Hawaii : Au revoir Lōʻihi, bienvenue Kamaʻehuakanaloa! // Hawaii : Bye bye Lōʻihi, welcome Kamaʻehuakanaloa!

Kamaʻehuakanaloa : le nom ne vous dit probablement rien. C’est normal car il est apparu en juillet 2021. C’est le nouveau nom que vient de donner au volcan sous-marin Lōʻihi le Hawaii Board on Geographic Names.
Le Kamaʻehuakanaloa (dont l’activité la plus récente a été observée en 1996) est l’un des six volcans surveillés par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO. L’ancien nom  – Lōʻihi – remonte à 1955, année où le volcan avait été baptisé ainsi par le Dr Kenneth O. Emery, à la suite d’un levé bathymétrique de 4 jours en 1954 au large de la côte sud de l’île d’Hawai’i. Cinq édifices sous-marins avaient été identifiés au cours de l’expédition.
Le Dr Emery, professeur à l’Université de Californie du Sud, a demandé aux membres du Bishop Museum et au directeur du HVO de donner un nom aux édifices sous-marins. Ils ont choisi des noms basés sur l’aspect physique des reliefs. C’est ainsi que la structure sous-marine située à environ 19 km au sud de la côte du Kilauea et s’élevant à 975 m sous le niveau de la mer a reçu le nom de Lōʻihi – « long » en hawaiien – parce qu’elle était plus longue que ses voisines.
Au cours de l’expédition, les scientifiques ont indiqué qu’il y avait une forte probabilité pour que les édifices sous-marins soient d’origine volcanique. Les différences qui existaient entre eux pouvaient correspondre aux premiers stades d’un volcan en formation sous le niveau de la mer. Si cette hypothèse était correcte, alors les deux édifices sous-marins les moins profonds (Papa’u et Lo’ihi) devaient être considérés comme des volcans parasites (au sens topographique et non au vu de l’activité) sur le flanc du Kilauea.
En d’autres termes, le Dr Emery a considéré que le « Loihi » était un cône volcanique entré en éruption à côté du Kilauea. Cependant, ce n’est que dans les années 1970, au moment où se sont produits des essaims sismiques, que l’édifice sous-marin a été reconnu comme un volcan actif et comme le plus jeune volcan de la chaîne Hawaii-Empereur. On pense que l’éruption la plus récente du Kamaʻehuakanaloa remonte à 1996, lorsque le HVO a détecté 4 377 séismes entre la mi-juillet et la mi-août. Des études océanographiques récentes ont également révélé que Papa’u est un bloc de faille soulevé sur la marge de l’effondrement de Hilina, et n’est pas un volcan.
Loi’hi, l’ancien nom du Kamaʻehuakanaloa, était certes descriptif mais il ne reflétait pas la culture hawaïenne. Plusieurs chants, transmis oralement et documentés par écrit bien avant l’expédition de 1954 décrivent déjà le Kamaʻehuakanaloa comme un volcan sous-marin. Pour les autochtones, Kamaʻehuakanaloa est un nom puissant qui évoque le nom de Pelehonuamea et sa naissance dans Kanaloa [l’océan]. Le nouveau nom a été adopté à l’unanimité en juillet 2021 par le Hawaiʻi Board on Geographic Names.
La récente activité explosive violente du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai (archipel des Tonga) a conduit certains Hawaiiens à se demander si le Kamaʻehuakanaloa pouvait entrer en éruption de la même façon. Les volcans hawaïens dont le sommet se trouve près de la surface peuvent émerger un jour et montrer une activité explosive par le contact du magma avec l’eau de l’océan, mais le Kamaʻehuakanaloa est actuellement trop profond pour être aussi explosif que le volcan des Tonga. De plus, comme les volcans hawaïens ont un magma plus fluide que celui du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, leurs éruptions devraient être moins violentes que celle du 15 janvier 2022.
Il faudra des millénaires avant que le Kamaʻehuakanaloa émerge de l’océan Pacifique. Le volcan fait connaître sa présence par des secousses qui sont parfois ressenties jusque sur l’île d’Hawai’i. Récemment, le matin du 24 décembre 2021, un séisme de M 4,9 sous le Kamaʻehuakanaloa a été ressenti par au moins 29 personnes entre Nāʻālehu et Kailua Kona et Honomū. Au cours des 2 semaines qui ont précédé ce séisme, plus de 50 secousses de moindre intensité avaient été détectées par le réseau de surveillance du HVO.
Bien qu’on ne le voie pas, le Kamaʻehuakanaloa n’est pas oublié. Il est honoré dans les chants et il continue de nous rappeler occasionnellement sa présence par des séismes ressentis sur la Grande Ile d’Hawaii. Dans des milliers d’années, on verra peut-être le Kamaʻehuakanalo, «l’enfant rougeâtre de Kanaloa», émerger enfin et former une nouvelle île…
Source : HVO.

