Toujours plus chaud (suite) // Warmer and warmer (continued)

drapeau-francaisVoici un événement qui montre bien que le réchauffement climatique se répand sur la Terre: Les températures maximales quotidiennes à travers une grande partie du Moyen-Orient ont atteint des niveaux records au cours de la semaine écoulée. Le 21 juillet, une station météorologique située dans le Mitribah, une région reculée du nord-ouest du Koweït, a enregistrée la plus haute température de tous les temps pour l’hémisphère oriental avec 54°C, ce qui s’approche du record du monde officiel établi à Furnace Station Creek Ranch, dans la Vallée de la Mort (Californie), avec 56,7°C le 10 juillet 1913. La température enregistrée au Koweït n’est pas encore officiellement validée par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), mais elle le sera probablement.
Pendant de nombreuses années, la plus haute température enregistrée dans le monde a été officiellement 58°C à El Azizia en Libye en 1922, mais elle a été disqualifiée par l’OMM en 2012 au profit des 56,7° de la Vallée de la Mort en 1913.
Bien que ces températures soient extrêmement élevées, elles sont fréquentes au Moyen-Orient qui est une région très chaude à la fin juillet. La température moyenne la plus haute pour les régions de Mitribah et Basrah pour cette période de l’année est de 46,1°C. La chaleur actuelle est due à un front de hautes pressions centré sur l’Irak, l’Iran et le Koweït. Avec les hautes pressions, l’air descend et se réchauffe, et il retient l’air déjà chaud présent à la surface.
En ce qui concerne la Vallée de la Mort, la température était de 48°C l’après-midi quand je me suis arrêté à Furnace Creek en juillet 2008. Il fallait que je maintienne mon appareil photo à l’ombre de mon corps pour le protéger du soleil! L’eau est chaude en permanence dans les sanitaires du Visitors Center!
Source: The Watchers.

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drapeau-anglaisHere is another sign that global warming is spreading over the Earth : Maximum daily temperatures across much of the Middle East have reached record levels during the past week. On July 21st, a weather station located in Mitribah, a remote area of north-west Kuwait, has set the eastern hemisphere’s all-time maximum temperature record at 54°C, which challenged the official world record for highest recorded temperature, set in Furnace Creek Ranch station in the Death Valley (California) with 56.7°C on July 10th, 1913. The measurement in Kuwait is still not officially verified by the World Meteorological Organisation (WMO), although it most likely will.

For many years, the world’s highest recorded temperature was officially 58°C in El Azizia, Libya, in 1922, but it was disqualified by the WMO in 2012 in favor of Death Valley’s 56.7 °C from 1913.

Although these are extremely high temperatures, Middle East is usually a very hot place during late July. The average maximum temperature at both Mitribah and Basrah for this time of year is 46.1°C. This current heat is a result of the massive ridge of high pressure centered over Iraq, Iran, and Kuwait. With high pressure, the air sinks and warms, and it’s keeping the already hot air at the surface in place.

As far as the Death Valley is concerned, the temperature was 48°C in the afternoon when I first visited Furnace Creek in July 2008. Il remember putting my camera in the shade of my body to prevent it from hit by the sun! The water is permanently hot in the toilets of the Visitors Center!

Source: The Watchers.

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La Vallée de la Mort (Photos: C. Grandpey)

Accélération de la fonte de la calotte glaciaire au Groenland // Ice sheet melting is accelerating in Greenland

