Forte inflation et risque d’éruption sur le Kanlaon (Philippines) // High inflation and risk of eruption on Kanlaon (Philippines)

Les instruments qui surveillent la déformation du sol sur le Kanlaon enregistrent une forte inflation sur le flanc Est du volcan depuis le 10 janvier 2025. Les mesures montrent une augmentation soudaine du soulèvement dans cette zone et indiquent une hausse de la pression dans la partie supérieure du conduit magmatique à une altitude de 1 056 m. Cette situation correspond à celle observée avant l’éruption du 9 décembre 2024. Selon le PHIVOLCS, les mouvements du sol reflètent l’activité au sein du système volcanique tout en mettant en évidence un conduit magmatique actif à faible profondeur.
Les mesures de SO2 du 10 janvier atteignaient en moyenne 5 763 tonnes/jour, ce qui correspond aux émissions moyennes depuis l’éruption du 3 juin 2024, mais une baisse significative à 2 029 tonnes/jour a été enregistrée le 9 janvier. Le PHIVOLCS a observé des émissions semblables avant les éruptions passées, y compris l’événement de décembre 2024.
L’Institut rappelle au public que le niveau d’alerte 3 est maintenu sur le Kanlaon. « Il existe actuellement un fort risque d’éruptions explosives soudaines susceptibles de mettre en danger les zones habitées qui sont exposées à des risques volcaniques potentiellement mortels. » Le public est invité à rester à l’écart de la zone de danger de 6 km de rayon autour du volcan.
Source : PHIVOLCS.

Les mesures de déformation à 1 056 m d’altitude sur le flanc Est montrent une hausse très nette du soulèvement de la zone depuis le 10 janvier 2025 , comme on peut le voir dans l’encadré en pointillé rouge. (Source : PHIVOLCS)

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Ground deformation monitoring instruments on Kanlaon have recorded sharp inflation in the volcano’s eastern flank since January 10th, 2025. The measurements revealed a sudden tilt increase and indicated pressurization within the upper magma conduit at an elevation of 1 056 m. The observation aligns with similar patterns observed before the eruption on December 9th, 2024. According to PHIVOLCS, the ground movements reflect activity within the volcanic system while pointing to an active shallow magma conduit.

SO2 measurements on January 10th averaged 5 763 tonnes/day, close to average emissions since the June 3rd, 2024 eruption, but a significant drop to 2 029 tonnes/day was recorded on January 9th.  PHIVOLCS noted that similar emissions preceded past eruptions including the December 2024 event.

The Institute reminds the public that public that Alert Level 3 is raised over Kanlaon Volcano. “There is presently an increased chance for sudden explosive eruptions to occur and endanger communities at risk with life-threatening volcanic hazards.” The public is urged to stay clear of the 6 km radius danger zone around the volcano.

Yellowstone (1) : le passé du super volcan // Yellowstone (1) : the past of the super volcano

Dans le dernier épisode de ses Yellowstone Caldera Chronicles, l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone explique au public à quoi ressemblait Yellowstone avant que l’activité volcanique recouvre d’immenses étendues d’épaisses coulées de lave et de cendres.
Pour ce faire, les géologues ont examiné les zones bordant la région de Yellowstone, les chaînes de montagnes, les types de roches et les failles qui composent des secteurs comme la Chaîne Teton et Jackson Hole, et comme le chaînon Gallatin (Gallantin Range) et la Paradise Valley.
Comme je l’ai expliqué dans un article précédent, il y a environ 4 à 7 millions d’années, le point chaud de Yellowstone se trouvait sous le sud-est de l’Idaho où il alimentait les éruptions du champ volcanique Heise. Plusieurs grandes caldeiras ont été formées par des explosions majeures qui ont répandu des cendres sur le paysage jusqu’à Jackson Hole et la zone qui est aujourd’hui Yellowstone.
Le paysage prévolcanique de Yellowstone était principalement constitué de zones de haute altitude et il n’y avait pas de bassin comme c’est le cas aujourd’hui. Au lieu de cela, des chaînes de montagnes s’étendaient principalement du nord-nord-ouest au sud-sud-est. Les chaînes de montagnes Gallatin et Madison actuelles au nord étaient probablement reliées à la chaîne Teton et à d’autres montagnes au sud, formant des ensembles de chaînes continues qui étaient toutes délimitées par de grandes failles. Des chaînes délimitées par des failles comme celles-ci sont courantes dans tout l’ouest des États-Unis aujourd’hui. Elles font partie de la province Basin and Range, qui s’étend de l’est de la Californie à l’ouest du Wyoming et du Montana.
On peut voir les preuves de ces anciennes chaînes de montagnes continues dans les cartes montrant l’agencement des séismes et des bouches éruptives. Les cartes montrent plusieurs bandes de sismicité du nord-nord-ouest au sud-sud-est sous la caldeira de Yellowstone. Elles délimitent peut-être les failles encore existantes qui contrôlaient les chaînes de montagnes qui ont été détruites lorsque de grandes éruptions explosives ont commencé dans la région de Yellowstone.