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Kamaʻehuakanaloa : the name may not ring you a bell. This is fairly normal as it was updated: in July 2021, Lōʻihi Seamount was renamed Kamaʻehuakanaloa by the Hawaii Board on Geographic Names.

Kamaʻehuakanaloa (whose most recent activity occurred in 1996) is one of the six volcanoes monitoted by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO). The former name was introduced in 1955 by Dr. Kenneth O. Emery, following a 4-day bathymetric survey in 1954 off the south coast of the Island of Hawai’i. Five seamounts were identified during the survey.

Dr. Emery, a professor at the University of Southern California, asked members of the Bishop Museum and the HVO Director to name the seamounts. They selected names based on a short physical description. For the seamount located about 19 km south of the Kīlauea coastline and rising to 975 m below sea level, the name Lōʻihi was assigned, meaning « long »; indeed, this seamount is longer than its neighbours.

During the survey, the scientists speculated thaat there was a high degree of probability that the seamounts were of volcanic origin, and correspondingly that the differences which existed might be indications of the nature of the early stages of a volcano forming below sea level. If this conclusion was correct then the two shallowest seamounts (Papa’u and Loihi) should be considered parasitic (in the sense of topography not activity) volcanoes on the flank of Kilauea.

In other words, Dr. Emery interpreted “Loihi” to be a volcanic cone erupted by Kilauea. However, the seamount was recognized to be an active submarine volcano, and the youngest volcano in the long line of the Hawaiian-Emperor chain, because of earthquake swarms in the 1970s. Kamaʻehuakanaloa’s most recent eruption is thought to have been in 1996, when HVO detected 4,377 earthquakes between mid-July and mid-August. Recent oceanographic surveys have also determined that Papa’u is an uplifted fault block on the margin of the Hilina slump, not a volcano

Kamaʻehuakanaloa’s previous name was descriptive but failed to reflect Hawaiian cultural knowledge. Several chants, orally passed down and documented in writing decades before the 1954 expedition, describe Kamaʻehuakanaloa, an undersea volcano. For local Hawaiians, Kamaʻehuakanaloa is a powerful name that invokes the name of Pelehonuamea and her birth out of Kanaloa [the ocean]. The new name was unanimously adopted in July 2021 by the Hawaiʻi Board on Geographic Names.

The recent violent explosive activity at Hunga Tonga-Hunga Ha’apai volcano (Tonga archipelago) has some residents wondering if Kamaʻehuakanaloa has a potential for similar eruptions. Hawaiian volcanoes near the surface may emerge some day and evince explosive interactions with ocean water, but Kamaʻehuakanaloa is currently too deep underwater to become as explosive as th Tongan volcano. Additionally, because Hawaiian volcanoes have more fluid magma than Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, their eruptions should be smaller than the January 15th, 2022 catastrophic blast.

