Nouvelles du Reventador (Equateur) & du Stromboli (Sicile / Italie)

Dans son rapport hebdomadaire décrivant l’activité volcanique à travers le monde, la Smithsonian Institution donne quelques nouvelles du Reventador en Equateur et du Stromboli en Italie.

Au cours des derniers mois, l’activité du Reventador s’est caractérisée par une moyenne de 50 explosions par jour et des événements sismiques longue période indiquant des mouvements de fluides sous l’édifice. Les panaches de cendre générés par les explosions montaient jusqu’à 2 km au-dessus du cratère, tandis que de petites coulées pyroclastiques descendaient les flancs du volcan dans presque toutes les directions.
Cependant, le 22 juin, le processus d’activité a changé. Les signaux sismiques indiquant les émissions sont devenus continus, et un tremor spasmodique est apparu, révélant de nombreuses petites explosions. Parallèlement à la modification de la sismicité, des coulées pyroclastiques faibles à modérées dévalent maintenant le flanc NE sur 4 km tandis que des panaches contenant de la cendre s’élèvent jusqu’à 2,5 km au-dessus du sommet. Des blocs incandescents roulent également sur quelque à 500 mètres sur les flancs du volcan.
Source: Instituto Geofisico.

Au cours des derniers jours, les explosions au niveau de la bouche N1 du Stromboli, l’une des deux bouches qui percent la terrasse cratérique nord, éjectaient des matériaux jusqu’à 200 mètres de hauteur. L’activité explosive au niveau de la bouche N2 éjectait des téphra à 150 mètres de hauteur avant de retomber sur la terrasse cratérique, mais aussi au-delà de la lèvre du cratère. Les explosions des bouches de la zone N se produisaient à raison de 10 à 14 événements par heure. La bouche C de la zone cratérique sud (CS) émettait des bouffées de gaz de façon discontinue, avec quelques épisodes de spattering. Les explosions de la bouche S1 (également  dans la zone CS) éjectait des téphra à 150 mètres de hauteur. Les explosions de la zone CS se produisaient à raison de 5 à 10 événements par heure.
Source: INGV.

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In its weekly report describing volcanic activity around the world, the Smithsonian / USGS Institution gives some news about Reventador in Ecuador and Stromboli in Italy.

During the last months, activity at Reventador was characterized by an average of 50 explosions per day and long-period earthquakes indicating fluid movement. Ash plumes from explosions rose as high as 2 km above the crater rim, and small pyroclastic flows descended the flanks in almost all directions.

However, on June 22nd, the pattern of activity changed. Seismic signals indicating emissions became continuous, and spasmodic tremor emerged, revealing numerous small explosions. Concurrent to the change in seismicity, small-to-moderate pyroclastic flows descended 4 km down the NE flank, and plumes with low-to-moderate ash content rose 2.5 km above the summit. Incandescent blocks also rolled 500 metres down the flanks of the volcano.

Source: Instituto Geofisico.

During the past days, explosions at the N1 vent of Stromboli, one of two vents that comprise Stromboli’s Northern crater area, ejected material as high as 200 metres. Explosive activity at the second vent, N2, ejected tephra 150 metres high that fell within the crater terrace as well as beyond the crater rim. Explosions from the N Area vents occurred at a rate of 10-14 events per hour. Vent C in the CS (Southern crater Area) discontinuously puffed, with occasional spattering. Explosions from the S1 vents (also part of the CS Area) ejected tephra 150 metres high. Explosions from the CS Area occurred between 5 and 10 events per hour.

Source : INGV.

Stromboli (Photo: C. Grandpey)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Situation calme // Quiet situation

On l’attendait, il est arrivé. Le dernier bulletin mensuel diffusé par l’OVPF nous apprend qu’au cours du mois de juin l’OVPF a enregistré au total 176 séismes volcano-tectoniques superficiels sous les cratères sommitaux, 9 séismes profonds (à plus de 2 km de profondeur), 187 effondrements (dans le Cratère Dolomieu et au niveau des remparts de l’Enclos Fouqué); 28 séismes locaux (sous l’île, côté Piton des Neiges). La sismicité a progressivement diminué au cours du mois de juin pour atteindre en moyenne moins d’un événement par jour.

