Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le dernier rapport de l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG) de 2021 indique que l’activité volcanique est actuellement intense sur le flanc sud de Nyiragongo (RDC) qui conduit vers la ville de Goma.

Selon l’OVG, les observations de terrain effectuées du 23 au 29 décembre 2021 montrent que l’activité se concentre entre Kibati, Shaheru et Mudjoga. Elle se caractérise par des fumerolles blanches et bleuâtres et une chaleur intense. En d’autres endroits de la zone, on observe des effondrements et une odeur de dioxyde de soufre se fait sentir. Des épisodes de tremor intenses sont également enregistrés aux stations de Nyiragongo sommet, Kibati, Rusayo et Bulengo, Il est demandé aux habitants de Goma et de la périphérie d’être vigilznts et d’observer les strictes règles d’hygiène en lavant les mains et les légumes, en couvrant les aliments et la vaisselle et à ne pas utiliser l’eau de pluie et du lac non traitée comme eau de boisson et de rapporter tout phénomène anormal constaté en rapport avec le volcan.

Source: lesvolcansnews.net, OVG.

Crédit photo : Wikipedia

++++++++++

L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) se poursuit. Le tremor montre toujours des fluctuations dues à l’édification du cône au-dessus de la fissure éruptive ou à la libération de bulles de gaz. Son amplitude se situe à 50-60% de sa valeur initiale. Les fontaines de lave dépassent rarement la lèvre du cône

De nombreuses résurgences sporadiques de coulées de lave sont visible sur la voûte du tunnel de lave qui s’est mis en place en aval du cône. Le front de la coulée ne progresse que très lentement et a plutôt tendance à s’étaler latéralement.

Source: OVPF.

Voici de nouvelles photos prises le 2 janvier 2022 par l’ami Christian Holveck que je remercie chaudement.

Photos : C. Holveck

++++++++++

C’est le grand calme en ce moment sur la Péninsule de Reykjanes. La sismicité a retrouvé un niveau quasiment normal. La question est de savoir si cette situation est définitive, ou si, comme au moi de mars 2021, elle est le prélude à une nouvelle éruption. Mais ça, personne ne le sait.

 Source :  IMO

++++++++++

Aux dernières nouvelles, les mesures de gaz effectuées dans 75 maisons situées dans la zone rouge de l’île de Vulcano (Iles Eoliennes) ont donné des résultats négatifs. Il n’y a eu qu’une maison où les mesures ont révélé une valeur élevée. La maison est inhabitée depuis novembre. Le propriétaire était censé revenir ce lundi, mais il ne pourra pas occuper son logement pour le moment.
Une autre bonne nouvelle est que les mesures réalisées dans la zone rouge par les techniciens de l’ARPA et de l’ISPRA sont également révélé des valeurs normales.
En revanche, ce qui inquiète les habitants de Vulcano, c’est la déclaration d’état d’urgence promulguée par le gouvernement Draghi qui est valable pour une période de six mois, en raison des fortes concentrations dans l’air du CO2, du SO2 et de l’H2S. Les hôteliers, tour-opérateurs et autres commerces se demandent si cette situation d’urgence est destinée à durer jusqu’en juin. En conséquence, ils ont sollicité une rencontre avec l’INGV et la Protection civile. L’état d’urgence déclaré par le gouvernement Draghi prévoit toutefois une contribution de 2 millions d’euros (la Région avait demandé 5 millions) qui servira notamment au ravitaillement, à l’achat de nouveaux équipements, à la signalétique et à cinq stations mobiles qui seront utilisées en permanence pour garder l’île sous observation, avec l’envoi en temps réel des données aux structures scientifiques.
Source: Notiziaro Eolie.

Image thermique du cratère de La Fossa (Source: INGV)

++++++++++

L’éruption du Kilauea (Hawaï) n’est vraiment pas vigoureuse. La lave est émise faiblement – ou pas du tout – à partir d’une bouche dans la paroi ouest du cratère de l’Halema’uma’u.
Aucune activité particulière n’a été observée dans l’East Rift Zone du Kilauea.
Source : HVO.

 Le plancher de l’Halema’uma’u vu par la caméra thermique du HVO

++++++++++

L’éruption du Semeru (Indonésie) se poursuit. Des avalanches de blocs sont toujours observées dans lla ravine de Kobokan sur le flanc SE du volcan, ainsi que des coulées pyroclastiques pouvant atteindre 5 km de distance.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1-4). Le public est prié de rester à au moins 500 m de la ravine de Kobokan et des autrezs ravines en raison du risque de lahar, d’avalanches et coulées pyroclastiques.
Source : CVGHM.