It will be a millennia before Kamaʻehuakanaloa emerges from the Pacific Ocean. The volcano makes its presence known with earthquakes that are occasionally felt on the island of Hawai’i. Most recently, just before Christmas in the early morning of December 24th, 2021, an M 4.9 earthquake under Kamaʻehuakanaloa caused weak to light shaking felt by at least 29 people from Nāʻālehu to as far north as Kailua Kona and Honomū. In the 2 weeks leading up to this earthquake, over 50 smaller earthquakes had been detected by HVO’s monitoring network.

Kamaʻehuakanaloa may be out of sight, but it is not out of mind. It is honored in chants and though it remains under the ocean surface, it continues to occasionally remind us of its presence with earthquakes we can feel on land. In thousands of generations, perhaps our descendants will witness Kamaʻehuakanalo, the “reddish child of Kanaloa,” finally emerging and forming a new island.

Source: HVO.

 

Séquence sismique sur le Lō‘ihi en mai 2020, quelques mois avant que le volcan reçoive son nouveau nom (Source: USGS)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Dernière minute :

À l’aide d’images satellitaires et d’instruments GPS haute technologie, les géophysiciens de l’Observatoire Volcanologique des Cascades ont détecté une légère inflation du sol d’environ 2,2 cm à environ 5 km à l’ouest du South Sister, l’un des édifices des Three Sisters (Oregon) entre l’été 2020 et août 2021. Des épisodes de soulèvement du sol ont déjà été observés dans cette zone au milieu des années 1990. Bien que la vitesse de soulèvement actuelle soit plus lente qu’en 1999-2000, elle est nettement plus rapide que celle observée pendant plusieurs années avant 2020. Le soulèvement est probablement provoqué par de petites accumulations de magma à environ 7 km sous la surface du sol. Cependant, il n’y a aucun signe d’éruption à court terme.
Dans le même temps, les sismologues ont enregistré plusieurs brefs épisodes sismiques en octobre 2021, décembre 2021 et janvier 2022. Cependant, la plupart de ces événements superficiels avaient des magnitudes trop faibles pour pouvoir être localisés avec précision.
Le niveau d’alerte des Three Sisters et la couleur de l’alerte aérienne restent inchangés, respectivement à Normal et à la couleur Verte.

Source: USGS

Les Three Sisters, avec la South Sister à droite (Photo: C. Grandpey)

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Lors de l’éruption du 22 décembre 2021 au 17 janvier 2022, un nouveau cône volcanique s’est formé sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Il vient d’être baptisé « Piton Karay » par les équipes de l’OVPF, du Parc national et de la Cité du Volcan qui expliquent que « le choix de ce nom a été orienté par la forme en marmite hémisphérique du cône volcanique. Lors de l’éruption, il a notamment hébergé un lac de lave débordant à plusieurs reprises des bords du cratère« .

Le mot Karay désigne en créole réunionnais une marmite de forme hémisphérique avec deux anses sur les côtés. En Inde, cet ustensile de cuisine est généralement appelé “karahi” qui fut par la suite créolisé en “caraye” Ce choix de nom permet également d’honorer la mémoire des engagés indiens, qui ont enrichi la langue réunionnaise avec des mots tels que Karay.

Source: Réunion la 1ère.

 

Piton Karay (Crédit photo: Patrice Huet, Cité du Volcan, que je salue ici)

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Une incandescence a été observée sur le volcan Callaqui (Chili) le 27 janvier 2022.
La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1980, avec un VEI 1.
Selon l’analyse des images obtenues à partir d’une caméra fixe, la lueur observée en permanence la nuit dans le secteur sud-ouest du cratère correspondrait à une augmentation de la température des émissions gazeuses. Ce phénomène n’avait pas été observé depuis l’installation des caméras fixes en 2012.
Pendant la journée, un dégazage plus intense qu’auparavant est observé dans la zone de l’incandescence.
Le niveau d’alerte volcanique reste au Vert.
Source : SERNAGEOMIN.