S’agissant de la déformation de l’édifice, la phase d’inflation qui avait repris suite à l’injection de magma du 17 mai 2017 s’est arrêtée aux alentours de la mi-juin. Depuis cette époque, aucune déformation significative n’a été enregistrée.

Les émissions de SO2 et H2S dans l’air au niveau du sommet sont en dessous du seuil de détection. Les concentrations en CO2 dans le sol mesurées au niveau des stations distantes de la Plaine des Cafres et au niveau du Gîte du volcan montrent une baisse par rapport à la fin du mois dernier.

En conclusion, l’OVPF indique que même si les observations actuelles montrent une sismicité et des déformations relativement faibles, la vigilance reste de mise. En effet une recharge conséquente du réservoir superficiel s’est produite lors de l’injection de magma vers la surface le 17 mai 2017. Une nouvelle recharge du réservoir pourrait déclencher rapidement sa rupture et un départ de magma vers la surface.

Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à « Vigilance ». En conséquence, l’accès à la partie haute de l’Enclos reste strictement limité aux deux sentiers balisés suivants :

– Pas de Bellecombe – Formica Léo – Chapelle Rosemont- Sentier Rivals- Cratère Caubet

– Pas de Bellecombe – Formica Léo -Chapelle Rosemont -sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le Nord du cratère).

Les sentiers Kapor jusqu’au Piton Kapor et du cratère Caubet au Belvédère sur Château Fort restent interdits d’accès.

Source : OVPF.

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We were waiting for it, it has just arrived. The latest monthly bulletin issued by OVPF tells us that in June OVPF has recorded a total of 176 shallow volcano-tectonic earthquakes under the summit craters, 9 deep earthquakes (more than 2 km deep); 187 collapses (in Dolomieu Crater and at the ramparts of the Enclos Fouqué); 28 local earthquakes (under the island, Piton des Neiges side). Seismicity gradually decreased during the month of June to reach an average of less than one event per day.

As for the deformation of the edifice, the inflation phase which resumed with the magma injection of May 17th, 2017 stopped around mid-June. Since that time, no significant deformation has been recorded.

Emissions of SO2 and H2S in the air at the summit are below the detection threshold. The CO2 concentrations in the soil measured at the remote stations of the Plaine des Cafres and at the Gîte du volcan show a decrease compared to the end of last month.

In conclusion, OVPF indicates that even if current observations show a relatively low seismicity and deformation, vigilance is still necessary. Indeed, a substantial recharge of the surface reservoir occurred during the magma injection to the surface on May 17th, 2017. A new recharge of the reservoir could quickly trigger its rupture and magma ascent towards the surface.

The volcanic alert level is kept at « Vigilance ». As a result, access to the upper part of the Enclos remains strictly limited to the following two marked trails:
– Pas de Bellecombe – Formica Léo – Rosemont Chapel – Rivals footpath- Caubet Crater
– Pas de Bellecombe – Formica Léo – Rosemont Chapel – access to the Dolomieu crater observation site (access from the north of the crater).
The Kapor trails to Piton Kapor and Caubet Crater to the Belvedere on Château Fort remain closed.
Source: OVPF.

Crédit photo: Wikipedia

Elévation du niveau de la mer ? Vous voulez rire ! // Sea level rise ? You must be joking !

