Puyehue (Chili)

drapeau francais.jpgComme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, l’éruption du Puyehue continue, mais elle est devenue beaucoup moins intense. Le niveau d’alerte est toutefois maintenu à la couleur Rouge. Voici des liens vers des vidéos qui confirment que le volcan tourne actuellement au ralenti :

http://youtu.be/QgR7hUxvUDs
http://youtu.be/TFARMGhN7pM
http://youtu.be/vA40CswytWk

 

drapeau anglais.jpgAs I put it before, the eruption of Puyehue is continuing at a low level. The alert level is kept at Red anyway. Here are the links to some videos that confirm this reduced activity:

http://youtu.be/QgR7hUxvUDs
http://youtu.be/TFARMGhN7pM
http://youtu.be/vA40CswytWk

 

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Kawah Ijen (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais.jpgDans son dernier bulletin en date du 22 mars, le VSI donne des informations supplémentaires sur la situation au Kawah Ijen dont le niveau d’alerte a été élevé à 3 (Siaga) le 12 mars 2012. La composition chimique de l’eau du lac a évolué, avec une augmentation de l’acidité et du CO2 dans les gaz. Entre le 3 et le 17 mars, la température de l’eau en surface est passée de 28,8°C à 45,1°C. A 5 mètres de profondeur, sa température est passée de 42,7°C à 44,7°C au cours de la même période. Les images mises en ligne par le VSI révèlent une nette augmentation des émanations gazeuses à la surface du lac. De plus, on observe une augmentation de la sismicité. Toutes ces données justifient la mise en place d’un périmètre de sécurité de 1,5 km de rayon autour du volcan. L’accès est interdit aux touristes et les porteurs de soufre sont en chômage technique.

 

drapeau anglais.jpgIn its latest report (March 22nd), VSI gives more information about the situation at Kawah Ijen volcano whose alert level was raised to 3 (Siaga) on March 12th 2012. The lake water chemistry changed, exhibiting a significant increase in CO2 and acidity. The lake surface temperature increased from 28.8°C on March 3rd to 45.1°C degrees Celsius on March 17th. The lake water temperature at a depth of 5 metres also rose from 42.7°C to 44.7°C aver the same period. Seismicity increased too. All these parameters led to the setting up of a 1.5-km-radius safety zone around the volcano. Its access is forbidden to tourists and sulphur miners are out of work.

 

Etna (Sicile / Italie)

drapeau francais.jpgUne légère activité strombolienne accompagnée d’émissions de cendre a été observée ce matin au niveau du Cratère SE de l’Etna. Il se peut donc qu’un nouveau paroxysme soit en préparation. Le niveau du tremor est actuellement bas, mais le passé nous a montré que la situation peut évoluer très rapidement.

 

drapeau anglais.jpgSlight strombolian activity together with some ash emission was observed on Mount Etna’s SE Crater this morning. This might mean another paroxysm is about to occur. The eruptive tremor is currently low but past events have shown the situation can develop very suddenly.

 

Histoire d’essence

C’est un secret pour personne : l’essence en France est actuellement très chère. Le super sans plomb 95 coûtait 1,65€ le litre dans le supermarché de Limoges où j’ai fait le plein ce matin.

L’essence est également chère aux Etats-Unis où la population se lamente en voyant les prix grimper régulièrement. Elle est même devenu un enjeu politique. Le quotidien USA Today titrait il y a quelques jours : « L’essence, le pire ennemi de Barack Obama ».

Pourtant, pour nous Européens, le carburant américain semble encore bon marché. Au cours de mon périple dans le Sud, le gallon (3,78 litres) coûtait entre 3,63 et 3,83 dollars, les prix les plus intéressants étant en Louisiane où se trouvent les raffineries. En faisant les conversions (1 dollar vaut environ 0,75 euros en ce moment), on se rend compte que le litre d’essence américain coûte entre 96 cents et 1,01 dollar, soit entre 0,72 euros et 0,75 euros ! J’imagine assez la tête que font les touristes américains devant les pompes à essence françaises, en sachant qu’il devront ensuite s’acquitter des péages autoroutiers qui sont très rares outre-Atlantique !

Afin de faire face à cette hausse des carburants, les Américains s’arrangent pour réduire les sorties avec leurs véhicules (très souvent des pick-ups gourmands en carburant) ou regrouper leurs achats. Le co-voiturage n’est pas la solution la plus populaire, même si des voies sont prévues à cet effet dans les grandes agglomérations.

