La NASA alerte à nouveau sur la hausse de niveau des océans // NASA’s new alert on rising sea levels

Ce n’est pas une surprise : la NASA vient de confirmer que le niveau des océans à travers le monde a augmenté plus que prévu en 2024, l’année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre. Sur son site web, l’Administration explique que  »l’augmentation de l’année dernière est due à un réchauffement inhabituel des océans, combiné à la fonte des eaux provenant des glaces sur Terre, comme les glaciers. »
Selon l’analyse effectuée par la NASA, qui surveille la montée des eaux grâce à l’imagerie satellite, leur niveau a augmenté de 0,59 cm en 2024, bien au-delà des 0,43 cm prévus par les scientifiques. Un chercheur du Jet Propulsion Laboratory a déclaré : « Chaque année est un peu différente, mais il est clair que le niveau des océans continue de monter, et que le rythme s’accélère.»
L’élévation du niveau des océans est l’une des conséquences du réchauffement climatique d’origine humaine, et ce niveau s’est élevé parallèlement à la hausse de la température moyenne à la surface de la Terre, un changement lui-même causé par les émissions de gaz à effet de serre.
Au cours des trois dernières décennies, de 1993 à 2023, le niveau moyen de la mer à l’échelle mondiale a augmenté d’environ 10 cm. Selon la NASA, ce phénomène est principalement dû à deux facteurs : la fonte des glaciers et des calottes polaires, qui augmente l’afflux d’eau douce dans les océans ; et la dilatation thermique des océans due à la hausse de la température de l’eau de mer. Ces dernières années, l’élévation du niveau de la mer était principalement due au premier facteur et, dans une moindre mesure, au second. Cependant, en 2024, la situation s’est inversée : les deux tiers de l’élévation du niveau de la mer provenaient de la dilatation thermique.
On peut lire dans la conclusion du rapport de la NASA : « L’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée depuis le début de ces relevés en 1850. Le niveau de la mer devrait encore augmenter, car l’humanité continue d’émettre des gaz à effet de serre, menaçant de nombreuses habitées sur des îles ou le long des côtes. »

C’est au moment des tempêtes de grandes marées que les effets de la hausse de niveau des océans est visible sur les côtes, comme ici au nord de Royan (France)  [Photo: C. Grandpey]

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It was highly likely, but NASA has just confirmed the piece od news : Global sea levels rose more than expected in 2024, Earth’s hottest year on record. On its website, the Administration explains that last year’s increase « was due to an unusual amount of ocean warming, combined with meltwater from land-based ice such as glaciers. »

According to the analysis led by NASA, which monitors rising water levels using satellite imagery, the world’s seas rose by 0.59 centimeters in 2024, well above the 0.43 cm predicted by scientists. A researcher at NASA’s Jet Propulsion Laboratory said : « Every year is a little bit different, but what’s clear is that the ocean continues to rise, and the rate of rise is getting faster and faster. »

Rising sea levels are among the consequences of human-induced global warming, and oceans have risen in line with the increase in the Earth’s average surface temperature, a change which itself is caused by greenhouse gas emissions.

Over a recent three-decade period, from 1993 to 2023, average sea levels around the globe have risen by some 10 cm in total. According to NASA, the phenomenon is caused primarily by two factors: the melting of glaciers and polar ice caps, which increases the flow of freshwater into oceans; and the thermal expansion of the oceans due to the ncreasing temperature of sea water. In recent years, the observed rise in sea levels has been mainly caused by the first factor and less by the second. However, in 2024, those contributions flipped, with two-thirds of sea level rise coming from thermal expansion.

