Tolbachik (Kamchatka / Russie)

drapeau francais.jpgDans son dernier bulletin en date du 5 décembre 2012, le KVERT indique que “l’éruption explosive du Tolbachinsky Dol continue. Un cône de cendre est probablement en train de s’édifier sur la fracture sud apparue en 2012. Une colonne de gaz, de vapeur et de cendre monte à une altitude de 4 km. Le panache s’étire sur environ 5 km. Contrairement à hier soir, la lueur de l’éruption est parfaitement visible sur la webcam.

drapeau anglais.jpgIn its latest update (December 5th 2012), KVERT indicates that “explosive eruption at the Tolbachinsky Dol continues. Probably a cinder cone grows on the southern fissure 2012. Gas-steam with ash column rise up to 4 km a.s.l.” The eruptive plume is drifting over 5 km or so. Contrary to last night, the glow from the eruption can clearly be seen on the webcam.

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Avec l’aimable autorisation du KVERT

Des volcans actifs sur Vénus? / Active volcanoes on Venus?

drapeau francais.jpgOn parle beaucoup du volcanisme sur Terre mais il ne faudrait pas oublier qu’il est présent sur d’autres planètes. Un récent article du Daily Mail s’attarde sur la planète Vénus dont l’atmosphère est riche en dioxyde de soufre (SO2), en sachant que la concentration de ce gaz est extrêmement variable. Les chercheurs se demandent si cette variabilité ne serait pas due à des éruptions de quelques uns des très nombreux volcans disséminés à la surface de la planète.

Il est très difficile d’analyser le SO2 de Vénus car il se cache sous une épaisse couche nuageuse. On pense que le gaz qui se trouve dans la partie supérieure de l’atmosphère vénusienne a probablement son origine sous la couverture nuageuse, peut-être à partir d’éruptions volcaniques. Ce SO2 superficiel étant rapidement détruit par la lumière du soleil, sa présence ne peut être que récente.

La mission Venus Express lancée par l’Agence Spatiale Européenne (ESA) en avril 2006 (et en cours actuellement) a relevé des indices d’un volcanisme relativement récent, remontant à quelques centaines de milliers ou de millions d’années. C’est cette même mission qui a détecté les brutales variations de la concentration du SO2 à la surface de Vénus, confirmant les relevés de la mission Pioneer Venus de la NASA entre 1978 et 1992. L’hypothèse volcanique avait alors déjà été avancée par les scientifiques américains qui pensaient que l’on avait affaire à plusieurs petites éruptions plutôt qu’à un unique événement majeur.

La difficulté à identifier l’origine du SO2 sur Vénus est également due au comportement de l’atmosphère à la surface de la planète. En effet, Vénus a une atmosphère dont la circulation est extrêmement rapide, beaucoup plus rapide que les 243 jours nécessaires à la planète pour effectuer une rotation autour de son axe. Une circulation atmosphérique aussi rapide provoque une diffusion du SO2 à la surface de sorte que les points de sortie sont très difficiles à localiser.

A côté de l’hypothèse volcanique, certains chercheurs suggèrent une variabilité cyclique de l’atmosphère vénusienne qui expliquerait les hausses et chutes périodiques de la densité de SO2.

Quoi qu’il en soit, l’atmosphère vénusienne est loin d’avoir livré tous ses secrets !

drapeau anglais.jpgA lot of things have been said about volcanoes on Earth but one should not forget that volcanism is present on other planets. A recent article of the British Daily Mail deals with Venus whose atmosphere contains over a million times more sulphur dioxide (SO2) than the Earth’s. The density of this gas changes quite often so that researchers wonder whether this variability cannot be caused by volcanic activity at the surface of the planet.

It is very difficult to analyse SO2 on Venus is hidden below the planet’s dense upper cloud deck. That means any SO2 detected in Venus’ upper atmosphere above the cloud deck must have been recently supplied from below, perhaps from volcanic eruptions. As this SO2 from the upper atmosphere is rapidly destroyed by sunlight, its presence can only be recent.

The European Space Agency’s Venus Express mission (still in operation today) has already found clues pointing to recent volcanism, within the last few hundreds of thousands to millions of years. This same mission detected sudden variations in SO2 concentration at the surface of Venus, which confirmed the observations of NASA’s Pioneer Venus mission, which orbited the planet from 1978 to 1992. The volcanic hypothesis had ten been suggested by American scientists who thought it could be the result of several minor eruptions ant not a big one.

The difficulty to identify the SO2 origin on Venus is also due to the behaviour of the atmosphere at the surface of the planet. Indeed, the circulation of the atmosphere on Venus is very fast, much faster than the 243 days the planet takes to complete one rotation about its axis. Such rapid atmospheric circulation spreads the SO2 around, making it difficult to isolate any individual points of origin for the gas.

Beside the volcanic hypothesis, other researchers suggest a cyclic variability of the atmosphere on Venus, which would account for the periodical increases and falls in SO2 density.

Whatever the causes, the atmosphere of Venus is far from having revealed all its secrets!

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Aperçu de la surface volcanique de Vénus vue par la sonde Magellan

(Avec l’aimable autorisation de la NASA)