Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

En Islande, l’éruption tant attendue se fait attendre. L’inflation persiste dans le secteur de Svartsengi mais semble s’être stabilisée. Selon le Met Office, le site le plus probable d’une éruption – si éruption il y a – devrait être la chaîne de cratères Sundhnúkagígar, comme lors des derniers événements. Toutefois, une sortie de lave ailleurs sur la péninsule de Reykjanes ne saurait être exclue. Le dernier essaim sismique plus à l’ouest a suscité de nombreuses questions.

Par ailleurs, plusieurs séismes ont été détectés sur le Bárðarbunga le 19 mars 2025. Le plus significatif avait une magnitude de M4,2 à 8 h 21. Un séisme de magnitude M2,9 s’est produit peu avant, ainsi que plusieurs autres événements de moindre ampleur sous le glacier. Le Met Office indique que les séismes de cette magnitude sont fréquents sur le Bárðarbunga. Les derniers événements de ce type ont eu lieu en janvier 2025.

Source : Met Office.

Source: Met Office

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Le 14ème épisode éruptif du Kilauea (Hawaï) dans le cratère de l’Halema’uma’u a permis d’assister à un spectacle de toute beauté. En effet,on a d’abord observé à partir du19 mars 2025 vers 9h30 (heure locale) une activité effusive, avec des coulées de lave émises à la fois par la bouche nord et son homologue sud. Sur les images proposées par la webcam on pouvait voir un lac de lave d’une soixantaine de mètres de largedans la bouche nord avec un déversement bien alimenté sur le plancher de l’Halema’uma’u quand le lac était à son niveau maximum, avec de puissants bouillonnements (fontaines de lave en dôme) à sa surface, sans vraiment jamais atteindre la hauteur des vraies fontaines. Le niveau du lac de lave montrait de fortes fluctuations, avec des pauses entre chaque arrivée de lave, et un fort dégazage pendant les pauses. Les coulées émises par la bouche sud étaient bien alimentées car le flux de lave est resté quasiment constant depuis le début de l’épisode éruptif.

La situation a brusquement évolué en tout début de matinée (heure locale) le 20 mars quand la bouche sud a envoyé d’impressionnantes fontaines de lave de 150-200 mètres de hauteur. Vers 6h50, la bouche nord n’est mise, elle aussi à faire jaillir des fontaines de hauteur identique. Le spectacle est alors devenu grandiose. La lave, de toute évidence très chaude, alimentait de belles coulées qui se répandaient sur le plancher du cratère. Les téphras emportés par le vent doivent provoquer des dépôts de cheveux de Pélé sur les abords du Kilauea et il y a de fortes chances pour que les gaz émis par l’éruption génèrent la présence de vog dans la région.

Dans sa dernière mise à jour, le HVO explique que cet épisode 14 s’est terminé le 20 mars à 13h49 (heure locale) lorsque les fontaines émises par la bouche sud ont cessé. Les fontaines de la bouche nord nord avaient cessé 11 minutes plus tôt. Les coulées de lave de cet épisode ont recouvert environ 75 % du sol du cratère de l’Halemaʻumaʻu. L’épisode a duré 28 heures et 23 minutes; les 7 dernières heures et 19 minutes ont offert un spectacle de fontaines atteignant 180 mètres de hauteur, principalement au niveau de la bouche sud.

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L’activité éruptive est toujours intense sur le Poás (Costa Rica), avec de nombreux événements phréatiques qui éjectent des matériaux jusqu’à 300 mètres au-dessus du fond du cratère et produisent des panaches de vapeur et de gaz s’élevant à 1 km de hauteur. Le 14 mars 2025, une station de surveillance des gaz à San Isidro de Coronado a mesuré des niveaux élevés de SO2 dans un panache qui se dirigeait vers le sud-est de la Valle Central. Des odeurs de soufre et de légères retombées de cendres ont également été signalées. Le niveau d’alerte reste à 3 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : OVSICORI.

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Une activité éruptive est toujours observée sur le Láscar (Chili). L’anomalie thermique dans le cratère, détectée le 16 mars 2025, a été la plus intense enregistrée depuis le mois de février. D’autres données satellitaires continuent de montrer trois zones de températures élevées dans le cratère. Le réseau sismique a enregistré une diminution des séismes longue période à partir de début février. Le niveau d’alerte reste Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs) et le public est prié de rester à au moins 1 km du cratère.
Source : SERNAGEOMIN.

Crédit photo: Wikipedia

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En Indonésie, l’activité éruptive se poursuit sur le Lewotolok. Des panaches de vapeur et de gaz s’élèvent jusqu’à 500 m au-dessus du sommet. Le 15 mars, les panaches de cendres atteignaient 500 et 600 m. La sismicité a considérablement augmenté les 16 et 17 mars. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).