Photo : C. Grandpey

°°°°°°°°°°

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

—————————————

Here is some news of volcanic activity around the world :

The latest report from the Goma Volcanological Observatory (OVG) for 2021 indicates that volcanic activity is currently intense on the southern flank of Nyiragongo (DRC) which leads to the city of Goma.
According to OVG, field observations from December 23rd to 29th, 2021 show that activity is concentrated between Kibati, Shaheru and Mudjoga. It is characterized by white and bluish fumaroles and intense heat. In other parts of the area, collapses can be observed and the smell of sulfur dioxide can be felt. Episodes of intense tremor are also recorded at the stations of Nyiragongo summit, Kibati, Rusayo and Bulengo. Residents of Goma and the outskirts are asked to be vigilant and observe the strict rules of hygiene by washing their hands and vegetables, covering food and dishes, and not to use rain and lake water as drinking water if it has not been purified. People are also asked to report any abnormal phenomenon observed in connection with the volcano.
Source: lesvolcansnews.net, OVG.

++++++++++

The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continues. The tremor still shows some fluctuations; its amplitude is approximately 50-60% of its initial value. Lava fountains rarely rise beyond the rim of the cone
The lava tunnel activity at the foot of the cone continues, with occasional outbreaks. The flow front is progressing very slowly and rather laterally..
Source: OVPF.

See above more photos taken on January 2nd, 2022.

++++++++++

The situation is currently very quiet on the Reykjanes Peninsula. Seismicity has fallen back to background levels. The question is to know whether this is a definitive situation, or if it is heralding a new eruption, like in March 2021. But nobody is able to answer this question.

++++++++++

The eruption of Kilauea (Hawaii) is not very vigorous; it has just started a new  » pause », after lava had emerged from a vent in the western wall of Halema’uma’u Crater.
No unusual activity has been observed in Kilauea’s East Rift Zone.
Source: HVO.

++++++++++

According to the latest news, gas measurements carried out in 75 houses located in the red zone of the island of Vulcano (Aeolian Islands) gave negative results. There was only one house where the measurements showed a high value. The house has been uninhabited since November. The owner was supposed to come back this Monday, but he will not be allowed to occupy his accomodation for the moment.
Another good news is that measurements made in the red zone by technicians from ARPA and ISPRA also revealed normal values.
On the other hand, what worries the inhabitants of Vulcano is the declaration of state of emergency promulgated by the Draghi government which is valid for a period of six months, due to the high concentrations in the air of CO2, SO2 and H2S. Hotel owners, tour operators and other businesses are wondering if this emergency is destined to last until June. Consequently, they requested a meeting with INGV and Civil Protection. The state of emergency declared by the Draghi government, however, provides for a contribution of 2 million euros (the Region had requested 5 million) which will be used in particular for supplies, the purchase of new equipment, signage and five mobile stations which will be used permanently to keep the island under observation, with the data being sent in real time to scientific structures.
Source: notizarioeolie.it.

++++++++++

The eruption of Semeru (Indonesia) continues. Block avalanches are still observed down the Kobokan drainage on the SE flank, as well as pyroclastic flows that may trvel as far as 5 km.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay at least 500 m away from the Kobokan drainage and other drainages due to lahar, avalanche, and pyroclastic flow hazards.

Source: CVGHM.