One can read in the conclusion of NASA’s report :  »The year 2024 was the warmest on record since such recordkeeping began in 1850. Sea levels are expected to rise further as humanity continues to emit greenhouse gases, threatening vast populations living on islands or along coastlines. »

La COP30 suscite des polémiques // COP30 sparks controversy

Une nouvelle autoroute à quatre voies traversant des milliers d’hectares de forêt amazonienne protégée est en cours de construction pour la COP30, la conférence sur le climat, qui va se tenir à à Belém, au Brésil du 10 au 21 novembre 2025..La nouvelle voie de circulation vise à fluidifier la circulation dans la ville, qui accueillera plus de 50 000 personnes, dont des dirigeants de nombreux pays.
Le gouvernement brésilien vante les mérites de l’autoroute en matière de « durabilité », mais certains habitants et les défenseurs de l’environnement sont indignés par son impact sur ledit environnement. Il ne faudrait pas oublier que l’Amazonie joue un rôle essentiel dans l’absorption du carbone pour la planète et la biodiversité, et beaucoup estiment que cette déforestation est contraire à l’objectif même d’un sommet sur le climat. Une forêt tropicale luxuriante s’étend de chaque côté de la route déjà partiellement construite. Des troncs d’arbres sont empilés sur les terres défrichées qui s’étendent sur plus de 13 km à travers la forêt tropicale jusqu’à Belém.

Source: La BBC

Des pelleteuses et des engins creusent le sol de la forêt, recouvrant les zones humides pour construire la route qui traversera une zone protégée. Les habitants craignent que la construction de cette route entraîne une intensification de la déforestation à l’avenir, car la zone sera désormais plus accessible aux entreprises. Les scientifiques craignent que cette nouvelle voie de circulation fragmente l’écosystème et perturbe les déplacements de la faune sauvage.
Le président brésilien et le ministre de l’Environnement affirment que la COP30 sera un sommet historique, car il s’agit d’une « COP en Amazonie, et non d’une COP sur l’Amazonie ». Le président affirme que cette réunion sera l’occasion de se concentrer sur les besoins de l’Amazonie, de montrer la forêt au monde et de présenter les mesures prises par le gouvernement pour la protéger.
Cependant, certains affirment que si ces discussions auront lieu « à un très haut niveau, entre entrepreneurs et responsables gouvernementaux », les habitants de l’Amazonie ne sont « pas entendus ». Le gouvernement de l’État du Pará où se tiendra la COP avait déjà évoqué l’idée de cette autoroute, connue sous le nom d’Avenida Liberdade, en 2012, mais elle a été reportée à plusieurs reprises pour des raisons environnementales.
De nombreux projets d’infrastructures ont aujourd’hui été relancés ou approuvés pour préparer la ville de Belém à la COP. Des passages pour animaux sauvages, des pistes cyclables et des panneaux solaires seront aménagés. De nouveaux hôtels sont également en construction et le port est en cours de réaménagement afin de permettre l’accostage des navires de croisière et d’accueillir les visiteurs.
Le gouvernement brésilien a investi plus de 81 millions de dollars pour faire passer la capacité de l’aéroport de sept à quatorze millions de passagers. Un nouveau grand parc urbain, le Parque da Cidade, est en construction. Il comprendra des espaces verts, des restaurants, un complexe sportif et d’autres installations accessibles au public dans les années qui suivront la COP.
La grande question est de savoir si la COP30 sera un échec comme les précédentes. On est en droit de se demander si le transport aérien de milliers de participants à travers le monde, et les infrastructures nécessaires pour les accueillir, sont en cohésion avec une conférence sur le climat. Les participants à cette COP30 ne devront pas oublier que l’Amazonie est une région naturelle à l’écosystème crucial pour la régulation du climat mondial, et que cette région est en danger. La surface végétale détruite par des incendies au Brésil a ainsi augmenté de 79% en 2024 à 30,8 millions d’hectares, soit plus que la superficie de l’Italie. De plus, l’Amazonie paye déjà un lourd tribut, avec 17,9 millions d’hectares ravagés, soit 58% du total.

Source : Médias d’information internationaux.

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A new four-lane highway cutting through thousands of hectares of protected Amazon rainforest is being built for the COP30 climate summit in the Brazilian city of Belém. It aims to ease traffic to the city, which will host more than 50,000 people, including world leaders, at the conference that will be held from 10 to 21 November 2025.

The state government touts the highway’s « sustainable » credentials, but some locals and conservationists are outraged at the environmental impact. The Amazon plays a vital role in absorbing carbon for the world and providing biodiversity, and many say this deforestation contradicts the very purpose of a climate summit. Along the partially built road, lush rainforest towers on either side. Logs are piled high in the cleared land which stretches more than 13 km through the rainforest into Belém.

