L’éruption sur la péninsule de Reykjanes (suite) // The eruption on the Reykjanes Peninsula (continued)

21 mars 2021 – 7 heures : Il fait encore nuit en Iceland ce matin et le brouillard enveloppe la péninsule e Reykjanes. L’éruption est invisible sur les webcams et le trmor reste à un niveau bas, mais on peut imaginer qu’elle continue dans la Geldingadalur, juste à l’est du mont Fagradalsfjall, à une trentaine de kilomètres de Reykjavik. La population locale n’est pas menacée. Grindavík est la localité la plus proche du site éruptif ; elle se trouve à une dizaine de kilomètres au sud-ouest. La Protection Civile met en garde les visiteurs sur le risque d’accumulation de gaz volcaniques dans les parties basses du relief.

Les volcanologues islandais ont éprouvé des difficultés à prévoir quand l’éruption se produirait, et ne savaient même pas trop si elle se produirait. Le 18 mars 2021, ils ont déclaré que l’éruption ne semblait pas imminente.

Malgré cela, les scientifiques locaux font déjà des plans sur la comète et des prévisions sur la future activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes. Ils pensent que ce qui se passe actuellement n’est que le début d’une longue période d’activité volcanique intermittente dans la région. Ils font cette affirmation après avoir étudié dans les archives l’histoire des derniers milliers d’années. En effet, il semble que les éruptions se produisent par vagues dans cette partie de l’Islande.

Ils expliquent que l’éruption actuelle n’est qu’un maillon d’une longue chaîne d’événements qui a commencé il y a 15 mois sur la péninsule, avec une hausse de l’activité sismique et une inflation qui indiquaient que le magma se déplaçait sous la surface. Il y a eu un tournant lorsque des essaims sismiques ont commencé à être enregistrés sur la péninsule, avec une inflation enregistrée à trois reprises sous la montagne de Þorbjörn pendant cette même période.

Le 24 février 2021, un essaim sismique a commencé sur la péninsule de Reykjanes avec un séisme de magnitude M 5.7. Les scientifiques ont rapidement déduit que le magma s’engouffrait dans un passage plus étroit à environ 1 à 2 km sous la surface du sol et que cette situation pouvait déboucher sur une éruption. L’éruption a effectivement commencé le 19 mars 2021.

Bien que l’éruption ait ralenti depuis son début le 19 mars dans la soirée, les volcanologues islandais reconnaissent qu’il est difficile de dire exactement quelle forme l’activité éruptive prendra dans les jours et les prochains mois. Il existe de nombreux scénarios possibles. Il n’y en a qu’un qui se saurait se produire maintenant : l’absence d’éruption!

Source: Iceland Review. .

….en attendant un nouveau paroxysme de l’Etna!

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9h30 : Même si ce n’est pas une éruption majeure, la surface couverte par la lave a bien progressé pendant la nuit.

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10 heures : Le brouillard s’est levé et on peut constater que l’éruption se poursuit avec une activité relativement stable.

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11 heures : L’éruption joue à cache-cache avec les nuages de brouillard et n’est visible que par intermittence ce matin. On peut voir toutefois qu’un cône est en formation sur la fracture éruptive d’une longueur d’environ 180 mètres. L’activité éruptive est relativement stable. Les débordements de lave qui s’échappent du cône donnent naissance à des coulées qui viennent agrandir le champ de lave déjà existant. Difficile de dire combien temps durera l’éruption. Le temps que se vidange le dyke qui s’est formé au cours des dernières semaines. Comme aurait dit le regretté Fernand Raynaud : un certain temps!

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17 heures : L’éruption dans la Geldingadalur, sur la péninsule de Reykjanes, se poursuit sans évolution majeure.. Le Conseil Scientifique de la Protection Civile islandaise s’est réuni le 20 mars 2021 pour évaluer l’évolution de l’éruption. Au vu de la situation, le Conseil Scirntifique a émis les hypothèses suivantes quant à la suite des événements :

– L’éruption diminuera progressivement et se terminera dans les prochains jours ou semaines. – De nouvelles fissures peuvent s’ouvrir sur le site de l’éruption ou le long du dyke magmatique à proximité du Mont. Fagradalsfjall.

– La probabilité d’un séisme majeur près du Fagradalsfjall a diminué en raison de l’activité volcanique en cours.

Le Conseil Scientifique met en garde contre les dangers dans la zone de l’éruption:

– De nouvelles fissures peuvent s’ouvrir sans prévenir dans la région.

– Des morceaux de lave incandescents peuvent se détacher du front de coulée, et des sorties soudaines de lave peuvent se produire.