 

(Crédit photo: Smithsonian Institution)

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Une hausse d’activité a été observée sur le Taal (Philippines) les 29 et 30 janvier 2022. 9 petites explosions phréatomagmatiques d’une durée de 10 secondes à 2 minutes, ont été enregistrés le 29 janvier. 31 séismes d’origine volcanique ont également été enregistrés, dont 14 événements d’une durée de 1 à 3 minutes . Une importante activité de dégazage a été observée, avec des panaches s’élevant jusqu’à 2 km de hauteur. Les émissions de SO2 atteignaient 10 036 tonnes/jour le 29 janvier.
L’entrée dans la Volcano Island du Taal, en particulier dans la zone du cratère principal (Main Crater), est interdite. De la même façon, la navigation de plaisance sur le lac Taal n’est pas autorisée.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2.
Source : PHIVOLCS.

 

Source: Wikipedia

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Le 26 janvier, l’AVO a publié un bulletin indiquant qu’un essaim sismique s’était produit à proximité du Davidof (Aléoutiennes), un stratovolcan essentiellement sous-marin dans les îles Rat. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 4,9. Un essaim semblable s’est produit en décembre 2021. Aucun signe d’activité volcanique n’a été observé sur les images satellites récentes., mais un réveil du volcan ne saurait être exclu. En conséquence, l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et à relevé le niveau d’alerte volcanique à « Advisory » (surveillance conseillée).

 

Crédit photo: AVO

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) n’arrête pas de faire des « pauses ». La lave réapparaît ponctuellement et faiblement sur le plancher du cratère de l’Halema’uma’u. La sismicité est faible, ainsi que les émissions de SO2. Aucune autre activité n’est observée ailleurs sur le volcan.

Source: HVO.

Image thermique typique du cratère de l’Halema’uma’u ces jours-ci (Source: HVO)

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On observe depuis le 30 janvier 2022 une faible activité strombolienne sur l’Etna (Sicile) au niveau du Cratère Sud-Est avec des émissions de cendres sporadiques qui se dispersent rapidement dans l’atmosphère. L’INGV indique que l’amplitude du tremor est relativement stable avec des valeurs moyennes. Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’est observée. Les émissions de cendres n’affectent pas l’aéroport de Catane.
Parallèlement à cette activité éruptive, un séisme de magnitude M 2,2 a été enregistré à 13h30 le 30 janvier à 4 kilomètres au nord-ouest de Milo et à une profondeur de 5 kilomètres.

Source: INGV.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Pavlof (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit, avec des périodes de tremor élevé. De petites explosions sont enregistrées quotidiennement. Une image satellite du 19 janvier montrait que la coulée de lave sur le flanc E s’étirait sur1,3 km de longueur, tandis qu’un lahar sur le même flanc mesurait 4,4 km de long.
Le niveau d’alerte volcanique reste à Vigilance (Watch) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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Les autorités le craignaient et c’est arrivé. Jusque-là épargnées par la pandémie de Covid-19, les îles Tonga sont entrées en confinement le 2 février 2022 après avoir recensé deux cas positifs parmi les habitants de Nuku’alofa, la capitale. Ces hommes avaient travaillé dans le port de la ville, où l’aide humanitaire était arrivée par bateau. A noter que le navire australien HMAS Adelaïde a accosté la semaine dernière à Nuku’alofa pour décharger de l’aide, avec une vingtaine de membres d’équipage contaminés par le virus! Ce dernier est probablement entré dans l’archipel en même temps que les vivres et autres bien de première nécessité envoyés par l’Australie et la Nouvelle Zélande suite à l’éruption majeure du 15 janvier dernier.

L’archipel des Tonga avait fermé ses frontières au début de 2020, en raison de la pandémie. Depuis, ce pays de 100.000 habitants n’avait enregistré qu’un seul cas de Covid-19, celui d’un homme arrivé de Nouvelle-Zélande en octobre 2021 et qui s’est depuis totalement remis.