Diggers and machines carve through the forest floor, paving over wetland to surface the road which will cut through a protected area. Local residents worry that the construction of this road will lead to more deforestation in the future, now that the area is more accessible for businesses.

The road leaves two disconnected areas of protected forest. Scientists are concerned it will fragment the ecosystem and disrupt the movement of wildlife.

The Brazilian president and environment minister say COP30 will be a historic summit because it is « a COP in the Amazon, not a COP about the Amazon ».The president says the meeting will provide an opportunity to focus on the needs of the Amazon, show the forest to the world, and present what the federal government has done to protect it.

However, voices are heard saying that while these conversations will happen « at a very high level, among business people and government officials », those living in the Amazon are « not being heard ».The state government of Pará had touted the idea of this highway, known as Avenida Liberdade, as early as 2012, but it had repeatedly been shelved because of environmental concerns.

Now a host of infrastructure projects have been resurrected or approved to prepare the city for the COP summit. There will be wildlife crossings for animals to pass over, bike lanes and solar lighting. New hotels are also being built and the port is being redeveloped so cruise ships can dock there to accommodate excess visitors.

Brazil’s federal government is investing more than 81 million dollars to expand the airport capacity from « seven to 14 million passengers ». A new large city park, Parque da Cidade, is under construction. It will include green spaces, restaurants, a sports complex and other facilities for the public to use afterwards.

The geat question is to know whether COP30 will not be a failure like the previous meetings. Scrutiny is growing over whether flying thousands of participants across the world, and the infrastructure required to host them, is undermining the cause. Participants at COP30 should not forget that the Amazon is a natural region with an ecosystem crucial to regulating the global climate, and that this region is in danger. The area of ​​vegetation destroyed by fires in Brazil has increased by 79% in 2024 to 30.8 million hectares, more than the size of Italy. Moreover, the Amazon is already paying a heavy price, with 17.9 million hectares ravaged, or 58% of the total.

Source : International news media.

Nouveau séisme dans les Champs Phlégréens (Italie)

Un séisme relativement intense a été ressenti vers 1h25 le 13 mars 2025 dans les Champs Phlégréens et à Naples. Il a déclenché un mouvement de panique au sein de la population et beaucoup de personnes sont descendues dans la rue. La magnitude du séisme a été évaluée à M4,4, avec l’épicentre à Pouzzoles où les habitants ont quitté leurs maisons au milieu de la nuit pour se rassembler dehors sous une pluie battante. La première secousse a été suivie de six répliques ; la plus forte, d’une magnitude de M1,6, a été enregistrée à 1h40 du matin, toujours avec son épicentre dans la région des Campi Flegrei. Le dernier événement, à 3h26, avait une magnitude de M1,1.

Vue de Pouzzoles (Photo: C. Grandpey)

Le maire de Pouzzoles a décidé de fermer les écoles, de la ville. Une décision identique a été prise à Bagnoli et Fuorigrotta. Le séisme le plus puissant a été ressenti dans une vaste zone, et pour la première fois dans toute la ville de Naples, ainsi que dans plusieurs zones de Campanie.
Le séisme du 13 mars avait la même intensité que celui enregistré le 20 mai 2024, considéré comme le plus fort des 40 dernières années dans la région phlégréenne. Ce fut également le plus important en termes de magnitude depuis que le bradyséisme a recommencé à se faire sentir de manière significative dans la zone entre Pouzzoles et Naples.
Les pompiers sont intervenus à Bagnoli où un faux plafond s’est effondré à l’intérieur d’un appartement et une personne s’est retrouvée piégée dans la maison. Selon les pompiers, inondés d’appels téléphoniques de la population, les seuls cas recensés concernent principalement de chutes de débris et quelques cas de panique. Il n’est fait état d’aucun blessé.
Le préfet de Naples a convoqué tous les responsables des services d’urgence à la préfecture pour faire le point sur la situation. Le maire de Pouzzoles. a invité les citoyens à signaler tout dommage ou inconvénient,

