faune dans le pays, des centaines d’animaux, dont des éléphants et des zèbres de Grévy – une espèce en voie de disparition – sont morts dans les réserves fauniques du Kenya pendant la pire sécheresse qu’ait connue l’Afrique de l’Est depuis des décennies. Le Kenya Wildlife Service et d’autres organismes ont dénombré la mort de 205 éléphants, 512 gnous, 381 zèbres communs, 51 buffles, 49 zèbres de Grévy et 12 girafes au cours des neuf derniers mois.
Certaines régions du Kenya ont connu quatre saisons consécutives avec des pluies insuffisantes au cours des deux dernières années, avec des effets désastreux pour les personnes et les animaux, y compris le bétail. Les écosystèmes les plus touchés concernent certains des parcs nationaux et réserves les plus visités du Kenya, notamment Amboseli, Tsavo et Laikipia-Samburu.
Le Kenya Wildlife Service a appelé à un recensement aérien urgent de la faune à Amboseli pour avoir une vue plus large de l’impact de la sécheresse sur les animaux sauvages dans le parc. D’autres scientifiques ont recommandé la fourniture immédiate d’eau et de pierres de sel à lécher dans les régions touchées. Les éléphants, par exemple, boivent 240 litres d’eau par jour. Pour les zèbres de Grévy, il y a un besoin urgent de provisions de foin.
Source : Kenya Wildlife Service.

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According to a report released by the Kenya Wildlife Service, hundreds of animals, including elephants and endangered Grevy’s zebras, have died in Kenyan widlife preserves during East Africa’s worst drought in decades. The Kenya Wildlife Service and other bodies counted the deaths of 205 elephants, 512 wildebeests, 381 common zebras, 51 buffalos, 49 Grevy’s zebras and 12 giraffes in the past nine months.

Parts of Kenya have experienced four consecutive seasons with inadequate rain in the past two years, with dire effects for people and animals, including livestock. The worst-affected ecosystems are home to some of Kenya’s most-visited national parks and reserves, including Amboseli, Tsavo and Laikipia-Samburu.

The Kenya Wildlife Service has called for an urgent aerial census of wildlife in Amboseli to get a broader view of the drought’s impact on wild animals there. Other experts have recommended the immediate provision of water and salt licks in impacted regions. Elephants, for example, drink 240 liters of water per day. For Grevy’s zebras, there is an urgent need of provisions of hay.

Source: The Kenya Wildlife Service.

Photo: C. Grandpey

Retour de la lave dans les volcans et émeutes en République Démocratique du Congo // Lava is back in the volcanoes ; riots in DRC

Dans un article publié le 26 juillet 2022 sur le site Futura Sciences, on peut lire: « Les images satellite récentes sont formelles : [le Nyiragongo et le Nyiamulagira], deux volcans très actifs de la République démocratique du Congo, sont en éruption en ce moment ! L’activité éruptive semble avoir repris au fond du cratère du Nyiragongo, après la vidange de son célèbre lac de lave en mai 2021, et l’éruption du Nyamulagira continue, avec des coulées de lave qui envahissent la caldeira sommitale. »

La situation semble donc avoir évolué depuis le mois de janvier 2022 quand un survol du volcan montrait « un point d’incandescence au fond du gouffre »

Le 23 juin 2022, l’Observatoire Volcanique de Goma (OVG) dressait un bilan complet de la situation.

https://acpcongo.com/index.php/2022/06/23/les-volcans-nyiragongo-et-nyamulagira-demeurent-toujours-actifs-selon-lobservatoire-volcanologique-de-goma/

L’Observatoire informait les populations de Goma, Gisenyi et de partout ailleurs que les volcans Nyiragongo et Nyamulagira demeurent actifs, selon les données instrumentales acquises pendant la période du 13 au 19 juin 2022. Les observations au cours de la période d’étude mettaient en exergue l’existence d’un lac de lave dans les cratères de ces deux volcans. Dans la soirée du 15 juin 2022, une lueur rouge était perceptible d’une manière intermittente au sommet du Nyiragongo par la population des localités proches du volcan.

D’après l’OVG, au regard de la puissance radiative enregistrée, le Nyamulagira est resté plus actif que le Nyiragongo. De plus, l’activité sismo-volcanique a été plus concentrée dans le cratère du Nyamulagira, à une profondeur variant entre 2 et 10 km.

