Eruption de la Montagne Pelée : une très belle BD !

Il y a quelques semaines, j’ai regardé par hasard un épisode de l’émission « Echappées belles » consacré à la Martinique. Un chapitre abordait l’éruption de 1902 et s’attardait sur les épaves qui reposent aujourd’hui au fond de la baie de Saint Pierre. Il était fait allusion à une bande dessinée retraçant cette journée tragique.

En faisant quelques recherches sur Internet, j’ai réussi à me procurer la bande dessinée intitulée « Saint Pierre, l’escale infernale ». Les auteurs sont Dominique Sérafini, plongeur et dessinateur ; Jacques-Yves Imbert et Patrick Sardin, plongeurs passionnés d’épaves et d’histoires maritimes.

Il y a quelques jours, j’ai reçu l’ouvrage dédicacé par Dominique Sérafini que je remercie pour sa gentillesse. Si, comme moi, vous aimez Saint Pierre et l’univers de la Montagne Pelée, n’hésitez pas à vous procurer la BD car elle est superbe.

Elle se divise en 5 chapitres qui font d’abord pénétrer dans la Martinique à l’époque des Amérindiens, des conquistadors, puis de l’esclavage jusqu’à son abolition en 1848 grâce à Victor Schoelcher.

On débarque ensuite dans ‘le petit Paris’ des Antilles, avec les bateaux qui viennent faire escale dans les semaines précédant l’éruption. On nous explique pourquoi les autorités, pour de basses raisons électoralistes, rechignent à faire évacuer la population.

L’éruption du 8 mai 1902 est magnifiquement illustrée, avec les visages terrorisés des marins et des Pierrotins. Tous les navires, à l’exception du Belem, échappé comme par miracle, gisent maintenant au fond de la baie.

Les plongeurs, Jacques-Yves Cousteau en tête, vont découvrir quelques décennies plus tard ‘le trésor des épaves’, sans oublier les coraux et les poissons qui y ont élu domicile. Les plongeurs ont exploré en particulier l’épave du Roraima, l’un des premiers navires à vapeur, qui n’a pas eu le temps de reprendre la mer.

Plusieurs textes fort bien illustrés viennent compléter la BD dont la lecture peut continuer en cliquant sur ce lien :

https://www.saintpierrebd.com/

Je ne vous en dis pas plus.

L’ouvrage a pu être réalisé grâce à une souscription. Il coûte 20 euros. Je me le suis procuré par l’intermédiaire du site Plongez.fr :

https://www.plongez.fr/produit/saint-pierre-lescale-infernale/

Image extraite du site web de Dominique Sérafini :

https://dominiqueserafini.com/bande-dessinees-saint-pierre-escale-infernale

Le Danemark intensifie sa surveillance de l’Arctique // Denmark to intensify Arctic surveillance

Le Danemark a déclaré le 11 février 2021 qu’il allait renforcer considérablement ses capacités de défense dans l’Arctique, en particulier à l’aide de drones et de radars longue portée. En effet, avec la réduction de la glace de mer provoquée par le réchauffement climatique, les grandes puissances se montrent intéressées par les ressources qui se cachaient autrefois sous la glace et par l’ouverture de nouvelles voies de navigation.

Le renforcement du contrôle militaire devient nécessaire car la Chine et la Russie sont de plus en plus présentes dans la région. Les législateurs danois ont accepté de dépenser la moitié des 1,5 milliards de couronnes danoises (245 millions de dollars) prévus pour l’acquisition de drones afin d’améliorer la surveillance au Groenland, partie semi autonome du Royaume du Danemark. Près de 400 millions seront également dépensés pour installer un radar de surveillance aérienne aux îles Féroé.

Les États-Unis ont mis davantage de pression sur l’Arctique et le Groenland ces dernières années. L’ancien président Donald Trump a d’ailleurs proposé en 2019 d’acheter le Groenland au Danemark.