Comme dans la plupart des pays, mais pas en France (!), le gas-oil – plus polluant – coûte plus cher que l’essence aux Etats Unis.

Je sais bien que les Etats-Unis produisent une bonne partie du pétrole qu’ils consomment, mais ils en importent aussi une belle quantité, en particulier d’Amérique du Sud. Il faut croire que les taxes gouvernementales sont moins élevées outre-Atlantique et que les automobilistes sont moins considérés comme des vaches à lait que dans notre pays où cet aspect de la vie quotidienne semble étrangement absent de la campagne présidentielle… !

 

Raffinerie-blog.jpg
Raffinerie en Louisiane (Photo: C. Grandpey)

 

Escapade aux Etats Unis: le retour!

Mon escapade américaine est maintenant terminée. La douceur printanière du Limousin a remplacé la chaleur estivale du Sud des Etats Unis. Si cela vous intéresse, vous trouverez dans la colonne de droite de mon blog un album photo qui résume les différentes étapes qui ont jalonné le parcours.

J’avais choisi la ville d’Atlanta (Géorgie) comme point de départ et d’arrivée. C’est la capitale du Coca Cola, mais j’avais surtout opté pour cette destination car les vols depuis Paris sont directs, ce qui évite le stress des correspondances provoqué par les interminables files d’attente à la douane américaine. Entre les frontières passoires en Europe et les contrôles scrupuleux aux Etats-Unis, il y a sûrement la place pour une solution plus raisonnable !

La première étape du voyage se situait au Kennedy Space Center qui permet de revivre l’aventure spatiale de l’Amérique. On y trouve pêle-mêle capsules et fusées, dont une impressionnante reproduction de SaturnV, découpée en morceaux pour mettre en évidence les articulations des différents étages. Les films I-Max et les simulations font revivre les lancements de la navette spatiale et la vie à bord de la station spatiale internationale (ISS) qui tourne à quelque 385 km au-dessus de nos têtes. Le bus qui sillonne le Center permet de découvrir la navette spatiale ainsi que les célèbres pas de tir qui ont fait la renommée ce Cap Canaveral.

La route vers le sud de la Floride fait traverser Miami et Miami Beach, long couloir d’immeubles de luxe que je m’empresserai d’oublier ! En revanche, quel plaisir de parcourir la route des Keys avec les nombreux ponts qui font passer d’une île à l’autre et permettent d’admirer une mer à la superbe couleur turquoise. La dernière étape des Keys a pour nom Key West, petite pépite à l’architecture traditionnelle au sein de laquelle trône la maison d’Ernest Hemingway dont la visite confirme la personnalité assez particulière de cet écrivain d’exception.

La partie sud de la Floride recèle une zone marécageuse – les Everglades – érigée en parc national, avec une végétation dense qui abrite une faune extrêmement riche. Hérons gris ou bleus, aigrettes et cormorans cohabitent avec les alligators que l’on rencontre dans le moindre point d’eau à la saison sèche, l’un des rares moments de l’année qui met à l’abri des moustiques ! Une balade à vélo d’une trentaine de kilomètres à l’intérieur des Everglades m’a permis d’observer et d’approcher de très près oiseaux et alligators.

La route qui longe la côte ouest de la Floride en direction de la Louisiane est superbe. Je n’ai décelé aucune trace de pollution sur les plages de sable blanc et dans les eaux du Golfe du Mexique où abondent dauphins et pélicans, signe que le poisson est abondant. Quel plaisir de rouler sur la route qui traverse les dunes avant d’arriver à Pensacola : un désert blanc à la limite de l’irréel !

Après une étape à Tallahassee – capitale de la Floride – l’autoroute fait pénétrer dans la Louisiane et à la Nouvelle-Orléans où les noms de rues rappellent le passé espagnol et français de cette grande ville. Comme je l’ai signalé dans mon journal de voyage, je ne suis pas très sensible – histoire de goût ! – aux innombrables balcons en fer forgé qui abondent le long des artères de la ville. De la même façon, j’ai été assez déçu par l’ambiance bruyante (doux euphémisme !) qui envahit Bourbon Street dès la tombée de la nuit. En revanche, malgré l’orage, j’ai beaucoup aimé naviguer à bord du Natchez sur le Mississippi, ainsi que la visite du Cabildo, bâtiment riche en histoire où fut signé l’acte de cessation de la Louisiane.

