Bogoslof (Alaska): Nouveaux épisodes éruptifs // New eruptive episodes

Un nouvel épisode éruptif a débuté le 23 juin dans l’après-midi (heure locale) sur le Bogoslof. L’événement a duré une dizaine de minutes et généré un nuage de cendre qui a atteint 10 800 mètres d’altitude. Il se dirigea ensuite vers l’est en passant au-dessus d’Akutan et de l’Océan Pacifique Nord. Aucune retombée de cendre n’a été enregistrée. Cette éruption a également généré des infrasons qui ont été détectés par des réseaux sur les îles Umnak et Adak. Le nuage volcanique a également été parcouru d’éclairs.
Cette première éruption a été suivie de quatre autres dans la soirée. La couverture nuageuse s’était épaissie depuis le premier épisode éruptif, mais aucun panache de cendre n’a été observé au-dessus du plafond qui culminait à environ 9000 mètres. Ces quatre explosions ont également été détectées dans les données infrasoniques, mais aucun éclair n’a été détecté par le World Wide Lightning Location Network (WWLLN).
De nouveaux épisodes éruptifs produisant des nuages ​​de cendre à haute altitude peuvent se produire à tout moment. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Rouge.

Source : AVO.

Un bulletin de l’AVO émis à 0h44 (heure locale) le 24 juin 2017 indique que la couleur de l’alerte aérienne a  été ramenée à l’Orange car aucun nouvel événement éruptif n’a été enregistré sur le Bogoslof.

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Another eruptive episode started on June 23rd in the afternoon (local time) at Bogoslof. It lasted roughly 10 minutes and produced an ash cloud that reached 10,800 metres a.s.l. and moved east, passing over Akutan and the North Pacific Ocean. AVO has received no reports of ashfall. This initial event also generated infrasound that was detected by networks on Umnak and Adak Islands. The volcanic cloud also generated several lightning strokes.
This event was followed by four additional eruptive bursts in the evening. High clouds had moved into the region since the initial explosion and obscured observations of ash clouds from these later events. However, no eruptive clouds were seen rising above the meteorological cloud deck top at about 9,000 metres a.s.l. These explosions were also detected in infrasound data, but no lightning strokes were detected by the World Wide Lightning Location Network (WWLLN).
Additional explosions producing high-altitude ash clouds could occur at any time.
The Aviation Colour Code remains at RED.

Source: AVO.

A report released by AVO at 0:44 (local time) indicates that the aviation colour code has been lowered to Orange as no new eruptive event has been detected.

Crédit photo: AVO.

Ça ressemble à un volcan mais ce n’est pas un volcan ! // It looks like a volcano but it is not a volcano !

Dans la région côtière du Pérou se dresse El Volcán dans la vallée de la Nepeña. Vu de loin, il semble faire partie naturellement du paysage. Pourtant, ce volcan est artificiel. C’est un monticule  – ou une pyramide – construit par des hommes, avec un cratère creusé à son sommet. Certains archéologues essayent de comprendre à quoi il a pu servir.
Un professeur de l’Université du Missouri qui travaille sur l’anthropologie biologique, a déjà découvert une série de monticules en forme d’orques, de condors et d’autres animaux dans les vallées côtières du Pérou. Il était en train de chercher d’autres structures semblables quand il a repéré le cône volcanique d’une quinzaine de mètres de hauteur.
En compagnie de son équipe de chercheurs, le professeur a escaladé le cône pour avoir une meilleure vue de la vallée environnante. Dans les années 1960, des archéologues avaient déjà observé le monticule et avaient conclu qu’il était artificiel, mais le professeur du Missouri et son équipe ont voulu en savoir davantage. Comme ils l’expliquent dans le dernier numéro de la revue Antiquity, ils ont creusé une tranchée dans le cratère du ‘volcan’ et ont découvert un escalier effondré qui descend sous une couche de briques pour atteindre un plancher de plâtre.
Ils ont également découvert foyer au pied de l’escalier, garni de charbon de bois et de coquilles. Les archéologues ont pu déterminer l’âge de ces matériaux organiques par une datation au Carbone 14. Un échantillon provenant du foyer a révélé que le dernier feu avait été allumé entre 1492 et 1602. Cette période est importante. En effet, au cours du 16ème siècle, il y a eu quatre éclipses solaires totales, visibles depuis El Volcán, en 1521, 1538, 1539 et 1543. Ce furent des événements rares.
Dans leur article, les chercheurs ont écrit que «les habitants des régions côtières du centre et du nord du Pérou, les Yungas, accueillaient les éclipses du soleil avec des manifestations de joie, contrairement aux Incas qui les redoutaient». Le charbon de bois découvert dans le foyer était peut-être le reste d’une cérémonie liée à l’une de ces éclipses.
Les chercheurs ne peuvent pas dire avec exactitude quand le monticule a été construit. Il est possible que la structure d’origine soit bien plus ancienne que le foyer. Le site archéologique voisin de San Isidro était encore occupé pendant la période préclassique (900 à 200 avt. J.C.).
De même, le mystère de la forme du monticule n’a toujours pas été élucidé. Il n’y a pas de volcans à proximité d’El Volcán susceptibles de servir de modèles pour sa construction – à supposer qu’il fût destiné à ressembler à un volcan – et aucun autre édifice semblable n’a été découverte au Pérou.
Adapté d’un article dans Live Science.

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In coastal Peru El Volcán in the Nepeña Valley rather looks like a natural feature in the landscape when it is seen from a distance. However, this volcano is artificial, a mound or pyramid built by human hands with a crater dug out of the top. And some archaeologists are trying to figure out what it was used for.

A professor at the University of Missouri who focuses on biological anthropology, had previously found a series of mounds shaped like orcas, condors and other animals in coastal valleys in Peru. He was looking for more of those earthworks when he spotted the 15- metre-tall volcanic cone.

The professor climbed the cone with his team to get a better view of the surrounding valley. In the 1960s, archaeologists had already noted the volcano-like mound and identified it as artificial, but he decided to investigate further. As the researchers report in the latest issue of the journal Antiquity, they dug a trench into the inner crater of the volcano, and found a collapsed stairwell that descends below a layer of adobe bricks to a mud-plaster floor.

They also found a fireplace at the bottom of the stairwell, full of bits of charcoal and shell. Archaeologists could determine the age of such organic material by using radiocarbon dating. A sample of burned material from the hearth showed that the last fire was lit sometime between A.D. 1492 and 1602.

Archaeologists believe this date range is important. During the 16th century, there were four total solar eclipses, visible from El Volcán, in A.D. 1521, 1538, 1539 and 1543. This was a rare occurrence.

In their paper, the researchers wrote that « the people of the northern and central coasts, the Yungas, unlike the later Incas, greeted eclipses of the sun with joy, not fear. » The fire might be all that is left of a ceremony linked to one of these eclipses.

The researchers are not sure when the mound was first built. It is possible that the original structure might be much older than the hearth. The nearby archaeological site at San Isidro was active during the Late Formative period (900 B.C.to 200 B.C.).

The meaning behind the mound’s shape is also still unclear. There are no volcanoes around El Volcán that would have served as models for its construction, if it was indeed meant to look like a volcano, and no other structures like it have been found in Peru.

Adapted from an article in Live Science.

Crédit photo: R. Benfer (University of Missouri)