Carte des séismes à Yellowstone entre 1973 et 2023. On remarquera dans la partie sud du Parc national de Yellowstone une série de bandes sismiques orientées nord-nord-ouest / sud-sud-est. Il se peut que ces alignements reflètent des failles associées à des chaînes de montagnes qui ont été détruites lors de la formation de la caldeira de Yellowstone il y a 631 000 ans.

Il existe également plusieurs alignements de points d’émission de lave rhyolitique orientés plus ou moins du nord-nord-ouest au sud-sud-est, actifs après la formation de la caldeira de Yellowstone, en particulier il y a environ 160 000 à 70 000 ans. Tout comme les schémas montrant les séismes, les alignements de bouches éruptives pourraient également avoir été contrôlés par les failles préexistantes associées aux chaînes de montagnes détruites.

Carte géologique de la caldeira de Yellowstone montrant les emplacements et les âges des éruptions de rhyolite les plus récentes. On remarquera deux séries d’alignements de bouches éruptives nord-nord-ouest / sud-sud-est. Il se peut qu’ils reflètent des orientations de failles sous-jacentes associées à des chaînes de montagnes qui ont disparu lors de la formation de la caldeira de Yellowstone il y a environ 631 000 ans.

Étant donné qu’il y avait des montagnes dans toute la région de Yellowstone avant les grandes explosions, l’érosion a été un processus déterminant. Les hautes chaînes de montagnes ont été progressivement érodées et les sédiments qui se sont détachés de ces sommets se sont accumulés dans les vallées à la base des chaînes. Certains de ces sédiments existent encore aujourd’hui; ils sont recouverts d’épaisses couvertures de cendres provenant des éruptions qui ont formé la caldeira de Yellowstone.
Les premières éruptions volcaniques de la région de Yellowstone ont commencé il y a au moins 2,2 millions d’années. La première des trois grandes éruptions ayant donné naissance à une caldeira s’est produite il y a 2,08 millions d’années; elle a répandu d’épaisses couches de cendres sur une très grande surface et modifié considérablement le paysage.
L’Observatoire Volcanologique de Yellowstone indique qu’aujourd’hui, de nombreux visiteurs du Parc national approchent la région par le nord, le sud ou l’ouest. Les géologues conseillent à ces personnes de prendre un moment pour apprécier le paysage qu’elles traversent. Ces zones illustrent aujourd’hui à quoi ressemblait Yellowstone il y a quelques millions d’années.

Voici le lien menant à l’article. Vous y trouverez les cartes avec une résolution plus élevée :
https://www.usgs.gov/observatories/yvo/news/what-did-yellowstone-look-it-became-wonderland

Source : USGS / YVO.

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In the latest episode of its Yellowstone Caldera Chronicles, the Yellowstone Volcano Observatory explains the public what Yellowstone looked like before volcanic activity covered huge swaths of land with thick lava and ash flows.

The geologists have looked at the characteristics of the areas bordering the Yellowstone region, at the mountain ranges, rock types, and faults that make up areas like the Tetons and Jackson Hole, and like the Gallatins and Paradise Valley.

As I explained in a previous post, during about 4–7  million years ago, the Yellowstone hotspot was located under southeastern Idaho, feeding eruptions occurring from the Heise volcanic field. That sequence included multiple large calderas that formed via major explosions, spreading ash across the landscape, including Jackson Hole and the area that is now Yellowstone.

The pre-volcanic Yellowstone landscape was mostly made of high-elevation areas and there was no basin present like there is today.  Instead, mountain ranges ran mostly north-northwest to south-southeast. Today’s Gallatin and Madison ranges in the north were probably connected to the Tetons and other mountains to the south, forming sets of continuous ranges that were all bounded by large faults.  Fault-bounded ranges like these are common throughout the western USA today. They are part of the Basin and Range province, which extends from eastern California to western Wyoming and Montana.