Quelques kilomètres à l’ouest de la Nouvelle Orléans, on quitte l’autoroute et on emprunte la Route des Plantations qui, dans sa première partie est davantage la route des raffineries. Coincée entre l’une d’elles et la levée destinée à contenir les eaux du Mississippi, la San Francisco Plantation House semble bien perdue dans un univers qui ne ressemble en rien à celui de sa prospérité au 19ème siècle. D’autres plantations comme celles de Laura, Houmas ou Oak Alley présentent un environnement plus flatteur. Liées à l’esclavage aux Etats-Unis, certaines d’entre elles gardent des indices de cette époque douloureuse. Ainsi, on peut voir les cases où vivaient les esclaves achetés en général lors de ventes aux enchères à la Nouvelle Orléans. Il est toutefois difficile de faire admettre aux guides (qui sont parfois les propriétaires) les mauvais traitements subis par les Noirs qui travaillaient sur les plantations. Si le guide de Laura Plantation reconnaît que certains esclaves ont subi des sévices corporels tels le marquage au fer rouge en cas de fuite, la propriétaire de Frogmore, près de Natchez, est beaucoup moins bavarde à ce sujet. Elle a fortement tendance à présenter son exploitation comme un modèle pour l’époque. Quand je lui ai demandé si des esclaves avaient essayé de s’enfuir (ce que démontrent certains documents), elle m’a répondu sans sourciller qu’elle ne possédait pas de traces d’un tel comportement… !

Dès la fin de la Guerre de Sécession en 1865, les esclaves devinrent des ouvriers, mais leurs conditions de vie restèrent longtemps difficiles. Ne sachant souvent ni lire ni écrire, aucun espoir d’intégrer la société américaine ne leur était offert. Au 20ème siècle, jusque dans les années 60, la ségrégation battait son plein dans le sud des Etats Unis. En 1965, des villes comme Selma ou Montgomery et son magnifique Capitol ont joué un rôle essentiel dans la conquête des droits civiques de la population noire. Une habitante de cette dernière ville m’a fait toutefois remarquer que la situation n’était pas totalement « ok » en matière d’éducation et que les mentalités avaient besoin d’évoluer dans ce domaine.

La dernière image du diaporama montre deux rues voisines portant les noms de Thomas Jefferson et Martin Luther King, résumé très bref mais ô combien révélateur de l’histoire des Etats Unis.

 

Suite de l’éruption islandaise de l’Eyjafjallajökull

drapeau francais.jpgEn marge de l’activité volcanique, voici une information qui mérite d’être signalée car elle pourrait modifier le comportement des compagnies aériennes si un nouveau nuage de cendre volcanique venait à perturber le trafic aérien.  L’avocat général de la Cour Européenne de Justice a conclu que la compagnie aérienne à bas coût (pourquoi dire « low cost » alors que l’équivalent français existe?) Ryanair devait bien dédommager les passagers bloqués en avril 2010 par l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll.
En effet, l’Union Européenne oblige les compagnies aériennes à dédommager leurs passagers quand les vols sont annulés par des « circonstances extraordinaires » impossibles à contrôler. Ryanair avait affirmé que la fermeture de l’espace aérien suite à l’éruption du volcan islandais était si extraordinaire que la loi européenne ne pouvait s’appliquer. 
Les conclusions rendues le 22 mars 2012 par l’avocat général – qui estime que ces indemnités doivent être versées même en cas de circonstances extraordinaires – ne sont pas contraignantes même si les juges les suivent en majorité, et l’arrêt de la Cour ne devrait pas être rendu avant plusieurs mois.

 

drapeau anglais.jpgHere is an interesting piece of information that might lead to a change in the behaviour of air companies if another ash cloud happened to disturb air traffic. A decision of the European Supreme Court has concluded that the low-cost air company Ryanair must pay back the amount of prepaid tickets to its customers who were stranded by the eruption of Eyjafjallajökull in April 2010.

Indeed, the European Union requires airlines to compensate passengers when their flights are cancelled by « extraordinary circumstances » impossible to control. Ryanair had argued that the closure of airspace following the eruption of Iceland was so extraordinary that European law could not apply.