drapeau-francaisLa calotte glaciaire du Groenland fond à un rythme record, en raison d’une météo inhabituellement chaude et des vagues de chaleur de ce début d’été. Une photo avec des couleurs réelles, prise par le satellite  Earth Observing-1 de la NASA le 15 juin 2016, montre la situation. Le site qui apparaît sur l’image se situe à environ 500 km au nord-nord-est de Nuuk. On peut voir un paysage découpé par les lacs et des rivières de fonte, en total contraste avec le paysage de blancheur photographié au même endroit en 2014.
En 2016, la fonte de la banquise a commencé tôt et a été rapide. Il y a eu trois accélérations de la fonte vers la mi-juin. En conséquence, le rythme de la fonte jusqu’à présent est plus rapide que pendant les trois dernières années, mais plus lent qu’en 2013 qui reste l’année record. Les zones côtières ont été généralement plus chaudes que la moyenne. Par exemple, la température à Nuuk a grimpé jusqu’à 24°C le 9 juin 2016 ; c’est la plus haute température jamais enregistrée en juin à cet endroit. La fonte de la glace que l’on peut voir sur la photo de 2016 a commencé relativement tôt, en avril, mais n’a pas été continue. Elle a fait une pause avant de recommencer en mai pour aboutir au paysage aquatique du mois de juin visible sur l’image.
La fonte de la glace de surface peut, par son ruissellement, contribuer directement à l’élévation du niveau de la mer. L’eau de fonte peut également se frayer un chemin à travers les crevasses et atteindre la base d’un glacier, ce qui accélère temporairement l’écoulement de la glace et contribue indirectement à l’élévation du niveau de la mer. En outre, l’accumulation d’eau de fonte peut « assombrir » la surface de la calotte glaciaire et provoquer encore davantage de fonte. Les périodes de fonte ne suivent pas toutes la même progression. Il n’y avait presque pas d’eau de fonte en surface à la mi-juin 2014 et 2015 ; ces années-là, les volumes d’eau de fonte ont atteint leur maximum à la mi-juillet.
La seconde image montre la même zone (à environ 500 km au nord-nord-est de Nuuk) le 10 juin 2014. Elle a été photographiée depuis le satellite Landsat 8. (La couverture nuageuse trop importante n’avait pas permis de réaliser un cliché en juin 2015). 2014 n’a pas été une année de fonte exceptionnelle. La période a été dans l’ensemble plus froide et plus humide et il se peut même que la photo fasse apparaître quelques chutes de neige récentes.
Il faudra voir comment la fonte à la surface de la banquise va se comporter en 2016. Il se peut que la fonte se poursuive en juillet, ou se stabilise. Jusqu’à présent, elle a été plus importante que la moyenne. Toutefois, les scientifiques doivent observer l’évolution de la situation au cours des prochaines semaines qui seront cruciales car c’est l’époque où le soleil est au plus haut dans le ciel et où le pic de fonte se produit habituellement.
Source: NASA.

Une étude s’appuyant sur des données satellitaires et publiée récemment dans la revue Geophysical Research Letters  indique que la calotte glaciaire du Groenland a perdu un billion (1012) de tonnes de glace entre les années 2011 et 2014. Une grande partie de la perte provient de seulement cinq glaciers pour lesquels les scientifiques expriment les plus grandes craintes. Les climatologues surveillent attentivement la région car elle est susceptible de contribuer considérablement à l’élévation du niveau de la mer. On pense que la perte de glace du Groenland a déjà contribué jusqu’à 2,5 cm d’élévation du niveau de la mer au cours du dernier siècle et jusqu’à 10 pour cent de l’élévation du niveau de la mer pour l’ensemble de la planète depuis les années 1990.
La nouvelle étude s’attarde sur la perte de glace du Groenland entre 2011 et 2014 en utilisant les mesures du CryoSat-2, un satellite de recherche sur l’environnement lancé par l’Agence Spatiale Européenne en 2010. Elles reposent sur l’altimétrie qui mesure les variations d’altitude de la surface du Groenland au fil du temps en fonction des gains ou des pertes de glace.

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drapeau-anglaisThe Greenland Ice Sheet is melting at a record pace, thanks to some unusually warm weather and early season surges. A natural-colour image captured by NASA’s Earth Observing-1 satellite on June 15th 2016 shows the effects. The site recorded, about 500 km north-northeast of Nuuk, shows a landscape etched with dark blue melt ponds and streams – a sharp contrast to the mostly white conditions recorded in the same place in 2014.

In 2016, the transition started early and fast. The ice sheet saw three extreme spikes in melt by mid-June. As a result, the pace of melting so far is ahead of the past three seasons, but behind the record melt year of 2012. Coastal areas have been generally warmer than average. For instance, temperatures in Nuuk soared to 24°C on June 9th 2016, the highest June temperature ever recorded there. Melting shown in the 2016 NASA photo began relatively early in April but was not sustained. It started up again in May and grew into the watery June scene of the image.

Surface melt can directly contribute to sea level rise via runoff. It can also force its way through crevasses to the base of a glacier, temporarily speeding up ice flow and indirectly contributing to sea level rise. Also, ponding of meltwater can “darken” the ice sheet’s surface and lead to further melting. Not every melt season follows the same progression. Almost no lake water was present in mid-June in 2014 and 2015, then volumes of meltwater peaked each year by mid-July.

