Volcans du monde // Volcanoes of the world

Le niveau d’alerte volcanique de l’Asama (Japon) a été relevé de 2 à 3 (sur une échelle de 5) à 13h08 GMT (22h08 heure locale) le 7 août 2019. Une éruption a propulsé un nuage de cendre à environ 4 300 mètres au dessus du niveau de la mer. Aucune victime n’est à déplorer.
D’autres éruptions sont susceptibles de se produire dans les heures ou les jours à venir, ainsi que des écoulements pyroclastiques. Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher du volcan.
Source: JMA.

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L’Institut de Géophysique du Pérou (IGP) a diffuse un message d’alerte concernant les émissions de cendre du Sabancaya ainsi que leur dispersion. Le volcan a connu une violente séquence éruptive le 5 août 2019, avec un panache qui s’est élevé à une altitude de 9,4 km. Le niveau d’alerte est passé au Rouge et il est demandé à la population située à l’ouest du volcan de se protéger contre cette cendre.

Source : IGP.

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L’IGP indique que l’éruption de l’Ubinas continue avec une forte sismicité traduisant une ascension du magma. On s’attend à une nouvelle activité explosive à brève échéance. Entre le 1er et le 5 août 2019, on a enregistré 1966 événements avec un e magnitude maximale de M 2,2. Les gaz magmatiques s’élèvent jusqu’à environ 1500 mètres au-dessus du cratère. Plusieurs anomalies thermiques ont été observées sur le volcan mais on ne décèle pas de déformation de l’édifice. Il n’est pas fait état, non plus, d’émissions de cendre.

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Au Guatemala, on observe une activité de dégazage sur le Pacaya. De petites explosions stromboliennes projettent des matériaux à 5-15 mètres au-dessus du cratère. On observe de l’incandescence dans le cratère Mackenney et des coulées de lave sur le flanc N-NE du volcan.

L’activité reste soutenue sur le Fuego avec des explosions qui génèrent des panaches de cendre qui montent à 4400-4700 mètres d’altitude, avec des retombées dans les zones sous le vent. On observe toujours de l’incandescence au-dessus du cratère, tandis que de petites avalanches dévalent les ravines qui entaillent les flancs du volcan.

On observe une activité de dégazage sur le Santiaguito dont le sommet est secoué par 2 ou 3 explosions chaque heure. Les panaches de cendre montent à environ 3200 mètres d’altitude.

Source : INSIVUMEH.

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Dans les Aléoutiennes (Alaska), on continue d’enregistrer un faible niveau de tremor sur le Shishaldin. Les quelques images satellitaires montrent des températures de surface élevées au sommet. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.
Une faible sismicité est observée sur le Semisopochnoi avec quelques séismes basse fréquence, mais l’activité a globalement diminué au cours des derniers jours.
La couleur de l’alerte aérienne est maintenie à l’Orange. .
On enregistre toujours une activité sismique sur le Veniaminof, avec quelques séismes basse fréquence. Aucune activité anormale n’est observée dans les données satellitaires.
La couleur de l’alerte aérienne est Jaune.
La couleur de l’alerte aérienne est également jaune sur le Cleveland. Aucune activité n’a été observée sur les images satellites au cours des dernières heures. Aucune activité n’a été détectée dans les données sismiques ou infrasoniques régionales.
La couleur de l’alerte aérienne est importante pour les volcans des Aléoutiennes, car le trafic aérien entre l’Amérique et l’Asie passe au-dessus de cette partie du monde. Les nuages de cendre pourraient être un problème pour les moteurs des aéronefs.

Source : AVO.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveliuch, tandis qu’il est Jaune pour le Bezymianny.

Source : KVERT.

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The alert level for Asama (Japan) was raised from 2 to 3 (on a scale of 5 levels) at 13:08 UTC (22:08 local time) on August 7th, 2019.  An eruption sent ash is rising up to about 4 300 metres above sea level. No casualties have been reported.

More eruptions may occur in the following hours or days, as well as pyroclastic flows. Residents and tourists are asked not to approach the volcano.

Source: JMA.

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The Institute of Geophysics of Peru (IGP) has issued an alert message regarding the ash emissions of Sabancaya and their dispersion. The volcano went through a violent eruptive episode on August 5th, 2019, with a plume that rose up to 9.4 km a.s.l. The alert level was raised to Red and residents west of the volcano are asked to protect themselves against this ash.
Source: IGP.

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IGP indicates that the eruption of Ubinas continues with a strong seismicity revealing magma ascent. New explosive activity is expected in the near future. Between 1 and 5 August 2019, 1966 events were recorded with a maximum magnitude of M 2.2. Magmatic gases rise up to about 1500 metres above the crater. Several thermal anomalies were observed on the volcano but one does not detect any deformation of the edifice. There is no mention of ash emissions either.