Voici une histoire qui confirme l’attitude de Donald Trump sur le changement climatique et la montée des mers, mais aussi l’attitude de la plupart des Américains à propos de la catastrophe climatique qui menace notre planète.
L’histoire se passe sur une petite île – Tangier Island (Virginie), dans la baie de Chesapeake – qui a voté majoritairement pour le président, et son maire est un ardent supporter de Trump. Il y a trois points à retenir dans cette histoire: d’abord, l’île est en train de disparaître si rapidement que le groupement des ingénieurs de l’armée américaine a déclaré que « l’érosion et l’élévation du niveau de la mer rendront inhabitable dans 20 ans cette île où l’on pratique depuis toujours la pêche au crabe. ». Ensuite, les habitants attendent désespérément l’aide du gouvernement qui permettrait de construire une digue coûteuse qui, selon eux, pourrait empêcher leur île de disparaître. Enfin, l’île a voté à 87 pour cent pour Trump, et le maire a déclaré qu’il «aimait Trump autant que n’importe quel membre de sa famille».
Trump a pris connaissance de l’histoire de Tangier par ses conseillers et il a décidé de téléphoner au maire. Le sujet de la conversation a rapidement tourné autour de l’avenir de l’île. Trump a dit de ne pas s’inquiéter de l’élévation du niveau de la mer. « Votre île est là depuis des centaines d’années, et je crois que votre île sera là dans des centaines d’autres ».
Cependant, les ingénieurs de l’armée américaine affirment que l’île sera inhabitable dans 20 ans ou beaucoup plus tôt si elle est frappée directement par une tempête majeure, mais le président a rejeté la cause principale : la montée des mers.
Après l’appel téléphonique de Trump, le maire a déclaré: « Comme le président, je ne suis pas préoccupé par l’élévation du niveau de la mer. Je suis tous les jours sur l’eau, et je ne m’en rends pas compte. C’est juste l’érosion qui détruit Tangier. » La chaîne CNN a expliqué que cela ne dérange pas les habitants de Tangier que Trump se soit retiré de l’accord climatique de Paris. Ils pensent que la décision leur permettra d’avoir plus d’argent pour la construction de l’infrastructure dont ils ont besoin pour sauver leur île. En réalité, ils se trompent lourdement ! Le budget environnemental proposé par Trump mettra fin au programme d’aide à la Baie de Chesapeake et réduira le grand programme de protection des côtes géré par la NOAA!
Source: Médias américains.

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Here is a story that confirms both Donald Trump’s views about climate change and rising seas and the attitude of most Americans about the catastrophe that threatens our planet.

The story involves a tiny island – Tangier (Virginia), in the Chesapeake Bay – that voted overwhelmingly for the president and its mayor is a Trump supporter. It has three key points: First, the island is vanishing so rapidly that “the Army Corps of Engineers told erosion and sea level rise alone will make this historic crabbing community uninhabitable in as little as 20 years. Second, the residents are desperate for government help, like an expensive seawall, which they believe could save their vanishing island if it came quickly enough. Third, the island voted 87 percent for Trump, and the mayor said he “loved Trump as much as any family member he got.”

Trump viewed the story after staffers brought it to his attention and he decided to call the mayor. The subject of the call rapidly turned to the island’s fate. Trump “said not to worry about sea-level rise. Your island has been there for hundreds of years, and I believe your island will be there for hundreds more.’”

However, the Army Corps says the island will be uninhabitable in perhaps 20 years or much sooner if it gets struck directly by a major storm, but the president dismissed the primary cause, rising seas.

After Trump’s phone call, the mayor said: “Like the president, I’m not concerned about sea level rise. I’m on the water daily, and I just don’t see it. It’s just erosion that is destroying Tangier.” CNN explained that it doesn’t bother residents that Trump pulled out of the Paris climate deal. The residents on Tangier look at the decision as more money it will free up to help them build the infrastructure they need to save their island. In reality, Trump’s proposed budget would end federal support of the Chesapeake Bay Program and zero out NOAA’s major coastal protection and adaptation program!

Source: American news media.

Perdue dans la Baie de la Chesapeake, Tangier Island est fortement menacée par la montée du niveau de l’océan. (Source : Google Maps)

Plateforme glaciaire Larsen C (Antarctique) : Rupture imminente ? // Larsen C Ice Shelf (Antarctica): Imminent breakup ?