The second image shows the same area on June 10th 2014, as observed by the Landsat 8 satellite. (Clouds obscured the view from space in June 2015.) 2014 was not an exceptional melting year. The season was generally colder and wetter, and it’s possible that there is even some recent snowfall visible in the image.

It remains to be seen how surface melt in 2016 will progress. Melting could continue in July or level off. So far, melting has been above average. But scientists still need to see what will happen over the next few weeks, which are crucial as it is when the sun is strongest and the peak of melting usually occurs.

Source: NASA.

A satellite study, recently published in the journal Geophysical Research Letters, indicates that the Greenland ice sheet lost 1 trillion (1012) tons of ice between the years 2011 and 2014. A big portion of the loss came from just five glaciers about which scientists now have more cause to worry than ever. Climate scientists are keeping a close eye on the region because of its potentially huge contributions to future sea-level rise. Ice loss from Greenland may have contributed as much as 2.5 cm of sea-level rise in the last 100 years and up to 10 percent of all the sea-level rise since the 1990s.

The new study takes a detailed look at ice loss in Greenland between 2011 and 2014 using measurements from the CryoSat-2, an environmental research satellite launched by the European Space Agency in 2010. It relied on a type of measurement known as altimetry — which measures how the surface of Greenland’s altitude changed over time in response to ice gains or losses.

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Calotte glaciaire du Groenland le 15 juin 2016

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Calotte glaciaire du Groenland le 10 juin 2014.

(Crédit photo: NASA)

Kilauea (Hawaii) : La coulée 61g avance comme une tortue // The 61g lava flow is advancing like a turtle

drapeau-francaisDans sa dernière mise à jour, le HVO indique que la coulée 61g reste active. Le vendredi 22 juillet, le front de coulée était actif et des sorties de lave se produisaient à quelques centaines de mètres en amont. Au matin de ce même jour, le front de coulée se trouvait à environ 615 mètres de la route de secours et  à 760 mètres de l’océan. La lave a avancé très lentement ces derniers jours. Les mesures précédentes, effectuées le 20 juillet révélaient que la lave se trouvait à environ 720 mètres de la route de secours et à 850 mètres de l’océan. Cela correspond à une progression de 90 mètres et une moyenne de 45 mètres par jour. Au rythme actuel, il faudrait à la lave 16 ou 17 jours pour atteindre le rivage.
Le 21 juillet, un hélicoptère de l’agence Paradise Helicopters (ma préférée à Hilo) a effectué un survol qui a confirmé que la coulée s’élargissait et que la lave venait se superposer aux coulées existantes. Ce jour-là, le front de coulée était immobile. La coulée 61g présente actuellement une longueur de plus de 8 km. Pendant le survol en hélicoptère, deux belles sorties de lave ont été observées. L’une d’elles – avec beaucoup de lave a’a – avait environ 500 mètres de long sur le pali, tandis que l’autre, composée de lave pahoehoe sur la plaine côtière, se trouvait à environ 800 mètres de la première.
Il y avait aussi un tunnel de lave effondré très spectaculaire près des quelques arbres épargnés par la lave dans la subdivision des Royal Gardens. L’ouverture présentait un diamètre d’une vingtaine de mètres et révélait deux rivières de lave qui serpentaient lentement sous plusieurs couches de lave refroidie.
Voici le lien vers la vidéo du survol en hélicoptère:
https://youtu.be/Hy4l7KRX3LM

Source: Big Island Now.

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drapeau-anglaisIn its latest update, HVO indicates that the 61G lava flow remains active. On Friday, July 22nd, the flow tip was active and breakouts were also active within a few hundred metres upslope. On July 22nd in the morning, the flow front was approximately 615 metres from the coastal emergency road and 760 metres from the ocean; there has been very little advance of the flow front in the past days. The previous measurements performed on July 20th indicated that. the flow was approximately 720 metres from the coastal emergency road and 850 metres from the ocean. This means an advance of 90 metres and an average of 45 metres per day. At the current rate, it will take lava 16 or 17 days to reach the shore.

On July 21st, a Paradise Helicopters (my favourite company in Hilo) fly-over confirmed that the flow was widening and overplating the flow field. On that day, the distal tip had stalled. The 61G flow is now more than 8 km long. During the helicopter overflight, only two sizable outbreaks were observed. One, with a’a lava for the most part, was about 500 metres long on the pali, and the second, a large pahoehoe flow on the coastal plain, about 800 metres from the first.