Le séisme du 13 mars ressemble aux ceux qui ont secoué cette région de Campanie au cours des derniers mois. Il devrait, une fois encore, servir de piqûre de rappel à la population et montrer aux habitants des Champs Phlégréens qu’ils habitent au-dessus d’une cocote-minute prête à exploser. Les derniers séismes sont des événements « pour rire » avec une magnitude somme toute raisonnable. Un jour ou l’autre, les autorités seront confrontées à une situation beaucoup plus sérieuses qui obligera à des évacuations. Des plans existent, mais le fossé est énorme entre la théorie et la pratique. Connaissant les infrastructures urbaines à Pouzzones et dans les autres localités des Champs Phlégréens, je me dis que les opérations d’évacuation se feront forcément dans le douleur. Croisons les doigts pour que les Campi Flegrei ne décident pas d’entrer en éruption… !

Source : presse italienne.

Carte des zones à risques dans les Champs Phlégréens (Source: Protection Civile)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Le Fuego (Guatemala) est entré en éruption le 10 mars 2025 avec des fontaines de lave de 300 m de hauteur. La cendre est montée jusqu’à 5 km d’altitude et les coulées pyroclastiques ont dévalé les flancs du volcan sur 5 à 7 km. Les autorités ont évacué près de 300 familles, soit environ 1 000 personnes, tout en avertissant que 30 000 autres personnes de la région pourraient être en danger et devraient évacuer elles-mêmes si nécessaire. Des bus ont amené les évacués avec leurs effets personnels jusqu’à une mairie transformée en abri temporaire. Aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat.
Une alerte a été lancée par les autorités le 9 mars afin de coordonner les secours et les mesures préventives. Le gouvernement a suspendu les activités scolaires dans la région et fermé une route traversant le village qui relie le sud du pays à Antigua, la destination touristique la plus populaire du Guatemala. L’INSIVUMEH a recommandé aux compagnies aériennes de prendre des précautions en raison des cendres qui se sont répandues sur une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Fuego.

L’activité a ensuite commencé à diminuer et, le 10 mars à 11h30 (heure locale), les explosions n’étaient plus continues. L’INSIVUMEH a publié un rapport à 18h00 indiquant que l’activité et la sismicité étaient revenues à la normale. De grandes quantités de cendres n’étaient plus observéesées dans l’air. Les anomalies thermiques n’étaient plus, non plus, détectées dans les données satellitaires.

La dernière éruption du volcan remonte à juin 2023. Une éruption en 2018 a officiellement tué 194 personnes et fait 234 disparus, mais le bilan réel est bien plus lourd. .
Source : INSIVUMEH, Conred.

 

Image webcam du Fuego le 10 mars 2025

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Toujours pas d’éruption en Islande, même si le soulèvement du sol à Svartsengi a dépassé celui des éruptions précédentes. Certains volcanologques pensent que le cycle éruptif actuel sur le chaîne de cratères de Sundhnúkagígar touche à sa fin. D’autres se demandent si l’activité éruptive ne risquait pas de migrer vers le secteur de Krysuvik qui a connu deux essaims sismiques ces derniers jours. Cette hypothèse est critiquée par d’autres scientifiques qui pensent que l’éruption pourrait se produire fin mars dans la même zone que lors des derniers événements. C’est le point de vue du Met Office qui fait état d’une hausse de la sismicité et pense que l’éruption (si éruption il y a) aura lieu, comme précédemment, sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur.

Toujours un gonflement du sol….mais pas d’éruption! (Source: Met Office)

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Le mont Spurr (Alaska) présente toujours des signes d’activité. Lors de récents survols, les scientifiques de l’AVO ont observé d’importantes émissions de gaz provenant de fumerolles récemment réactivées au niveau de Crater Peak. L’activité sismique et la déformation du sol se poursuivent. L’augmentation des émissions de gaz confirme l’intrusion de nouveau magma dans la croûte terrestre sous le volcan et indique qu’une éruption est probable, mais pas certaine, dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Si elle se produit, il s’agira probablement d’une éruption explosive, comme celles de 1953 et 1992, qui ont duré quelques heures et produit des nuages ​​de cendres provoquant de légères retombées sur les localités de la partie centre-sud de l’Alaska. Source : AVO.

