Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

 Comme cela se produit de temps en temps, le Stromboli (Sicile) a connu un puissant épisode éruptif le 10 novembre 2020 à 20h04 (UTC) dans la zone centre sud de la terrasse cratèrique. L’événement a duré environ 6 minutes et a produit une colonne éruptive verticale qui dépassait la hauteur de Pizzo.. L’événement s’est terminé à 20h10 avec au moins trois explosions d’une intensité moindre. L’épisode éruptif est apparu sur toutes les stations sismiques du Stromboli. Aucune variation significative du tremor éruptif n’a été signalée. La situation est redevenue normale par la suite.

Source : INGV.

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On observe toujours sur l’Etna (Sicile) une activité strombolienne de fréquence et d’intensité variables avec des émissions de cendres discontinues au niveau du Nouveau Cratère Sud-Est.  L’activité strombolienne se concentre aussi à l’intérieur du Cratère Nord-Est et de la Bocca Nuova, tandis que la Voragine se contente de dégazer.

Source : INGV.

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On a beaucoup parlé du volcan de Mayotte ces derniers temps (il n’a toujours pas été baptisé) avec les explications des scientifiques et des échantillons de lave fournis à la population. On connaît la cause des séismes qui ont angoissé pendant plusieurs mois les Mahorais, mais cette sismicité se poursuit. Ainsi, le 10 novembre 2020 à 12h19 (heure locale) un nouvel événement de magnitude M 5,3 sur l’échelle de Richter a été ressenti par la population. Son épicentre a été localisé à 22 km à l’est de Dzaoudzi en Petite Terre, et à 44 km de profondeur.
La crise sismique a débuté le 10 mai 2018. La plus forte secousse remonte au 15 mai de cette même année, avec une magnitude de M 5,9. Il est probable que le volcan sous-marin situé à quelques dizaines de kilomètres à de l’île est encore à l’origine de l’activité sismique ressentie le 10 novembre.

Source : Mayotte la 1ère.

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Les webcams et les sismographes montrent que l’activité s’est stabilisée sur le Merapi (Indonésie) ces derniers jours. Cependant, l’activité volcanique a augmenté au cours de la semaine dernière. Une éruption, avec un panache de cendres atteignant 3000 mètres, a été observée le 8 novembre 2020 entre 12h et 18h. Les volcanologues indiquent que de telles éruptions sont des événements habituels, en particulier pendant les périodes de hausse d’activité du Merapi. Ils pensent que « d’autres éruptions avec coulées de lave et coulées pyroclastiques sont susceptibles de se produire dans les prochains jours. » L’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB) est prête à mettre en place des procédures d’évacuation en cas d’éruption majeure.

Le niveau d’alerte du volcan est passé à Siaga (niveau 3 sur 4) le 5 novembre 2020. Les autorités ont appelé à l’arrêt des activités minières dans les rivières situées dans les zones les plus exposées aux éruptions, ou dans des zones situées dans un rayon de 3 km du sommet du volcan. Elles ont aussi appelé à la suspension des activités touristiques autour du volcan. Au cas où une éruption se produirait, les stupas les plus exposés du site de Borobodur ont été recouverts d’une bâche.

Source: VSI et journaux indonésiens.

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Des avalanches de blocs et des coulées pyroclastiques descendent encore les flancs est et sud-est du Sinabung (Indonésie), généralement jusqu’à 1 km et 1,5 à 2,5 km, respectivement. Un événement éruptif le 4 novembre a généré un nouveau panache de cendres. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km, avec des extensions à 5 km dans le secteur SE et à 4 km dans le secteur NE.

Source: CVGHM.

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Vous pourrez compléter vos connaissances sur les volcans en consultant sur Facebook les pages consacrées à la revue LAVE et ses archives. Elles sont proposées par Alain Catté, ancien rédacteur de la revue :

https://www.facebook.com/groups/334486811148137

https://www.facebook.com/groups/439147130403857

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Here is some news of volcanic activity around the world :

As happens from time to time, Stromboli (Sicily) went through a powerful eruptive episode on November 10th, 2020 at 20:04:20 (UTC) in the south central area of the crater terrace. The event lasted about 6 minutes and produced a vertical eruptive column that rose higher than the Pizzo. The event ended at 20:10 pm with at least three explosions of lesser intensity. The eruptive episode appeared on all the seismic stations of Stromboli. No significant variation in the eruptive tremor has been reported. The situation returned to normal thereafter.

Source: INGV.

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Strombolian activity of varying frequency and intensity is still observed on Mt Etna (Sicily) with discontinuous ash emissions at the New Southeast Crater. Strombolian activity is also observed inside the Northeast Crater and Bocca Nuova, while Voragine is only degassing. Source: INGV.

