Eruption islandaise: Attention aux gaz volcaniques ! // Icelandic eruption: Beware of volcanic gases !

Une nouvelle voie d’accès plus courte et plus sure vient d’être mise en place pour permettre aux curieux d’atteindre le site éruptif dans la Geldingadalur sur la péninsule de Reykjanes. Le nouveau parcours dure environ une heure et demie pour des randonneurs bien préparés. Il mesure 3,5 km dans chaque sens, 7 km aller-retour.

Comme je l’ai déjà écrit, le site de l’éruption a été fermé aux visiteurs en raison des fortes concentrations de gaz volcaniques. Selon un scientifique du Met Office, si les gaz s’accumulent à la surface du sol autour de vous, et si vous vous penchez pour relacer vos chaussures, ces gaz lourds peuvent vous faire perdre connaissance. Selon le Met Office islandais, la diminution du vent de sud-ouest le 23 mars 2021 a entraîné une chute de la qualité de l’air près du site éruptif avec une concentration de SO2 supérieure à 9000 µg / m3. Le gaz peut s’accumuler dans les points bas. Il est conseillé de quitter la zone avant 17h00 et de rester à l’écart des dépressions de terrain. La concentration de SO2 dans l’atmosphère peut devenir une menace pour la santé si elle dépasse 350 µg / m3. Le cratère proprement dit est dans une dépression et lorsque le vent ne permet pas aux gaz volcaniques de s’évacuer, ils s’accumulent sur le site de l’éruption, créant une situation potentiellement très dangereuse.

Les visiteurs ne doivent pas entrer sur le nouveau champ de lave. Outre les gaz, la lave peuvent présenter un autre danger. Les coulées ne sont pas particulièrement rapides mais elles peuvent être imprévisibles et leur direction peut changer soudainement. L’accumulation de lave autour du cône éruptif le rend particulièrement instable. Une partie de l’hornito s’est effondrée il y a quelques jours, laissant échapper une volumineuse coulée e lave. sur ses flancs.

Source: Iceland Review.

Dernière minute : Le site éruptif est de nouveau ouvert au public. Distanciation sociale demandée car de nouveaux cas de Covid-19 sont apparus ces dernières heures. Une agence de voyage organise des excursions vers l’éruption depuis Reykjavik avec départ à 16, heures et retour à 23 heures (4990 couronnes; environ 35 euros AR) .

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A new, shorter and safer hiking path can now be used by visitors to reach the eruption site in Geldingadalur on the Reykjanes Peninsula. The new hike takes about an hour and a half for well-prepared hikers, the route is 3.5km each way, 7 km in total.

As I put it before, the eruption site was closed to visitors because of high concentrations of volcanic gases. According to a Met Office expert, if the heavy gasses have gathered on the ground around you, even stooping down to tie your shoelace could be enough to fall unconscious. According to a statement from the Icelandic Meteorological Office, decreasing southwesterly wind on Marh 23rd, 2021 caused unhealthy air quality near the eruption site with SO2 concentration over 9000 µg/m3. The gas may gather in valleys and depressions in the landscape. It is advised to leave the area before 17:00 and keep away from valleys and depressions. It should be noted that the amount SO2 in the atmosphere can start to threaten health if it goes over 350 µg/m3. The crater itself is in a depression and when the wind is not constantly blowing the gases away from the eruption, they gather there, creating a life-threatening situation. As a consequence, visitors should NOT walk on the new lava.

Beside the gases, the lava flows can be another danger. They are not particularly fast but they can be unpredictable and their direction can change suddenly. The buildup of cooled lava around the crater is high and unstable. Part of it collapsed a few days ago, with a huge flow travelling down its flanks.

Source: Iceland Review.

Last minute : The eruptive site is again open to the public. Sanitary measures should be respected because new Covid-19 cases have appeared in the last hours. A travel agency organises trips to the eruption from Reykjavik. Departure at 4 pm. Return at 11 pm. Price: 4990 crowns; about 35 euros).

Tracé de la nouvelle voie d’accès au site éruptif (Source : Iceland Review)

L’éruption islandaise : Et maintenant ? // The Icelandic eruption : What next ?

9 heures : L’éruption dans la Geldingadalur se poursuit mais son accès est actuellement interdit en raison des mauvaises conditions météorologiques et des émissions de gaz volcaniques. Un article paru sur le site Reykjavik Grapevine pose les questions habituelles auxquelles personne n’est en mesure de répondre: combien de temps cette éruption va-t-elle durer? Quelle forme pourrait-il prendre?

