Une aide scientifique bien tardive! (Merapi / Indonésie)

Trois volcanologues japonais viennent d’arriver à Yogyakarta pour épauler leurs collègues indonésiens face à la crise du Merapi. Des Américains et des Français devraient les suivre dans les prochaines heures alors que le volcan semble en train de se calmer. Cette arrivée tardive est quelque peu surprenante ! Ce n’est sûrement pas en arrivant « comme Gugus au cirque », quand l’éruption est en train de décliner, que les choses vont avancer ! Un travail plus en amont aurait été bien préférable. Certes, des études seront faites sur les cendres émises par le volcan, on examinera les tracés sismiques, mais Haroun Tazieff aurait dit que rien ne vaut une étude sur le terrain quand on observe les prémices de l’éruption et quand elle bat son plein !  

Si l’on étudie la gestion de l’éruption du Merapi par les volcanologues indonésiens, on peut dire qu’elle est loin d’avoir été catastrophique. Leur principale erreur est de ne pas avoir prévu dès le début une zone de sécurité plus importante. L’histoire éruptive du Merapi montre suffisamment à quel point le volcan peut être destructeur.  Toutefois, à la décharge des volcanologues indonésiens, le nombre de victimes (actuellement 206 morts) est avant tout dû au refus des populations d’évacuer les lieux. C’est là que le bât blesse et que les autorités indonésiennes devraient faire preuve d’une plus grande autorité pour mettre les habitants hors de danger.

Aujourd’hui, alors que le calme n’est pas revenu sur le volcan, un grand nombre de villageois ont quitté les camps pour retourner travailler dans leurs fermes. Ainsi, les 1200 réfugiés d’un camp dans le village de Tlogo et 600 réfugiés de celui de Boyoli sont repartis sur les flancs du Merapi. Certains n’ont pas hésité à signer des décharges pour aller retrouver leurs biens et leurs animaux, convaincus que le volcan n’allait pas  entrer de nouveau en éruption.    

Les autorités commencent déjà à faire un bilan économique de l’éruption. Comme d’habitude, il faudra s’attendre à des batailles de chiffres ! A l’heure actuelle, on estime que les pertes agricoles s’élèvent à 26 millions de dollars et plusieurs autres millions se sont envolés avec les forêts et la pisciculture.

 

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