Le Tolbachik attire les touristes! / Tolbachick draws tourists!

drapeau francais.jpgL’éruption du Tolbachik continue et plusieurs media indiquent qu’elle est en train de devenir une attraction touristique. Les visiteurs sont prêts à entreprendre un long voyage et dépenser beaucoup d’argent pour voir le volcan. Il faut 10 heures en voiture pour se rendre jusqu’au Tolbachik depuis le village le plus proche. La plaisanterie coûte 20 000 roubles (environ 650 dollars) aux gens du coin et près de 1000 dollars aux Moscovites. Les articles de presse précisent que certains se sont approchés des coulées de lave pour se faire prendre en photo avec la roche incandescente et les arbres en train de brûler à l’arrière-plan. On peut aussi lire que les touristes ignorent les mises en garde, le danger de voir une coulée de lave changer de trajectoire et la chute de roches brûlantes. Toutefois, à en juger par les photos qui circulent sur le Net et les endroits où les touristes prennent les photos, je pense que les risques sont limités. On a affaire à une éruption classique de type basaltique et la source se trouve trop loin (au moins 10 km) pour que les gens puissent recevoir des bombes. Peut-être les articles font-ils allusions aux chutes de blocs sur les fronts de coulées.

La dernière éruption du Tolbachik a duré 5 mois et personne ne sait combien de temps l’événement actuel va encore durer. Aussi spectaculaire que puisse être l’éruption, je ne me risquerais pas à prendre un billet d’avion maintenant. Le voyage jusqu’à Moscou, puis Petropavlovsk, puis le site éruptif, est très long et il y a le risque de dépenser beaucoup d’argent pour, au final, voir seulement… une masse de lave en phase de refroidissement !

drapeau anglais.jpgThe eruption is going on at Tolbachik and several news media indicate it is becoming a tourist attraction. Visitors are willing to travel long distances and pay top prices to see the volcano. It is a ten-hour car ride from the nearest settlement to Tolbachik’s slopes. The trip costs some 20,000 rubles (about 650 dollars) for locals, and close to 1000 dollars for Moscow tourists. The articles say some of them have approached the flowing lava to have their pictures taken on a background of molten rock and burning trees. One can also read the tourists ignore the warning signs and the danger of shifting lava, and hot falling rocks. Actually, judging from the images on the Internet and the places where the tourists are taking the photos , I think the risks are limited. This is a basalt-type eruption with lava flows and these people are too far from the source (at least 10 km upslope) to receive ballistics. The articles may be referring to the rockfalls on the lava fronts.

The last time Plosky Tolbachik erupted, it was active for 5 months, but it is unknown how long the current eruption will last. Dramatic as the show may be, I would not take a plane ticket now. The journey to Moscow, then Petropavlovsk, then the eruptive site, is very long and there is the risk of spending a lot of money for seeing…. a heap of cooling lava!

tolbachik,eruption,tourists,volcans,volcanoes

Front de coulée du Tolbachik (Crédit photo: E. Nenasheva)

Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée)

drapeau francais.jpgUn rapport du Rabaul Volcano Observatory (RVO) indique que durant la première semaine de décembre, des panaches de cendre montaient à environ 500 mètres de hauteur au-dessus du cratère sud. Des grondements étaient perceptibles et il était fait état de retombées de cendre dans les secteurs sous le vent. La nuit, on observait des projections incandescentes et des petites coulées de lave sortaient de deux bouches apparues en août et fin novembre dans une vallée au SE du volcan. Les tiltmètres montraient que le volcan avait tendance à gonfler vers l’E. Il a été demandé aux habitants d’éviter les quatre vallées radiales, en particulier celles du SE et du SO car elles sont empruntées par les matériaux émis par l’activité actuelle du  volcan.

D’un diamètre de 10 km, l’île Manam se trouve à 13 km au large des côtes de Papouasie-Nouvelle-Guinée et c’est l’un des volcans les plus actifs de ce pays. Il y a deux cratères sommitaux mais c’est celui situé au sud qui est actuellement le plus actif.

drapeau anglais.jpgA Rabaul Volcano Observatory (RVO) report indicates that during the first week of December ash plumes rose about 500 metres above the Southern Crater. Ashfall was reported in areas downwind. Roaring and rumbling were heard. Ejected incandescent tephra was observed at night, and a small volume of lava effused from two vents that opened in August and late November in a SE valley. Tiltmeters showed a long-term inflationary trend towards the E. RVO warned residents to stay away from the four main radial valleys, especially to the SE and SW, because products of the current activity are channeled into them.