– Les hornitos édifiés par l’éruption mesurent plusieurs mètres de haut et peuvent donc devenir instables et s’effondrer sans préavis. Suite à cela, la coulée de lave peut brusquement changer de direction.

– Des explosions phréatiques très dangereuses peuvent se produire lorsque la lave avance sur un sol gorgé d’eau.

– Comme l’éruption a lieu dans une vallée fermée, des gaz volcaniques mortels peuvent s’accumuler dans les zones basses. Le danger augmente quand les conditions météorologiques sont calmes et quand le site de l’éruption n’est pas ventilé.

Il est peu probable que les gaz volcaniques affectent la population sur la péninsule ou la ville de Reykjavik dans les prochains jours.

Source: Icelandic Met Office.

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A noter vers 17h30 un événement qui confirme les appels à la prudence de la Protection Civile. Le hornito qui s’est formé sur la fissure éruptive s’est partiellement effondré et a laissé échapper une importante quantité de lave qui a forcément augmenté le débit des coulées en aval. Depuis cet événement, le cône a retrouvé son comportement précédent.

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20 heures : L’éruption avec son hornito bien actif et son champ de lave rougeoyant offre un beau spectacle ce soir.

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March 21st, 2021 – 7 am : It is still night in Iceland and fog is shrouding the Reykjanes Peninsula. The eruption cannot be seen on the webcams and the tremor is at a low level, but one can imagine it is going on in Geldingadalur, just east of  Mount Fagradalsfjall, about 30 km from Reykjavik. Local residents are not under threat. Grindavík is the closest municipality to the eruption site. It is located approximately 10 km to the southwest. Civil Defense warns visitors against the risk of gas accumulation in hollows on the eruption site.

Icelandic volcanologists found it very difficult to predict when the current eruption would occur, and sometimes if it would occur. The day before lava pierced the surface, they even said the eruption did not seem to be imminent.

Despite this, they already make predictions about the future volcanic activity on the Reykjanes peninsula. They think that what is happening right now is likely the beginning of a long period of intermittent volcanic activity in the area. They make the prediction after looking at the history of the past few thousand years. Indeed, it seems eruptions come in waves in that part of Iceland.

They explain the current eruption is just a chapter in a long chain of events that started 15 months ago on the peninsula, with increased seismic activity and inflation indicating that magma was moving below the surface. There was a turning point when seismic swarms began on the peninsula and land rise happened three times under the Þorbjörn mountain during this period.

On February 24th, 2021, a seismic swarm began on Reykjanes with an M 5.7 earthquake. Scientists soon deduced that magma was flowing into a passage some 1-2 km below the surface of the Reykjanes peninsula and could result in an eruption. The eruption began on March 19th.

Though the eruption has slowed since it began on March 19th in the evening, local volcanologists admit it is difficult to say exactly what shape the activity will take in the coming days and months. There are many possible scenarios. There is just one scenario that has become obsolete : it is that there won’t be an eruption!

Source: Iceland Review.

….waing for another paroxysm of Mt Etna!

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9:30 am : Even though it is not a major eruption, the area covered by lava has much enlarged during the night.

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10:00 am : The fog has now cleared and one can see the eruption is continuing in a fairly stable way.

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11 am : The eruption is playing hide and seek with the fog clouds and is only visible intermittently this morning. However, one can see that a cone is building on the 180-metre-long eruptive . Activity is fairly stable. The overflows from the cone produce lave flows which enlarge the already existing lava field. It’s hard to say how long the eruption will last. The time for the dyke that has formed over the past few weeks to drain.

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5 :00 pm : The eruption in Geldingadalur, Reykjanes Peninsula, continues with no major changes. The Scientific Advisory Board of the Icelandic Civil Protection met on March 20th , 2021 to evaluate the latest developments of the eruption. The conclusion of the meeting was that the following developments are possible:

– The eruption will decrease gradually and end in the coming days or weeks.

– New volcanic fissures could open at the eruption site or along the magma dike near to Mt. Fagradalsfjall.

– The likelihood of a large earthquake close to Mt. Fagradalsfjall has reduced due to the ongoing volcanic activity.

 

The Scientific Advisory Board warns of dangers in the area of the eruption site:

– New volcanic fissures could form in the area without notice.

– Glowing pieces of lava could fall from the edges of the lava front, and sudden lava outbreaks can be expected.

– The hornitos built by the eruption are now several metres high and can therefore be unstable and crumble without notice with the consequences that the lava flow can suddenly change direction.

– Dangerous phreatic explosions can happen where the lava flows over water-logged ground.