°°°°°°°°°°

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

La vie sous l’Antarctique // Life underneath Antarctica

Lorsqu’on prononce le mot Antarctique, on pense en général à un désert de glace, même si on sait qu’il existe des formes de vie à la surface du continent avec les phoques et les manchots.
Une nouvelle étude publiée fin décembre 2021 dans la revue Current Biology nous apprend que des scientifiques ont découvert des formes de vie plus abondantes que prévu sous la banquise antarctique.
En utilisant la technique du forage à l’eau chaude, des scientifiques de l’Institut Alfred Wegener en Allemagne ont percé deux trous d’environ 200 mètres de profondeur dans la banquise antarctique. Au fond des forages, ils ont découvert sur le plancher océanique des fragments de vie appartenant à plus de 77 espèces. Certaines d’entre elles avaient déjà été observées en Antarctique, mais les fragments de plusieurs nouvelles espèces sont inconnus dans la région. Cette abondance d’êtres vivants dans ces conditions extrêmes est très surprenante et nous rappelle à quel point la vie marine en Antarctique est unique en son genre.La plupart de ces nombreuses espèces animales se nourrissent de phytoplancton, en sachant qu’aucune plante ou algue ne peut vivre dans cet environnement.
Les chercheurs expliquent que la chose la plus surprenante est la durée de vie sous l’Antarctique. La datation au Carbone 14 de fragments prélevés sur les fonds marins révèle un laps de temps allant de l’époque actuelle jusqu’à il y a 5 800 ans. Les chercheurs rappellent par ailleurs que les théories actuelles affirment que la vie devient moins abondante au fur et à mesure que l’on s’éloigne de l’eau libre. Effectivement, certains poissons et autres vers peuvent vivre dans ces environnements. Cependant, les organismes filtreurs comme ceux observés par les scientifiques allemands sont généralement les premiers à disparaître et encore plus lorsque l’on s’éloigne de l’eau et du soleil. Cela ne semble donc pas être le cas sous l’Antarctique.
Les scientifiques se désespèrent en constatant les effets du réchauffement climatique sur l’Antarctique. Cela signifie qu’ils auront de moins en moins de temps pour étudier ces formes de vie avant que leur environnement ne cesse d’exister.
Sources : Yahoo News, BGR.

Cette étude confirme les découvertes de vie que le biologiste marin français Laurent Ballesta (que je salue ici) avait faites lors d’une remarquable plongée sous la banquise antarctique en 2016. Dans le même temps, Vincent Munier (que le salue également) avait fait un très bon reportage en surface sur les moeurs des manchots La vidéo de cette expédition dirigée par le cinéaste Luc Jacquet et intitulée « Antarctica, sur les traces de l’empereur » est disponible aujourd’hui en DVD.

——————————————

When you mention the word Antarctica, you think about a frozen wasteland, although you’ve heard there is some life on the continent: seals,penguins…

In a new study published late December in the journal Current Biology, scientists have discovered more marine life than previously expected under the Antarctic ice shelf.

Using hot water, scientists from the Alfred Wegener Institute in Germany drilled two holes. The holes were roughly 200 meters deep in the Antarctic ice shelf. There they found fragments of life on the seabed which included over 77 species. Some of the species had already been discovered in Antarctica. However, there were fragments from several new species that they did not previously know about in the area. The discovery of so much life living in these extreme conditions comes as a complete surprise and reminds us how Antarctic marine life is so unique and special. Among the many animal types, most feed on phytoplankton, yet no plants or algae can live in this environment.

Researchers say that the most surprising thing is how long life has been underneath Antarctica. Carbon dating of dead fragments of these seafloor animals varied from current to 5,800 years, Despite living 3-9km from the nearest open water, an oasis of life may have existed continuously for nearly 6,000 years under the ice shelf. The researchers also note that current theories say life becomes less abundant as you move further from the open water. Indeed, some fish, worms, and other small mobile scavengers can live in these environments. However, filter feeding organisms like the ones found by scientists usually disappear first. Especially as you move farther from the water and sun. That does,not appear to be the case underneath Antarctica.

Unfortunately, scientists say the rapid rate of climate change our world is currently undergoing means we have less and less time to study these lifeforms before their environment ceases to exist.

Sources: Yahoo News, BGR.

Islande : le calme avant la tempête? // Iceland : the calm before the storm?

La sismicité a fortement chuté sur la Péninsule de Reykjanes suite à l’essaim intense enregistré les semaines précédentes. Seuls quelques événements mineurs sont enregistrés ces jours-ci, dépassant rarement la magnitude M 3,0. La sismicité du début décembre s’était accompagnée d’une inflation du sol, probablement causée par une intrusion magmatique. Tout laissait croire qu’une nouvelle éruption était sur le point de démarrer. Quelle est la signification de l’activité sismique remarquablement faible observée actuellement?

Personne ne le sait vraiment. Les scientifiques islandais nous rappellent qu’une période calme semblable avait suivi la sismicité élevée avant l’éruption dans la Geldingadalir en mars 2021. Cependant, ils ajoutent que la puissance libérée ces derniers jours était bien inférieure à celle de mars 2021. S’il devait y avoir une autre éruption, elle se produirait probablement dans un secteur proche de la précédente, mais il se pourrait aussi qu’elle se produise dans une zone où se trouvent des infrastructures et des habitations. Mais ce ne sont là que des supputations. Il faut juste…attendre et voir!