Les mesures géodésiques et géochimiques montraient une certaine stabilité au mois de juin.

Dans la conclusion de son rapport, l’OVG recommande à la population de Goma et de ses environs de veiller sur ses matériels d’observation, de respecter les règles strictes d’hygiène, de ne pas consommer l’eau de pluie et de couvrir les aliments.

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En ce moment, la population de Goma et des environs semble au moins aussi active que les deux volcans. Le 25 juillet 2022, des rassemblements ont dégénéré en saccage et en pillage des locaux de la MONUSCO, la Mission de l’Organisation des Nations Unie pour la stabilisation en République Démocratique du Congo  . Les autorités congolaises déplorent au moins cinq morts et une cinquantaine de blessés à Goma. Selon des sources policières, à Butembo, le bilan est de dix morts, dont 7 manifestants et trois membres de la Monusco. Les manifestants réclament le départ de cette dernière. Ils la jugent inefficace à lutter contre les groupes armés dans l’est du pays. La Monusco est accusée d’avoir tiré depuis son QG sur les manifestants, ce qui est démenti par la mission. La Monusco a appelé à la désescalade, mais la situation reste tendue.

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In an article published on July 26th, 2022 on the Futura Sciences website, we can read: « Recent satellite images are definitive: [Nyiragongo and Nyiamulagira], two very active volcanoes in the Democratic Republic of Congo, are currently erupting. Eruptive activity appears to have resumed at the bottom of Nyiragongo crater, after its famous lava lake drained in May 2021, and Nyamulagira’s eruption continues, with lava flows invading the summit caldera. »
The situation therefore seems to have evolved since January 2022 when an overflight of the volcano showed « a point of incandescence at the bottom of the abyss »
On June 23rd, 2022, the Volcanic Observatory of Goma (OVG) drew up a complete assessment of the situation.

https://acpcongo.com/index.php/2022/06/23/les-volcans-nyiragongo-et-nyamulagira-demeurent-toujours-actif-selon-lobservatoire-volcanologique-de-goma/

The Observatory informed the populations of Goma, Gisenyi and everywhere else that the Nyiragongo and Nyamulagira volcanoes remain active, according to the instrumental data acquired during the period from June 13th to 19th, 2022. The observations during the period highlighted the existence of a lava lake in the craters of these two volcanoes. On the evening of June 15th, 2022, a red glow wasobserved intermittently at the summit of Nyiragongo by the population of communities near the volcano.
According to OVG, with regard to the radiative power recorded, Nyamulagira remained more active than Nyiragongo. In addition, the seismo-volcanic activity was more concentrated in the Nyamulagira crater, at a depth varying between 2 and 10 km.
Geodetic and geochemical measurements showed some stability in June.
In the conclusion of its report, OVG recommends to the population of Goma and its surroundings to watch over their observation equipment, to respect the strict rules of hygiene, not to consume rainwater and to cover food.
If there is a lava lake in Nyiragongo, it appears less voluminous than the one that triggered the May 22nd, 2021 eruption.

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At this time, the population of Goma and surrounding areas appears to be at least as active as the two volcanoes. On July 25th, 2022, rallies degenerated into ransacking and looting of the premises of MONUSCO, the United Nations Organization Stabilization Mission in the Democratic Republic of the Congo. The Congolese authorities deplore at least five dead and fifty injured in Goma. According to police sources, in Butembo, the death toll is ten, including 7 demonstrators and three members of Monusco. The demonstrators demand the departure of the latter. They consider it ineffective in the fight against armed groups in the east of the country. Monusco is accused of having fired from its HQ on the demonstrators, which is denied by the mission. Monusco has called for de-escalation, but the situation remains tense.