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L’activité sur le Dukono est restée élevée en 2025. Le réseau de surveillance a enregistré entre 60 et 394 événements éruptifs quotidiens (227 événements/jour en moyenne), avec des panaches de cendres et de gaz s’élevant entre 200 et 2 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).

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L’éruption du Merapi (sur l’île de Java) se poursuit. La sismicité reste élevée. Le dôme de lave sud-ouest génère des avalanches qui se propagent jusqu’à 2 km au sud-ouest dans les ravines Bebeng, Krasak et Sat/Putih. La température maximale du dôme atteint 248,5 °C, et le volume est estimé à 3 626 200 mètres cubes, d’après les images de webcam et un relevé par drone du 11 mars. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).
Source : PVMBG.

Dôme de lave du Merapi (Photo: C. Grandpey)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Reventador (Équateur) avec des explosions quotidiennes, des séismes longue période, des épisodes de tremor harmonique et une sismicité associée à des émissions de cendres et de gaz qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Les webcams ont enregistré plusieurs épisodes nocturnes de matériaux incandescents qui dévalaient les flancs jusqu’à 900 m de distance. De légères retombées de cendres ont été signalées à proximité du volcan. Le 17 mars 2025, une coulée pyroclastique a parcouru 400 m le long du flanc sud-est, tandis que des matériaux incandescents étaient éjectés à 400 m au-dessus de la lèvre du cratère. Le niveau d’alerte reste Orange.
Source : Instituto Geofisico.

Activité éruptive sur le Reventador (Crédit photo : Instituto Geofisico)

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Une activité éruptive intense se poursuit sur le complexe de dômes du Santiaguito (Guatemala), avec une extrusion de lave continue au niveau du dôme Caliente. Des explosions quotidiennes génèrent des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du dôme. Les effondrements de matériaux produisent des avalanches de blocs parfois audibles à plusieurs kilomètres. On observe parfois de courtes coulées pyroclastiques qui descendent les flancs dans toutes les directions. Une incandescence est visible au niveau du cratère et de la partie supérieure de la coulée de lave sur le flanc sud-ouest.
Source : INSIVUMEH.

Dôme Caliente du Santiaguito (Photo: C. Grandpey)

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Les médias américains annoncent une éruption du mont Spurr (Alaska) dans les prochains mois. En réalité, personne ne sait si un tel événement se produira réellement. Il est vrai qu’une activité volcanique significative a été observée ces dernières semaines, notamment dans un communiqué spécial publié par l’AVO le 12 mars 2025. D’importantes émissions de gaz ont été mesurées lors de survols les 7 et 11 mars. Les concentrations de CO2 sont particulièrement élevées au niveau du Crater Meak et sont semblables aux valeurs mesurées avant d’autres éruptions, comme celle du Redoubt en 2009. Plus de 3 400 séismes ont été détectés depuis avril 2024. Des déformations du sol continuent d’être observées, avec une inflation d’environ 6,5 cm enregistrée par la station GNSS la plus proche.
Selon l’AVO, on a affaire à une intrusion magmatique depuis plusieurs mois, et les récentes données concernant les gaz confirment une nouvelle arrivée à Crater Peak. Ce dernier est entré en éruption en 1953 et 1992, et la dernière éruption sommitale remonte à plusieurs milliers d’années. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 sur une échelle de quatre niveaux, et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : AVO.

Source: AVO

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À l’attention de ceux qui prévoient de visiter Stromboli (Sicile) ce printemps, l’activité éruptive se poursuit. Les images de la webcam montrent une activité strombolienne au niveau de quatre bouches dans la zone N (nord), dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, et au moins deux bouches dans la zone C-S (cratère centre-sud), sur la terrasse cratèrique. Les bouches de la zone N produisent des explosions de faible à moyenne intensité à un rythme de 4 à 9 explosions par heure ; elles éjectent des matériaux à moins de 150 m de hauteur. Des explosions au niveau des bouches de la zone C-S éjectent des téphras à un rythme de 1 à 4 événements par heure. Le niveau d’alerte reste Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre niveaux). Les visiteurs doivent garder à l’esprit que des restrictions d’accès sont en vigueur sur le volcan et que l’accès au sommet est strictement interdit.

Source : INGV.