La fracture qui s’est ouverte il y a plusieurs semaines dans la plate-forme glaciaire Larsen C dans le nord-ouest de l’Antarctique s’est accélérée à un rythme record, et il semble bien qu’un iceberg de la taille du Delaware s’apprête à prendre le large. (Voir mes notes précédentes sur ce sujet: 24 janvier et 3 juin 2017).
Les scientifiques du projet MIDAS s’appuient sur des observations satellitaires pour étudier l’évolution de la fracture qui mesure 450 mètres de large par endroit. Dans une mise à jour diffusée le 28 juin 2017, les scientifiques ont écrit que « … la vitesse de progression de la fracture de la plate-forme Larsen C est trois fois plus grande qu’avant, avec plus de dix mètres par jour entre le 24 et le 27 juin. » C’est la plus grande vitesse de progression jamais enregistrée. Il est difficile de dire quand l’iceberg se séparera de la plateforme, car il y est encore attaché, même s’il approche du point de rupture. Il se peut que ce soit l’affaire de quelques heures, quelques jours ou quelques semaines.
Pour effectuer leurs observations, les scientifiques utilisent le satellite Sentinel-1, un projet de l’Agence Spatiale Européenne. Ce satellite peut détecter d’infimes variations dans les mouvements du sol et est utilisé pour étudier la fonte des glaciers ainsi que les séismes et autres phénomènes géologiques. (Voir les photos satellites ci-dessous).
Une étude publiée en 2015 a montré que, une fois l’iceberg libéré, la plate-forme glaciaire Larsen C perdra de sa stabilité. En effet, de telles plateformes de glace retiennent les glaciers terrestres qui se trouvent derrière elles. Lorsqu’elles s’érodent ou se rompent, elles permettent aux glaciers d’avancer dans la mer. En avançant dans la mer, la glace va fondre beaucoup plus rapidement et contribuera à l’élévation du niveau de la mer, avec les menaces que cela représente pour les villes côtières à travers le monde.
Source: Médias américains.

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The crack across the Larsen C Ice Shelf in northwest Antarctica has surged forward at record rates, bringing the ice shelf closer to cleaving off an iceberg roughly the size of Delaware. (see my previous posts about this topic: 24 January and 3 June 2017).

The scientists from Project MIDAS are using satellite observations to determine the progress that the rift is making. In some places, the fissure is 450 metres wide. In a June 28th update, the scientists report: « …The soon-to-be-iceberg part of [the] Larsen C Ice Shelf has tripled in speed to more than ten metres per day between June 24th and 27th 2017. » This is the highest speed ever recorded on this ice shelf. Predicting the exact date that the iceberg will cleave off from the Antarctic continent is tricky. One can’t tell when calving will occur; it could be hours, days or weeks.

The satellite scientists are depending on to detect changes in the progression of the fissure is Sentinel-1, a project of the European Space Agency. This satellite is able to detect subtle changes in ground movements and is used for both studying melting glaciers and ice shelves as well as earthquakes and other geological phenomena. See satellite photos here below.

A study published in 2015 showed that the Larsen C Ice Shelf without the huge chunk of ice about to break away will be much less stable than it has been. Indeed, such floating sections of ice serve as doorstops for the land-based glaciers behind them, and when the ice shelves erode or break apart, they can cause the land ice to flow into the sea. As it flows into the sea, it will melt much more quickly, raising sea levels and threatening coastal cities worldwide.

Source : American news media.

Images satellitaires montrant la vitesse de progression de la fracture (Source : ESA)

 

Nouvelles du Kilauea (Hawaii)

La compagnie Paradise Helicopters a mis en ligne une vidéo du Kilauea réalisée au cours d’un survol du volcan le 22 juin 2017. On observe toujours un beau lac de lave dans la partie ouest du cratère du Pu’uO’o. La lave continue à s’écouler dans le réseau de tunnels, avec quelques sorties en surface au-dessus du pali. Elle entre dans l’océan sur le site de Kamokuna où elle a construit un delta qui avance d’une centaine de mètres dans la mer. Les iamges de la caméra thermique montrent une fracture qui parcourt le delta dans sa largeur. Cette fracture confirme l’instabilité du delta qui peut s’effondrer à tout moment.

La situation reste inchangée au sommet du Kilauea. Le niveau de la lave dans l’Overlook Crater varie en fonction des épisodes d’inflation et de déflation de l’édifice volcanique. Il se trouve actuellement à une trentaine de mètres sous la lèvre du cratère.

Sources : Paradise Helicopters & HVO.