———————————————

Seismicity has sharply dropped on the Reykjanes Peninsula following the intense swarm recorded in the previous weeks. Only a few mild events are recorded these days, rarely exceeding M 3.0. The sismicity of early December was accompanied by ground inflation, likely caused by magma intrusion. It looked as if another eruption was about to start again.

What’s the meaning of the remarkably low seismic activity that is currently observed.? Nobody really knows. Icelandic scientists remind us that a similar quiet period had folloed the elevated seismicity that preceded the eruption in Geldingadalir in March 2021. However, they add that the power being released in the past days was far less than what it was in March 2021. If there was to be another eruption it is expected to be in a location very close to the original volcano, but there is a chance that it could take place in an area that is much more concerning to infrastructure and personal property. Whoio knows? Wait and see!

Source: IMO

Mesure des gaz sur le Kilauea (Hawaii) // Gas measuring on Kilauea Volcano (Hawaii)

Lors d’une éruption, le dioxyde de soufre (SO2) est souvent mentionné par les volcanologues. À Hawaii, c’est la principale composante du vog, ou brouillard volcanique. Cependant, d’autres gaz sont présents dans un panache éruptif et il est intéressant d’étudier leur rapport, comme celui entre le SO2 et le HCl (dioxyde de soufre/chlorure d’hydrogène). Il est également intéressant de connaître la quantité de CO2 (dioxyde de carbone) dissous dans le verre volcanique.
Sur le Kilauea, c’est le travail de l’Hawaiian Volcano Observatory (HVO) d’effectuer ces analyses. Pour réaliser les mesures, les scientifiques de l’Observatoire utilisent un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier (IRTF ou FTIR pour Fourier Transform InfraRed spectroscopy). Ce type de spectromètre détecte le rayonnement infrarouge (IR) entrant ; c’est le type de rayonnement associé aux objets chauds ou tièdes qui ont des longueurs d’onde légèrement plus longues que la lumière visible que perçoivent les yeux.
Il s’avère que les gaz absorbent le rayonnement et que chaque gaz – CO2, HCl, SO2, H2O (sous forme de vapeur d’eau), par exemple – a sa propre signature unique de la quantité de rayonnement qu’il absorbe à différentes longueurs d’onde.
Un exemple un peu différent, mais bien connu, de gaz absorbant est l’ozone (O3). L’ozone dans l’atmosphère nous protège d’une partie des rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil (longueurs d’onde plus courtes que la lumière visible) en absorbant très fortement les longueurs d’onde UV. Le SO2 absorbe lui aussi fortement dans la gamme UV ; c’est pour cela que le HVO utilise les UV pour mesurer les taux d’émission de SO2.
Cependant, de nombreux gaz volcaniques n’absorbent pas très bien les UV; en revanche, ils absorbent fortement dans la gamme infrarouge ( IR). En conséquence, les scientifiques du HVO se tournent vers le FTIR pour effectuer les mesurer. L’Observatoire possède deux types de spectromètres FTIR qu’ils utilisent pour des applications différentes.
Pour mesurer les gaz dans l’atmosphère, les scientifiques utilisent le spectromètre FTIR ‘de terrain’ et se rendent sur le site où le volcan émet le panache volcanique. Une source d’énergie IR est nécessaire et la lave convient parfaitement car elle est très chaude. Ainsi, lorsqu’une éruption se produit, les scientifiques peuvent orienter le FTIR vers de la lave incandescente. S’il n’y a pas de lave à portée de main, ils peuvent toujours mesurer le gaz en dirigeant le FTIR vers une lampe spéciale qui génère des IR.
Une fois la source IR obtenue, les scientifiques doivent positionner le FTIR de telle sorte que le gaz volcanique se trouve entre la source IR et le FTIR. Le FTIR mesure les quantités relatives de rayonnement IR à différentes longueurs d’onde, dont une partie est absorbée par les gaz volcaniques. Ils analysent ensuite les données et calculent des ratios de gaz majoritaires, comme CO2/SO2 et le SO2/HCl, qui peuvent donner des informations sur la façon dont le magma et les gaz volcaniques sont véhiculés dans le système d’alimentation du volcan.
Le deuxième spectromètre FTIR reste dans le laboratoire où il est utilisé pour mesurer de petites quantités de H2O et de CO2 dissous dans les minéraux et le verre volcanique. Le principe reste le même que pour le FTIR de terrain. Le FTIR de labo dispose d’une source IR et d’un détecteur de rayonnement qui mesure l’intensité IR à de nombreuses longueurs d’onde différentes. Au lieu d’un panache volcanique pour effectuer les mesures, les scientifiques insèrent une fine lame de minéral ou de verre soigneusement polie entre la source IR et le détecteur.
Les minéraux et les verres, en particulier ceux qui sont émis par des volcans riches en gaz, contiennent souvent du CO2 et du H2O encore dissous qui absorbent les infrarouges à ces longueurs d’onde caractéristiques, tout comme les gaz volcaniques dans l’atmosphère. Dans la mesure où les scientifiques connaissent l’épaisseur de la minuscule lame de verre ou de minéral, le FTIR peut alors leur indiquer quelle quantité de gaz est dissoute dans ce petit échantillon solide. Une fois qu’ils ont ces informations, les scientifiques peuvent déterminer, par exemple, de quelle profondeur provient le matériau émis pendant éruption et à quelle vitesse il a été émis.
Source : USGS/HVO.