We can see the evidence for these formerly continuous mountain ranges in patterns of earthquakes and eruptive vents.  Seismicity maps show several north-northwest to south-southeast bands of earthquakes beneath Yellowstone Caldera, possibly delineating the still-existing faults that controlled the mountain ranges that were blown apart when large explosive eruptions began in the Yellowstone region. (see map above)

There are also several roughly north-northwest to south-southeast alignments of vents for rhyolite lava flows that erupted after Yellowstone Caldera formed, especially during about 160,000 to 70,000 years ago.  Just like patterns of earthquakes, the vent alignments might also have been controlled by the preexisting faults associated with the destroyed mountain ranges. (see map above)

Because there were mountains throughout the Yellowstone region before the big explosions, erosion was an important process.  The high mountain ranges were gradually being ground down, and sediments eroded from these peaks accumulated in valleys at the bases of the ranges.  Some of these sediments still exist today, capped by thick blankets of ash from caldera-forming eruptions of the Yellowstone system.

The first volcanic eruptions from the Yellowstone region began at least 2.2 million years ago, and the first of three great caldera-forming eruptions occurred 2.08 million years ago, spreading thick ash over a very large area and dramatically altering the landscape.

The Yellowstone Volcano Observatory indicates that today, many visitors to Yellowstone National Park approach the area from the north, south, or west. Geologists advise these persons to take a moment to appreciate the landscape they are traversing.  Those areas today exemplify what Yellowstone used to look like a few million years ago.

Here is the link leading to the article. You will find the maps with a higher resolution :

https://www.usgs.gov/observatories/yvo/news/what-did-yellowstone-look-it-became-wonderland

Source : USGS / YVO.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Un séisme de magnitude 4,1 a été enregistré au nord-nord-est du Bárðarbunga (Islande) le 7 janvier 2025 dans la soirée. Il s’agit du séisme le plus significatif en Islande jusqu’à présent cette année. Ce séisme fait suite à d’autres épisodes d’activité sismique enregistrés au cours des derniers mois. Comme je l’ai écrit précédemment, en décembre 2024, il y a eu un événement de magnitude M5,1 sur le Bárðarbunga. Celui enregistré le 7 janvier a été le plus intense des 60 derniers jours. Il a été suivi d’une réplique de magnitude M2,8.

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Des signes de mouvements de magma en profondeur ont été détectés près du Grjótárvatn sur la Péninsule de Snaefellsnes (Islande), mais il n’y a aucune indication d’activité magmatique proche de la surface. Le 18 décembre 2024, le séisme le plus significatif avait une magnitude de M3,2. Et un événement de M2,9 a été enregistré le 8 janvier 2025. Il n’est pas possible de dire quelle est l’origine de cette activité, mais il existe deux possibilités : la tectonique des plaques ou l’accumulation de magma à de grandes profondeurs. Selon le Met Office, ces événements ne sont pas des séismes typiques, mais plutôt des grondements basse fréquence associés à des systèmes volcaniques.
Il est trop tôt pour dire si l’activité récente sur la péninsule de Snæfellsnes est comparable à celle qui a précédé les éruptions sur la péninsule de Reykjanes. Cependant, il existe une différence majeure entre les deux sites : une déformation de surface a été observée sur la péninsule de Reykjanes alors qu’elle n’a pas été détectée à Snæfellsnes en raison de la profondeur des événements. Les instruments GPS et les données satellites INSAR n’ont détecté aucune variation de surface ; il est donc trop tôt pour établir un parallélisme avec la situation à Reykjanes.

 

Systèmes volcaniques sur la péninsule de Snæfellsnes

Vue du lac Grjótárvatn sur la péninsule de Snaefellness (Source : Iceland Monitor)

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Toujours en Islande, les données de déformation obtenues le 30 décembre 2024 révèlent que l’accumulation de magma sous Svartsengi se poursuit. La probabilité d’une nouvelle intrusion magmatique et ensuite d’une éruption deviendra réelle lorsque le volume de magma sous Svartsengi correspondra à la quantité qui a quitté le réservoir magmatique lors de l’intrusion et de l’éruption du 20 novembre 2024. Ce volume est estimé entre 12 et 15 millions de mètres cubes.
Selon les dernières données de déformation, l’accumulation magmatique est actuellement estimée à un peu plus de 3 mètres cubes par seconde, ce qui correspond à la situation avant la dernière éruption. Si l’accumulation se poursuit au rythme actuel, le volume de magma sous Svartsengi devrait atteindre 12 millions de mètres cubes d’ici la fin janvier et environ 13,5 millions de mètres cubes d’ici la première semaine de février. Par conséquent, la probabilité d’une intrusion magmatique et potentiellement d’une éruption le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur pourrait augmenter à partir de la fin du mois de janvier. [NDLR : Selon mes calculs, si l’inflation – et donc l’accumulation magmatique – se poursuit au rythme actuel, la prochaine éruption pourrait avoir pour la Saint Claude, le 15 février 2025].

