Réponse à des commentaires

Pour répondre à des remarques qui ont été faites dans les commentaires de ce blog suite au puissant séisme qui a secoué le Chili :

  • – Il est exact que l’axe de rotation de la terre a subi une légère modification dans son inclinaison et que la vitesse de rotation de notre planète a été très légèrement modifiée par cet événement.
  • – S’agissant du séisme de Lisbonne le 1er novembre 1755, sa magnitude n’est pas connue car l’échelle de Richter n’existait pas à cette époque. Des scientifiques l’ont cependant déduite, en fonction du contexte géologique et de la répartition des destructions. Les sismologues ont estimé la magnitude entre 8,5 et 8,7 sur l’échelle de Richter. Dire que les failles européennes sont trop courtes pour produire de tels événements, c’est donc aller un peu vite en besogne! La faille nord-anatolienne de Marmara a provoqué de puissants séismes (M 7,2 et M 7,4 en 1999) et rien ne dit qu’un séisme encore plus violent ne se produira pas. De plus, je pense qu’il faut prendre en compte en premier lieu les pertes humaines, plus que la magnitude des séismes. Dans le cas de la faille turque, la ville d’Istanbul serait aux premières loges si un très fort séisme devait se produire avec, probablement, de très nombreuses victimes.

Chaitén (Chili) [suite]

En cliquant sur le lien au bas de cette note, vous aurez accès à plusieurs images de la NASA, acquises par le spectroradiomètre imageur à résolution modérée (MODIS) à bord  du satellite Aqua. Elles montrent les changements subis par le volcan entre février 2009 et février 2010. Les couleurs sont réelles. On se rend parfaitement compte que les vallées des rivières ont été envahies par les matériaux gris déstabilisés par la pluie au cours des années écoulées et que les retombées de cendre ont profondément affecté la végétation. Les images infrarouges (absentes ici) révèlent que le dôme de lave du Chaitén reste à une température relativement élevée, confirmant les images de la webcam dans ma note précédente sur le volcan.

Les journaux sud-américains font état du nombre de plus en plus important de touristes qui viennent visiter la région, en dépit des dommages subies par la ville de Chaitén et de son état d’abandon décrété par les autorités. Ces dernières attirent l’attention des touristes sur le fait que la couleur du niveau d’alerte est toujours rouge, donc maximale, que l’activité sismique reste élevée et que les vallées restent sous la menace d’avalanches pyroclastiques.

http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/event.php?id=37328

Des araignées sur le Chaitén (Chili)

Il y a quelque temps, je décrivais sur mon blog le nouveau système de surveillance que les scientifiques américains de l’USGS avaient mis en place sur le Mont St Helens afin de mieux contrôler son activité. Les appareils – baptisés « spiders » (araignées) à cause de leur forme –  contiennent des sismos, des GPS, des capteurs d’explosions, des détecteurs d’éclairs et une batterie non rechargeable. L’ensemble est logé dans un caisson maintenu au sol par trois pieds. Les caissons, d’un poids d’environ 90 kg, peuvent être déplacés par l’hélicoptère en différents points du volcan. Depuis leur première mise en place en 2004, la technologie a été améliorée et dix « araignées » sont actuellement capables de communiquer et d’échanger des données depuis différents sites du St Helens.

Très bientôt (dès que l’observatoire de Temuco aura pansé ses blessures après le séisme qui vient de secouer le Chili), deux de ces « araignées » seront installées sur le Chaitén au Chili afin de mieux étudier le comportement du volcan qui est entré en éruption en 2008, après 9 000 années de sommeil. Ce n’est pas la première fois que le Volcano Disaster Assistance Program géré par l’USGS depuis Vancouver propose son aide à des pays sous la menace des volcans. L’organisme est déjà intervenu à 25 reprises au cours de ses 24 années d’existence et a aidé à installer des systèmes de surveillance volcanique dans une douzaine de pays. .   

 Source : The Oregonian

Cratere-St-helens-blog.jpg
Le cratère du Mont St Helens (Photo: C. Grandpey)