Un professeur de volcanologie et de pétrologie à l’Université d’Islande a déclaré que l’éruption pourrait se terminer «demain, au bout d’une semaine ou d’un mois». Je pourrais ajouter «dans un an»! Personne n’a jamais été en mesure de prévoir la fin d’une éruption, pas plus que son début. Souvenons-nous des questions que se posaient les scientifiques islandais quand la sismicité et l’inflation affectaient la péninsule de Reykjanes il y a quelques semaines. Les images satellites avaient révélé qu’un dyke magmatique se déplaçait sous la surface, mais personne ne pouvait dire si une éruption aurait lieu. La veille de l’éruption, un volcanologue avait déclaré qu’elle n’était pas imminente!

C’est pourquoi il est hasardeux de faire des prévisions sur l’avenir de l’éruption actuelle. Le professeur de volcanologie dit que cet avenir dépendra du débit de la lave: «s’il tombe en dessous de 3 mètres cubes par seconde, il est probable que l’éruption se terminera bientôt. Dans l’état actuel des choses, la lave se déverse entre 5 et 10 mètres cubes par seconde.» Au vu des images des webcams, on se rend compte que la lave émise est typique des volcans de points chauds, comme à Hawaii par exemple. Sa grande fluidité montre qu’elle a une température élevée et est pauvre en SiO2. Elle est issue du manteau terrestre.

Le professeur ajoute qu’il existe de nombreux exemples de ce type d’éruption fissurale en Islande. L’une d’elles, également à proximité de Fagradalsfjall, s’est produite il y a environ 14 000 ans. Les études ont montré que l’éruption a duré plusieurs siècles. Le problème est que toutes les éruptions sont différentes; se référer à une éruption survenue il y a 14 000 ans est sans intérêt.

Pour le moment, l’éruption est inoffensive et ne menace pas les zones habitées. La vraie question à poser aujourd’hui est: l’éruption peut-elle menacer la population? Pour cela, il faudrait d’abord que la lave remplisse la vallée, la Geldingadalur, avant de déborder sur les terres environnantes. Au train où vont les choses, ce n’est pas pour demain. Lorsque la lave a percé la surface, un éminent géophysicien islandais a expliqué qu’il s’agissait d’une petite éruption qui ne durerait pas longtemps. Les prochains jours nous diront s’il avait raison. La lave coule depuis 4 jours maintenant… Il faut juste attendre que le dyke magmatique se vidange.

A noter que ce matin l’activité semble décliner à l’intérieur du cône éruptif. On observe aussi une intensification du dégazage qui semble montrer que la pression a baissé dans le conduit éruptif et que les gaz se libèrent plus facilement.

22h30 : Contrairement à ce matin, les webcams montrent que l’activité éruptive est en train de s’intensifier considérablement ce soir, avec d’importants de lave sur les flancs du cône.

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9:00 am : The eruption at Geldingadalur continues but has been closed to visitors on account of poor weather conditions and then dangerous gas emissions. An article published on the Reykjavik Grapevine website asks the usual questions that nobody is able to answer: how long will this eruption go on? What shape could it take?

A professor of volcanology and petrology at the University of Iceland says the eruption could end “tomorrow, after a week, or after a month”. I could add “or after a year”! Nobody has ever been able to predict the end of an eruption, as well as the start of it. We just need to remember the questions Icelandic scientists were asking when seismicity and inflation affected the Reykjanes Peninsula a few weeks ago. Satellite images had revealed a magma dike was moving beneath the surface but nobody could tell whether an eruption would take place. The day before the eruption started, a local volcanologist had said it was not imminent!

So making predictions about the future of the current eruption is quite hazardous. The professor of volcanology says that this depends on the rate of the lava flow: “if it falls below 3 cubic metres per second, it will be likely that the eruption will soon come to an end. As it stands now, lava is pouring out at a rate between 5 and 10 cubic metres per second.” Judging from the webcam images, the emitted lava is typical of hot spot volcanoes, Kilauea (Hawaii) for example. Its high fluidity shows that it has a high temperature and is poor in SiO2. It comes from the Earth’s mantle.

The professor adds there are many examples of this type of fissure eruption in Iceland, the closest one near Fagradalsfjall being Þráinsskjöldur, which erupted about 14,000 years ago. Research has shown that that the eruption lasted a few hundred years. The problem is that all eruptions are different; referring to an eruption that occurred 14,000 years ago is pointless.

For the moment, the eruption is harmless and does not threaten populated areas. The real question to ask is: Can it some day become a danger to the people? For that, the eruption would have to fill the valley, Geldingadalur, before it pours out of it. At the rate things are going, this is not for tomorrow.

When lava first erupted, a famous Icelandic geophysicist said it was a small eruption that would be short-lived. The next days will tell us whether he was right. Lava has been flowing for 4 days now… We just need to wait for the magma dike to empty.