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In Guatemala, there is still a degassing activity on Pacaya. Small Strombolian explosions eject materials 5-15 metres above the crater. One can see some glow in the Mackenney crater and lava flows on the N-NE flank of the volcano.
Activity remains sustained on Fuego with explosions that generate ash plumes that rise up to 4400-4700 metres above sea level, with ashfall in downwind areas. Incandescence is still observed above the crater, while small avalanches travel down the drainages that slice the flanks of the volcano.
There is a degassing activity on Santiaguito whose summit is shaken by 2 or 3 explosions every hour. The ash plumes rise to about 3200 metres a.s.l.
Source: INSIVUMEH.

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In the Aleutians (Alaska), weak seismic tremor continues at Shishaldin. Occasional satellite views show elevated surface temperatures from the summit. The aviation colour code is kept at Orange.
Weak seismicity continues at Semisopochnoi with occasional discrete low-frequency earthquakes, but activity has generally decreased over the past several days.

The aviation colour code is Orange.
Seismic unrest continues at Veniaminof, with occasional low-frequency earthquakes. No unusual activity is observed in satellite data.

The aviation colour code is Yellow
The current aviation colour code is YELLOW for Cleveland. No activity was observed in satellite images over the last hours. No activity was detected in regional seismic or infrasound data.
The aviation colour code is important for Aleutian volcanoes as air traffic between America and Asia Passes over that part of the world. Ash clouds might be a problem to aircraft engines.
Source: AVO.

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In Kamchatka, the aviation colour code remains Orange for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch, and Yellow for Bezymmianny.

Source: KVERT.

Episode éruptif sur le Sabancaya (Crédit photo: INGEMMET)

De l’eau dans le cratère de l’Halema’uma’u (Kilauea / Hawaii) // Water in Halema’uma’u Crater (Kilauea / Hawaii)

Pour la première fois dans l’histoire du Kilauea, une mare d’eau a été découverte au cours de la dernière semaine de juillet 2019 au fond de l’Halema’uma’u, le cratère sommital du volcan. Le HVO a confirmé cette présence d’eau qui pourrait marquer la transition vers une phase plus explosive des futures éruptions.

Les scientifiques ne savent pas comment va évoluer la situation, mais on sait que lorsque la lave interagit avec l’eau, elle peut provoquer de violentes explosions. Une première possibilité est que le magma chauffe et vaporise lentement cette eau pour donner naissance à un nouveau lac de lave. Il se pourrait aussi que la lave interagisse avec la nappe phréatique et déclenche de petites explosions. Une troisième hypothèse est que le magma monte rapidement, et provoque une explosion majeure.

Les scientifiques de l’USGS ont expliqué qu’il n’y a actuellement « aucune raison de penser que les dangers présents au sommet ont augmenté ou diminué » suite à la découverte de cette eau. Toutefois, « la présence d’eau pourrait provoquer un changement important dans l’activité à long terme du volcan.»
Bien que le Kilauea soit surtout connu pour son activité effusive et ses somptueuses coulées de lave, le volcan a une histoire d’alternance de longues périodes d’éruptions explosives et de périodes de phases effusives. Il ne faudrait pas oublier que plusieurs événements explosifs se sont produits sur le volcan dans le passé. Ces éruptions ont le plus souvent généré des déferlantes pyroclastiques.

En 1790, l’une d’elles a tué plus de 400 personnes dans la caldeira du Kilauea. Ce fut l’éruption volcanique la plus meurtrière jamais observée aux États-Unis. Ces déferlantes pyroclastiques, qui peuvent se déplacer à la vitesse d’un ouragan, comptent parmi les éruptions les plus dangereuses. Les géologues du HVO pensent qu’une telle activité ne se produirait pas du jour au lendemain et que les techniques de surveillance modernes permettraient probablement d’alerter le public.

Une autre éruption majeure s’est produite en 1924. Des explosions ont commencé le 10 mai et expédié des blocs pesant jusqu’à 45 kg à 60 mètres de distance, ainsi que des fragments plus petits pesant environ 9 kg jusqu’à 270 mètres. Après une brève pause, l’activité s’est intensifiée le 18 mai et a culminé avec une explosion majeure qui a fait un mort.
Source: USGS / HVO.

Note personnelle: La petite mare que l’on peut observer en ce moment et dont la température est d’environ 70°C a probablement été formée par l’accumulation d’eau de pluie au fond du cratère de l’Halema’uma’uu. Si du magma devait remonter vers la surface, il y a de fortes chances pour que sa chaleur vaporise rapidement cette eau de surface qui n’a rien à voir avec l’eau d’une nappe phréatique en profondeur. Si une explosion se produisait, ce ne serait certainement pas un événement majeur.

