Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francais.jpgL’essaim sismique de Ka’oiki continue. Le dernier bulletin du HVO émis hier à 17h43 (TU) indiquait que plus de 180 événements avaient été enregistrés depuis mercredi matin, jour où l’essaim a débuté.

D’après Jim Kauahikaua, responsable du HVO, il y a de fortes chances pour que cette sismicité relativement forte se poursuive pendant plusieurs jours. Il a indiqué que les secousses n’avaient pas eu d’effet visible sur le système d’alimentation du Kilauea et sur le déroulement de l’éruption. Toutefois, les secousses les plus fortes (M 4,3) ont provoqué quelques éboulements au niveau des parois du pit crater dans l’Halema’uma’u.

 

drapeau anglais.jpgThe Ka’oiki seismic swarm continued with more than 180 earthquakes since early Wednesday morning.

According to Jim Kauahikaua, HVO’s Scientist-in-Charge, it’s likely that this high rate of seismicity could continue in this area for several days. He added that the earthquake swarm has not caused any obvious changes in Kilauea’s magma plumbing system or ongoing eruptions, but that the M 4.3 earthquake did cause a small rockfall in the active vent located within Halema’uma’u Crater at the summit of Kilauea.

Cendre protectrice…

Tout comme la cendre du Vésuve a permis de protéger les sites de Pompéi, Herculanum et Stabies pendant l’éruption de l’an 79, la cendre d’un volcan chinois a permis de préserver une forêt tropicale au travers d’une éruption qui s’est produite il y a quelque 300 millions d’années. C’était donc au début du Permien, époque où les plaques continentales continuaient à se rapprocher pour former un seul bloc appelé Pangée. L’Amérique et l’Europe étaient collées l’une à l’autre, tandis que la Chine présentait la forme de deux petits continents. Ils débordaient sur l’équateur et avaient donc des climats tropicaux.

Le site de cette forêt se trouve près de Wuda. Il vient d’être passé au peigne fin par des scientifiques américains et chinois, grâce à un financement proposé par plusieurs instituts scientifiques des deux pays. Il donne un aperçu de ce qu’était la végétation à cette époque lointaine. Dans la mesure où la cendre a recouvert une vaste étendue de forêts en quelques jours seulement, les plantes ont été préservées dans leur état du moment. Les chercheurs ont retrouvé des branches avec leurs feuilles et des arbustes dans un état de conservation parfait. Ils ont pu recenser et cartographier les plantes fossilisées. Ils ont identifié six groupes d’arbres parmi lesquels les fougères arborescentes se situaient dans la partie inférieure de la canopée alors que des espèces plus hautes – Sigillaria and Cordaites – se dressaient à 25 mètres au-dessus du sol. A noter que les scientifiques étaient accompagnés d’un peintre afin d’avoir une reproduction fidèle des sites étudiés.

C’est la première fois qu’une telle étude est effectuée sur le continent asiatique. Dans la mesure où une seule époque de l’histoire de la Terre est prise en compte, ce travail ne peut servir à expliquer les changements climatiques subis par notre planète, mais il peut servir de point de repère.

Pompéi nous montre la culture romaine mais ne révèle rien sur l’histoire romaine. Le site donne des explications sur les périodes qui ont précédé et suivi. De la même façon, l’étude de la forêt chinoise permet de mieux interpréter ce qui a précédé et ce qui a suivi.

Source : ScienceDaily.