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There has been much talk about the Mayotte volcano lately (it has still not been named) with explanations from scientists and lava samples offered to the population. We know the cause of the earthquakes that worried the Mahorais for several months, but this seismicity continues. Thus, on November 10th, 2020 at 12:19 (local time) a new M 5.3 event on the Richter scale was felt by the population. Its epicentre was located 22 km east of Dzaoudzi in Petite Terre, and 44 km deep. The seismic crisis began on May 10th, 2018. The strongest earthquake dates back to May 15thof that same year, with a magnitude of M 5.9. It is likely that the submarine volcano located a few dozen kilometres west of the island is still the source of the seismic activity felt on November 10th.

Source: Mayotte la 1ère.

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The webcams and seismographs show that activity has stabilised on Mt Merapi (Indonesia) during the past days. However, volcanic activity increased during the past week. An eruption, with an ash plume reaching 3,000 metres was observed on November 8th, 2020 between 12 and 6 p.m. Volcanologists indicate that such eruptions are usual occurrences, especially amid increased activities at Mt. Merapi. They think that “more eruptions of lava and hot clouds are likely to occur in the coming days.” The National Disaster Mitigation Agency (BNPB) said it was ready to set up evacuation procedures in the event of a major eruption.

The volcano’s alert level was increased to Siaga on November 5th, 2020. Authorities have urged for a halt to mining activities in rivers located within disaster-prone area, or areas within a 3 km radius of the volcano’s summit and called for tourism activities in the area to be suspended. In case of an eruption, the most exposed stupas of Borobodur have been protected with tarpaulins.

Source: VSI and Indonesian newspapers.

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Block avalanches and pyroclastic flows are still travelling down the E and SE flanks of Mt Sinabung (Indonesia), generally as far as 1 km and 1.5-2.5 km, respectively. An eruptive event on 4 November generated another ash plume. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km in the SE sector and 4 km in the NE sector.

Source: CVGHM.

Image thermique de l’éruption du Stromboli le 10 novembre 2020 (Source : INGV)

Le Merapi (Indonésie) toujours menaçant // Mt Merapi still a threat in Indonesia

Selon le Centre indonésien de gestion des risques géologiques (CVGHM), il se pourrait qu’une puissante éruption soit imminente sur le Merapi. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge. De plus, les autorités ont également relevé le niveau d’alerte volcanique de 2 à 3 (Siaga), sur une échelle de 4 niveaux, le 5 novembre 2020 suite à une augmentation significative de la sismicité. Comme je l’ai déjà écrit, quelque 500 personnes vivant dans quatre villages à proximité du volcan ont été évacuées. D’autres mesures d’urgence pour l’évacuation des personnes vivant à moins de 6 km du cratère sont en préparation.

J’ai indiqué dans plusieurs notes au cours des derniers mois que le dôme sommital était en phase de croissance. Il n’y a pas eu de nouvelle évolution depuis le 5 novembre, mais la sismicité et la déformation du sommet continuent. En conséquence, les volcanologues locaux pensent qu’une éruption explosive est susceptible de se produire, ou bien une extrusion rapide de magma peut survenir, accompagnée de coulées pyroclastiques sur de longues distances. Source: CVGHM.

En cas d’éruption, il faudrait procéder dès le début à une évacuation à grande échelle de la population en se référant à la carte à risques du Merapi. Il ne faudra pas le faire pas à pas, en fonction des événements, comme ce fut le cas en 2010 où 347 personnes ont été tuées par l’éruption.

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According to the Indonesian Center for Volcanology and Geological Hazard Mitigation (CVGHM), a significant eruption may be imminent at Merapi whose Aviation Colour Code has been raised to Red. Moreover, authorities also raised the volcanic alert level from 2 to 3, on a scale of 4 levels on November 5th, 2020 after a significant increase in seismicity. As I put it before, about 500 people from four villages in the vicinity of the volcano have been evacuated. More emergency measures to evacuate people living within 6 km of the crater are being prepared.

I indicated in several posts during the past months that th summit dome was growing. However, there has been no new lava dome growth since November 5th, but both seismicity and deformation are still increasing. As a consequence, local volcanologists think an explosive eruption might occur or fast magma extrusion might be observed, accompanied by long-distance pyroclastic flows.

Source : CVGHM.

Should an eruption occur, a large-scale evacuation should be performed from the start with reference to Mt Merapi’s hazard map. It should not be done step by step according to the events like in 2010 when 347 people were killed by the eruption.

Carte à risques du Merapi établie après l’éruption de 2010

Etna (Sicile) : Pas d’éruption majeure ! // No major eruption !