Source: INGV

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Dernière minute : Une éruption majeure a eu lieu sur le Lewotobi Laki-laki (Indonésie) le 20 mars 2025, avec des panaches de cendres jusqu’à 16,2 km d’altitude. En conséquence,la couleur de l’alerte aérienne est passée de l’Orange au Rouge. Sept vols internationaux ont été annulés à l’aéroport de Bali en raison des cendres du Lewotobi ; six étaient à destination de l’Australie et un de Kuala Lumpur. Plusieurs autres vols – nationaux et internationaux, notamment à destination de la Thaïlande, de Singapour et de l’Australie – ont été retardés. 1 841 personnes ne sont toujours pas rentrées chez elles depuis leur évacuation en novembre 2024. Elles vivent dans des abris fournis par le gouvernement, des logements locatifs ou chez des proches.
Source : PVMBG.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

In Iceland, the long-awaited eruption is still pending. Inflation persists in the Svartsengi area but appears to have stabilized. According to the Met Office, the most likely site of an eruption—if one occurs—is the Sundhnúkagígar crater row, as in recent events. However, a lava emission elsewhere on the Reykjanes Peninsula cannot be ruled out. The latest seismic swarm further west has raised many questions.
In addition, several earthquakes were detected on Bárðarbunga on March 19th, 2025. The most significant had a magnitude of M4.2 at 8:21 a.m. A magnitude M2.9 earthquake occurred shortly before, as well as several other smaller events beneath the glacier. The Met Office indicates that earthquakes of this magnitude are common on Bárðarbunga. The last such event occurred in January 2025.
Source: Met Office

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The 14th eruptive episode of Kilauea (Hawaii) in Halema’uma’u Crater allowed us to watch a spectacle of great beauty. Indeed, we first observed from March 19th, 2025 around 9:30 a.m. (local time) an effusive activity, with lava flows emitted by both the north vent and its southern counterpart. On the webcam images we could see a lava lake about sixty meters wide in the north vent with a well-fed overflow onto the floor of Halema’uma’u Crater when the lake was at its maximum level, with powerful bubbling (domefountains) on its surface, without really ever reaching the height of the real fountains. The level of the lava lake showed strong fluctuations, with pauses between each ascent of lava, and strong degassing during the pauses. The flows emitted by the south vent were well fed because the lava flow has remained almost constant since the beginning of the eruptive episode.

The situation changed abruptly early in the morning (local time) on March 20th when the southern vent sent out impressive lava fountains 150-200 meters high. Around 6:50 a.m., the northern vent also began to erupt fountains of the same height. The show then became fantastic. The lava, obviously very hot, fed dramatic flows that spread across the crater floor. The tephra carried by the wind probably caused deposits of Pele’s hair on the surroundings of Kilauea, and it is likely that the gases emitted by the eruption generated vog in the region.

In its latest update, HVO explains that this Episode 14 ended at 1:49 p.m. (local time) on March 20th when fountaining at the south vent stopped. Fountains from the north vent ceased 11 minutes earlier. Lava flows from this episode covered about 75% of the floor of Halemaʻumaʻu Crater. The episode lasted 28 hours and 23 minutes with the last 7 hours and 19 minutes consisting of fountains up to 180 meters high, predominantly from the south vent.

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Eruptive activity is still intense at Poás (Costa Rica) with numerous phreatic events that eject material as high as 300 meters above the crater floor and produce steam-and-gas plumes that rise 1 km. On 14 March 2025, a gas monitoring station in San Isidro de Coronado measured high levels of SO2 from a plume that drifted S and E of the Valle Central. Sulfur odors and minor ashfall were also reported. The Alert Level remains at 3 and the Aviation Color Code is kept at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : OVSICORI.

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Continuing unrest is observed at Láscar (Chile). A thermal anomaly in the crater detected on 16 March 2025 was the most intense anomaly recorded in the previous month. Other satellite data continue to show three zones of elevated temperatures in the crater. The seismic network recorded a decrease in long-period earthquakes beginning in early February. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-color scale) and the public is asked to stay at least 1 km away from the crater.

Source : SERNAGEOMIN.

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In Indonesia, eruptive activity continues at Lewotolok. Steam-and-gas plumes rise as high as 500 m above the summit. On 15 March, gray ash plumes reached heights of 500 and 600 m. Seismicity significantly increased during 16-17 March. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) .

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Activity at Dukono was high during 2025. The monitoring network recorded a range of 60-394 daily eruptive events (227 events/day average), with ash-and-gas plumes rising 200-2,500 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4).

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The eruption at Merapi (on Java) continues. Seismicity remains at high levels. The SW lava dome produces avalanches that travel as far as 2 km SW down the Bebeng drainage, the Krasak drainage, and the Sat/Putih drainage. The hottest temperature at the dome is 248.5 degrees Celsius, and the volume is estimated at 3,626,200 cubic meters, based on webcam images and an 11 March drone survey. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4)

Source : PVMBG.