——————————————-

During an eruption, sulfur dioxide (SO2) is often mentioned by volcanologists. In Hawaii, it is the major component of vog, or volcanig smog. However, other gases are present in an eruptive plume and it is interesting to study their ratio, such as the one between SO2 and HCl (sulfur dioxide/hydrogen chloride). It is also interesting to know the amount of CO2 (carbon dioxide) dissolved in volcanic glass.

On Kilauea volcano in Hawaii, it is up to the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) to perform these analyses. To make the measurements, scientists at the Observatory use a Fourier Transform Infrared spectrometer, or FTIR. FTIR instruments detect incoming infrared (IR) radiation; this is the type of radiation associated with hot or warm objects having wavelengths slightly longer than the visible light we can see with our eyes.

It turns out that gases absorb radiation, and each gas – CO2, HCl, SO2, H2O (water vapour), and others – has its own unique signature of how much it absorbs at different wavelengths.

One slightly different, but common, example of an absorbing gas is ozone (O3). Ozone in the atmosphere protects us from some of the sun’s harmful ultraviolet (UV) radiation (shorter wavelengths than visible light) by absorbing UV wavelengths very strongly. SO2 also absorbs strongly in the UV range; HVO uses UV to measure SO2 emission rates.

However, many important volcanic gases don’t absorb UV very well, but they do absorb strongly in the IR range. So, HVO scientists turn to FTIR to measure them. HVO has two different types of FTIR, which they use for different applications.

For measuring gases in the atmosphere, scientists take the ‘field FTIR’ and head out to where the volcanic plume is. A source of IR energy is needed and lava is a great source of IR because it is very hot. So, when an eruption takes plave,scientists can aim the FTIR at hot, glowing lava. If there is no lava around, they can still measure the gas by aiming the FTIR at a special lamp that generates IR.

Once the IR source is obtained, scientists need to position the FTIR so the volcanic gas is between the IR source and the FTIR. The FTIR measures relative amounts of IR radiation at different wavelengths, some of which is absorbed by the volcanic gases. They then process the data and calculate important gas ratios, like CO2/SO2 and SO2/HCl, which can give information about how magma and volcanic gases are transported in the volcanic plumbing system.

The second FTIR stays in the lab where it is used for measuring small amounts of H2O and CO2 dissolved in minerals and volcanic glass. The principles are the same as with the previous instrument. The lab FTIR has an IR source and a radiation detector that measures IR intensity at many different wavelengths. But instead of a volcanic plume passing between them, the scientists insert a tiny, carefully polished chip of mineral or glass into the path between the IR source and the detector.

Minerals and glasses, especially those that erupt out of gas-rich volcanoes, often have CO2 and H2O still dissolved in them, which will absorb IR at those characteristic wavelengths just like volcanic gases in the air. As long as scientists know how thick the tiny chip of glass or mineral is, the FTIR can then tell them how much of those gases are dissolved in those little solid pieces. Once they know that, they can determine, for instance, how deep the erupted material came from and how quickly it erupted.

Source : USGS / HVO.

Scientifique du HVO utilisant le spectromètre FTIR de terrain au cours de la dernière éruption du Kilauea (Source: USGS / HVO)