Plusieurs blogonautes se sont inquiétés ces dernières heures en observant sur la webcam de l’association L.A.V.E. une intensification de l’activité éruptive de l’Etna. Certaines personnes ont même cru au début d’une éruption majeure. Il n’en est rien ; il s’agissait seulement d’une intensification de l’activité strombolienne que l’on observe depuis plusieurs semaines sur le volcan sicilien.

L’INGV indique qu’effectivement, depuis le 5 novembre 2020, on observe une activité strombolienne dans la Bocca Nuova. Les explosions se produisent à partir d’une bouche qui s’est formée dans la partie occidentale du cratère au début du mois de Septembre. Lors des explosions, les matériaux sont projetés au-dessus de la lèvre du cratère et retombent pour la plupart à l’intérieur. L’autre bouche apparue en avril se contente de dégazer et subit parfois des effondrements qui génèrent des panaches de cendres.

L’amplitude du tremor éruptif ne montre pas de variations significatives et se maintient sur des valeurs moyennes.

De son côté, le Stromboli montre son acticité strombolienne habituelle, avec 3 à 9 explosions d’intensité moyenne à forte chaque heure. Elles proviennent, comme souvent ces derniers temps, des zones nord et Centre-Sud de la terrasse cratèrique. Aucune déformation significative du volcan n’a été observée. .

Source : INGV.

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Several visitors of my blog have expressed concern in recent hours while observing an intensification of eruptive activity of Mt Etna on the L.A.V.E.webcam. Some persons even believed that a major eruption had started. However, it was only an increase in the strombolian activity that has been observed for several weeks on the Sicilian volcano. INGV indicates that indeed, since November 5th, 2020, strombolian activity has been observed in the Bocca Nuova. The explosions occur from a vent that formed in the western part of the crater in early September. During explosions, materials are thrown above the crater rim and mostly fall back inside. The other vent that appeared in April only degasses and sometimes undergoes collapses which generate ash plumes. The amplitude of the eruptive tremor does not show significant variations and keeps medium values.

For its part, Stromboli displays its usual strombolian activity, with 3 to 9 explosions of medium to strong intensity every hour. They come, as often lately, from the north and centre-south areas of the crater terrace. No significant deformation of the volcano was observed. . Source: INGV.

L’activité de l’Etna vue ces dernières heures par la webcam L.A.V.E.

Colorimétrie de la pièce d’eau de l’Halema’uma’u (Hawai) // Colorimetry of Halema’uma’u’s water pond (Hawaii)

Aujourd’hui, le Kilauea n’est plus en éruption. Sans coulées de lave à étudier, les scientifiques du HVO se tournent désormais vers la pièce d’eau au fond du cratère de l’Halema’uma’u. Cela fait maintenant 15 mois que des eaux souterraines chaudes s’infiltrent dans le cratère d’effondrement apparu suite à l’évacuation du lac de lave et d’une partie de la chambre magmatique sommitale en 2018. Étant donné que le fond du cratère d’effondrement et la pièce d’eau sont physiquement inaccessibles, le HVO utilise des techniques à distance pour surveiller cet environnement changeant et potentiellement dangereux. Le HVO utilise des drones pour collecter des échantillons d’eau et les analyses chimiques donnent une idée de leur composition. Des caméras conventionnelles et thermiques surveillent en permanence la surface du lac et les fumerolles tout autour. Le LiDAR (Light Detection and Ranging) permet d’analyser l’évolution de la morphologie du lac. Un modèle numérique de terrain (MNT) est intégré aux mesures du niveau d’eau pour calculer la profondeur, le volume et le débit du lac. Ces ensembles de données quantitatives sont complétés par les comptes rendus écrits fournis par les scientifiques du HVO. Lorsque la pièce d’eau a été observée pour la première fois, c’était une mare de couleur turquoise à l’aspect laiteux. Plus tard sont apparues des teintes jaunes et des bordures vertes. Aujourd’hui, la surface du lac présente des lobes d’eau couleur rouille au-dessus d’une couche de couleur brun foncé, avec des taches brun clair. Des apports d’eau verdâtre émergent de la berge rocheuse le long de laquelle plusieurs taches rouges ont récemment été observées. La surface de l’eau est une mosaïque en mouvement constant. Ce patchwork de couleurs indique probablement des zones de température et des composants dissous différents. Leur mouvement est probablement provoqué par des différences de densité et d’apport d’eau douce.

Les scientifiques du HVO ont jugé nécessaire d’ajouter des mesures quantitatives à ces  observations visuelles de la couleur du lac.

Un colorimètre portatif, capable de mesurer la chromaticité et la luminosité, est actuellement testé sur le terrain. Ce type d’instrument a été utilisé sur le volcan Aso au Japon en 2010, et les scientifiques du HVO s’en sont inspirés. Les colorimètres sont  plus fréquemment utilisés dans l’industrie alimentaire et textile qu’en volcanologie.