Source: presse internationale.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Latest :

Using satellite imagery and sophisticated GPS instruments, Cascades Volcano Observatory geophysicists have detected a subtle uplift increase of about 2.2 cm in the rate in the ground surface about 5 km west of South Sister volcano (Oregon) between the summer of 2020 and August 2021. Episodes of increased uplift have been observed in this area in the mid-1990s. Although the current uplift rate is slower than the maximum rate measured in 1999-2000, it is distinctly faster than the rate observed for several years before 2020. The uplift is attributed to small pulses of magma accumulating at roughly 7 km below the ground surface. However, there are no signs of an eruption in the short term.

Additionally, seismologists observed brief bursts of small earthquakes in October 2021, December 2021, and January 2022. However, most of these shallow events are too small to locate precisely.

The volcano’s alert level and aviation color code remain at NORMAL / GREEN.

Source: USGS.

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During the eruption from December 22nd, 2021 to January 17th, 2022, a new volcanic cone was formed at Piton de la Fournaise (Reunion Island). It has just been named « Piton Karay » by the teams of tOVPF, the National Park and the Cité du Volcan who explain that « the choice of this name was oriented by the pot shape of the hemispherical volcanic cone. During the eruption, it notably hosted a lava lake overflowing several times from the edges of the crater ».
The word Karay designates in Reunion Creole a hemispherical pot with two handles on the sides. In India, this kitchen utensil is generally called “karahi” which was later creolized into “caraye” This choice of name also honors the memory of the Indian workers, who enriched the Reunionese language with words such as Karay .
Source: Réunion la 1ère.

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Incandescence was observed at the the Callaqui volcano (Chile) on January 27th, 2022.

The last eruption of this volcano took place in 1980, with a VEI 1.

According to the analysis of images obtained from a fixed camera, the glow permanently observed at night in the southwest sector of the crater is interpreted as an increase in the temperature of the emissions. This phenomenon had not been recorded since the installation of fixed cameras in 2012.

During the day, degassing is observed with greater intensity in the area of the incandescence.

The volcano alert level remains at Green.

Source: SERNAGEOMIN.

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Activity increased at Taal volcano (Philippines) on January 29th and 30th, 2022. 9 small phreatomagmatic events lasting from 10 seconds to 2 minutes, were registered on January 29th 31 volcanic earthquakes were also registered, including 14 volcanic events lasting from 1 to 3 minutes. Significant steaming anddegassing activity was observed, with plumes rising up to 2 km. SO2 emissions reached 10 036 tonnes/day on January 29th.

Entry into Taal Volcano Island, especially the Main Crater area, is not allowed. Boating on Taal Lake is also prohibited

The volcano alert level remains at 2.

Source: PHIVOLCS.

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On January 26th, AVO released a bulletin indicating that a seismic swarm had occurred in the vicinity of Davidof volcano (Aleutians), a mostly submerged stratovolcano in the Rat Islands group. The largest earthquake had a magnitude of M 4.9. A similar event occurred in December 2021. No signs of volcanic unrest have been observed in recent satellite images.
Due to the possibility of escalating volcanic unrest, AVO has raised the Aviation Color Code and Volcano Alert Level to Yellow and Advisort, respectively.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) never stops making ‘pauses’. Lava reappears punctually and weakly on the crater floor of Halema’uma’u. Seismicity and SO2 emissions keep low levels. No activity is observed elsewhere on the volcano.

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Weak Strombolian activity has been observed since January 30th at Mt Etna‘s SE Crater (Sicily), with sporadic ash emissions which disperse quickly in the atmosphere. INGV indicates that the amplitude of the tremor is relatively stable with medium values. No significant deformation of the volcanic edifice is observed. Ash emissions do not affect Catania airport.
Along with this eruptive activity, an M 2.2 earthquake was recorded at 1:30 p.m. on January 30th, 4 kilometers northwest of Milo, at a depth of 5 kilometers.
Source: INGV.