Le Danemark, membre de l’OTAN, dispose actuellement d’un avion, de quatre hélicoptères et de quatre navires pour surveiller la vaste zone arctique. En plus de faire respecter sa souveraineté, le pays gère les opérations d’inspection de pêche, de recherche et de sauvetage en mer. Six traîneaux tirés par 80 chiens patrouillent dans la partie nord-est de l’Arctique.

Source: Yahoo News.

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Denmark said on February 11th, 2021 that it will significantly strengthen its defence capabilities in the Arctic, including long-range drones and radars. Indeed, shrinking sea ice has fast-tracked a race among global powers for control over resources and waterways.

The military build-up is becoming nescessary because both China and Russia have been making increasingly assertive moves in the region.

Danish lawmakers have agreed to spend half of the allocated 1.5 billion Danish crowns (245 million dollars) on drones to improve surveillance in Greenland, a semi-autonomous part of the Kingdom of Denmark. Nearly 400 million will also be spent on an air surveillance radar in the Faroe Islands.

The United States has increased focus on the Arctic and Greenland in recent years. Former president Donald Trump offered in 2019 to buy Greenland from Denmark.

NATO-member Denmark currently has one aircraft, four helicopters and four ships to monitor the vast area. In addition to enforcing sovereignty, they handle fishing inspection and search and rescue operations. Six sleds powered by 80 dogs patrol the remote northeastern part.

Source : Yahoo News.

Les richesses minérales dissimulées sous la glace du Groenland attisent les convoitises (Photo : C. Grandpey)

Nouvelles fouilles à Herculanum // New excavations at Herculaneum

En 79 après JC, Pompéi et Herculanum furent toutes deux détruites par l’éruption du Vésuve. Même si Pompéi est mieux connue qu’Herculanum avec ses maisons richement décorées, ce dernier site recèle de nombreux trésors encore enfouis sous les cendres vomies par le volcan.

Les archéologues vont entreprendre des fouilles sur une ancienne plage d’Herculanum. Il y a de fortes chances pour qu’elles s’accompagnent de découvertes importantes. Il y a 40 ans, les dernières fouilles avaient révélé les squelettes de dizaines de Romains qui avaient été tués alors qu’ils tentaient de fuir la catastrophe. Les archéologues avaient également fait apparaître des bâtiments effondrés avec des plafonds en bois bien conservés, ainsi que des sacs d’argent et de bijoux que les gens avaient précipitamment emportés avec eux alors qu’ils quittaient leurs maisons.

Il est prévu que les fouilles atteignent le niveau de la plage, là où elle se trouvait au moment de l’éruption. Ce sera l’occasion d’acquérir des informations utiles sur la vie à cette époque et sur le processus de destruction de la ville.

Les fouilles s’annoncent compliquées. En effet, en raison du déplacement du littoral suite à l’éruption, l’ancienne plage se trouve désormais à environ 5 mètres sous le niveau de la mer, ce qui signifie qu’il existe un risque d’infiltration d’eau. L’installation de  pompes et de tuyaux sera nécessaire pour empêcher que le site soit inondé.

Les fouilles seront effectuées grâce à un partenariat public-privé et dans le cadre du Projet de Conservation d’Herculanum qui a permis de protéger les vestiges de la ville romaine pendant près de 20 ans.

Des fouilles partielles ont déjà eu lieu sur la plage dans les années 1980. Les archéologues ont alors découvert les squelettes d’environ 300 hommes, femmes et enfants. Certains d’entre eux avaient tenté de s’abriter de l’éruption dans des hangars à bateaux le long de la plage mais ont été incinérés par la chaleur extrême générée par l’éruption. Leurs crânes ont carrément explosé et leur chair s’est vaporisée. La découverte la plus récente concerne une matière cérébrale qui a été vitrifiée par la chaleur de l’éruption. (Voir mes notes du 26 janvier et du 9 octobre 2020). La mort de ces habitants fut encore plus horrible que celle de nombreux autres habitants de Pompéi et d’Herculanum, morts étouffés par la cendre et les gaz nocifs.

