Merapi (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais.jpgDepuis quelque temps, le Merapi montre des signes de réveil. Tous les accès au volcan ont été fermés au public le 22 octobre et le niveau d’alerte est passé à 3, sur une échelle de 5.

Il a été conseillé aux habitants de rester à l’écart d’une zone de sécurité d’un rayon de 8 km ainsi que des cours d’eau à cause du risque de lahars. Les mines de sable ont stoppé leurs activités ; les touristes ne sont plus autorisés à escalader le volcan dont le niveau d’alerte était déjà passé à 2 le 22 septembre dernier.

Le Merapi est actuellement en train de gonfler. Le 21 octobre, l’inflation était de 8,5 cm; le 23, elle atteignait 16,4 cm ! 7 séismes volcaniques profonds, 34 événements de surface, 321 séismes multi-phases et 93 émissions de lave ont été enregistrés.

Les autorités locales de Yogjakarta et des communautés situées autour du Merapi accélèrent la mise en place de voies d’accès pour une évacuation, même si cette dernière n’a pas été ordonnée à l’heure actuelle. L’ordre d’évacuer sera donné uniquement si le volcan présente le risque d’une éruption majeure pouvant mettre en péril la population. En effet, les autorités font remarquer que « s’il y a simplement des coulées de lave au sommet sans menace pour les villages, les habitants refusent de partir. Ils redoutent que leurs bien soient volés s’ils abandonnent leurs maisons».

Les services sanitaires ont eux aussi été mis en alerte. Dix tentes d’une capacité totale de 5000 places ont été installées à Magelang.

La dernière éruption du Merapi a eu lieu en 2006. L’éruption la plus meurtrière a tué 3000 personnes en 1672 et 1300 personnes ont perdu la vie pendant l’éruption de 1930.

Source : The Jakarta Globe.  

 

drapeau anglais.jpgMount Merapi is showing increasing signs of activity. All routes to the volcano were closed to the public on October 22nd as the alert status of one of the most active volcanoes in the world was raised to 3, on a scale of 5.

All residents on the slopes of the mountain have been advised to stay outside an eight-kilometre radius danger zone and away from the rivers because of the risk of deadly lahars.
Sand miners have been asked to stop all activities, and tourists and mountain climbers are no longer allowed to get close to the volcano whose alert level had already been raised on September 22nd.

Mount Merapi is currently going through an inflation phase. On October 21st, it was recorded at 8.5 centimetres per day, while on October 23rd it increased dramatically to 16.4 centimetres per day.  Deep volcanic earthquakes occurred seven times, shallow volcanic earthquake 34 times, multiphase volcanic earthquakes 321 times and lava splashed 93 times.

The local governments in Yogyakarta and other communities around Mount Merapi, are now accelerating the preparation of evacuation routes. No evacuation has been ordered for the moment. The decision will be taken only if there is the real threat of a powerful eruption. Indeed, the authorities indicate that « if lava melts just around the top of the mountain and it does not reach the villages, residents would refuse to evacuate. They’re worried their property would be stolen if the houses are abandoned. »

Health agencies have been asked to be ready for a possible eruption of Mount Merapi. Ten tents with a combines capacity of 5,000 people have been set up at Magelang.

Mount Merapi last erupted in 2006, claiming two lives. Its biggest recorded eruption was in 1672, killing about 3,000 people. An eruption in 1930 killed 1,300 persons.

Source: The Jakarta Globe

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Gunung Merapi (Photo: C. Grandpey)

 

 

L’éruption de Santorin et les 10 plaies de l’Egypte (1ère partie)

Profitons d’une stabilité de la situation volcanique pour revenir sur un épisode biblique qui, tel le monstre du Loch Ness, refait régulièrement surface avec, dans son sillage, une foule de questions quant aux événements qui pourraient en être la source.

Dans cet épisode de l’Ancien Testament, un pharaon refuse de libérer le peuple hébreu tenu en esclavage. Cela provoque la colère divine dont les Dix Plaies de l’Egypte sont la manifestation…

Mythe ou réalité?

 

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Rappel de l’histoire :

 

Un jour, pendant qu’il gardait ses moutons, MOISE entend la voix de YAHVE (le Dieu des Hébreux) qui lui ordonne de conduire son peuple vers la Terre Promise. Mais le pharaon de l’époque refuse de laisser partir les Hébreux. Moïse obtient alors de Yahvé qu’il inflige 10 plaies à l’Egypte pour contraindre le pharaon à accepter son départ :

 

  • – 1) L’eau du Nil sera changée en sang.

 

  • – 2) Le jour fera place aux ténèbres.

 

  • – 3) La grêle fera son apparition.

 

  • – 4) Il y aura invasion de grenouilles

 

  • – 5) Il y aura invasion de sauterelles

 

  • – 6) Il y aura présence de vermine

 

  • – 7) Menace des bêtes féroces

 

  • – 8) Apparition d’ulcères sur les personnes.

 

  • – 9) Epidémie de peste.

 

  • – 10) Mort des premiers-nés.