Source : Met Office islandais.

 

Source: Met Office

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L’activité éruptive qui a commencé le 23 décembre 2024 sur le Kilauea (Hawaï) est toujours en mode pause. Toutefois, les inclinomètres sommitaux montrent à nouveau une inflation depuis la fin du dernier épisode éruptif. De plus, une incandescence est toujours visible dans la principale bouche éruptive. Ce sont les signes qu’une nouvelle activité pourrait avoir lieu dans les jours ou les semaines à venir si la chambre magmatique sommitale se repressurise suffisamment.

 

La webcam du HVO est braquée vers la principale bouche éruptive où persiste l’incandescence nocturne et d’où l’éruption pourrait repartir. De toute évidence, la lave bouillonne au fond de la bouche active. Cela me rappelle la situation que j’avais observée en 1998 sur le Pu’uO’o.

Photo: C. Grandpey

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Comme je l’ai indiqué précédemment, les données de sismicité et de déformation acquises à partir d’images radar satellite indiquaient qu’une intrusion magmatique avait commencé fin septembre 2024 dans la région de l’Afar en Éthiopie, entre les volcans Fentale et Dofen. Les interférogrammes indiquaient qu’une intrusion magmatique avait commencé fin septembre 2024. Les données du 18 octobre ont indiqué que l’intrusion avait ralenti ou fait une pause. Une deuxième phase de l’intrusion s’est produite fin 2024. Un interférogramme a montré plus de 40 cm de soulèvement sur presque tout l’axe de Fentale-Dofen du 17 au 29 décembre.
La sismicité a continué d’être élevée dans la région au moins jusqu’au 4 janvier 2025 et elle était probablement associée à l’intrusion magmatique. Un séisme de magnitude M5,0 survenu le 29 décembre 2024 près d’Awash Fentale a provoqué l’effondrement de plus de 30 maisons et des fissures dans les routes et le sol dans les districts de Dulecha et d’Awash Fentale. Le 3 janvier, les images de médias locaux ont montré une hausse d’activité dans une zone géothermale près de Dofen. La vidéo montrait des projections d’eau, de sédiments et de roches. L’activité n’était pas d’origine volcanique, mais elle a fait d craindre à la population un lien avec l’intrusion et l’activité volcanique potentielle. Au moins 10 séismes ont été enregistrés entre le 3 et le 4 janvier, le plus important, d’une magnitude de M 5,8, s’étant produit le 4 janvier (voir ma note à propos de cet événement). L’Institut géologique éthiopien a signalé que des milliers de personnes avaient été évacuées vers d’autres zones de la région.

Une forte hausse de l’activité sismique a été enregistrée entre le 4 et le 6 janvier. Plus de 20 secousses de M4,2 à M5,8 ont été enregistrés dans les districts d’Awash et de Dulecha au cours de cette période.
L’événement le plus intense s’est produit près du volcan Dofen, endommageant des infrastructures, notamment l’usine sucrière de Kesem.

Source : Global Volcanism Network.

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L’activité éruptive à Home Reef (arc volcanique de Tofua) se poursuit ; la lave avance sur les côtes N et NE. Des images satellites montraient des émissions riches en cendres le 17 décembre 2024. Des anomalies thermiques ont été détectées dans les derniers jours de 2024. Le 2 janvier 2025, de petits panaches de gaz et de cendres s’élevaient de la bouche éruptive centrale à des intervalles d’environ une minute. La coulée de lave couvrait environ 76 000 mètres carrés sur 350 mètres du nord au sud et 270 m de l’est à l’ouest. Le niveau d’alerte reste à Orange et il est conseillé aux marins de rester à au moins 2 milles nautiques de l’île. La couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune.
Source : Tonga Geological Services.