– As lava is streaming into a closed valley, lethal volcanic gases can accumulate in low-lying areas. The danger increases in calm weather conditions.

It is unlikely that gas pollution will seriously affect people living in the capital region and the towns of the Reykjanes Peninsula in the coming days.

Source: Icelandic Met Office.

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It should be noted tthat around 5:30 p.m. an event occurred which confirms the calls for caution from the Civil Protection. The hornito which has been building on the eruptive fissure partially collapsed and released a large quantity of lava which inevitably increased the output of the flows below. Since this event, the cone has returned to its previous behaviour.

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8:00 pm : The eruption with its active hornito and its glowing lava field offers a nice show tonight.

 

Eruption du Kilauea en 2020 : le déesse Pele a devancé le HVO! // Kilauea’s 2020 eruption : Madame Pele was faster than HVO !

L’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO, a eu du mal à prévoir l’éruption actuelle du Kilauea car les instruments n’ont pas fourni d’informations laissant supposer que la lave allait réapparaître si rapidement. Cependant, dans les mois précédant l’éruption, le Kilauea avait émis des signaux discrets montrant que quelque chose allait se produire. Dans un article fort intéressant, l’Observatoire passe en revue ces signes annonciateurs d’une éruption.

Le point de départ exact de l’activité qui a précédé le début de l’éruption du 20 décembre 2020 est difficile à identifier. Une première indication a été une augmentation de l’activité sismique le 22 octobre 2020. Un essaim sismique a été enregistré sous le camping Namakanipaio, à l’ouest du sommet du Kilauea. L’événement a duré environ 48 heures et a produit près de 300 événements ; le plus important avait une magnitude M3,5. Cependant, les essaims autour du camping Namakanipaio ne sont pas rares. Un essaim s’était déjà produit en mars 2019.

La sismicité autour du sommet du Kilauea et de l’Upper East Rift Zone a été globalement  calme au cours du mois de novembre avec quelques essaims mineurs. Une centaine d’événements ont été enregistrés pendant les deux journées le plus actives.

Un autre essaim sismique significatif s’est produit sous le sommet et dans l’Upper East Rift Zone le 2 décembre 2020, avec plus de 200 secousses dont un événement de M3.1 le 17 décembre 2020. Cet essaim montrait que l’activité volcanique ne se limitait pas à une simple sismicité, d’autant plus que la dernière partie de l’essaim s’est accompagnée d’une inflation rapide du sol. L’augmentation de l’inflation venant s’ajouter à l’activité sismique indiquait qu’une intrusion magmatique était en train de se produire à faible profondeur.

Les sismologues ont également remarqué une augmentation de la fréquence d’apparition des signaux sismiques de longue période après cet événement, ce qui laissait suposer que le magma se déplaçait sous la surface. Au vu de ces signaux, le HVO a songé à relever le niveau d’alerte du Kilauea, mais Madame Pele a été plus rapide que l’Observatoire et l’éruption a commencé le 20 décembre!

Avant le début de l’éruption, les sismologues ont observé un petit essaim de sismique dans l’Upper East Rift Zonet vers 19h30 (heure locale) dans la soirée du 20 décembre. Toutefois, cet essaim ne semblait pas différent des essaims récents dans cette zone.

L’activité sismique dans l’Upper East Rift Zone a cessé après environ une heure, mais a recommencé à augmenter par la suite dans la zone sommitale du Kilauea.

Cette activité au sommet a commencé par des secousses toutes les quelques minutes, à des profondeurs d’environ 1,5 km sous la surface. Le magma provoquait cesséismes au cours de son ascension vers la surface.

Cette activité sismique a continué d’augmenter rapidement. À 21h20, environ 10 minutes avant l’apparition de la lave au sommet, les séismes se répétaient si rapidement qu’il n était pas possible de dire quand un événement se terminait et un autre commençait.

La lave a percé la surface vers 21h30. (heure locale), mais la sismicité intense s’est poursuivie au cours des 40 minutes suivantes alors que de nouvelles bouches s’ouvraient au sommet et que la lave s’échappait librement à la surface.

Vers 22 h 10, les stations sismiques autour du sommet du Kilauea n’ont plus montré d’activité. Les sismomètres ont laissé apparaître un signal de tremor continu à basse fréquence généré par le magma qui s’écoulait par un conduit ouvert.

L’éruption continue actuellement dans le cratère de l’Halema’uma’u, avec le signal de tremor classique. La lave est émise par une bouche sur le côté nord-ouest du cratère et contribue à faire s’élever peu à peu le niveau du lac dont la profondeur est estimée à 220 m, mais sa surface n’est pas visible depuis la terrasse d’observation. Les émissions de SO2 ont été mesurées à 1 000 t / jour.