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The eruption at Pavlof (Aleutians / Alaska) continues, with periods of elevated tremor. Small daily explosions are recorded. A satellite image from January 19th showed that the lava flow on the E flank was 1.3 km long, and a lahar on the same flank was 4.4 km long.

The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code is kept at Orange.

Source: AVO.

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It was feared by the authorities and it happened. Until then spared by the Covid-19 pandemic, the Tonga archipeago went into lockdown on February 2nd, 2022 after identifying two positive cases among the inhabitants of Nuku’alofa, the capital. These men had worked in the town’s port, where humanitarian aid had arrived by boat. It should be noted that the Australian ship HMAS Adelaïde docked last week in Nuku’alofa to unload aid, with around twenty crew members infected with the virus! The latter probably entered the archipelago at the same time as food and other basic necessities sent by Australia and New Zealand following the major eruption on January 15th.
The Tonga archipelago had closed its borders at the beginning of 2020, due to the pandemic. Since then, this country of 100,000 inhabitants had recorded only one case of Covid-19, that of a man who arrived from New Zealand in October 2021 and who has since fully recovered.
Source: international news media.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Un essaim sismique en Islande n’annonce pas toujours une éruption! // A seismic swarm in Iceland does not always herald an eruption!

Un essaim sismique en Islande n’est pas toujours le signe d’une éruption imminente ! La sismicité peut également avoir une origine tectonique car l’île se situe à la frontière entre les plaques nord-américaine et eurasienne.
Cependant, il semble que l’événement de magnitude M 3.7 enregistré dans la région de Húsafell, dans l’ouest de l’Islande, à 00h05 le 1er février 2022 n’appartienne à aucune des deux catégories.
La source du séisme a été localisée à 18,5 km au sud-ouest de Húsafell, à une profondeur de 3 km. Plus d’une douzaine de répliques ont suivi, avec un événement atteignant M 3.0.
Un essaim sismique est observé dans la région depuis le début de 2022 et les événements les plus significatifs avaient des magnitudes de M 3,3 et M 3,1. Le dernier séisme de M3.7 a été ressenti à Borgarfjörður, ainsi que dans la région de la capitale et à Akranes.
Le Met Office islandais explique qu’il s’agit du plus puissant séisme à avoir frappé cette région depuis des décennies et du plus grand essaim sismique dans la région depuis que le Met Office a commencé ses observations dans les années 1990. L’activité sismique est principalement concentrée à l’ouest d’Ok, le glacier qui a perdu sa classification en tant que tel en 2019. Le nombre de séisme dans cette zone a environ doublé chaque semaine depuis la fin décembre, pour atteindre 171 événements entre le 17 et le 23 janvier.
Les géologues islandais confirment que la zone n’est pas une zone d’activité volcanique et « il n’y a aucune raison de croire que l’activité sismique est liée à des mouvements de magma ». Ils pensent qu’il s’agit probablement « d’un de ces essaims sismiques intraplaques qui se produisent de temps en temps. Ils se produisent à l’intérieur d’une plaque tectonique, pas à la limite de plaques, ni dans la zone volcanique de la péninsule de Snæfellsnes. Donc, ceux qui voient des éruptions partout en Islande doivent se calmer !
Source : Iceland Monitor.

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An earthquake qwarm in Iceland is not always the sign of an impending eruption! Seismicity can also have a tectonic origin as the island lies at the border between the North American and Eurasian plates.

However, it looks as if the M 3.7 event that was recorded in the Húsafell area, West Iceland, five minutes past midnight on February 1st did not belong to any of the two categories.

The source of the quake was 18.5 km southwest of Húsafell, at a depth of 3 km. More than a dozen aftershocks followed, with one event reaching M 3.0.

A seismic swarm has been observed in the area since the beginning of 2022 and the most significant events measured 3.3 and 3.1. The latest M3.7 quake was felt in Borgarfjörður, as well as in the capital area and in Akranes.

