Sinabung (Indonésie): Nouvel épisode éruptif

drapeau francaisD’après l’agence de presse Xinhuanet, le Sinabung est à nouveau entré en éruption ce dimanche aux premières heures de la matinée, avec une colonne de cendre estimée à 7 km de hauteur. Une forte explosion a été entendue peu de temps après minuit et le volcan n’a cessé de gronder depuis. Une zone d’évacuation de 3 km a été mise en place et les habitants de quatre villages (1300 personnes) ont dû être évacués.

Le Sinabung a déjà connu une crise éruptive le 24 octobre, avec un panache de cendre de 3 km de hauteur.

 

drapeau anglaisAccording to the Xinhuanet press agency, Mount Sinabung erupted again early Sunday, shooting a column of ash up to 7,000 metres into the sky. A major explosion was heard after midnight and the volcano has been rumbling since. An evacuation zone of 3 km has been declared and the people in four villages (1,300 people) within the area had to be evacuated.

Mount Sinabung already erupted on October 24th, sending a column of ash up to 3,000 metres.

Reconstruction informatique de Mascali (Sicile / Italie)

Parmi les éruptions de l’Etna, l’une des plus destructrices débute le 2 novembre 1928. Le 3 novembre, l’ouverture de plusieurs fractures à 1650 mètres d’altitude donne naissance à des coulées de lave qui menacent des zones habitées comme Fornazzo, Milo et Sant’Alfio. Le 5 novembre, une nouvelle bouche éruptive s’ouvre à 1150 mètres. Mascali, bourgade de 8000 habitants, est détruite par la lave qui avance rapidement en écrasant tout sur son passage, tel un rouleau compresseur. L’éruption ne prendra fin que le 20 novembre. On estime à 70 millions de mètres cubes le volume de lave vomi par l’Etna.

S’appuyant sur des archives, des chercheurs ont eu l’idée d’élaborer une reconstruction de Mascali en 3 dimensions. Après quelques séquences montrant Mascali pendant l’éruption, on parcourt les rues en longeant les maisons et les édifices dans l’état qui devait être le leur avant la catastrophe. Des photos en noir et blanc rappellent cette époque pas si lointaine. Même si l’architecture reconstituée semble un peu trop neuve, ce document mérite qu’on s’y arrête en cliquant ce lien :

http://www.youtube.com/watch?v=9UY4iOBHQ4M

Mascali-1928

Le Mont Meru (Tanzanie): un volcan oublié? // Mount Meru (Tanzania): A forgotten volcano?

drapeau francaisAlors que la plupart des principaux volcans actifs sont abondamment dotés d’instruments de mesure, d’autres ont été laissés pour compte, même s’ils peuvent représenter un danger pour les populations vivant sur leurs pentes ou dans les régions voisines . C’est le cas du Mont Meru en Tanzanie. C’est le deuxième plus haut sommet du pays après le Kilimandjaro.
Des études récentes indiquent que la montagne reste un volcan actif et, à moins que des capteurs sismiques soient installés sur ses flancs, son activité est susceptible de prendre les habitants par surprise. Le Mont Meru a eu trois éruptions historiques (la dernière Octobre 1910) et reste une menace pour plus d’un million de personnes. Lorsque j’ai séjourné à Arusha et vu le Mont Meru depuis ma chambre d’hôtel, j’ai réalisé le danger qu’il représentait pour la population locale.
On sait que le point faible du volcan est sur son côté oriental qui subirait le plus de dégâts en cas d’éruption, avec des effondrements partiels et des coulées pyroclastiques. Une telle catastrophe pourrait faire d’Arusha un autre Pompéi.
En conséquence, il est urgent qu’un réseau sismique soit mis en place autour du Meru et du Kilimandjaro avec la ville de Moshi toute proche. Ainsi, des alarmes pourraient être déclenchées si l’un des deux volcans commençait à montrer des signes d’activité. .
Selon plusieurs chercheurs, le Mont Meru a connu une éruption semblable à celle du Mont St Helens en 1980, mais dix fois plus puissante, lorsque son flanc E a explosé.

Source: Tanzania Daily News.

 

drapeau anglaisWhile most major volcanoes are fully equipped with monitoring instruments, other active ones have been left aside, even though they may represent a danger to the populations living on their slopes or in nearby areas. It is the case of Mount Meru in Tanzania. It is the country’s second highest mountain after Mount Kilimanjaro.

Recent studies indicate that the mountain remains an active volcano and unless tremor and eruption sensors get installed around it, its activity is likely to take local inhabitants by surprise. Mt Meru had three historical eruptions (the last one was in October 1910) and remains a threat to more than one million people living around it. When I stayed in Arusha and saw Mount Meru from my hotel bedroom, I realised the danger to the local population.

It is well-known that the weak spot of the volcano is on its eastern side which would suffer more damage in case of an eruption which could trigger partial collapses and pyroclastic flows. Such a disaster could make Arusha become another Pompeii.

As a consequence, it is imperative for a seismic network to be organized around both Mounts Meru and Kilimanjaro, where the town of Moshi is built so that alarms can be triggered should any of the two features start showing renewed signs of activity. .

According to several scientists, Mount Meru had an eruption similar to that of Mount St Helens in 1980, but ten times bigger, when its eastern side blew out.

Source: Tanzania Daily News.

Meru-blog

Photo:  C.  Grandpey

 

Tungurahua (Equateur): L’activité reste soutenue // Activity is still quite high

drapeau francaisLe niveau d’activité du Tungurahua reste élevé. Bien que les nuages ​​empêchent souvent les observations visuelles du cratère, des panaches de cendre sont émis presque quotidiennement par le volcan. Les 23 et 24 Octobre, des émissions de cendre continues produisaient des panaches qui s’élevaient à 3-4 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs localités comme Penipe (15 km au SO), Palitahua (au S), Tisaleo (29 km au NO) et El Manzano (8 km au SO). Le 25 Octobre, des blocs dévalaient les flancs du Tungurahua. Le lendemain, les émissions de cendre montaient à 2 km au-dessus du cratère avec d’autres retombées dans plusieurs villages au nord-ouest. De nouveaux panaches de cendre accompagnés de retombées ont été observés jusqu’au dernier rapport de l’Institut Géophysique.

Source : Instituto Geofisico.

 

drapeau anglaisActivity at Tungurahua remains high. Although the clouds often prevent visual observations of the crater, ash plumes are observed almost daily. On October 23rd and 24th, continuous ash emissions produced plumes that rose 3-4 km above the crater. Ashfall was reported in several communities like Penipe (15 km SW), Palitahua (S), Tisaleo (29 km NW) and El Manzano (8 km SW). On October 25th, blocks were observed rolling down the flanks. The next day continuous ash emissions rose 2 km above the crater with more ashfall in several villages to the north-west. More ash plumes and ashfall occurred until the Institute’s latest report.

Source : Instituto Geofisico.

Tungurahua-blog

Le Tungurahua vu par l’une des webcams le 23 octobre au soir.