There was also a very dramatic collapsed lava tube near the remaining trees in the Royal Gardens subdivision. The hole was about 20 metres in diameter and revealed two rivers of lava snaking slowly beneath several shelves.

Here is the link to the video of the helicopter overflight :

https://youtu.be/Hy4l7KRX3LM

Source: Big Island Now.

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Vue de l’effondrement de la voûte du tunnel de lave sur le pali.

 

La surveillance de l’Hekla (Islande) // The monitoring of Mt Hekla (Iceland)

drapeau francaisL’Hekla est l’un des volcans les plus actifs d’Islande. Au cours du dernier millénaire, il est entré en éruption à 23 reprises. L’éruption la plus récente a eu lieu en février 2000, avec l’émission d’un panache de cendre, de gaz et de vapeur d’eau jusqu’à 10-12 km de hauteur pendant environ deux heures. L’éruption majeure la plus récente s’est produite en 1947 ; elle a généré un panache qui est monté à une trentaine de kilomètres dans la stratosphère. Selon les conditions météorologiques au moment de l’éruption, les nuages de cendre peuvent monter à une altitude élevée et affecter le trafic aérien international.
Depuis 1970, l’Hekla est entré en éruption à peu près tous les 10 ans (1970, 1980-1981, 1991 et 2000). C’est la raison pour laquelle le volcan est aujourd’hui considéré comme «en retard», vu que la dernière éruption a eu lieu il y a plus de 16 ans. Il convient toutefois de remarquer qu’avant 1970, l’Hekla se manifestait moins fréquemment, avec des périodes de repos allant jusqu’à 120 ans. Comme je l’ai écrit précédemment, j’ai de grands doutes quant à l’activité cyclique d’un volcan. S’agissant de l’Hekla, un laps de temps de 30 ans est loin d’être suffisant pour décider qu’un volcan a un cycle éruptif.

Le Met Office islandais (IMO) est en charge de la surveillance de l’Hekla. Depuis le début de la surveillance instrumentale du volcan dans les années 1970, les signaux pré-éruptifs ont été détectés seulement quelques dizaines de minutes avant le démarrage d’une éruption. De gros efforts sont faits pour mettre en place un réseau de surveillance efficace sur et autour du volcan afin de détecter les premiers signaux éruptifs. Le but est d’optimiser l’observation et l’interprétation des signaux disponibles et de donner, en temps opportun, des informations sur l’activité volcanique. Comme en 1991 et 2000, la prochaine éruption de l’Hekla sera probablement précédée d’un épisode mesurable d’ascension du magma vers la surface. Les séismes qui accompagnent cette ascension du magma peuvent et doivent être détectés en temps quasi réel. Le réseau sismique a été amélioré en 2012 avec l’installation de deux sismomètres temporaires à large bande à 11 km du volcan; ils viennent s’ajouter au réseau permanent. Le réseau sismique actuel est capable de détecter des séismes beaucoup plus faibles que ceux détectés automatiquement avant l’éruption de l’an 2000; de plus, il devrait pouvoir localiser ces événements avec plus de précision.
Une augmentation de l’activité sismique de l’Hekla entraînerait automatiquement l’apparition de signaux radio dans la salle de contrôle de l’IMO à Reykjavík, qui est opérationnelle 24 heures sur 24, tous les jours de l’année. Le système d’alerte, utilisé pour toutes les régions d’Islande, est basée sur la magnitude et le nombre de séismes, ainsi que sur l’énergie libérée, en fonction de seuils prédéfinis. En plus de l’alerte audio, une alerte est envoyée par sms au personnel de surveillance de l’IMO et aux autorités de la protection civile. Le tremor éruptif est également surveillé et une alerte est transmise chaque fois que le tremor enregistré à l’une des stations dépasse un seuil qui pourrait indiquer une éruption à court terme.
Trois paramètres principaux sont actuellement contrôlés par l’IMO: sismicité, déformation de surface, et émissions de gaz. Les plupart des mesures de déformation récentes montrent une tendance globale d’inflation sur le long terme. Le niveau de l’éruption de l’an 2000 a même été dépassé à certains moments entre 2007 et 2009.
Les mesures de gaz n’ont révélé aucune concentration détectable de SO2 sur l’Hekla depuis le début des mesures en 2014.
Il est clair que, depuis l’éruption de l’an 2000, d’importantes améliorations ont été apportées aux réseaux de surveillance du volcan. Toutefois, en raison des conditions environnementales difficiles, ainsi que des problèmes pouvant survenir lors du transfert et du traitement des données, une prévision précise à court terme ne peut pas être garantie. La prochaine éruption de l’Hekla pourrait se produire avec peu ou pas de préavis, en dépit de tous les systèmes de surveillance et d’alerte actuellement opérationnels. Compte tenu de l’amélioration des capacités de surveillance, et en se référant au comportement de l’Hekla en 1991 et 2000, l’imprévisibilité du volcan est telle que l’IMO pourrait disposer de moins d’une heure pour la mise en place des alertes dans des conditions optimales.
Source: Icelandic Met Office