Source: USGS / HVO.

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The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) found it difficult to predict Kilauea’s current eruption as there was no significant change that suggested lava would erupt again so rapidly. However, there were subtle signs of restless behaviour around Kilauea’s summit in the months prior to the eruption. The Observatory has detailed all these phenomena.

The exact onset of activity that preceded the start of the 20 December 2020 eruption is hard to pinpoint.

A first sign was an increase in seismic activity on October 22nd, 2020.  A seismic swarm was recorded under the Namakanipaio Campground, west of Kilauea’s summit. The event lasted about 48 hours and produced nearly 300 earthquakes, the largest with a magnitude M3.5. However, swarms around the Namakanipaio Campground are not uncommon. The previous swarm had happened in March 2019.

Seismicity around Kilauea summit and the upper East Rift Zone was mostly quiet during the month of November with a few minor swarms. The two most active days had about 100 detected events.

Another large seismic swarm occurred under the summit and upper East Rift Zone on December 2nd, 2020, producing over 200 detected earthquakes and punctuated by an M3.1 event on December 17, 2020. This swarm was the first instance of the sequence where restlessness was evident in more than just seismic data, with the latter part of the swarm being accompanied by a rapid increase in ground tilt trends. The increase in the tilt, along with the migrating seismic activity, indicated a shallow magmatic intrusion. Seismologists also noticed increased occurrences of long-period seismic signals after this event, suggesting magma was moving beneath the surface. These signals incited HVO to think about raising Kilauea’s alert level, but Madame Pele was quicker than the Observatory and the eruption started on December 20th!

Before the start of the eruption, seismologists observed a small earthquake swarm in the upper East Rift Zone around 7:30 in the evening of December 20th, which did not seem different from recent swarms in that area.

The seismic activity in the upper East Rift Zone ceased after about an hour, but then began to increase around the summit of Kilauea.

This summit activity began with earthquakes occurring every few minutes starting at depths of about 1.5 km below the surface. Magma was causing these quakes as it made its way to the surface.

The rate of activity continued to rapidly increase. At 9:20 pm, about 10 minutes before lava appeared at the summit, the earthquakes began occurring so rapidly that we could not tell when one event was ending and another started.

Lava broke the surface at about 9:30 p.m. (local time), but the rapidly-repeating earthquakes continued over the next 40 minutes as new summit vents opened and the pathway of magma became fully established.

At about 10:10 p.m, stations around Kilauea summit no longer showed any earthquake activity.  Seismometers showed only a continuous, low frequency tremor signal caused by magma flowing through an open conduit.

The eruption within Halema‘uma‘u crater continues, along with the associated tremor signal. Lava activity is erupting from a vent on the northwest side of the crater and flowing into a growing lava lake. The total depth of the lava lake is 220 m but its surface can’t be seen from the public observation terrace. SO2 emissions have been measured at 1000 t/day.

Source: USGS / HVO.

Crédit photo : HVO

Etna (Sicile) : En route pour le 15ème paroxysm ! // 15th paroxysm !

19 mars 2021 – 7 heures (heure locale) : Le tremor et la sismicité sont sur la courbe ascendante. Le 15ème paroxysme de l’Etna depuis le 16 février 2021 ne devrait pas tarder.

9 heures: Le tremor continue à grimper. La visibilité n’est pas très bonne. Il va falloir se tourner vers la caméra thermique pour observer l’évolution de la crise éruptive.

Encore beaucoup de cendre semble-t-il. Les balais vont être de sortie, en particulier dans le secteur ENE du volcan….

10 heures : Le paroxysme suit son processus habituel. l’activité strombolienne dans le Cratère SE a évolué vers des fontaines et débordements de lave. Le volcan émet beaucoup de cendre ce matin. Au vu du tremor, le pic de l’événement ne devrait pas tarder.

11 heures : Le pic du tremor vient d’être atteint et l’activité éruptive du Cratère SE commence à décliner. Rendez-vous dans 48 heures pour une prochaine crise avec une meilleure visibilité?

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En plus d’empoisonner la vie de la Sicile, la cendre de l’Etna également atteint la région des Marches à l’est de l’Italie, entre les Apennins et la mer Adriatique. Le phénomène a été enregistré notamment entre le 24 et le 27 février dernier, lors de la reprise des « paroxysmes » sur le volcan. Cette poussière volcanique est venue s’ajouter au sable du Sahara qui, poussé à l’époque par le sirocco, était observé dans tout le centre et le sud de l’Italie. A Ancône, la capitale des Marches, on a enregistré un pic de 223 µg / m3, à 20 heures le 27 février 2021. .