Le lac de lave du Nyiragongo a-t-il retrouvé sa splendeur d’autrefois? Probablement pas, si on se réfère aux images satellitaires (Source: Wikipedia)

Vers la mort des glaciers des sources du Nil // The glaciers at the sources of the Nile are dying

Le 24 novembre 2021, j’ai rédigé sur ce blog une note à propos de la fonte des petits glaciers et son impact sur notre société. J’expliquais que « le recul des glaciers est visible en Afrique, à la frontière de l’Ouganda et de la République Démocratique du Congo, où les pics déchiquetés des monts Rwenzori s’élancent dans le ciel au-dessus d’une jungle verdoyante. Ces montagnes hébergeaient autrefois plus de 40 glaciers; moins de la moitié d’entre eux subsistaient en 2005, et la fonte se poursuit. Les glaciologues pensent que le dernier des glaciers de ces montagnes pourrait disparaître d’ici 20 ans. La disparition sera source de problèmes pour l’Ouganda, qui tire près de la moitié de son électricité de l’hydroélectricité, avec des centrales qui dépendent du débit d’eau constant des glaciers du Rwenzori. »

Un article paru fin avril 2022 sur le site web « Altitude » confirme cette disparition annoncée des glaciers du Rwenzori. Massif montagneux majeur d’Afrique, le Rwenzori a longtemps été considéré comme une des sources du Nil. Aujourd’hui, le massif est en train de perdre son dernier glacier, donc beaucoup plus tôt que prévu dans la note sur mon blog.

Les pics du Rwenzori dépassent les 5.000 mètres et ils étaient recouverts de glaciers il n’y a pas si longtemps. Aujourd’hui, ils se sont réduits comme peau de chagrin et les scientifiques affirment que ce n’est qu’une question de mois avant une disparition totale de ces glaciers. Les derniers recoins glacés devraient avoir définitivement disparu en 2025. Les hypothèses les plus optimistes ne tablent pas au-delà de 2040. Sur les trois montagnes du massif qui abritaient des glaciers, deux d’entre elles – les Monts Baker et Speke – n’en ont déjà plus. Les dernières glaces subsistent encore sur le Mont Stanley.

L’article paru sur le site « Altitude » ajoute que le recul des glaciers n’est pas la seule manifestation du changement climatique dans la région. Un incendie majeur en 2012 a ravagé toute une partie de la végétation au pied de la montagne. Les années suivantes, des inondations ont obligé les agriculteurs à adapter leurs cultures.

Comme écrit plus haut, la disparition des glaciers du Rwenzori va entraîner des problèmes pour l’Ouganda qui tire près de la moitié de son électricité de l’hydroélectricité. il est bien évident que si les glaciers disparaissent, il n’y aura plus d’eau pour faire fonctionner les turbines dans les centrales hydroélectriques.

Source: Altitude.

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On November 24th, 2021, I wrote a post on this blog about the melting of small glaciers and its impact on our society. I explained that « the retreat of glaciers can be seen in Africa, on the border of Uganda and the Democratic Republic of Congo, where the jagged peaks of the Rwenzori mountains jut into the sky above a green jungle. These mountains were once home to more than 40 glaciers, but fewer than half of them remained in 2005, and the melting continues. Glaciologists believe that the last of the glaciers in these mountains could disappear within 20 years. The disappearance means trouble for Uganda, which gets nearly half of its electricity from hydroelectricity, with power stations that depend on the constant flow of water from the Rwenzori glaciers. »
An article published at the end of April 2022 on the « Altitude » website confirms this announced disappearance of the Rwenzori glaciers. A major mountain range in Africa, the Rwenzori has long been considered one of the sources of the Nile. Today, the massif is losing its last glacier, much sooner than expected in the note on my blog.
The Rwenzori peaks exceed 5,000 meters and they were covered with glaciers not so long ago. Today they have shrunk to a trickle and scientists say it is only a matter of months before these glaciers disappear completely. The last frozen corners will probably have definitively disappeared by 2025. The most optimistic hypotheses do not expect beyond 2040. Of the three mountains of the massif which housed glaciers, two of them – Mounts Baker and Mount Speke – already have none of them. The last ice still remains on Mount Stanley.
The article published on the « Altitude » website adds that the retreat of glaciers is not the only evidence of climate change in the region. A major fire in 2012 destroyed much of the vegetation at the foot of the mountain. In the following years, floods forced farmers to adapt their crops.
As written above, the disappearance of the Rwenzori glaciers will cause problems for Uganda, which draws almost half of its electricity from hydroelectricity. It is quite obvious that if the glaciers disappear, there will be no more water to run the turbines in the hydroelectric power stations.
Source: Altitude.

Vue sur le Rewenzori (Source: Wikipedia)