Les volcans à Rilhac-Rancon (Haute-Vienne)

Dans le cadre de la 22ème Bourse aux Minéraux qui se tiendra à l’Espace Mazelle de Rilhac-Rancon (à une dizaine de kilomètres au nord de Limoges) les 3 et 4 avril prochains, je présenterai plusieurs diaporamas en fondu-enchaîné sonorisés :

 

Le samedi  3 avril après-midi : 14h30 : A l’assaut de l’altiplano chilien et bolivien

                                             15h30 : La Java des volcans (Indonésie)   

                                             16h30 : La descente des Cascades (Etats-Unis)

 

Le dimanche 4 avril après-midi : 14h30 : Alaska, la dernière frontière

                                                15h30 : Yellowstone National Park

                                                16h30 : Hawaii, le feu de la Terre

Vente et dédicace de mes livres (voir colonne de gauche de ce blog) à l’issue des projections.

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Des questions sur l’éruption islandaise

Les Islandais se posent plusieurs questions à propos de l’éruption actuelle :

 

•1)      Combien de temps peut-elle durer ?

Il est bien sûr impossible de donner une réponse. Toutefois, en supposant que sa source dans les entrailles de la Terre est la même que celle qui a alimenté l’éruption de l’Eldfell dans les Iles Vestmann en 1973, on peut imaginer qu’elle durera au moins plusieurs semaines, voire plusieurs mois. En 1973, l’éruption avait duré 157 jours, entre le 23 janvier et le 28 juin. De la même façon, l’île Surtsey a craché sa lave pendant trois années et demie, entre novembre 1963 et juin 1967. Pourquoi la lave qui a jailli près de l’Eyjafjoll dérogerait-elle à la tradition ?

 

•2)      Quelle distance les coulées peuvent-elles parcourir ? Sont-elles susceptibles de barrer le lit des rivières et provoquer des inondations ?

Comme on l’a vu sur la vidéo diffusée sur Youtube, la coulée qui avance comme un rouleau compresseur est composée de lave aa, donc d’une fluidité très relative, comparable à celle de l’Etna. Dans un tel cas, la distance parcourue par la lave dépend essentiellement de deux facteurs. D’une part de la vigueur de l’alimentation, d’autre part de la topographie du terrain. Une alimentation très soutenue combinée à une pente forte entraînera la lave loin de son point d’origine. Dans le cas contraire, la distance parcourue sera plus faible. Quoi qu’il en soit, les coulées issue de l’Eyjafjoll ne parcourront pas une dizaine de kilomètres comme à Hawaii où la fluidité de la lave lui permet de circuler en tunnels et donc de parcourir des distances beaucoup plus grandes.

 

•3)      Quel nom donner au volcan qui est en train de naître par accumulation des matériaux éjectés ?

Certains Islandais pensent qu’on pourrait l’appeler Fimmvördufjall (« La montagne des cinq cairns »), par référence au col Fimmvörduháls où la lave a jailli. On pourrait aussi lui donner le nom de Hrunagil (littéralement « le canyon d’effondrement »), par référence au canyon dans lequel la lave s’est engouffrée. A l’époque de Surtsey et de l’Eldfell, c’était le rôle de l’Icelandic Toponymy Committee de baptiser un nouveau volcan. Aujourd’hui, les suggestions du public sont aussi les bienvenues. Elles sont examinées par le National Land Survey of Iceland qui s’assure de leur correction grammaticale des noms et qu’elles remplissent les conditions linguistiques.