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Eruptive activity continues at Reventador (Ecuador) with daily explosions, long-period earthquakes, harmonic tremor, and tremor associated with ash and gas emissions that rise as high as 1.1 km above the crater. Webcams recorded multiple instances nightly of incandescent material descending the flanks as far as 900 m below the crater rim. Minor ashfall has been reported in the area close to the volcano. On 17 March 2025, a pyroclastic flow traveled 400 m down the SE flank. Incandescent material was ejected 400 m above the crater rim. The Alert Level reamains at Orange.

Source : Instituto Geofisico)

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High-level eruptive activity continues at the Santiaguito dome complex (Guatemala) with continuing lava extrusion at Caliente dome. Daily explosions generate gas-and-ash plumes that rise as high as 1.2 km above the dome. Collapses of material produce block avalanches that are sometimes heard several kilometers away. Collapsed material sometimes produce short pyroclastic flows that descended the flanks in all directions. Incandescence is visible at the crater and upper part of the SW flank lava flow.

Source : INSIVUMEH.

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U.S. News media say that an eruption at Mount Spurr (Alaska) is expected in the coming months. Actually, nobody knows whether such an event will really occur. It is true that elevated activity has been observed at the volcano in the past weeks, especially in a special information statement issued on 12 March 2025. Significant volcanic gas emissions were measured during overflights on 7 and 11 March, Notably high concentrations of CO2 detected at Crater Peak are similar to values measured before other eruptions such as Redoubt in 2009. Over 3,400 earthquakes had been detected since April 2024. Ground deformation continues to be observed with a total of about 6.5 cm of inflation recorded at the closest GNSS station.
The interpretation from AVO is that a magmatic intrusion has been underway for months, and the recent gas data suggests that a new pathway towards the Crater Peak vent has opened; Crater Peak erupted in 1953 and 1992 and the summit last erupted several thousand years ago. The Volcano Alert Level remains at 2 on a four-level scale and the Aviation Color Code is kept at Yellow (level 2 on a four-color scale).

Source : AVO.

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For the attentionof those who intend to visit Stromboli (Sicily) this spring, eruptive activity continues. Webcam images show Strombolian activity at four vents in Area N (north) within the upper part of the Sciara del Fuoco and from at least two vents in Area C-S (South-Central Crater) on the crater terrace. The vents in Area N produce low- to medium-intensity explosions at a rate of 4-9 events per hour, ejecting material less than 150 m above the vents. Explosions at the vents in Area C-S ejected tephra above the vent at a rate of 1-4 events per hour. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-level scale).

Visitors should keep in mind that access restrictions are enforced on the volcano and access to the summit is strictly forbidden.

Source : INGV.

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Last minute : A major eruption took place at Lewotobi Laki-laki (Indonesia) on March 20th, 2025, ejecting ash up to 16.2 km above sea level. As a result, the Aviation Color Code was raised from Orange to Red. Seven international flights have been cancelled at Bali airport because of the ash from Lewotobi ; six of them were bound to Australia and one to Kuala Lumpur. Several other flights – domestic and international, including to Thailand, Singapore and Australia – have been delayed. 1 841 people have not returned home since their evacuation in November 2024. They remain in shelters provided by the government, rental housing, or with relatives.

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Islande : des pronostics qui montrent qu’on ne sait pas ! // Iceland : predictions that show we don’t know !

L’Islandais semble avoir un esprit très joueur qu’il applique à la prévision éruptive.
Fin décembre 2024, après la fin de la dernière éruption sur la péninsule de Reykjanes, des scientifiques du Met Office islandais ont avancé l’hypothèse d’une éruption d’ici fin janvier. Cette prévision s’est avérée fausse. Personnellement, je pensais que l’éruption se produirait mi-février ; je m’étais trompé moi aussi. Dans les semaines qui ont suivi, voyant l’inflation se poursuivre sous la zone de Svartsengi, certains scientifiques ont déclaré que l’éruption était « imminente ». Aujourd’hui, à la mi-mars, le soulèvement du sol se poursuit et un volcanologue islandais vient de déclarer que l’éruption pourrait se produire « vers le 20 mars 2025 ». Il a toutefois immédiatement ajouté que « prévoir de tels événements reste une science incertaine ». Le scientifique explique également que l’activité le long de la chaîne de cratères Sundhnúkagígar a commencé à ralentir, ce qui, ironiquement, « pourrait être le signe d’une éruption imminente ». C’est pourquoi des webcams ont été mises en ligne pour ne pas rater le début d’une éventuelle éruption :

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2025/03/17/live_monitoring_the_situation_on_the_reykjanes_peni/