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drapeau anglaisMount Hekla is one of the most active volcanoes in Iceland. During the last millennium, it has erupted 23 times. The most recent eruption was in February 2000, when the volcano emitted a 10 to 12-km-high plume of ash, gas and water vapour that lasted a couple of hours. The most recent major eruption of Hekla in 1947 generated a plume that rose to about 30 km in the stratosphere. Depending on weather conditions at the time of the eruption, the ash clouds can rise to high elevation and affect international air travel.

Since 1970, Mt Hekla has erupted roughly every 10 years (1970, 1980-81, 1991 and 2000). This is one reason why the volcano is now considered to be ‘overdue’, as the last eruption occurred more than 16 years ago. However, it should be noted that before 1970, Hekla erupted less frequently, with repose intervals up to 120 years in past centuries. This is the reason why – as I put it previously – I have great doubts about the cyclical activity of this volcano. Besides, a time span of 30 years is by no means sufficient to decide that a volcano has an eruptive cycle.

The Icelandic Met Office (IMO) is in charge of the monitoring of Mt Hekla. Since instrumental monitoring of the volcano began in the 1970s, pre-eruptive signals have been detected only tens of minutes before an eruption commenced. Great efforts are made to expand a robust monitoring network on and around the volcano for the purpose of detecting precursory eruptive signals. The goal is to optimize the observation and interpretation of the available signals to allow a timely warning about volcanic activity. As in 1991 and 2000, the next eruption of Hekla should be preceded by the measurable propagation of magma towards the Earth’s surface. Earthquakes accompanying the ascent of magma should be detected in near-real-time. The seismic network was improved in 2012 with the installation of two temporary broadband seismometers within 11 km of the volcano; they were added to the permanent network. The present network is able to detect much smaller earthquakes than would have been detected automatically immediately before the 2000 eruption; moreover, their location and accuracy is expected to be greatly improved.

Increased earthquake activity at Hekla results in an automated audio warning in IMO’s monitoring room in Reykjavík, which is staffed around the clock every day of the year. The warning system, which is used for all regions in Iceland, is based on earthquake size, earthquake rate and energy release relative to predefined thresholds. In addition to an audio alert for Hekla, an SMS alert is sent to IMO monitoring coordinators and Civil Protection authorities. Seismic tremor is also monitored and a warning is issued every time the tremor at any station exceeds a threshold which might indicate an eruption in the short term.

Three main parameters are currently monitored by IMO: seismicity, surface deformation, and gas emissions. The most recent deformation measurements show a broadly constant, long-term inflation trend signal. The 2000 eruption level was exceeded sometime between 2007 and 2009.

Gas measurements have seen no detectable concentrations of SO2 at Mt Hekla since measurements began in 2014.

It is clear that since the 2000 eruption of Hekla, significant improvements have been made to IMO’s monitoring networks around the volcano. However, due to harsh environmental conditions around the volcano, together with the potential for data-transfer and handling problems, a definite, short-term forecast cannot be guaranteed. The next eruption of Mt Hekla could occur with little or no forewarning, despite having all monitoring and warning systems fully functional. Taking into account IMO’s improved monitoring capabilities, and based on the behaviour of Hekla in 1991 and 2000, the unpredictability of the volcano is such that the warning-time under optimal conditions could be less than an hour.

Source : Icelandic Met Office.

Hekla-blog

Crédit photo: Wikipedia.

Hekla tilt

Graphique montrant l’évolution de la déformation de l’Hekla entre 1985 et aujourd’hui. On remarquera la déflation de l’édifice qui a accompagné les éruptions de 1991 et 2000 lorsque le magma s’est évacué. Le tilt présente une hausse globale depuis 2000 et a même dépassé le niveau d’avant cette dernière manifestation du volcan. (Source: Icelandic Met Office)