It should be noted that this morning activity seems to decline inside the eruptive cone. There is also an intensification of the degassing which seems to show that pressure has dropped within the eruptive conduit and that the gases are released more easily.  I wouldn’t be surprised if the eruption lived its last hours.

10:30 pm : Contrary to this morning, the eruption is intensifying tonight with significant overflows on the flanks of the eruptive cone.

L’éruption ce matin, avec une belle lumière et beaucoup de gaz…

L’éruption dans la péninsule de Reykjanes // The eruption in the Reykjanes Peninsula

7 heures : Alors que l’Etna (Sicile) montre un peu de retard dans son programme paroxysmal, l’éruption continue tranquillement sur la péninsule de Reykjanes (Islande). L’effondrement du cône éruptif hier soir a donné naissance à une nouvelle coulée de lave sur son flanc. Elle permet une bonne évacuation de la nouvelle lave. De nouveaux effondrements de ce hornito sont possibles car l’activité à l’intérieur reste soutenue. Le champ de lave s’est agrandi pendant la nuit mais reste contenu dans la vallée. L’éruption ne présente pas de danger pour les zones habitées qui sont suffisamment éloignées pour ne pas être affectées par les gaz volcaniques.

Au vu des images diffusées sur les réseaux sociaux, l’éruption attire des foules de visiteurs. Au train où vont les choses, il va falloir que les Islandais songent à installer des tribunes ! Il est vrai que la situation de l’éruption est idéale et permet une observation sans danger. En plus, les webcams fournissent d’excellentes images en direct. Sur l’île de la Réunion, certains que je connais se demandent si le Préfet ne pourrait pas s’inspirer de l’initiative islandaise quand le Piton de la Fournaise entre en éruption, mais le relief et l’accès aux deux sites éruptifs n’est pas le même.

Attention toutefois si vous désirez vous rendre en Islande. Prenez connaissance des restrictions d’accès imposées par la Covid-19 !

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Rappel à l’attention des personnes qui voudraient assister à l’éruption, à condition que les autorités islandaises en autorisent l’accès.

Le gouvernement islandais a indiqué que toutes les personnes qui ont été vaccinées contre le coronavirus sont autorisées à entrer en Islande sans subir de mesures à la frontière, telles que des tests et l’auto-isolement.

À partir du 18 mars 2021, les citoyens de pays tiers, dont le Royaume-Uni et les États-Unis, seront également exemptés des mesures.

Jusqu’à présent, les règles d’exemption ne s’appliquaient qu’aux personnes qui étaient en mesure de ptrésenter des certificats de l’Union européenne et de l’Espace économique européen, mais à partir de maintenant, les règles seront appliquées de la même manière à toute personne fournissant la preuve d’une vaccination complète, avec un vaccin qui a été certifié par l’Agence européenne du médicament.

Les passagers qui n’ont pas été vaccinés doivent présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures avant de monter à bord d’un avion à destination de l’Islande. Attention !: L’obligation d’un test PCR négatif s’ajoute à l’obligation pour les passagers à l’arrivée de subir un double contrôle et une quarantaine de 5 à 6 jours entre les tests.

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17 heures : L’éruption dans la Geldingadalur continue et ne semble pas près de s’arrêter. Le hornito qui s’est édifié sur la fissure éruptive reste bien actif. Suite à l’effondrement observé hier, une brèche s’est ouverte sur la lèvre du cône; elle permet une évacuation plus facile de la lave qui forme une belle coulée. L’accès au site de l’éruption a été fermé aujourd’hui par les autorités islandaises à cause des mauvaises conditions météo. Ces mêmes autorités demandent aux visiteurs d’être prudents. Plusieurs personnes mal préparées ont rencontré des difficultés.

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21 heures : La zone autour du site de l’éruption dans la Geldingadalur est maintenant fermée car le niveau des gaz toxiques dépasse la limite de sécurité. Il est demandé aux gens de respecter la fermeture. La police et des volontaires issus des équipes de secouristes contrôlent les points d’accès et le respect de l’interdiction d’accès. Les seules personnes autorisées dans la zone sont des scientifiques et les équipes de secouristes. Heureusement, il y a les webcams !

A côté de cela, la situation sanitaire inquiète les autorités avec de nouveaux cas de Covid-19. La levée des restrictions d’accès n’est pas pour demain.

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7 am : While Mt Etna (Sicily) is ‘overdue’ in its paroxysmal program, the eruption continues quietly on the Reykjanes Peninsula (Iceland). Following the collapse of the eruptive cone last night, a new lava flow is travelling on its side. It allows a good evacuation of the new lava. Further collapses of this hornito are possible as activity inside remains intense. The lava field enlarged overnight but remains contained in the valley. The eruption does not pose a danger to inhabited areas which are far enough not to be affected by volcanic gases. In view of the images posted on social media, the eruption attracts crowds of visitors. At the rate things are going, Icelandic authorities will have to think about installing stands! It is true that the situation of the eruption is ideal and allows safe observation. In addition, webcams provide excellent live images. On Reunion Island, some guys I know are wondering if the Prefect could not be inspired by the Icelandic initiative when the Piton de la Fournaise erupted, but the relief and access to the two eruptive sites are not the same.