Si le magma perce la surface, le scientifique s’attend à un schéma similaire aux éruptions précédentes. « L’éruption pourrait durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines ». Alors que certains pensent que la péninsule de Reykjanes connaît une activité volcanique qui pourrait durer plusieurs siècles, le volcanologue estime le contraire : les éruptions dans la rangée de cratères Sundhnúkagígar toucheraient à leur fin. Un essaim sismique récent à l’ouest du lac Kleifarvatn pourrait indiquer une accumulation de magma sous la surface, ce qui soulève la possibilité d’une future activité volcanique dans cette région. Selon le volcanologue, « le fait que ces séismes se produisent à cinq kilomètres de profondeur montre que du magma s’accumule en dessous. Cela pourrait finir par provoquer une éruption, mais il est impossible de dire si cela se produira cette année, dans dix ans ou dans vingt ans ».
Bien que le site éruptif potentiel en Islande soit équipé de nombreux instruments, personne n’est en mesure de dire si, où et quand une éruption se produira. La prochaine pourrait aussi avoir lieu plus à l’ouest que les précédentes. Le dernier essaim sismique sur la péninsule de Reykjanes a fait se poser de nouvelles questions. Les éruptions le long de la chaîne de cratères Sundhnúkagígar sont effusives et ne présentent aucun danger pour les humains. Si des destructions se produisent, elles ne seront que matérielles. Le problème est différent pour les volcans explosifs. Quand je vois l’assurance des propos de certains volcanologues qui pensent avoir compris le comportement des volcans, je me dis que ces derniers ne tarderont pas à leur donner une leçon d’humilité.
Source : Médias d’information islandais.

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Dernière minute : Dans son dernier rapport (18 mars 2025), le Met Office indique qu’il y a une nette hausse de l’activité sismique hebdomadaire près de la chaîne de cratères de Sundhnúkur, à l’exception de la dernière semaine de février, probablement à cause de conditions météorologiques défavorables. L’activité sismique se poursuit au même endroit qu’avant les précédentes éruptions : entre Sundhnúkur et Stóra-Skógfell, là où le magma a atteint la surface lors de la première de six des sept éruptions survenues depuis décembre 2023.
Les mesures de déformation indiquent que le soulèvement du sol se poursuit, bien qu’à un rythme un peu plus faible qu’auparavant. Aucun signe d’affaissement n’est observé dans la zone autour de Svartsengi, ce qui signifie que le magma continue de s’accumuler. Son volume n’a jamais été aussi important depuis le début de la séquence éruptive en décembre 2023.
La meilleure chose à faire pour l’instant est d’attendre et voir. La plupart des prévisions faites par certains volcanologues islandais au cours des dernières semaines, affirmant qu’une éruption était « imminente » se sont avérées inutiles. Quelqu’un sur Facebook a dit que je « dénigrais » les volcanologues, ce qui est faux. J’apprécie énormément le travail effectué par les scientifiques dans des observatoires comme le Met Office islandais et ailleurs dans le monde. Cependant, je critique ceux qui prétendent avoir compris le comportement d’un volcan et disent qu’une éruption est « imminente » sans avoir les preuves pour l’affirmer. Cela s’est produit plusieurs fois en Islande depuis le début de l’activité éruptive sur la péninsule de Reykjanes en 2020. À titre tout à fait personnel, il m’arrive de me hasarder à faire des pronostics, mais cela reste un jeu. Ma prévision s’est avérée exacte en novembre2024, mais fausse quelques semaines plus tard ! Je suis pleinement conscient que nous ne savons toujours pas prévoir les éruptions volcaniques.

Source: Met Office.

Islande : une éruption qui tarde à venir…

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The Icelander seems to have a very playful spirit which he applies to eruptive prediction.

By the end of December 2024, after the end of the last eruption on the Reykjanes Peninsula, some scientissts at the Icelandic Met Office ventured to say that an eruption might occur by the end of January. The prediction proved wrong. I personally believed the eruption would happen by mid-February ; I was wrong too. In the following weeks, seeing inflation continue beneath the Svartsengi area, some scientists said the eruption was  »imminent ». Today, by mid-March, ground uplift continues and an Icelandic volcanologist has just said the eruption might occur  »around March 20th, 2025 ». However, he immediately added that  »forecasting such events remains an uncertain science. » The scientist also explains that activity at the Sundhnúkagígar crater row has begun to slow, which ironically, could be a sign that an eruption is approaching :  »This could indicate an imminent eruption. » Three webcams are online so as not to miss the start of a possible eruption :

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2025/03/17/live_monitoring_the_situation_on_the_reykjanes_peni/

If magma breaks through the surface, the expert expects a similar pattern to previous eruptions.  »The eruption could last for several days or even weeks » While some believe the Reykjanes Peninsula is experiencing volcanic activity that might last several centuries, the volcanologist believes the contrary; that the eruptions at the Sundhnúkagígar crater row are nearing their end.

