Etna (Sicile / Italie)

drapeau francais.jpgUne semaine après le dernier paroxysme du 8-9 février, le Nouveau Cratère SE de l’Etna montre qu’il est bien vivant. Depuis les premières heures de la matinée du 16 février, des émissions de cendre gris foncé se produisent toutes les quelques minutes. On a déjà observé ce phénomène précédemment, quelques jours avant le début d’un nouvel épisode éruptif.

 

drapeau anglais.jpgOne week after its latest paroxysm, the New Southeast Crater is showing it is still alive. Since the early hours of February 16th, small emissions of dark grey ash are occurring every few minutes. This kind of phenomenon was seen in the past some days before the start of a new episode of eruptive activity.

 

Galunggung (Indonésie) [suite]

drapeau francais.jpgVoici les raisons pour lesquelles le niveau d’alerte du Galunggung est passé de 1 à 2 le 12 février (voir ma note du 14 de ce mois):

Entre septembre 2011 et février 2012, on a observé des phases de décolorations de l’eau du lac de cratère. De plus, on a enregistré une brutale montée en température de l’eau entre le 5 février (27°C) et le 8 février (40°C°. Au vu des données sismiques et des observations visuelles du lac, il a donc été décidé de relever le niveau d’alerte de 1 à 2, sur une échelle de 4 et il est conseillé aux visiteurs de se tenir au moins à 500 mètres de la berge.

Source : VSI.

 

drapeau anglais.jpgHere are the reasons why the alert level of Galunggung was raised from 1 to 2 on February 12th (see my note of February 14th):

From September 2011 to February 2012, discolorations were observed in the water of the crater lake. In addition, a sudden increase in water temperature was measured between February 5th (27°C) and February 8th (40°C). Based on seismic data and crater lake observations, the alert level was raised from 1 to 2 (on a scale of 1-4) and visitors are advised to stay at least 500 metres away from the lake shore.

Source: VSI.

Le processus éruptif du Mont Hood (Oregon / Etats Unis) [suite]

Dans une note rédigée le 6 août 2010, j’avais mentionné une étude récente, effectuée par des géologues des universités de l’Oregon et de Californie, qui montrait que les éruptions du Mont Hood étaient dues au mélange de deux types de magma – mafique et felsique, différenciés par leur teneur en silice – et qu’elles se produisaient peu de temps après que ce mélange ait eu lieu, sous l’effet d’une brutale montée en pression.

Des chercheurs de l’Université d’Oregon viennent d’apporter un complément à cette étude. Ils confirment la présence de deux types de magma sous le Mont Hood en indiquant que leur température et donc leur consistance, sont différentes. Une forte température rend plus fluide un magma visqueux et les gaz potentiellement explosifs peuvent donc s’échapper plus facilement. C’est ce qui expliquerait pourquoi le Mont Hood a des éruptions moins violentes que les autres volcans de la Chaîne des Cascades, le Mont St Helens par exemple.

Les scientifiques pensent qu’une éruption du Mont Hood sera annoncée bien à l’avance par une hausse de la sismicité et des émissions gazeuses. Il sera donc facile de protéger les populations menacées. D’ici là, il ne faudra toutefois pas négliger le risque de glissement de terrain ou de lahar, susceptibles de se produire en dehors des périodes éruptives, en particulier avec les fortes pluies.

Ces études sont intéressantes mais seul le Mont Hood détient la vérité. L’avenir dira si ses éruptions sont aussi faciles à prévoir !

 

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Zone sommitale du Mont Hood (Photo: C. Grandpey)