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The Paradise Helicopters company has released a new video of an overflight of Kilauea volcano performed on June 22nd 2017. A nice lava lake can still be seen in the western part of Pu’uO’o Crater. Lava flows are still active throughout the tube system, with breakouts mainly above the pali. Lava is still entering the ocean at Kamokuna. It has built a vast delta that extends 100 metres from the sea cliff.  Thermal images show a hot crack spanning much of the width of the lava delta. This crack suggests sagging and instability at the front of the delta which might collapse into the ocean at any time.

The situation remains unchanged at the summit of Kilauea. The level of lava within the Overlook Crater varies with the inflation and deflation episodes of the edifice. It is currently about 30 metres beneath the crater rim.

Sources : Paradise Helicopters & HVO.

Lac de lave dans le Pu’uO’o (Source: Paradise Helicopters)

Delta de lave de Kamokuna et la fracture (Source: HVO)

Nouvelles du Cleveland et du Bogoslof (Alaska) et du Sabancaya (Pérou)

Les dernières observations du Cleveland montrent que l’activité éruptive marque le pas et il est peu probable qu’elle se poursuive. Les observations satellitaires n’ont pas révélé de nouvelle émission de lave et les instruments n’ont pas détecté de sismicité anormale ou d’infrasons en provenance du volcan depuis une brève explosion le 16 mai 2017. Des émissions de lave dans le cratère sommital ont été observées dans les données satellitaires le 7 juin. Depuis cette date, les températures de surface ont chuté, ce qui laisse supposer que l’émission de lave a fait une pause ou a cessé.
La couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à JAUNE.

Le Bogoslof est de nouveau entré en éruption à 16h45 (heure locale) le 26 juin 2017. L’activité est restée soutenue jusqu’à 17h00, puis a diminué avant de retrouver un niveau normal. L’éruption a généré un nuage de cendre qui s’est déplacé vers le nord-est à une altitude estimée à 7 500 mètres au vu des données satellitaires. Compte tenu de l’altitude relativement basse du nuage de cendre et de la courte durée de l’explosion, la couleur de l’alerte aérienne a été maintenue à l’ORANGE et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance.

L’activité explosive a repris en tout début de journée le 27 juin. Au vu des images satellitaires, le nuage éruptif a atteint une altitude de 9000 mètres. Le World Wide Lightning Location Network (WWLLN) a détecté des éclairs dan,s le panache. Depuis cet événement, la sismicité a retrouvé un niveau normal, mais la situation reste totalement imprévisible, avec de nouvelles explosions possibles à tout moment. C’est pourquoi la couleur de l’alerte aérienne esy maintenue au Rouge.

L’activité du Sabancaya a diminué au cours des dernières semaines. Le dernier rapport de l’Institut de Géophysique indique que les explosions se produisent à raison d’environ 15 événements par jour. Les nuages ​​de cendre qui accompagnent les explosions montent généralement à environ 3 500 mètres au-dessus du cratère. Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’a été observée.

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Recent observations of Cleveland volcano suggest that unrest has declined and it is unlikely that eruptive activity is continuing. Satellite observations have yielded no evidence for continuing lava effusion and there have been no detections of anomalous seismicity or infrasound from the volcano since a brief explosion on May 16th 2017. Evidence for lava effusion in the summit crater was observed in satellite data on June 7th, but since then observed surface temperatures have become weaker, suggesting that lava effusion has paused or ended.
The Aviation Colour Code has been lowered to YELLOW.

Bogoslof volcano erupted again at 16:45 (local time) on June 26th. Activity remained elevated until 17:00 (local time) and has since declined to background levels. The eruption produced a volcanic cloud moving northeast with an estimated altitude of 7,500 metres by satellite data. Given the lower altitude of the volcanic cloud and short duration of the explosion, the Aviation Colour Code remained at ORANGE and Volcano Alert Level WATCH.

Explosive eruptive activity resumed early in the morning of June 27th. The eruption produced a volcanic cloud that reached an altitude of 9,000 metres based on satellite data.The World Wide Lightning Location Network (WWLLN) detected lightning strokes associated with the resulting volcanic cloud. Seismicity has since declined to background levels, but Bogoslof volcano remains at a heightened state of unrest and in an unpredictable condition.  The Aviation Colour Code remains RED.