Source: NASA

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Un événement éruptif dans la partie sud du lac de cratère du Poás (Costa Rica) a été enregistré le 5 janvier 2025. Des matériaux de couleur sombre ont été projetés à plusieurs mètres au-dessus de la surface du lac. L’événement a été précédé d’une période de lente intensification de plusieurs paramètres de surveillance, notamment une hausse de la sismicité, des émissions de SO2 et de CO2, une hausse du tremor associée à l’apparition de bulles dans le lac le 6 janvier.
Source : OVSICORI.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon (Philippines) avec une sismicité élevée. Les émissions de SO2 varient de 3 406 à 5 840 tonnes par jour. Des périodes d’émissions de cendres sont également observées, jusqu’à plusieurs centaines de mètres au-dessus du sommet.
L’éruption continue d’avoir un impact sur la population. Le 7 janvier 2025, 13 246 personnes (4 070 familles) étaient réparties dans 34 centres d’évacuation et 7 458 autres personnes (2 351 familles) séjournaient ailleurs. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5) ; le public est prié de rester à au moins 6 km du sommet.

Crédit photo: PHIVOLCS

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Dans un bulletin spécial, le PHIVOLCS a indiqué que les valeurs sismiques avaient considérablement augmenté du 4 au 6 janvier 2025 sur le Taal. Sur la base d’observations visuelles, le panache de gaz habituel avait cessé de s’élever du cratère principal. En plus de la hausse de la sismicité, cela pouvait indiquer un blocage dans les conduits d’alimentation du volcan. Un événement phréatomagmatique mineur s’est produit à 19 h34 le 6 janvier et a duré trois minutes. Le panache est ensuite réapparu et s’est élevé à 600 m au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5).
Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: PHIVOLCS

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

An M4.1 earthquake struck north-northeast of Bárðarbunga (Iceland)on January 7th, 2025 in the evening. It is the biggest earthquake in Iceland so far this year. This earthquake follows more seismic activity recorded in the past months. As I put it previously, in December 2024, there was an M5.1 event in Bárðarbunga, The one recorded on January 7th was the biggest earthquake in the last 60 days. It was followed by an M2.8 aftershock.

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Signs of deep-seated magma movement have been detected near Grjótárvatn on the Snaefellsnes Peninsula (Iceland). On December 18th, 2024 , the largest earthquake had a magnitude M3.2. And an M2.9 event was recorded on January 8th, 2025. It is not possible to say what is causing the activity, but two main possibilities are: plate tectonics or magma accumulation at great depths. According to the Met Office, these tremors are not typical earthquakes, but rather low-frequency rumbles associated with volcanic systems.

It is too early to determine whether the recent activity on Snæfellsnes is comparable to the lead-up to the eruptions on the Reykjanes Peninsula. However, there is a major difference between the two sites : surface deformation was observed on the Reykjanes Peninsula whereas it was not detected at Snæfellsnes due to the depth of the events. GPS instruments and INSAR satellite data have not detected any surface changes, so it is too early to draw parallels with the situation at Reykjanes.

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Still in Iceland, deformation data up to December 30th, 2024,reveals that magma accumulation beneath Svartsengi (Iceland) continues. The likelihood of a new magma intrusion and potentially an eruption is expected to increase when the volume of magma beneath Svartsengi matches the amount that left the magma region during the magma intrusion and eruption on November 20th. This volume is estimated between 12 and 15 million cubic meters.

According to the latest deformation data, the magma inflow rate is currently estimated at just over 3 cubic meters per second, which is similar to the rate observed before the last eruption. If magma accumulation continues at the current rate, the magma volume beneath Svartsengi is projected to reach 12 million m³ by late January and approximately 13.5 million cubic meters by the first week of February.  Therefore, the likelihood of magma intrusion and potentially an eruption along the Sundhnúkur crater row may increase as of late January. [Editor’s note: According to my personal calculations, if the inflation – and therefore magma accumulation – continues at the current rate, the next eruption could occur on Saint Claude’s Day, February 15th, 2025].

Source : Icelandic Met Office.

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The eruptive activity that began on December 23rd, 2024 on Kilauea (Hawaii) is still taking a break. However, summit tiltmeters have been showing inflation again since the end of the last eruptive episode. In addition, incandescence is still visible in the main eruptive vent. These are signs that new activity could occur in the coming days or weeks if the summit magma chamber repressurizes sufficiently.