La colorimétrie consiste à mesurer la longueur d’onde et l’intensité de la lumière. La quantification de la couleur peut être divisée en deux parties. La luminosité est la quantité de lumière réfléchie, émise par un objet ou qui le traverse. La chromaticité mesure la teinte et la couleur, indépendamment de la luminosité. La colorimétrie relie ces variables à la réception de la couleur par l’œil humain et à notre jugement sur le stimulus physique de la lumière. Sur le terrain, les scientifiques font des observations visuelles sur un champ large, puis orientent le colorimètre vers un centre d’intérêt. L’enregistrement de la chromaticité et de la luminosité s’appuie sur des ensembles de données hydrologiques et géologiques ; cela contribue à fournir des informations qui peuvent compléter d’autres observations à distance. Grâce à cette technique expérimentale, les scientifiques sont en mesure d’expliquer les couleurs dynamiques observées dans la pièce d’eau de l’Halema’uma’u. Il se peut que le changement de couleur du lac indique un jour une évolution de l’activité volcanique sur le Kilauea. En effet, des changements de couleur et d’apparence de l’eau ont déjà été observés dans d’autres lacs de cratère actifs dans le monde. Par exemple, sur le volcan Aso au Japon en 2003, le lac Yudamari est passé du bleu-vert au vert uni avant qu’une éruption se produise au fond du lac. Bien que l’on ne sache pas si le lac au fond de l’Halema’uma’u montrera un changement de couleur similaire avant une éruption, c’est un indicateur potentiel que les scientifiques du HVO vont continuer à étudier dans le cadre de la surveillance de l’activité du Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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Today, Kilauea is no longer eruptive. With no lava flows to study, HVO scientists are turning to the water like at the bottom of Halema’uma’u Crater.

For 15 months now, hot groundwater has been seeping into the collapse pit created by the evacuation of the 2008–2018 Halema‘uma‘u lava lake and part of the underlying summit magma chamber. Since the gaping pit and the water lake rising within are physically inaccessible, HVO uses remote techniques to monitor this changing, and potentially hazardous, environment.

HVO uses Unoccupied Aircraft Systems (UAS, or drones) to collect water samples, the chemical analyses of which are snapshots of lake composition. Visual and thermal cameras keep constant watch on the lake surface and the hot fumaroles surrounding it. LiDAR (Light Detection and Ranging) helps to reveal the lake’s growing form. A Digital Elevation Model (DEM) is integrated with frequent water level measurements to calculate lake depth, volume, and inflow rate. These quantitative data sets are complemented by the written accounts of HVO scientists.

When the water pond first emerged, it was described as a pond of milky turquoise water. Later, it developed yellow hues and green shoreline margins. Today, the lake surface has lobes of rust orange water over expanses of deep brown, with patches of light brown and tan. Elongated green inflows emerge from the rocky shoreline, along which several ruddy spots have recently upwelled.

The water surface is a mosaic in constant motion. This patchwork may indicate zones of distinct temperature and dissolved constituents, and their movement is likely driven by differentials of density, wind, and fresh groundwater inflow.

HVO scientists recognized the need to define these valuable visual observations of colour with quantitative measurements.

A colorimeter instrument, a handheld optical device that measures chromaticity and brightness, is being field-tested for this purpose. A similar type of colour measurement was conducted at Aso Volcano in Japan in 2010, inspiring the techniques used by HVO. Colorimeters are more commonly used in industries like food processing and textile manufacturing than in volcanology.

Colorimetry is the measurement of the wavelength and intensity of light. The quantification of colour can be divided into two parts. Brightness, or luminicity, is the quantity of light that is reflected, emitted from, or passes through an object. Chromaticity is a measurement of hue and colorfulness, independent of brightness. Colorimetry relates these variables to the human eye’s sensation of colour, and to our judgment of the physical stimulus of light.

In the field, scientists make broad visual observations, then sight the colorimeter at a point of interest. The record of chromaticity and brightness builds upon hydrologic and geologic data sets, contributing insight that may help link other remote observations. Analysis of the colorimetry data from this experimental technique may help scientists explain the dynamic colours seen at the Halema‘uma‘u lake.

Lake colour changes may possibly even signal changing volcanic conditions beneath the watery depths.  Water colour and appearance changes have been observed at other active crater lakes around the world. For example, at Aso Volcano in Japan in 2003, Yudamari lake changed from blue-green to solid green before an eruption occurred at the lake bottom.

While it is not known if the water lake within Halema‘uma‘u would have a similar colour change prior to an eruption, it is a potential indicator that HVO scientists will be looking for as part of routine monitoring of Kīlauea activity.

Source: USGS / HVO.

Vue de la pièce d’eau au fond du cratère de l’Halema’uma’u fin octobre 2020 (Source : HVO)