Source: Yahoo News / The Telegraph.

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In AD 79, Pompeii and Herculaneum were both destroyed by the eruption of Mt Vesuvius. Even though Pompeii has got more popularity than Herculaneum with its richly decorated houses, the latter has many treasures still concealed under the ash vomited by the volcano.

Archaeologists are about to excavate an ancient beach at Herculaneum. Experts hope the dig will yield important discoveries, 40 years after the last excavation at the site revealed the skeletons of dozens of Romans who had were killed as they tried to flee the catastrophe.

Discoveries made in the past also include collapsed buildings complete with preserved wooden ceilings and bags of money and jewels, which desperate people grabbed as they fled their homes.

The excavation is expected to reach the level of the beach as it was at the moment of the eruption. It will provide an opportunity to acquire useful information about life in the city at the time of the eruption and the dynamics of the destruction.

The excavations will be challenging. Indeed, because of the shifting of the coastline following the cataclysmal eruption, the ancient beach now lies around 5 metres beneath sea level, meaning there is a risk of water seepage. Pumps and pipes will be required to stop the site from flooding.

The excavation will be a public-private partnership involving archaeologists and the Herculaneum Conservation Project, which has helped protect the remains of the Roman town for nearly 20 years.

The ancient beach was partially excavated in the 1980s, when archeologists came across the skeletons of around 300 men, women and children. Some of them had tried to shelter from the eruption in boat sheds along the beach but were incinerated by the extreme heat generated by the eruption, which made their skulls explode and their flesh vaporise. The latest discovery concerns ancient brain matter that was turned into glass as a result of the eruption. (See my posts of 26 January and 9 October, 2020). The fate of these residents was even more gruesome than that of many other inhabitants of Pompeii and Herculaneum, who died from suffocation by ash and noxious gases.

Source : Yahoo News / The Telegraph.

Vue des hangars à bateaux le long de la plage où de nombreux Romains ont été incinérés par la chaleur extrême générée par l’éruption (Crédit photo : Wikipedia)

Avalanche à La Grave (Hautes-Alpes)

Une très grosse avalanche a déferlé sur la commune de La Grave (Hautes-Alpes), le 11 février 2021. La coulée de neige s’est déclenchée vers 5 heures du matin au niveau du glacier du Tabuchet. Elle n’a heureusement pas fait de blessé mais les dégâts matériels sont considérables.

Un appel à la vigilance a été lancé par le maire de la localité. En effet, la météo est instable et des chutes de neige sont attendues dans les prochaines heures dans le secteur de La Grave, faisant craindre de nouvelles avalanches. Le maire a peur que des problèmes humains apparaissent avec l’arrivée de nouveaux vacanciers. .

Ce qui vient de se passer à La Grave confirme les propos de Météo France Pyrénées en 2016. A l’époque, les météorologues expliquaient que le changement climatique pourrait accroître certains risques naturels, comme les chutes de blocs en haute montagne, voire certains types d’avalanches. « Pour le moment, les avalanches de neige humide se produisent surtout au printemps. Or les projections climatiques «mettent en évidence un glissement de leur période d’occurrence à l’ensemble de la période hivernale, sous l’effet d’une humidification plus fréquente et à plus haute altitude du manteau neigeux, même au cœur de l’hiver».

Le seul nom de La Grave fait remonter chez moi des souvenirs de cyclotouriste avec l’ascension des cols du Lautaret et du Galibier qui offrent des vues splendides sur le massif de La Meije. Au fil des ans, j’ai pu me rendre compte des effets du réchauffement climatique sur les glaciers de ce massif. Lors de ma dernière visite en 2017, ils avaient perdu une grande partie de leur splendeur d’autrefois.

Le massif de La Meije en 2017 (Photo : C. Grandpey)