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For the first time in Kilauea’s recorded history, a pond of water was discovered – and confirmed by HVO – during the last week of July 2019 at the bottom of Halema’uma’u, the summit crater of Kilauea volcano. Scientists say this development could signal a shift to a more explosive phase of future eruptions.

Scientists do not know what will happen next, but is is well known that when lava interacts with water, it might cause explosive eruptions. One possibility is that lava could slowly heat up and vaporize the water and eventually create a new lava lake. Lava could also interact with the water table and create small explosions. Another possibility is that magma rises rapidly, which could produce a larger explosion.

USGS officials stressed that there is currently “no reason to think hazards at the summit have increased or decreased” because of the discovery of water. But “the presence of water could be a significant switch in the long-term activity of the volcano.”

Although Kilaeua is well known for its effusive activity ansd its sumptuous lava flows, the volcano has a history of alternating between long periods of explosive eruptions and times of effusive phases. Indeed, there have been several explosive events on Kilauea in the past. These eruptions commonly produce pyroclastic surges. In 1790, one of them killed more than 400 people at Kilauea’s caldera, making it the deadliest volcanic eruption in what is now the United States. These surges can move at hurricane velocity across the landscape and they are among the most dangerous kinds of eruptions. HVO geologists think none of this will happen overnight, and modern monitoring techniques will probably give the public plenty of warning. Another major eruption occurred in 1924. Explosive activity began on May 10th of that year, blowing rock chunks weighing as much as 45 kg 60 metres out, and smaller fragments weighing about 9 kg out as far as 270 metres. After a brief reprieve, activity intensified through a major blast on May 18th, when an enormous explosive event caused the eruption’s only fatality.

Source: USGS / HVO.

Personal note: As far as the current small pond (temperature of about 70°C) is concerned, it was probably formed by the accumulation of rain water at the bottom of Halema’uma’u Crater. Should there be some magma ascent to the surface the magma’s heat would probably rapidly vaporize this surface water which has nothing to do with the water of a deep aquifer. If an explosion occurred it would certainly not be a major event.

Vue du cratère de l’Halema’uma’u et de la petite mare au fond de la cavité d’effondrement laissée par la dernière éruption. Il fallait avoir un puissant téléobjectif pour réaliser une photo lisible de cette eau ! (Source : USGS / HVO)

Image thermique de l’accumulation de l’eau au fond du cratère de l’Halema’uma’. Comme indiqué précédemment, la température de cette eau est d’environ 70°C (Source: USGS)

Juillet 2019, le plus chaud, ou le deuxième plus chaud // July 2019, the hottest, or the second hottest

En attendant les données de la NASA et de la NOAA qui seront publiées vers le 15 août, le service NCEP-NCAR nous apprend qu’avec +0,524°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de juillet 2019 se classe au 2ème rang depuis 1948, date du début de l’archive de l’agence. L’année 2019 est également à la deuxième place derrière 2016.

Les analyses des services COPERNICUS, ERA5, d’ECMWF, montrent que le mois de juillet 2019 a été le plus chaud de tous les temps, devant 2016. C’était déjà le cas au mois de juin, quand NCEP avait placé 2019 à la 2ème place, et ERA5 à la première.

Au niveau régional de la planète, on notera qu’après un mois de juin record, l’Europe a connu une nouvelle vague de chaleur avec des anomalies plus marquées à l’ouest du continent, en France en particulier. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, l’Alaska a connu également des anomalies positives très importantes, à un niveau record.

Source : global-climat.

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While waiting for NASA and NOAA data to be published around August 15th, the NCEP-NCAR agency tells us that with + 0.524°C above the 1981-2010 average, July 2019 has ranked 2nd since 1948, year of the beginning of the agency’s archive. 2019 is also second behind 2016.
The analyses of ECMWF, ERA5 and COPERNICUS services show that July 2019 was the warmest month of all times, ahead of 2016. This was already the case in June, when NCEP placed 2019 in 2nd place, and ERA5 in the first place.
At the regional level of the planet, after a record June, Europe experienced a new heat wave with more pronounced anomalies in the west of the continent, particularly in France. As I have indicated on a number of occasions, Alaska has also experienced some very significant positive anomalies, at a record level.
Source: global-climat.