S’agissant de la cendre de l’Etna, elle a survolé les Marches, mais aussi d’autres régions italiennes. De plus, les crises éruptives du volcan ont émis des milliers de tonnes de SO2 dans l’atmosphère. Poussées par le sirocco, ces particules et la poussière de cendre ont affecté des régions comme la Sardaigne, le Latium, la Toscane, l’Émilie. Romagne, l’Ombrie et même les Marches. Ces nuages de gaz et de cendre sont restés à haute altitude et n’ont eu que peu ou pas de répercussions au sol. Le phénomène est loin d’être exceptionnel. On sait que lors de certaines éruptions majeures les nuages ​​volcaniques peuvent atteindre 12 ou 13 km de hauteur et pénétrer dans la stratosphère. Les vents forts qui soufflent dans cette zone, souvent à plus de 250 km / h, peuvent transporter de minuscules particules sur des centaines, voire des milliers de kilomètres.

Source : Presse italienne.

Photo : C. Grandpey

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March 19th, 2021 – 7 :00 am : The tremor and seismicity are on the rise. Mt Etna’s 15th paroxysm since February 16th, 2021 should occur very soon.

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9 am: The tremor keeps rising. Visibility is not very good. The thermal camera will probably be the best way to observe the evolution of the eruptive crisis.

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10 am: The paroxysm follows its usual process. Strombolian activity in the SE Crater has developed into lava fountains and overflows. The volcano emits a lot of ash this morning. In view of the tremor, the peak of the event should not be long.

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11 am: The peak of the tremor has just been reached and eruptive activity at the SE Crater begins to decline. See you in 48 hours or so for a next crisis with better visibility?

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In addition to disturbing life in Sicily, the ash from Mt Etna also reached the Marche region in eastern Italy, between the Apennines and the Adriatic Sea. The phenomenon was recorded in particular between February 24th and 27th, during the resumption of « paroxysms » on the volcano. This volcanic dust was added to the sand from the Sahara which, pushed at the time by the sirocco, was observed throughout central and southern Italy. In Ancona, the capital of Marche, a peak of 223 µg / m3 was recorded at 8 p.m. on February 27th, 2021.. As for Mt Etna’s ash, it passed over the Marche, but also other Italian regions. In addition, the eruptive crises of the volcano emitted thousands of tons of SO2 into the atmosphere. Driven by sirocco, all these particles affected regions such as Sardinia, Lazio, Tuscany, Emilia. Romagna, Umbria and even the Marche. These clouds of gas and ash remained at high altitude and had little or no impact on the ground. The phenomenon is far from exceptional. It is well known that during some major eruptions volcanic clouds can reach 12 or 13 km in height and penetrate into the stratosphere. The strong winds that blow in that area, often at over 250 km / h, can carry tiny particles for hundreds or even thousands of kilometres.

Source: Italian press.

Essaim sismique sur le Mauna Loa (Hawaii) mais pas d’éruption en vue // Seismic swarm on Mauna Loa (Hawaii) but no imminent eruption

Le 18 mars 2021, le HVO a enregistré un essaim sismique avec plus de 40 événements dans la partie supérieure de la zone sismique de Ka’oiki du Mauna Loa. Les secousses se sont produites dans un secteur d’environ 1,6 km de diamètre et à 800-6500 mètres sous la surface. L’événement le plus significatif avait une magnitude M 3,5. La plupart des autres secousses avaient une magnitude inférieure à M 2,0. Le HVO explique que la présence de foyers sismiques peu profonds dans cette zone ne signifie pas qu’une éruption est imminente. L’observatoire enregistre des séismes peu profonds dans cette zone depuis de nombreuses décennies. Ils ne montrent aucun signe d’ascension magmatique et font partie des « réajustements normaux en raison de l’évolution des contraintes à l’intérieur de l’édifice volcanique.»

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On March 18th, 2021, HVO recorded more than 40 earthquakes beneath Mauna Loa’s upper Ka‘ōiki seismic zone. These earthquakes occurred in a cluster about 1.6 km wide and 800-6,500 metres below the surface. The largest event had a magnitude M 3.5. The bulk of the events had a magnitude less than M 2.0.

HVO explains that clustering of shallow earthquakes in this region does NOT mean an eruption is imminent. The observatory has recorded shallow earthquakes in this area for many decades. They do not show any signs of magmatic involvement and are “part of normal re-adjustments of the volcano due to changing stresses within it.”

Vue du sommet du Mauna Loa (Crédit photo : HVO)