Soufriere Hills (Ile de Montserrat)

drapeau francais.jpgL’activité est restée faible au cours de la semaine dernière. L’Observatoire a enregistré seulement 15 signaux d’effondrement, 2 séismes longue période, un événement hybride et 4 secousses volcano-tectoniques. Une coulée pyroclastique a été observée dans la vallée de la Tar River le 3 mai à 17h01. Elle s’est arrêtée à 1 km de la mer.

Les émissions moyennes de SO2 étaient de 728 tonnes par jour, avec un minimum de 147 tonnes et un maximum de 1652 tonnes par jour.

Le niveau d’alerte est maintenu à 3.

 

drapeau anglais.jpgActivity has remained low during the past week. The Observatory has recorded fifteen rock fall signals, two long period, one hybrid and four volcano tectonic earthquakes. A pyroclastic flow was observed in the Tar River valley at 17:01 on May 3rd; it stopped some 1 km short of the sea.

The average SO2 emissions were 728 tons per day, with a minimum of 147 and a maximum of 1652 tons per day.

The alert level is kept at 3.

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Remarque : Attention de ne pas confondre les nuages de cendre provoqués par les effondrements du dôme (« rockfalls » en anglais) et les coulées pyroclastiques (« pyroclastic flows »). Les premiers – qui se produisent actuellement sur Soufriere Hills alors que le volcan s’est calmé – sont provoqués par l’instabilité du dôme qui s’effondre par gravité sous son propre poids. La cendre contenue dans les nuages a une température peu élevée.

Les coulées pyroclastiques, en revanche, se produisaient essentiellement quand le volcan était en éruption, et beaucoup plus rarement en ce moment. Leur déclenchement est conditionné par la pression de gaz volcaniques à haute température (plusieurs centaines de degrés), ce qui explique pourquoi ces avalanches de cendre sont si redoutées.

Eyjafjöll (Islande)

Alors que le nuage de cendre émis par le volcan ces derniers jours perturbe encore le trafic aérien en Europe, l’éruption est stable ce matin. La sismicité reste faible sous l’Eyjafjallajökull et le tremor se maintient à un niveau bas. Hier, le Met Office islandais indiquait que le panache éruptif montait à 5 km de hauteur avant de dériver vers le SE, ce qui n’est pas la meilleure direction pour les avions en Europe.

Hier matin, le Met Office faisait par ailleurs remarquer que l’on observait peu ou pas de vapeur au niveau du Gigjökull. Il semblerait que la situation ait évolué depuis, car un volumineux nuage de vapeur s’échappe ce matin du front du glacier (voir image ci-dessous). Il est donc probable que la lave a repris son avancée sous la glace.

A noter la présence d’une webcam thermique à côté de la caméra habituelle de Þórólfsfelli. Elle permet d’observer la température du panache à sa sortie du cratère ainsi que l’évolution de la lave sous le Gigjökull. Il serait souhaitable que de petits rigolos cessent de se servir de ces caméras pour communiquer avec leurs amis, le portable rivé à l’oreille, même s’il est intéressant de constater que la température du visage humain se retrouve en différents points du volcan….

Les caméras de Þórólfsfelli sont accessibles à l’adresse suivante, quand elles veulent bien fonctionner, ce qui n’est pas le cas ce matin :

http://eldgos.mila.is/eyjafjallajokull-fra-thorolfsfelli/

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Plusieurs blogonautes m’ont récemment demandé la référence de la vidéo exceptionnelle dans laquelle on peut voir les ondes de choc dans le cratère de l’Eyjafjöll. L’adresse apparaissait dans ma note du 20 avril. La voici à nouveau :

http://http.ruv.straumar.is/static.ruv.is/vefur/20042010_myndir_omar.wmv

 

Panache-Islande.jpg
Un volumineux panache de vapeur s’échappait du Gigjökull ce matin à 8 heures (heure française)
Panache-Islande.jpg
Ce soir, le panache a pratiquement disparu. L’éclairage de cette image permet de voir parfaitement l’emplacement occupé à l’origine par le Gigjökull. Les moraines latérales trahissent la fonte du glacier au cours des dernières décennies.

 

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeau francais.jpgBien qu’il soit très calme en ce moment, il ne faudrait pas oublier que le volcan existe. L’Observatoire indique que depuis le début du mois de mars 2010, la sismicité est revenue à un niveau moyen très faible, comparable à celui détecté pendant les mois qui ont précédé la dernière série d’éruptions sommitales (octobre 2009 – janvier 2010). Depuis la fin de l’éruption de janvier 2010, un petit nombre de séismes sommitaux (4 par jour en moyenne) de faible magnitude (M<2.4) et des éboulements dans le cratère Dolomieu (3 par jour en moyenne) ont été enregistrés.

 

drapeau anglais.jpgAlthough it is currently very quiet, one should not forget that the volcano is still alive. The Observatory indicates that since early March 2010 seismicity has done back to an average low level, much like what it was during the months that preceded the last summit eruptions (October 2009- January 2010). Since the end of the January 2010 eruption, a small number of low-magnitude (M<2.4) summit earthquakes (an average of 4 events per day) and rockfalls in the Dolomieu Crater (an average of 3 per day) have been recorded.

L’Eyjafjöll ce soir à la télé!

Ce soir à 20h45, le National Geographic Channel présente un documentaire exclusif dirigé par le réalisateur Johan Sigfusson au pied du volcan islandais Eyjafjöll avant, pendant et après l’éruption du 14 avril 2010.

Cet épisode est intitulé Aux frontières de la science : 14/04 le pouvoir d’un volcan. La bande annonce précise que cette vidéo « offre des témoignages et des images spectaculaires de ce phénomène et de son impact au niveau mondial y compris les perturbations aériennes les plus importantes qu’ait connu l’espace aérien depuis le 11 septembre 2001 ».

La bande annonce semble montrer de belles images, mais je crains aussi que la vidéo sombre dans le film-catastrophe tellement prisé par les Américains !