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As I indicated previously, seismicity and deformation data acquired from satellite radar images indicated that a magmatic intrusion began in late September 2024 in Ethiopia’s Afar Region between the Fentale and Dofen volcanoes. Interferograms indicated that a magmatic intrusion began in late September 2024. Data from 18 October indicated that the intrusion had slowed or paused. A second phase of the intrusion occurred during the end of 2024. An interferogram showed over 40 cm of uplift along almost the entire axis from Fentale to Dofen during 17-29 December.

Seismicity continued to be elevated in the region at least through 4 January 2025 and was likely associated with the magma intrusion. An M 5.0 earthquake on 29 December 2024 located near Awash Fentale caused the collapse of more than 30 homes and cracks in roads and the ground in the Dulecha and Awash Fentale districts. On 3 January footage of increased activity at a geothermal area near Dofen was reported by news sources. The video showed water, sediment, and rocks being ejected above vents. The activity was non-volcanic in origin though it increased fears among residents that is was connected to the intrusion and potential volcanic activity. At least 10 earthquakes were recorded during 3-4 January with the largest, with a magnitude M 5.8, occurring on 4 January. The Ethiopian Geological Institute reported that thousands of people had evacuated to other areas in the region.

A sharp increase in seismic activity was recorded between January 4th and 6th. More than 20 earthquakes ranging from M4.2 and M5.8 were recorded in the Awash and Dulecha districts during this period. The strongest event struck near the Dofen volcano, damaging infrastructure including the Kesem Sugar Factory.

Source : Global Volcanism Network.

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Eruptive activity at Home Reef (TofuaVolcanic Arc) continues, with lava expanding the N and NE shorelines. Satellite images showed ash-rich emissions rising from the central vent on 17 December 2024. Thermal anomalies were detected in the last days of 2024. On 2 January 2025, small gas-and-ash plumes rose from the central vent at approximately one-minute intervals. The lava flow had grown to approximately 76,000 square meters and had a maximum dimension of 350 m (N-S) by 270 m (E-W). The Alert Level remains at Orange and mariners are advised to stay at least 2 nautical miles away from the island. The Aviation Color Code remains at Yellow.

Source : Tonga Geological Services.

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An eruptive event from the S part of the lake at Poás (Costa Rica)was recorded on 5 January 2025. The event ejected dark material several meters above the surface of the lake. The event was preceded by a period of slow intensification of several monitoring parameters, including increased seismicity, increased SO2 and CO2 emissions, increased tremor associated with bubbling in the lake on 6 January.

Source : OVSICORI.

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Eruptive activity continues at Kanlaon (Philippines) with elevated seismicity. SO2 emissions range from 3,406 to 5,840 tonnes per day. Periods of ash emissions are also observed, rising several hundred meters above the summit.
The eruption continues to impact residents. On 7 January 2025, 13,246 people (4,070 families) were spread across 34 evacuation centers and another 7,458 people (2,351 families) were staying elsewhere. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5); the public is asked to stay at least 6 km away from the summit.

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In a special advisory PHIVOLCS stated that seismic values had significantly increased during 4-6 January2025 at Taal. Based on visual observations the typical gas plume that rose from Main Crater was absent. Along with the increased seismicity, it might have indicated a blockage of the volcanic gas pathways. A minor phreatomagmatic event occurred at 1934 on 6 January and lasted three minutes. A plume rose 600 m above the crater rim. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5).

Source : PHIVOLCS.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Et si une super éruption se produisait aujourd’hui ? // What if a super eruption occurred today ?

Dans la conclusion de ma conférence « Volcans et risques volcaniques », j’explique que ce que je crains le plus aujourd’hui, c’est l’éruption d’un super volcan, autrement dit une éruption qui produirait plus de 1 000 kilomètres cubes de matériaux. Il existe des exemples de telles éruptions dans le passé : Long Valley et Yellowstone aux États-Unis, Taupo en Nouvelle-Zélande ou Toba en Indonésie. Sans aller aussi loin dans le volume de matériaux émis, une éruption comme celle du Tambora en 1815 serait une catastrophe pour notre société moderne.