Activity at Sabancaya volcano has been declining during the past weeks. IG‘s latest report indicates that explosions occur at a rate of about 15 events per day. Ash clouds associated with the explosions usually rise about 3,500 metres above the crater. No significant deformation of the edifice has been observed.

Source: AVO.

Source: I.G.P.

 

La Nature ne doit pas faire les frais du tourisme de masse // Nature should not be the victim of mass tourism

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, des hordes de touristes ont envahi l’Islande ces dernières années et beaucoup d’entre eux ne respectent pas la Nature fragile de ce pays. Par exemple, les gens ont « écrit » sur une colline à côté de Nesjavallaleið dans le sud de l’Islande. Ils l’ont fait en arrachant la mousse qui ne repoussera pas avant des décennies. Ce type de vandalisme est en hausse ces dernières années, et d’autres mots sont «imprimés» dans la mousse. Les derniers sont «LIFE» et «send nudes» – envoyez des nus. .
Le problème est qu’il existe un effet de groupe chez les gens qui se comportent comme des moutons de Panurge. Si une personne commence à faire quelque chose, d’autres sont tentées de l’imiter. La conduite hors piste, interdite en Islande, en est une preuve. Si une voiture pratique le hors piste en laissant des traces de roues, d’autres touristes pensent pouvoir faire la même chose. En Islande, il va falloir prendre des mesures avant que le vandalisme ne devienne une mode. Beaucoup de gens pensent que tout est permis en Islande. Plusieurs guides ont été choqués par le comportement de nombreuses personnes qui ne respectent pas la Nature. Il y a quelques semaines, un touriste chinois a déféqué à l’extérieur d’une habitation et a trouvé parfaitement normal de laisser le papier toilette sur place. D’autres touristes ont fait de même dans l’espace vert autour d’une école. (15 toilettes viennent d’être installées dans différents sites touristiques du pays, ce qui n’embellira guère le paysage!). Des touristes étrangers ont été vus en train de taguer les murs d’une ferme déserte. Quand on leur a demandé ce qu’ils faisaient, ils ont répondu que c’était de l’art.
On pourrait également mentionner les touristes inconscients qui risquent leur vie en marchant sur les icebergs de Jokulsarlon ou ceux qui se sont fait emporter par des vagues et sont morts sur les plages sur la côte sud de l’Islande.

Le tourisme de masse est louable en soi. Cela montre que de plus en plus de gens ont les moyens financiers de découvrir notre belle planète. En revanche, il y a le revers de la médaille et, contrairement à ce que dit le proverbe, abondance de biens peut parfois nuire !
Adapté d’un article paru dans Iceland Review.

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As I put it several times, hordes of tourists have been invading Iceland in recent years and many of them do not respect the fragile Nature of this country. For instance, people have been “writing” on a hill by Nesjavallaleið in South Iceland. They do this by tearing up the moss, which can easily take decades to grow back. This kind of vandalism has been increasing in recent years, with more words being ‘printed’ in the moss. The last ones are ‘LIFE’ and ‘send nudes’. .

The problem is that there is a strong herd mentality in people. If someone starts doing something, others are tempted to imitate him. Off road driving, which is illegaln is a proof of this. If one car drives on and there are tracks, others believe they can do the same. In Iceland, it is important to do something before vandalism becomes a trend. Many people believe everything is allowed in Iceland. Several tour guides were shocked by the behaviour of many people who don’t respect nature. A few weeks ago, a Chinese tourist was pooping outside and didn’t see anything wrong with leaving the toilet paper. More tourists have done the same on the lawn close to a school.  (15 toilets have just been set up in different tourist sites around the country, which is not positive for the landscape). Foreign tourists were seen spray-painting a deserted farm. When they were asked what they were doing, they said it was art.

One could also mention reckless tourists who risked their lives when stepping on the icebergs in Jokulsarlon or who were swept away by the waves and died on beaches on Iceland’s south coast.

Mass tourism is commendable in itself. It shows that more and more people have the financial means to discover our beautiful planet. On the other hand, there is the other side of the coin and, contrary to what the proverb says, an abundance of goods can sometimes harm!

Adapted from an article in Iceland Review.

La mousse est très belle, mais aussi très fragile , en Islande.

(Photo: C. Grandpey)