Source: AVO

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Comme je l’ai indiqué dans ma note du 12 mas 2025, l’épisode 13 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé à 15h13 (heure locale) le 11 mars 2025. La bouche nord a brusquement cessé ses fontaines de lave à 15h11. Par la suite, la fontaine au niveau de la bouche sud est devenue instable et a également cessé son activité à 15h13. L’épisode 13 a duré 12 heures et 37 minutes, et les coulées de lave ont recouvert plus de 60 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.
Comme précédemment, un tilt déflationniste a été observé pendant l’épisode, et l’inflation a repris à 15h13 après la fin des fontaines, signe probable d’un 14ème épisode éruptif.
Les émissions de SO2 ont atteint environ 40 000 tonnes par jour lorsque les fontaines de lave étaient les plus actives. Des retombées de cheveux de Pele ont été signalées à Pahala, à environ 40 kilomètres sous le vent, au sud-ouest de l’Halemaʻumaʻu. Chaque épisode éruptif du Kilauea depuis le 23 décembre 2024 a duré de 13 heures à 8 jours et les épisodes ont été séparés par des pauses de moins de 24 heures à 12 jours.

Fontaines de lave de l’épisode 13 (image webcam)

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L’activité éruptive est toujours intense sur le Poás (Costa Rica) et se poursuit à un niveau élevé. Début mars, de fréquentes éruptions phréatiques éjectaient des matériaux jusqu’à 50 m au-dessus du plancher du cratère. Ces éruptions étaient quasi continues au niveau de la Boca C et sporadiques à la Boca A. Une déformation radiale et une inflation étaient détectées dans et autour du cratère. Le 7 mars 2025, le niveau d’alerte a été relevé à 3 sur une échelle de 4 niveaux et la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Dans un rapport spécial publié le 9 mars, l’OVSICORI a signalé que deux ondes de choc avaient signalé un événement éruptif. Des panaches de vapeur s’élevaient alors à plusieurs centaines de mètres de hauteur et des matériaux étaient probablement éjectés jusqu’à 200 m au-dessus de la bouche la plus active, bien que la confirmation visuelle ait été masquée par les panaches. Les éruptions phréatiques généraient des panaches de gaz et de vapeur s’élevant jusqu’à 1 km de hauteur.
L’activité s’est poursuivie les 9 et 10 mars, principalement depuis la Boca C. Les éruptions phréatiques éjectaient des matériaux à 200-400 m au-dessus du fond du cratère et généraient des panaches de vapeur et de gaz s’élevant jusqu’à 1 km de hauteur. Des blocs atteignant 1 mètre de diamètre retombaient sur le plancher du cratère.
L’activité éruptive se poursuivait le 11 mars à des niveaux similaires. Des séismes d’intensité modérée à élevée sont toujours enregistrés et l’inflation se poursuit.
Source : OVSICORI.

Image webcam de l’activité du Poas en mars 2025

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Une forte anomalie thermique a été détectée au-dessus du Bezymianny (Kamchatka) sur des images satellites entre le 28 février et le 6 mars 2025. Des avalanches de débris incandescents dévalaient quotidiennement le flanc sud-est et l’incandescence sommitale était visible au cours de la nuit. Des panaches de cendres générés par les avalanches de débris s’élevaient jusqu’à 2,2 km au-dessus du sommet. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Fuego (Guatemala) erupted on March 10th, 2025, with lava fountains 300 m high. The ash rose up to 5 km above sea level and pyroclastic flows rushed down the flanks of the volcano over 5 to 7 km. Authorities have evacuated nearly 300 families or about 1,000 people, while warning that another 30,000 people in the area could be at risk and should evacuate themselves if necessary. Buses brought evacuees carrying belongings to a town hall turned into a temporary shelter.There is no immediate report of casualties.

An alert was issued by the authorities on March 9th in order to coordinate the response and preventive measures.The government suspended local school activities and closed a road through the village that links the south of the country to Antigua, Guatemala’s most popular tourist destination. INSIVUMEH recommended that air traffic take precautions due to ash that has spread about 50km west of Fuego.