Image satellite de la région du Toba (Source: NASA)

L’éruption du Tambora en avril 1815 est la plus puissante observée dans l’histoire moderne. Elle a atteint le niveau 7 sur l’indice d’explosivité volcanique (VEI). Les panaches éruptifs ont atteint une altitude de plus de 40 kilomètres. L’éruption a expulsé 100 kilomètres cubes de cendres, de ponces et d’aérosols ainsi que 60 mégatonnes de soufre. Avec les aérosols de SO2 dans l’atmosphère, moins de lumière solaire a atteint la surface de la Terre, et l’année 1816 a été appelée « l’année sans été » car la température moyenne de la planète a diminué de 0,53 °C. L’éruption initiale a tué 10 000 habitants. Les décès régionaux dus à la famine et aux maladies ont totalisé 80 000 personnes. La production agricole a été réduite et la famine a frappé le monde. Une pandémie de choléra a balayé le monde, faisant d’innombrables victimes.

Timbre indonésien commémorant les 200 ans de l’éruption de 1815.

Des siècles plus tard, la menace d’une éruption similaire reste présente. Les scientifiques affirment qu’une éruption majeure est inévitable, la seule question est de savoir quand elle se produira.
Selon un climatologue de l’Université de Genève, les preuves géologiques indiquent une probabilité de un sur six qu’une éruption volcanique dévastatrice se produise au cours de ce siècle. Cette fois, cependant, les conséquences seraient bien plus graves qu’en 1815. Le monde est désormais beaucoup plus peuplé et aux prises avec une crise climatique qui s’aggrave. Le climatologue a déclaré que l’humanité ne dispose actuellement d’aucun plan spécifique pour faire face à un événement aussi catastrophique.
Les éruptions volcaniques libèrent un mélange de matériaux et de gaz, notamment du dioxyde de carbone (CO2), qui réchauffe la planète. Cependant, la quantité de dioxyde de carbone émise par les volcans est nettement inférieure à celle produite par les activités humaines telles que la combustion de combustibles fossiles. Si le dioxyde de carbone est une préoccupation, les scientifiques se concentrent davantage sur l’impact d’un autre gaz volcanique : le dioxyde de soufre (SO2). Une puissante éruption volcanique peut éjecter du dioxyde de soufre de la basse atmosphère (la troposphère) vers la haute atmosphère (la stratosphère). Dans la stratosphère, le SO2 se transforme en minuscules particules d’aérosol qui renvoient la lumière du soleil dans l’espace, ce qui refroidit la Terre. Ces particules peuvent persister dans l’atmosphère pendant plusieurs années, comme on l’a vu à l’occasion de l’éruption du Pinatubo en 1991.
À l’heure actuelle, une éruption volcanique majeure présenterait des risques importants à court et à long terme. Environ 800 millions de personnes vivent à proximité de volcans actifs et sont confrontées à des conséquences potentiellement dévastatrices, y compris la destruction de villes entières. Par exemple, les Champs Phlégréens près de Naples, en Italie, pourraient constituer une menace grave pour le million d’habitants qui vivent autour du site volcanique.
Même une légère baisse de la température globale d’un degré Celsius peut avoir de graves conséquences régionales. Parmi les impacts, il y aurait des perturbations dans l’agriculture, une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes et des perturbations sociétales à grande échelle. On imagine facilement l’impact qu’aurait une éruption du Yellowstone sur les Grandes Plaines des États Unis, le grenier à blé de ce pays.
Une éruption majeure, similaire à celle du Tambora, pourrait entraîner des pertes économiques de plus de 3,6 billions de dollars au cours de la première année de l’éruption. Contrairement à ce que pensent certains scientifiques, l’effet de refroidissement temporaire d’une éruption volcanique n’atténuerait pas les impacts permanents du réchauffement climatique. La planète finirait par revenir à sa tendance de réchauffement d’avant l’éruption.
Le site de la prochaine éruption majeure reste un mystère ; elle est susceptible de se produire n’importe où sur Terre. Les zones particulièrement exposées comprennent les régions volcaniques actives comme l’Indonésie et le Parc national de Yellowstone aux États-Unis.

Une chose est sûre: l’homme n’est pas en mesure d’empêcher ces méga éruptions. Certes, grâce aux progrès de la technologie, nous sommes mieux armés pour prévoir le déclenchement d’un tel événement. Une nouvelle éruption de la Montagne Pelée (Martinique) sera forcément moins meurtrière, mais la Montagne Pelée n’arrive pas à la cheville du Yellowstone en matière de puissance volcanique.