The 10-km-wide island of Manam, lying 13 km off the northern coast of mainland Papua New Guinea, is one of the country’s most active volcanoes. Two summit craters are present; both are active, although most eruptions have originated from the southern crater,

Volcans néo-zélandais / New Zealand volcanoes

drapeau francais.jpgLe dernier rapport de GNS Science indique qu’un dôme de lave très inhabituel s’est formé à l’intérieur du cratère de White Island dont le niveau d’alerte a été élevé de 1 à 2. Brad Scott, volcanologue de GNS Science, affirme qu’il n’a jamais vu un tel dôme depuis 30 ans qu’il visite le volcan. A cause des panaches de gaz, il est difficile de bien voir ce dôme qui a probablement un diamètre de 20 ou 30 mètres (voir photo ci-dessous), avec des aiguilles à sa surface. On pense que le dôme est le résultat de l’éruption observée le 5 août 2012. Au vu des dernières photos, je remarque que le cratère de White Island a beaucoup changé depuis la visite que j’ai effectuée en février 2009.

Les scientifiques confirment que le Ruapehu demeure actif et que le risque d’une éruption ne saurait être écarté. Les analyses révèlent des températures supérieures à la normale sous le lac de cratère dont la température se maintient à 20-25°C. Il se peut qu’il existe une zone de blocage des gaz à quelques centaines de mètres sous le lac, ce qui peut entraîner une hausse de pression et au final une explosion, avec un effet de cocotte-minute. Les petits séismes enregistrés à 3 – 5 km sous le lac fin octobre et début novembre ont disparu.

Les gaz continuent à s’échapper du Tongariro mais aucune nouvelle activité éruptive n’a été observée depuis l’explosion du 21 novembre. Il ne faudrait toutefois pas écarter le risque d’une nouvelle éruption dans les prochains mois.

drapeau anglais.jpgGNS Science’s last report indicates that a rare « lava dome » has formed in the crater of White Island volcano, as scientists raised the volcanic alert level from 1 to 2.GNS Science volcanologist Brad Scott said he had « never seen anything like it » in his 30 years visiting the island. Because of the gas plumes, the dome is difficult to see but it is probably 20-30 metres across (see photo here below) and has spines sticking up. It is thought the lava dome was a result of an ash eruption recorded on August 5th. Judging from the latest photos, the crater has much changed since my visit in February 2009.

Scientists also confirmed Ruapehu remains at a heightened level of unrest and that an eruption is « more likely than normal ». Analysis is still showing higher than normal temperatures beneath the crater lake whose temperature is stable at 20-25°C. This may reflect a partially sealed zone a few hundred metres beneath the lake which might be causing a pressure build up behind it and lead to a pressure-cooker explosion. Small earthquakes 3 to 5 kilometres beneath the crater lake in late October and early November have now stopped.

Despite continued gas discharge, that has been very noticeable over the last few days, Tongariro has not erupted since the explosion on November 21st. However, the risk of further eruptions remains over the next few months.

white island,ruapehu,tongariro,volcans,volcanoeslady knox,volcano news

Le dôme de lave de White Island (Crédit photo: GNS Science)

Tolbachik (Kamchatka / Russie)

drapeau francais.jpgMême si l’intensité de l’éruption est moindre, les images de la webcam montrent que l’éruption continue. On peut lire dans un article de l’agence de presse RIA Novosti que, selon les sismologues russes, le Tolbachik vomit 1200 tonnes de lave chaque seconde.

Au cours de la grande éruption fissurale de 1975, le volcan rejetait en moyenne 40 mètres cubes de lave chaque seconde alors qu’actuellement ce volume est de 400 mètres cubes – ou 1200  tonnes – par seconde. L’éruption de 1975 a profondément modifié le paysage local et a induit un désastre écologique avec le plus important volume de lave jamais émis par un volcan au Kamchatka.

Depuis le 27 décembre, date du début de l’éruption, le volcan a émis de la lave à partir de deux fractures sur son versant sud. La coulée en provenance de la fracture en amont a parcouru 6 km alors que la lave produite par la celle en aval a atteint une distance de 13,6 km. La coulée de la fracture supérieure n’avance plus mais pourrait redevenir active à tout moment.

drapeau anglais.jpgAlthough its intensity has been declining over the past few days, the webcam images show that the eruption is going on. An article from the Ria Novosti news agency indicates that, according to Russian seismologists, Tolbachik is spilling a record 1,200 tonnes of lava every second.

During the Great Tolbachik Fissure Eruption in 1975, the volcano spilled on average 40 cubic metres of magma per second while at present its productivity is about 400 cubic metres or 1,200 tonnes per second. The 1975 eruption dramatically changed the local landscape and became an ecological disaster as the volume of lava and ash emitted was the largest in recorded history of Kamchatka.

Since December 27th when the eruption started, the volcano has been spewing lava from two fissures along its southern slope. The flow from the upper fissure has descended 6,000 metres and from the lower to 13,600 metres. The flow from the upper fissure has almost stopped but could resume at any moment.