The Icelandic Met Office says it is the largest earthquake to hit this area in decades and the largest seismic swarm in the area since the Met Office started monitoring in the 1990s. Seismic activity was mainly concentrated west of Ok, the former glacier which lost its classification as such in 2019. The earthquake rate in this area has approximately doubled every week since late December, with 171 events between January 17th and 23rd.

Icelandic geologists confirm that the area is not one of volcanic activity and « there is no reason to believe that this is connected to magma movements.” They think it is likely « one of those occasional intraplate earthquake swarms. This is occurring inside a tectonic plate, not at a tectonic plate boundary, nor is it in the volcanic zone of the Snæfellsnes peninsula. So, those who see eruptions everywhere in Iceland should calm down!

Source: Iceland Monitor.

Source: IMO

 

Les risques de la neige de culture pour le ski de fond // The hazards of artificial snow for cross country skiing

Avec le réchauffement climatique, la saison de ski raccourcit et il tombe moins de neige sur les montagnes. Les stations de ski doivent donc recourir à la neige artificielle pour tenter de sauver leur saison. Cependant, il semble que la neige artificielle soit loin d’être parfaite et les skieurs de fond expliquent qu’ils doivent faire face à de nouveaux dangers.
Il y a l’exemple d’un skieur britannique qui a percuté une clôture en bois dans un virage en descente et a fini sa course contre un poteau, avec une fracture de la jambe. Un Américain a glissé sur une plaque de glace au bas d’une descente et s’est écrasé contre une clôture. Un ski s’est brisé, l’autre s’est tordu et le skieur s’est cassé une jambe. De telles scènes ne se sont pas déroulées pendant des épreuves de ski alpin. Elles se sont produites sur des pistes de ski de fond et de biathlon en neige artificielle.
De nombreux skieurs nordiques et biathlètes de haut niveau affirment que de tels accidents sont de plus en plus fréquents, car le changement climatique réduit la présence de neige naturelle, obligeant les coureurs à se lancer sur des pistes recouvertes de la version artificielle. Les organisateurs de courses olympiques et de Coupe du monde sont souvent contraints de recourir aux enneigeurs pour éviter l’annulation des compétitions.
Les skieurs professionnels expliquent que courir sur de la neige artificielle comporte des risques. Elle une teneur en humidité plus élevée; elle gèle donc plus facilement; elle est aussi plus rapide et donc plus dangereuse. Les chutes sont également plus douloureuses car il n’y a pas de bas-côtés pour amortir les chocs, seulement un sol rocheux et boueux.
Certaines stations comme Le Grand Bornand et Bessans en France fabriquent de la neige puis la stockent sous de la sciure pendant l’été, et l’étalent sur les pistes lorsqu’il fait froid. Le problème est que la neige artificielle ne s’améliore pas avec l’âge. Les organisateurs de courses devraient en tenir compte lors de la conception des parcours.
Contrairement aux équipements alpins, les skis de fond n’ont pas de carres métalliques. Ils sont conçus pour être minces et légers pour grimper des collines et glisser sur des plats. Les chaussures sont souples et se connectent au ski avec une seule barre métallique sous la pointe. Les skieurs nordiques n’utilisent pas la carre du ski pour prendre les virages. Au lieu de cela, ils font des petits pas pour contourner la courbe. Tout cela est plus difficile sur la neige artificielle.
La Fédération internationale de ski, qui supervise le ski de compétition dans le monde entier, fait le suivi des blessures depuis 2006. Les rapports portent sur le ski alpin, le ski acrobatique, le snowboard et le saut à ski. Mais il n’y a pas de données sur les blessures dans les épreuves nordiques qui comprennent le ski de fond, le biathlon et le combiné nordique.
D’autres facteurs entrent en jeu. La conception des pistes de ski devrait être revue car aujourd’hui tout va plus vite Un professeur de sciences de l’atmosphère à l’Université de l’Utah explique que la neige artificielle est très différente de la neige naturelle : « Ce n’est que de l’eau qui est propulsée à travers des buses qui la brisent en gouttelettes extrêmement fines qui gèlent ensuite. La structure de la neige naturelle est fondamentalement différente. » La neige artificielle a une teneur en eau plus élevée, elle a donc une densité élevée et a tendance à être vraiment durable; cela la rend parfaite pour le ski alpin de compétition, beaucoup moins pour le ski de fond.
Le changement climatique a bouleversé le ski de fond, mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle ce sport est devenu plus dangereux. Les circuits de compétition sont plus courts, en partie à cause du manque de neige, mais aussi pour que les skieurs passent plus souvent devant les spectateurs et les caméras de télévision. Des boucles plus courtes signifient plus de virages, et donc plus de chutes.
Source : Yahoo News.