Activity began to decrease and by 11:30 (local time) on March 10th explosions were no longer continuous. INSIVUMEH issued a report at 18:00 noting that activity and seismicity had returned to normal levels. Large amounts of ash were no longer detected in the air. Thermal anomalies were also no longer detected in satellite data.

Fuego last erupted in June 2023. A 2018 eruption officially killed 194 people and left another 234 missing, but the real death toll was much higher. .

Source : INSIVUMEH, Conred.

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Still no eruption in Iceland, although ground uplift at Svartsengi has exceeded that of previous eruptions. Some volcanologists believe that the current eruption cycle on the Sundhnúkagígar crater row is coming to an end. Others wonder whether eruptive activity could not migrate to the Krysuvik area which has experienced two seismic swarms in recent days. This hypothesis is criticized by other scientists who believe that the eruption could occur by the end of March in the same area as during the last events. This is the view of the Met Office which reports an increase in seismicity and believes that the eruption (if there is one) will take place, as previously, on the Sundhnúkur crater row.

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Mt Spurr (Alaska) is still showing signs of unrest. During recent overflights, AVO scientists observed elevated gas emissions from newly reactivated fumaroles at the volcano’s Crater Peak vent. Elevated seismic activity and ground deformation continue. The increase in gas emissions confirms that new magma has intruded into the Earth’s crust beneath the volcano and indicates that an eruption is likely, but not certain, to occur within the next few weeks or months. If it happens, it is likely to be an explosive eruption like those that occurred in 1953 and 1992 which lasted a few hours and produced ash clouds that caused minor ashfall on southcentral Alaska communities.

Source : AVO.

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As I put it in my post of 12 March 2025, Episode 13 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended at 3:13 p.m. (local time) on March 11 2025.  The north vent ceased fountaining abruptly at 3:11 p.m. Subsequently, the south fountain became unsteady and also ceased activity by 3:13 p.m. Episode 13 lasted for 12 hours and 37 minutes, and lava flows have covered more than 60% of Halemaʻumaʻu crater floor.

Like previously, deflationary tilt was observed during the episode, and inflation resumed at 3:13 p.m. after fountaining ceased, the sign of a likely 14th eruptive episode. .

SO2 emissions reached about 40,000 tonnes per day during high fountaining. Peleʻs hair was reported falling in the town of Pahala about 40 kilometers downwind to the southwest of Halemaʻumaʻu.

Each episode of Halemaʻumaʻu lava fountaining since December 23, 2024, has continued for 13 hours to 8 days and episodes have been separated by pauses in eruptive activity lasting less than 24 hours to 12 days.

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Eruptive activity is still intense at Poás (Costa Rica) and continues at a high level. In early March, requent phreatic eruptions ejected material as high as 50 m above the crater floor. The phreatic eruptions were almost continuous at Boca C and sporadic and Boca A. Radial deformation and inflation were detected in and around the crater. On 7 March 2025, the Alert Level was raised to 3 pon a scale of 4 levels and the Aviation Color code was raised to Orange (the second highest color on a four-color scale).
In a special report issued on 9 March, OVSICORI reported that two shock waves signalled an eruptive event. Steam plumes rose several hundred meters and material was likely ejected as high as 200 m above the vent, though visual confirmation was obscured by the plumes. Phreatic eruptions generated gas-and-steam plumes that rose as high as 1 km.

Activity continued during 9-10 March mainly from Boca C. The phreatic eruptions ejected material 200-400 m above the crater floor and generated steam-and-gas plumes that rose as high as 1 km. Blocks up to 1 meter in diameter were ejected from the vents onto the crater floor.

Eruptive activity continued on 11 March at similar levels, moderate- to high-level tremor was recorded, and inflation continued.

Source : OVSICORI.

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A strong thermal anomaly over Bezymianny (Kamchatka)was identified in satellite images during 28 February-6 March 2025. Incandescent debris avalanches descended the SE flanks daily and summit incandescence was visible during dark hours. Ash plumes generated from debris avalanches rose as high as 2.2 km above the summit. The Aviation Color Code remains at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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