Prévoir une éruption ne signifie pas être capable d’y faire face. La surveillance de l’activité volcanique est essentielle, mais il faut voir plus loin. Les scientifiques nous expliquent qu’il faudrait planifier une telle catastrophe, mettre en place des plans d’évacuation des populations, ainsi que des protocoles de crise pour garantir un approvisionnement en nourriture et en eau potable. De telles mesures devraient être envisagées à l’échelle mondiale, en coordonnant les efforts entre les États. Quand on voit l’inefficacité des COP pour lutter contre le réchauffement climatique, la partie est loin d’être gagnée en matière de gestion d’une éruption cataclysmale.

Source : Interesting Engineering via Yahoo News.

Yellowstone site de la prochaine super éruption? (Photo: C. Grandpey)

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In the conclusion of my conference « Volcanoes and volcanic hazards », I explain that what I fear most today is the eruption of a supervolcano. This means an eruption that produced more than 1,000cubic kilometers of materials. We have examples of such eruptions in the past : Long Valley and Yellowstone in the United States, Taupo in New Zealand, or Toba in Indonesia. Without going that far, an eruption like Tambora in 1815 would be a disaster for our modern society.

The Tambora eruption in April of 1815 is the largest observed eruption in recorded history. It reached level 7 on the volcanic explosivity index (VEI). Plumes from the eruption eached an altitude of more than 40 kilometers. The eruption expelled 100 cubic kilometers of ash, pumice, and aerosols into the air along with 60 megatons of sulfur. With the SO2 aerosols in the atmosphere,less sunlight reached Earth’s surface, and the year 1816 was called the “year without a summer” because the average global temperature was reduced by 0.53° C. The initial eruption killed 10,000 locals. Regional deaths due to starvation and disease totaled 80,000 people. In agriculture, crop production failed, and famine gripped the world. A cholera pandemic swept across the globe, claiming countless lives.

Centuries later, the threat of another similar eruption looms. Scientists assert that a massive eruption is inevitable, the question is solely when it will occur.

According to a climate expert at the University of Geneva, geological evidence indicates a 1-in-6 probability of a devastating volcanic eruption occurring within this century. This time, however, the consequences would be far more dire than in 1815. The world is now significantly more populated and grappling with the escalating climate crisis. The climatologist stated that humanity currently lacks any specific plan to address such a catastrophic event.

Volcanic eruptions release a mixture of materials, including planet-warming carbon dioxide (CO2). However, the amount of carbon dioxide emitted by volcanoes is significantly less than that produced by human activities such as burning fossil fuels. While carbon dioxide is a concern, scientists are more focused on the impact of another volcanic gas: sulfur dioxide (SO2). A powerful volcanic eruption can eject sulfur dioxide from the lower atmosphere (the troposphere) into the upper atmosphere (the stratosphere). Up in the stratosphere, SO2 turns into tiny aerosol particles that bounce sunlight back out into space, which makes the Earth cooler. These particles can persist in the atmosphere for several years.

In today’s time, a massive volcanic eruption would pose significant immediate and long-term risks. Roughly 800 million people reside within proximity to active volcanoes, facing the potential for devastating consequences, including the destruction of entire cities. For instance, the Phlegraean Fields near Naples, Italy, show signs of activity and could pose a severe threat to the one million inhabitants around the volcanic site.

Even a minor global temperature drop of 1 degree Celsius can have severe regional consequences. These impacts could include disruptions to agriculture, increased extreme weather events, and widespread societal disruption

A major eruption, similar to Tambora, could result in economic losses of over $3.6 trillion in the first year of the eruption. Contrary to what some scientists think, the temporary cooling effect of a volcanic eruption would not mitigate the ongoing impacts of global warming. The planet would eventually return to its pre-eruption warming trend.

The location of the next massive eruption remains uncertain, with the potential for it to occur anywhere on Earth. Areas of particular concern include volcanically active regions like Indonesia and Yellowstone National Park in the US.

One thing is certain: we are not able to prevent these mega eruptions. Of course, thanks to advances in technology, we are better equipped to predict the triggering of such an event. A new eruption of Mount Pelée (Martinique) will necessarily be less deadly, but Mount Pelée does not come close to Yellowstone in terms of volcanic power.

Predicting an eruption does not mean being able to deal with it. Monitoring volcanic activity is essential, but we should look further ahead. Scientists tell us that we should plan for such a disaster, put in place population evacuation plans, as well as crisis protocols to guarantee a supply of food and drinking water. Such measures should be considered on a global scale, by coordinating efforts between States. When we see the ineffectiveness of the COPs in combating global warming, the game is far from won in terms of managing a cataclysmal eruption.

Source : Interesting Engineering via Yahoo News.