J’aime beaucoup l’expression « fake snow » utilisée parfois par les Anglo-Saxons pour faire référence à la neige de culture. Elle est pleine se sens!

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With global warming, the ski season is getting shorter and less snow is falling on the mountains, so ski resorts have to resort to articicial snow to try and save their season. However, it looks as if artificial snow is far from perfect and cross country competitors explain they have to face new dangers.

There is the example of a British skier who crashed through wooden fencing on a downhill corner and slammed into a pole, breaking his leg. An American hit an icy patch at the bottom of a hill and crashed into a fence, breaking one ski and twisting the other, also breaking his leg. These scenes are not from high speed Alpine ski events. They happened on cross country ski and biathlon tracks made with artificial snow.

Many top Nordic skiers and biathletes say crashes like these are becoming more common as climate change reduces the availability of natural snow, forcing racers to compete on tracks with the manmade version. Olympic and World Cup race organizers have come to rely on snow-making equipment to avoid the cancellation of competitions.

Professional skiers explain that racing on manmade snow comes with risks. It has a higher moisture content, so it is icier, therefore faster and more dangerous. It also hurts more if you fall outside of the course when there is no fluffy snowbank, but a rocky and muddy hard ground.

Some resorts like Le Grand Bornand and Bessans in France make snow and then store it under wood chips through the summer and spread it around a track when it gets cold. The problem is that artificial snow does not get better with age. Race organizers should take that into consideration when designing courses.

Unlike Alpine equipment, cross county skis don’t have metal edges. They are designed to be thin and lightweight for climbing hills and gliding over flats. The boots are flexible and connect to the ski with a single metal bar under the toe. Nordic skiers don’t use the edge of the ski to navigate around a corner. Instead, they take fast baby steps to get around the curve. All of that is more difficult on manmade snow.

The International Ski Federation, which oversees ski racing around the world, keeps track of injuries going back to 2006. The reports track Alpine skiing, freestyle skiing, snowboarding and ski jumping. But there is no data for injures in the Nordic events, which include cross country skiing, biathlon and Nordic combined.

There are other factors in play. The way ski trails were designed for natural snow should be modified now because everything is faster. A professor of atmospheric sciences at the University of Utah explained that artificial snow is very different from natural snow : “What it is is water that’s blown through nozzles that break up the water into extremely small and tiny droplets that then freeze. While the structure of natural snow is fundamentally different. » Manmade snow has a higher water content so it has a high density and tends to be really durable, making it good for ski racing, at least for Alpine ski racing.

Climate change has definitely changed cross country skiing, but it is not the only reason the sport is more dangerous. Racecourses are shorter partly due to limited snow, but also to bring the skiers through the arena more often for the spectators and television cameras. Shorter loops mean more corners, which means more crashes.

Source: Yahoo News.

l like very much the expression « fake snow » sometimes used to refer to articicial snow ! It means a lot!

Les enneigeurs permettent de compenser le manque de poudreuse, mais pour combien de temps? (Photo: C. Grandpey)