Les volcans sous-marins au large de la Sicile

Les fonds marins qui entourent la péninsule italienne recèlent encore de nombreuses surprises. On vient d’en avoir la preuve avec la découverte de six volcans sous-marins à quelques kilomètres de la côte sud-ouest de la Sicile, entre Mazara del Vallo et Sciacca. La découverte a été réalisée par l’Institut national d’océanographie et de géophysique expérimentale (Ogs), au cours de deux campagnes menées à bord du navire de recherche Ogs Explora. L’étude, publiée dans la revue Marine Geology, a confirmé les hypothèses précédentes sur la présence de trois volcans et en a identifié trois nouveaux, dont l’un à seulement sept kilomètres de la côte.
Grâce aux cartes haute résolution des fonds marins et aux levés sismiques et magnétiques, les chercheurs ont pu reconstituer en détail la morphologie des fonds marins en incluant les six volcans qui sont tous situés à moins de 22 kilomètres des côtes siciliennes; l’un d’eux, en particulier, n’est qu’à sept kilomètres de Capo Granitola. Il s’agit du volcan Actea qui présente une morphologie complexe et montre une grande coulée de lave qui s’étire sur plus de 4 kilomètres.
Ces volcans sont situés à environ 14 kilomètres au nord de ceux déjà connus de Banco Graham. Il y a, entre autres, la célèbre île Ferdinandea, apparue en 1831 lors d’une éruption sous-marine et qui, après s’être élevée jusqu’à 65 mètres au-dessus de la surface de l’eau, s’est enfoncée dans la mer.

Source : La Sicilia.

Personnellement, j’aime beaucoup l’histoire de Ferdinandea. En Sicile, en mai 1831, la terre commença à trembler dans la région de Sciacca, déclenchant un vent de panique parmi la population et de légers dégâts. L’activité sismique alla en augmentant pendant les jours suivants. Le 28 juin 1831, le capitaine de deux vaisseaux, le Rapid et le Britannia, entendit des grondements en provenance des fonds marins, au large de Sciacca. Le phénomène s’amplifia à partir du 2 juillet et des pêcheurs affirmèrent avoir observé un brassage des eaux de mer dans cette zone. Le 4 juillet 1831, on découvrit de nombreux poissons morts et une odeur de soufre envahit une surface d’environ 400 mètres de diamètre où l’eau de mer avait perdu sa pureté. Le 8 juillet, le capitaine du brigantin Gustavo fut le premier à noter la présence d’une colonne d’eau d’une hauteur de 25 mètres, et d’un vigoureux panache de fumée qui sortaient de l’eau. Le capitaine comprit qu’il s’agissait de la naissance d’un nouveau volcan et il alerta les autorités de Palerme. Les jours suivants, on continua à observer une intense activité phréato-magmatique et l’éruption passa de sous-marine à subaérienne

La naissance de la nouvelle île provoqua un grand intérêt politique et scientifique. Ainsi, le 13 juillet 1831 la corvette Etna appareilla de Palerme. Ne pouvant s’approcher de l’île à cause de l’eau bouillonnante, le capitaine voulut à tout prix marquer son passage et s’emparer physiquement de ce lopin de terre au nom de Ferdinand II. Pour cela, il envoya une chaloupe avec un marin qui, au plus près de la berge, y lança une rame. Le roi Ferdinand signa un acte en bonne et due forme, annexant l’île le 17 août 1831. D’où son nom, « Ferdinandea ».

De leur côté, les Anglais, qui contrôlaient la Méditerranée avec une puissante flotte et s’étaient établis à Malte, envoyèrent deux navires, le Hind et le Philomel. Ils affirmèrent avoir planté l’Union Jack sur ce bout de rocher, et tiré, depuis le Hind les vingt et un coups de canon marquant officiellement, par tradition, la prise de possession d’une nouvelle parcelle de l’Empire britannique. Ils lui donnèrent le nom de « Graham Bank », en l’honneur de Sir James Robert Graham, premier Lord de l’amirauté.

Une expédition scientifique française, commandée par le géologue Constant Prévost accompagné du peintre Joinville, débarqua le 28 septembre 1831 et planta le drapeau tricolore au sommet du petit mont qu’avaient formé les couches de lave. Les deux hommes ne restèrent que deux heures sur l’île mais ramenèrent des échantillons de roche, conservés aujourd’hui par les muséums d’histoire naturelle de Paris et de Strasbourg. Constant Prévost  donna à l’île le nom de «Julia», sous prétexte qu’elle avait émergé au mois de juillet.

Fredrich Hoffman, enseignant en géologie à l’Université de Berlin, qui se trouvait par hasard en Sicile, fut le premier à rédiger un rapport scientifique sur l’activité volcanique au large de Sciacca.

A la fin du mois de juillet, une nouvelle petite île s’était donc formée grâce à l’accumulation des matériaux projetés par le volcan. Peu élevée, ce moignon de terre aux nombreux noms, rapidement revendiqué et disputé par différents pays, mit finalement tout le monde d’accord le 17 décembre 1831 en disparaissant de la surface de la mer.

Aujourd’hui, l’île Graham ou Ferdinandea ou Julia apparaît sur les cartes car elle représente un danger potentiel pour la navigation. En effet, son sommet se trouve seulement à sept mètres sous la surface.

Pour couronner le tout, un chasseur américain la bombarda en 1987, la prenant pour un sous-marin libyen… !

Gravure montrant la naissance de Ferdinandea en 1831 (Source: Wikipedia)