A recent earthquake swarm west of Kleifarvatn Lake may indicate that magma is collecting beneath the surface, raising the possibility of future volcanic activity in that region. According to the volcanologist,  »the fact that these quakes are occurring five kilometres deep suggests magma is accumulating beneath. This could eventually lead to an eruption there, though whether that happens this year, in ten years, or in twenty is impossible to say. ».

Although the potential eruptive site in Iceland is equipped with a host of instruments, nobody is able to say if, where and when an eruption will occur. The next one could also take place further west than the previous ones. The latest seismic swarm on the Reykjanes Peninsula has raised new questions. Eruptions along the Sundhnúkagígar crater row are effusive with no threat to the humans. If destruction occurs, it will only be material. The problem is different on explosive volcanoes. When I see the confidence of some volcanologists who believe they have understood the behaviour of volcanoes, I tell myself that the latter need to teach them a lesson in humility

Source : Icelandic news media.

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Last minute : In its latest report (March 18th, 2025), the Met office indicates that there has been a clear increase in seismic activity near the Sundhnúkur crater row on a weekly basis, except for the last week of February, which was likely due to weather conditions. Earthquake activity continues in the same location as in the lead-up to previous eruptions : between Sundhnúkur and Stóra-Skógfell where magma first reached the surface in six of the seven eruptions since December 2023.

Deformation measurements indicate that ground uplift continues, although at a slightly reduced rate. There are no signs of  subsidence in the area around Svartsengi, which means that magma continues to accumulate beneath Svartsengi, and its volume has never been greater since the the start of thr eruption sequence in December 2023.

The nest thing to do right now is to wait and see what is happening. Most predictions made by some Icelandic volcanologists during the past weeks, asserting that an eruption was « imminent » proved useless. Someone on Facebook said I was « denigrating » volcanologists, which is not true. I appreciate the work done by the scientists in the observatories like the Icelandic Met Office and elsewhere in the world. However, I criticize those who pretend they have understood the behaviour of a volcano and say that an eruption is « imminent » without having the proof to affirm it. This has happened several times in Iceland since the start of eruptive activity on the Reykjanes Peninsula in 2020. I happen to make some predictions, but it’s just a game. I was right in November, but wrong in December ! I am fully aware that we do not know yet how to predict eruptions.

L’Intelligence Artificielle au service de la volcanologie (suite) // Artificial Intelligence in the service of volcanology (continued)

L’intelligence artificielle (IA) est de plus en plus utilisée en sismologie et en volcanologie où elle pourrait contribuer à la prévision des séismes et des éruptions, événements parfois destructeurs. J’ai publié une note le 28 juillet 2024 expliquant comment les scientifiques utilisent l’IA. J’ai également ajouté que son utilisation dans la prévision volcanique et pour d’autres phénomènes naturels semble prometteuse. Cependant, il faut garder à l’esprit que l’intelligence artificielle relève des sciences exactes, tandis que les éruptions dépendent des caprices de la Nature, qui peuvent être imprévisibles !
Un nouvel article publié par des chercheurs de l’Université de Canterbury (Nouvelle-Zélande) explique qu’ils utilisent un nouvel outil, développé grâce à l’intelligence artificielle (IA), pour améliorer la prévision des éruptions volcaniques dans le monde.
L’équipe scientifique de l’Université de Canterbury a créé un modèle d’apprentissage automatique (machine learning, ML) capable d’identifier les premiers signes sismiques d’éruptions volcaniques. L’étude a analysé 41 éruptions sur 24 volcans sur une période de 73 ans. Cela a donné naissance à des schémas d’activité sismique pré-éruptive pouvant être appliqués à des volcans moins surveillés.
Les chercheurs ont introduit une technique d’apprentissage automatique appelée « apprentissage par transfert » (transfer learning, TL), qui identifie les signaux précurseurs communs à plusieurs volcans. Cette approche permet de prévoir les éruptions sur des sites où les instruments de mesure sont rares, voire inexistants. Les chercheurs affirment que leur méthode offre une solution rentable et évolutive pour améliorer les prévisions concernant les volcans dépourvus de surveillance ou mal surveillés.
Le modèle basé sur l’IA vise également à venir en aide aux régions disposant d’infrastructures de surveillance limitées, comme l’Asie du Sud-Est et l’Amérique centrale, où de nombreux volcans actifs restent sous-étudiés.
L’équipe de recherche a collaboré avec des observatoires volcaniques à travers le monde pour garantir que le modèle de prévision fournisse des données exploitables. Cette approche collaborative permet une intégration transparente avec les cadres de surveillance volcanique existants.
Les scientifiques de l’Université de Canterbury ont analysé 41 éruptions volcaniques sur 24 volcans différents, couvrant 73 années de données sismiques. Ils ont classé les volcans en trois groupes selon leur type éruptif : magmatiques, phréatiques et un groupe incluant tous les volcans. Le modèle ML a utilisé une fenêtre de données sismiques de 48 heures précédant les éruptions pour tester les modèles de prévision. Les résultats ont été évalués par un processus de validation croisée, reproduisant les conditions de prévision en temps réel.
La comparaison avec les méthodes de prévision traditionnelles, telles que la mesure de l’amplitude sismique en temps réel (RSAM), a révélé que le modèle ML était plus performant que les techniques conventionnelles. Il a notamment démontré une meilleure sensibilité à l’activité pré-éruptive pour les éruptions phréatiques.
Certains volcans, comme le Copahue, ont affiché des valeurs de prévision constamment élevées entre des éruptions rapprochées, ce qui pourrait nécessiter une amélioration du modèle. Les éruptions non annoncées, comme celle de Cordon-Caulle en 2011, ont présenté des limites en termes de prévision en raison de la faiblesse des signaux sismiques pré-éruptifs. Les améliorations pourraient inclure l’intégration des niveaux d’émissions gazeuses, des anomalies thermiques et des données magnétotelluriques dans les modèles de prévision. Les chercheurs prévoient également d’affiner la capacité du modèle à distinguer différents types d’activité volcanique, comme les éruptions à conduit ouvert et fermé.
Source : Université de Canterbury.

