Une nouvelle inquiétante!

drapeaufrancais.jpgVoici une mauvaise nouvelle ! Suite à un arrêt de son financement par le gouvernement russe à partir du 1er février 2010, le Kamchatka Volcanic Eruption Response Team (KVERT) ne sera plus en mesure de diffuser les informations sur l’activité volcanique au Kamchatka et dans les Iles Kouriles septentrionales.

Il faut savoir que le KVERT est le seul organisme de contrôle des volcans du Kamchatka. De nombreux vols internationaux survolent la région et sont donc susceptibles d’être affectés par des éruptions. Si les informations venaient à manquer, le risque de perturbations, voire d’accidents, serait bien réel.

Parmi les services que le KVERT ne pourra plus assurer figurent les couleurs du niveau d’alerte à l’attention de la navigation aérienne ainsi que les bulletins d’activité volcanique pour le Kamchatka et les Kouriles. De plus, le KVERT ne pourra plus mettre à jour son site web et les informations volcaniques qui y sont présentées.

Il s’agit donc d’une situation très regrettable. Les volcans du Kamchatka ne sauraient être laissés sans surveillance. De deux choses l’une : soit le gouvernement russe sera sensible aux pressions qui lui seront faites pour qu’il revoit sa position, soit un accord international permettra au KVERT de recevoir de l’argent pour pouvoir continuer à fonctionner. Un autre pays pourrait aussi intervenir, à condition que cela soit possible.

Une telle situation s’est déjà produite en 1994 et en 2007, année où le KVERT a cessé de donner des informations entre le 1er mars et le 9 avril.

 

drapeau anglais.jpgHere is a bad piece of news! Due to a loss of government funding beginning February 1st  2010, the Kamchatka Volcanic Eruption Response Team (KVERT) will no longer
distribute information regarding volcanic activity in Kamchatka and the Northern Kuriles.

KVERT monitors the active volcanoes of the Kamchatka Peninsula. Many international air routes pass through airspace potentially affected by volcanic eruptions, and there is a very high risk of flight disruption, and even of accidents and loss of life, if volcanic activity in this region is not properly monitored.

Among the different KVERT services that will be suspended, there is the assignment of Aviation Color Codes and the information releases about current activity and forecasts activity of volcanoes of Kamchatka and Northern Kuriles to all users. In addition, KVERT will no longer maintain its public web site with volcano information.
This is a real problem. The Kamchatka volcanoes cannot be left unmonitored: either the Russian government must be pressured to reconsider its position, or some kind of international arrangement will have to be made through which either KVERT funding can be continued or another country will have to step in, if that is possible.

This kind of problem already occurred in 1994 and 2007 with no news release between March 1st and April 9th.  

Soufriere Hills (Ile de Montserrat)

drapeaufrancais.jpgDans son rapport hebdomadaire couvrant la semaine du 15 au 22 janvier 2010, le MVO indique que le niveau d’activité a été “variable” au cours de la semaine écoulée. Le dôme continue de croître avec une activité qui se déroule en cycles espacés de 6 à 8 heures. Ces cycles comportent des émissions de cendre, des effondrements et des coulées pyroclastiques. Leur intensité a décliné quelque peu au cours de la semaine. Le 18 janvier, un événement important a affecté pendant 45 minutes le versant occidental du volcan. Je l’ai décrit dans ma dernière note à propos de Soufriere Hills. Pour mémoire, de volumineuses coulées pyroclastiques se sont engouffrées dans Gages Valley, puis dans Spring Ghaut et Aymer‘s Ghaut avant d’atteindre la mer à Kinsale où plusieurs maisons ont été recouvertes de matériaux et ont pris feu.

drapeau anglais.jpgIn its weekly report covering the week 15 – 22 January 2010, MVO indicates that activity has been variable over the past week. Dome growth has continued and increased activity is occurring in cycles every 6 – 8 hours. These cycles involve ash venting, rockfalls and pyroclastic flows. The intensity of these cycles has decreased slightly through the week.  .

On January 18th a sustained event occurred on the western side of the volcano lasting 45 minutes. I described it in my previous note about Soufriere Hills. Let’s just remember that large pyroclastic flows travelled down the Gages Valley into Spring Ghaut and on into Aymer’s Ghaut, reaching the sea at Kinsale  where several houses have been buried and set on fire.  

 

La technologie spatiale au service du Nyamulagira (République Démocratique du Congo)

Le 2 janvier 2010, quand le Nyamulagira est entré en éruption, on a craint que les 100 000 habitants de la ville de Sake soient menacés. A Goma s’est propagée la rumeur qu’une éruption était imminente sur le Nyiragongo, semblable à celle qui avait détruit la ville en 2002.

Dans le cadre du projet GORISK, les scientifiques et les autorités locales ont utilisé les images fournies par l’Agence Spatiale Européenne grâce au satellite Envisat, des données sismiques et des survols en hélicoptère pour contrôler la situation sur le Nyamulagira et rassurer les populations.

Le projet GORISK, financé par le Bureau de Politique Scientifique belge et le Fond national de la Recherche au Luxembourg a pour but d’améliorer et de mettre en place des techniques de surveillance du Nyiragongo et du Nyamulagira à travers des observations au sol et depuis l’espace.

Ainsi, en comparant les images d’Envisat acquises avant et après l’éruption du Nyamulagira, l’équipe GORISK a été en mesure de mieux détecter la trajectoire des coulées de lave.

De plus, pour comprendre les déformations de terrain pendant l’éruption, l’équipe GORISK a utilisé une technique nommée « interférométrie SAR », ou InSAR, qui permet de construire un ‘interférogramme » en analysant les différences entre deux signaux radar captés sur une même zone terrestre à des moments différents. Le premier interférogramme analysé après le début de l’éruption du Nyamulagira – avec référence à des données du 7 décembre 2009 et du 8 janvier 2010 – a montré la déformation du sol causée par l’éruption.

L’équipe GORISK contrôle systématiquement ce secteur du Congo avec la technologie InSAR depuis 2005 et continue à acquérir six nouveaux profils SAR chaque mois. Les milliers d’interférogrammes traités par ordinateur ont donné une image détaillée et précise du site, en particulier au niveau des déformations du sol.

La technologie InSAR a également été appliquée au Nyiragongo afin de détecter de possibles signes d’activité éruptive.     

Le Turrialba (Costa Rica) comme si vous y étiez!

drapeaufrancais.jpgLes webcams sont des outils merveilleux en volcanologie ! Elles permettent d’observer et de contrôler les volcans à distance. C’est ainsi que l’une d’elles vient d’être installée dans le secteur est du Turrialba, avec une vue superbe sur la lèvre opposée et sur l’intérieur du cratère. La caméra est accessible à l’adresse suivante :

http://www.ovsicori.una.ac.cr/vulcanologia/videoturri.html

En prime, on pourra cliquer sur cet autre lien pour admirer le volcan depuis l’espace grâce à la NASA :

http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/view.php?id=42425

 

 

drapeau anglais.jpgWebcams are marvellous tools in volcanology! They allow to observe and monitor volcanoes from a distance. Thus, one of them has just been installed on the eastern rim of the Turrialba volcano, with a great view on the opposite rim as well as the inside of the crater. The webcam can be accessed by clicking on the following link:

http://www.ovsicori.una.ac.cr/vulcanologia/videoturri.html

What’s more, you can also click on the next link to get a nice view of the volcano from space thanks to NASA :

http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/view.php?id=42425