Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francais.jpgLa situation est stable, que ce soit dans le cratère de l’Halema’uma’u ou sur l’East Rift Zone où la lave entre avec un débit faible dans l’océan. Quelques coulées de surface sont visibles entre le TEB et la plaine côtière.

Mardi matin (le 11 mai), une large portion de la lèvre du Pu’u O’o s’est effondrée, emportant avec elle la webcam qui permet d’observer (quand le nuage de gaz le permet) l’intérieur du cratère. C’est ainsi que ce même cratère s’est trouvé élargi d’environ 17 mètres ! Une nouvelle webcam a été installée depuis ce fâcheux événement.

 

drapeau anglais.jpgThe situation is stable, both in Halema’uma’u and at the East Rift Zone where lava is trickling into the ocean. A few surface flows can be seen between the TEB and the coastal flat.

Early Tuesday morning (May 11th), a large slice of the north rim of Pu’u O’o collapsed into the crater, taking the webcam with it. The collapse took a large bite out of the rim, which widened the crater by up to 17 metres! A new webcam has been installed since that unfortunate event.

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La lèvre nord du Pu’u O’o en 2006 (Photo: C. Grandpey)

La lave de l’Eyjafjöll (Islande)

Le site web de l’Institut des Sciences de la Terre (http://www.earthice.hi.is/page/IES-EY-CEMCOM) communique la composition chimique de la lave [voir ci-dessous] entre le 21 mars et le 5 mai 2010, donc depuis le début de l’éruption au col de Fimmvörduhals jusqu’à celle, actuelle, de l’Eyjafjöll. Il est intéressant d’observer l’évolution de la teneur en silice (SiO2) qui s’accroît régulièrement et explique la nature explosive de l’éruption qui reste nettement phréatomagmatique, si l’on en juge par la morphologie du panache.

Le déroulement de l’éruption de l’Eyjafjöll déjoue les pronostics et bien malin serait celui qui pourrait dire comment la situation va évoluer. Quand l’éruption a débuté, on s’attendait à une émission de vapeur suivie d’un phénomène phréatomagmatique, lui-même suivi d’une séquence effusive. Cette dernière a bien eu lieu, mais elle s’est avérée fort brève au niveau du Gigjökull et c’est le processus phréatomagmatique qui a repris le dessus, avec l’expulsion de volumineux nuages de cendre qui perturbent encore aujourd’hui le trafic aérien. .  

Les derniers essaims sismiques révèlent une ascension magmatique d’abord profonde, puis superficielle. Ils sont plus brefs mais, de toute évidence, la source magmatique est loin d’être tarie. Les stations GPS indiquent malgré tout que l’édifice volcanique a tendance à dégonfler. Le tremor est à un niveau particulièrement bas.

Combien de temps durera l’émission de cendre ? Nul ne le sait !

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Eyjafjöll (Islande)

drapeau francais.jpgLes webcams judicieusement placées donnent toujours d’aussi belles images de l’éruption. Ainsi, ce matin à 8 heures, on pouvait voir que le panache de cendre était encore volumineux. Le phréato-magmatisme semble toujours présent, alors que l’effusion de lave reste bien timide, avec un maigre nuage de vapeur qui s’échappe du Gigjökull. Tant que des essaims sismiques semblables à celui qui a été enregistré hier se produiront, on peut raisonnablement penser que l’éruption continuera de la même façon. Si le vent reste orienté au NO, les aéroports européens seront encore affectés par le nuage de cendre. Aujourd’hui, c’est l’espace aérien d’Irlande du nord qui est interdit aux avions. L’aéroport de Belfast est fermé et il n’est pas impossible que celui de Dublin et de plusieurs villes d’Angleterre connaissent le même sort d’ici mardi.  

 

drapeau anglais.jpgThe webcams are still giving great images of the eruption. Thus, this morning at 8 o’clock, one could see that the eruptive plume is still voluminous. Phreato-magmatism is still present whereas lava effusion is very limited, with a thin steam plume coming out of Gigjökull. As long as seismic swarms occur, the eruption will probably go on in the same way. If the wind keeps blowing from the NW, European airports will be affected by the ash cloud. Today, the airspace is closed to the planes in Northern Ireland. Belfast airport is closed; Dublin and other English airports might have to close too in the next three days.

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L’Eyjafjöll ce matin à 8 heures.

Mont Hood (Orégon / Etats Unis)

drapeau francais.jpgUn petit essaim sismique a secoué le Mont Hood le 14 mai, avec un premier événement de M 2,4 à 10h09. La dernière secousse de M 3 a été enregistrée à 12 :03. L’essaim a été localisé à environ 18 km à l’est de Mount Hood Village, à une profondeur de 6,5 km. De tels petits épisodes sismiques se produisent de temps en temps sous le volcan. Ils sont en général espacés de quelques années. En juillet 2006, l’un d’eux atteignait M 2,1. En 2002, plus de 200 événements successifs ont fait vibrer la montagne, avec une secousse de M 4,5 bien ressentie par la population.

Les scientifiques pensent que cette sismicité est provoquée par un réseau de failles superficiel ou par des mouvements du magma dans les conduits d’alimentation du volcan dont la dernière éruption majeure a eu lieu  en 1781-1782,  tandis que la dernière manifestation d’activité s’est produite peu avant l’arrivée de Lewis et Clark en 1805.

Source : The Oregonian.

 

drapeau anglais.jpgA swarm of earthquakes shook Mount Hood on May 14th, starting with a magnitude 2.4 event at 10:09 a.m. The largest and latest quake, a magnitude 3.0, hit at 12:03 p.m. All were centered about 18 km east of Mount Hood Village at a depth of 6.5 km beneath the surface.  Flurries of small earthquakes arise every few years beneath Mount Hood. A swarm in July 2006 included a magnitude 2.1 quake. In 2002, more than 200 earthquakes – including a widely felt magnitude 4.5 quake – rumbled beneath the mountain.
A shallow fault system in the Earth’s crust may be triggering the quakes, or the source could be magma moving in the dormant volcano’s plumbing system.

Source: The Oregonian.

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Sismicité du 14 mai 2010
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Le Mont Hood (Photo: C. Grandpey)