Éruption du Copahue en 2013 (Crédit photo: SERNAGEOMIN)

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Articicial intelligence (AI)is more and more used in seismology and volcanology, with the hope that it will help precict earthquakes and eruptions that can sometimes be destructive.I wrote a post on 28 July 2024 explaining how scientists are using AI, but I also added that the use of artificial intelligence in volcanic prediction and the prediction of other natural phenomena looks promising. However, one should keep in mind that artificial intelligence is part of exact science whereas eruptions depend on Nature’s whims which can be unpredictable !

A new article by researchers at the University of Canterbury (New Zealand) has resulted in a new tool, developed using artificial intelligence (AI), to improve the prediction of volcanic eruptions worldwide.

The University of Canterbury research team has created a machine-learning (ML) model capable of identifying early seismic warning signs of volcanic eruptions. The study analyzed 41 eruptions across 24 volcanoes over 73 years, revealing patterns in pre-eruption seismic activity that can be applied to less-monitored volcanoes.

The research introduces an ML technique known as transfer learning, which identifies shared precursor signals across multiple volcanoes. The approach allows for forecasting eruptions at sites with little to no prior instrumental eruption records. The researchers say that their method provides a cost-effective and scalable solution for improving forecasting at under-monitored volcanoes.

The AI-based model also aims to support regions with limited monitoring infrastructure, such as Southeast Asia and Central America, where many active volcanoes remain understudied.

The research team worked alongside international volcano observatories to ensure the forecasting model provides actionable data. The collaborative approach enables seamless integration with existing volcanic monitoring frameworks.

The scientists analyzed 41 volcanic eruptions from 24 different volcanoes, spanning 73 years of seismic data. The researchers categorized volcanoes into three groups based on eruption type: magmatic, phreatic, and a global pool that included all volcanoes. The ML model used a 48-hour window of seismic data leading up to eruptions to train forecasting models The model’s performance was assessed through a cross-validation process mimicking real-time forecasting conditions.

Comparisons with traditional forecasting methods, such as Real-Time Seismic Amplitude Measurement (RSAM), revealed that the ML model outperformed conventional techniques. In particular, the model demonstrated better sensitivity to pre-eruptive activity for phreatic eruptions.

Some volcanoes, such as Copahue, displayed consistently high forecasting values between closely spaced eruptions, which may require further refinement of the model. Unheralded eruptions, such as the 2011 Cordon Caulle event, presented limitations in forecasting capabilities because of weak pre-eruption seismic signals.

Future improvements may include incorporating gas emission rates, thermal anomalies, and magnetotelluric data into the forecasting models. The researchers also plan to refine the model’s ability to distinguish between different types of volcanic activity, such as open versus closed conduit eruptions.