 

Moïse pourra alors conduire le peuple hébreu (environ 600 000 hommes) vers la Terre Promise. C’est l’Exode.

Poursuivis par le Egyptiens, les Hébreux arrivent sur la Mer Rouge qui s’avançait alors plus vers le Nord.

Pour leur permettre de traverser à pied sec, Dieu envoie un vent d’Est qui dessèche le fond de la mer.

Lorsque les Egyptiens s’engagent derrière les Hébreux, à leur poursuite, les eaux reviennent et les engloutissent.

Six semaines après le passage de la Mer Rouge, les Hébreux réfugiés sur le Mont Sinaï sont à court de vivres mais Dieu leur procure le « pain tombé du ciel » qui a donné naissance à l’expression bien connue « la manne céleste ». En effet, le 1er jour, en voyant le sol couvert, les Hébreux s’écrièrent : « Mân hu ? » (Qu’est-ce que cela ?)

 

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 L’histoire est belle, mais quel est donc son lien avec le volcan de Santorin ? C’est ce qu’ont essayé de découvrir 2 géologues, l’un français – Gilles LERICOLAIS –  l’autre américain – William RYAN – qui ont étudié la stratigraphie du bassin méditerranéen.

Très vite, ils ont établi une corrélation entre l’éruption de Santorin et la plupart des 10 plaies d’Egypte.

Ce sera l’objet de la 2ème partie….

 

Le forage napolitain aura-t-il lieu?

Le forage prévu dans les Champs Phlégréens (voir ma note du 23 septembre dernier) n’est peut-être pas pour demain car les conséquences d’une telle entreprise inquiètent la mairesse de Naples – Rosa Russo Iervolino – qui organisait une réunion à Rome cette semaine pour peser le pour et le contre du forage.

Dans le camp de ceux qui approuvent le projet se trouve Giuseppe De Natale, directeur de recherches à l’Observatoire National de Géophysique et Volcanologie. Il est à la tête de l’équipe internationale de scientifiques prévue pour entreprendre le forage. Selon lui, la caldeira des Champs Phlégréens est un « super volcan » dont l’éruption pourrait affecter non seulement la région mais la planète toute entière. Une étude approfondie est donc indispensable selon lui.

Dans l’autre camp, il y a ceux qui pensent que le projet de De Natale est susceptible de menacer l’intégrité de la caldeira et de déclencher une série de catastrophes. Benedetto De Vivo, professeur de géochimie à l’Université de Naples, pense que le forage peut perturber le volcan et provoquer des séismes, des explosions ainsi que la libération de poches de gaz, ce qui entraînerait une pollution à grande échelle. D’après lui, un tel projet ne doit pas avoir lieu dans une zone urbaine.

La mairesse de Naples – qui a déjà une foule de problèmes à régler dans sa ville – est  donc prise entre deux feux. Si elle autorise le forage et qu’un petit séisme est ressenti, on lui reprochera d’avoir pris une décision insensée. C’est pour cela qu’elle veut avoir l’assurance de la Protection Civile que le forage ne présente aucun risque.

Une telle promesse semble bien difficile à formuler ! Toutefois, Giuseppe De Natale espère obtenir le feu vert pour démarrer le forage qui se ferait en plusieurs étapes en utilisant des capteurs et autres équipements de haute technologie. Il n’est pas prévu d’atteindre le réservoir magmatique dont la profondeur est estimée à 6,5 km de profondeur. 

Dans le camp adverse, c’est le risque de perforation de poches de gaz qui inquiète le plus Benedetto De Vivo qui a encore en tête la catastrophe provoquée par le volcan de boue Lusi en Indonésie en 2006. De plus, la zone où le forage doit avoir lieu est prévue pour recevoir un parc et une zone résidentielle. Les rejets du forage pourraient contaminer le sol et rendre le secteur inhabitable.

Pour défendre le projet, De Natale fait remarquer que la deuxième phase du forage pourrait donner naissance à une exploitation géothermique prometteuse qui générerait de nombreux emplois dans une région d’Italie cruellement touchée par le chômage. 

Le débat est donc loin d’être clos ! Affaire à suivre…

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Les colonnes du temple de Sérapis à Pouzzoles portent les traces des mouvements bradysismiques qui affectent cette région volcanique active
(Photo: C. Grandpey)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeau francais.jpgAlors que les nuages ont envahi le sommet du piton de la Fournaise, l’Observatoire indique dans son dernier bulletin que « l’éruption est stable et se poursuit tranquillement ». Un seul cône est actif, peu de fontaines de lave ont été observées.  Le niveau du tremor se situe à un niveau moyen et constant depuis mardi soir. Aucun séisme n’a été enregistré au cours des dernières heures. Le réseau GPS indique une faible déflation du sommet du volcan.

 

drapeau anglais.jpgWhile the clouds are shrouding the summit of the Piton de la Fournaise, the Observatory indicates in its latest update that « the eruption is stable and going on quietly ». A single cone is active with few lava fountains. The eruptive tremor has been steady at a medium level since Tuesday evening. No earthquake has been recorded lately. The GPS network shows a slight deflation of the summit area.