Source : University of Canterbury.

https://www.canterbury.ac.nz/

Persistance de la sismicité dans l’Afar (Éthiopie) // Continuing seismicity if the Afar region (Ethiopia)

Une sismicité relativement importante continue d’être enregistrée dans la région du volcan Dofen en Éthiopie depuis le 22 décembre 2024. Cette crise a été marquée par une série de séismes modérés à forts, l’ouverture d’importantes fissures dans le sol et l’apparition d’une bouche volcanique dans la région de l’Afar.
Un nouveau séisme de forte intensité et peu profond, enregistré par l’USGS avec une magnitude de M5,5, a frappé la région de l’Afar le 16 mars 2025. L’hypocentre se situait à 10 km de profondeur. L’épicentre se trouvait à 46 km au sud d’Awash et à 55 km à l’est du volcan Dofen. Le risque de victimes et de dégâts est faible. Une réplique modérée de magnitude M4,3 a également été enregistrée le 16 mars à 10 km de profondeur.
L’évacuation de 60 000 habitants a été ordonnée après le séisme de magnitude M5,7 du 4 janvier 2025, qui a provoqué l’apparition de larges fissures.
Le 3 janvier, une nouvelle bouche est apparue près du mont Dofen ; elle émettait de puissants jets de vapeur, de gaz, de roches et de boue, suscitant des inquiétudes quant à une éventuelle éruption.
L’activité sismique a par ailleurs suscité des inquiétudes quant à la stabilité structurelle du barrage de Kesem/Sabure, qui retient un volume d’eau important. Le barrage est censé résister à des séismes de magnitude M5,6. Cependant, l’activité sismique dans la région dépassant ce seuil, les scientifiques ont averti que toute défaillance structurelle pourrait entraîner des inondations catastrophiques, mettant en danger la vie de centaines de milliers d’habitants.
La région se situe dans le rift éthiopien qui fait partie du Système de rift est-africain (EARS), l’une des zones tectoniques les plus actives au monde. Cette région est sujette à de fréquents séismes, éruptions volcaniques et déformations du sol, principalement dues à l’accrétion des plaques tectoniques et à l’intrusion de magma sous la surface. Le rift africain se situe à la limite entre des plaques tectoniques divergentes, là où la plaque africaine est en train de se scinder en deux et donne naissance à la plaque somalienne et la plaque nubienne. La partie orientale de l’Afrique, autrement dit la plaque somalienne, s’éloigne du reste du continent, qui comprend la plaque nubienne. Les plaques nubienne et somalienne se séparent également de la plaque arabique au nord, créant ainsi un système de rift en « Y ». Ces plaques se croisent dans la région de l’Afar, en Éthiopie, en formant une « triple jonction ».
Source : The Watchers, USGS.

Source: USGS

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A significant seismicity has been recorded in Ethiopia’s Dofen volcano region since December 22nd, 2024. The crisis has been marked by a series of moderate to strong earthquakes, large ground fissures, and the opening of a powerful volcanic vent in the Afar region.

Another strong and shallow earthquake registered by the USGS as M5.5 hit the Afar region on March 16th, 2025. The hypocenter was located at a depth of 10 km. The epicenter was located 46 km south of Awash, and 55 km east of Dofen volcano. There is a low likelihood of casualties and damage. A moderate M4.3 aftershock was also recorded on March 16th at a depth of 10 km.

The evacuation of 60,000 residents was ordered after an M5.7 earthquake on January 4th, 2025, led to the appearance of large cracks.

On January 3rd, a new vent formed near Mount Dofen, releasing powerful jets of steam, gas, rocks, and mud, raising concerns about a potential eruption.

The seismic actuivity raised concerns about he structural stability of the Kesem/Sabure Dam which holds a substantial volume of water. The dam is supposed to withstand earthquakes up to M5.6. However, with seismic activity in the region exceeding that threshold, experts warned that any structural failure could lead to catastrophic flooding, endangering hundreds of thousands of lives.

The region lies within the Main Ethiopian Rift, part of the East African Rift System (EARS), one of the most tectonically active zones in the world. This region is prone to frequent earthquakes, volcanic eruptions, and ground deformation, mainly from ongoing tectonic plate divergence and magma intrusion beneath the surface. The rift lies on a developing divergent tectonic plate boundary where the African plate is in the process of splitting into two tectonic plates, the Somali plate and the Nubian plate. The eastern portion of Africa, the Somalian plate, is pulling away from the rest of the continent, that comprises the  Nubian plate. The Nubian and Somalian plates are also separating  from the Arabian plate in the north, thus creating a ‘Y’ shaped rifting system. These plates intersect in the Afar region of Ethiopia at what is known as a ‘triple junction’.

Source : The Watchers, USGS.