Be careful, however, if you want to go to Iceland. Learn about the access restrictions imposed by Covid-19!

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5 pm : The eruption in Geldingadalur continues and does not seem ready to stop. The hornito which was built on the eruptive fissure remains very active. Following the collapse observed yesterday, a breach opened on the rim of the cone; it allows easier evacuation of the lava which forms a nice flow. Access to the eruption site was closed today by the Icelandic authorities due to bad weather conditions. These same authorities ask visitors to be careful. Several ill-prepared people have encountered difficulties.

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9 pm : The area around the eruption site in Geldingadalur is now closed as toxic gas from the eruption measures over the safety limit. People are asked to respect the closure. Both police and rescue volunteers are monitoring closure points and the only groups allowed in the area are scientists and trained search-and-rescue volunteers. Fortunately, there are the webcams!

Besides this, the health situation worries the authorities with new Covid-19 cases. The lifting of access restrictions is not for tomorrow.

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To the attention of the persons who intend to go to Iceland to watch the eruption, provided they are authorized to visit the eruptive site by Icelandic authorities.

The Government of Iceland has announced that all persons who have been vaccinated against Coronavirus will be permitted to enter Iceland without undergoing any border measures, such as testing and self-isolation.

Starting on March 18th, 2021, citizens of third countries, including the UK and USA, will be exempt from the measures as well.

So far, the exemption rules have only been applied to persons who presented certificates from European Union and European Economic Area, but from now on, the rules will be applied equally to everyone providing evidence of complete vaccination, with a vaccine that has been certified by the European Medical Agency.

Passengers who have not been vaccinated require a negative PCR test before boarding an aircraft to Iceland, taken within 72 hours of departure. Note: the negative PCR test requirement is in addition to the requirement for arriving passengers to undergo double screening and 5-6 days quarantine between tests.

L’aide des satellites dans la prévision éruptive // The help of satellites in eruptive prediction

Lorsque le Mont Ontake au Japon est entré en éruption sans prévenir en 2014 et a tué plus de 60 personnes, les volcanologues japonais ont réalisé que la surveillance du volcan était loin d’être parfaite.

Un article publié sur le site Internet «Wired» explique que des techniques modernes de surveillance volcanique sont apparues ces dernières années. Par exemple, les satellites sont susceptibles de participer à la prévision éruptive. La chaleur est un important paramètre à prendre en compte. Au lieu de mesurer la température en des endroits précis avec des thermomètres, les satellites permettent une approche thermique plus globale. C’est la raison pour laquelle une équipe scientifique du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de Pasadena (Californie) s’est tournée vers les données de rayonnement thermique fournies par les satellites Terra et Aqua de la NASA. En survolant les zones potentiellement actives deux fois par jour, ces deux satellites fournissent des mesures précises intégrées sur des pixels de 1 kilomètre au carré.

Cinq volcans ont connu des éruptions importantes depuis 2002: Ontake au Japon, Ruapehu en Nouvelle-Zélande, Calbuco au Chili, Redoubt en Alaska et Fogo au Cap-Vert. Des hausses de température avaient été observées au cours des deux à quatre ans précédant chaque éruption, y compris l’éruption surprise de l’Ontake en 2014. La température n’avait augmenté que de 1 degré Celsius ou moins avant chaque événement, mais il s’agissait de tendances statistiquement significatives et pas seulement de bruit de fond.

Selon les chercheurs, la hausse de température observée par les satellites peut s’expliquer par la combinaison de deux processus. D’une part, le magma pendant son ascension vers la surface peut stimuler la circulation hydrothermale, ce qui génère une migration de la chaleur vers la surface. D’autre part, cet apport d’humidité peut émettre un rayonnement thermique facilement capté par les satellites. Ces variations subtiles sont facilement détectables dans les données satellitaires.

Source: Wired.

S’agissant des satellites, il faut ajouter que les paramètres InSAR sont d’une grande aide pour mesurer la déformation de surface, comme on l’a vu récemment sur la Péninsule de Reykjanes en Islande.

Cependant, ne considérer que la chaleur de surface d’un volcan comme le fait l’article ci-dessus n’est pas suffisant pour tenter de prévoir une éruption. Le regretté Maurice Krafft comparait un volcan sur le point d’entrer en éruption avec une personne malade ou blessée: la fièvre monte; la personne a des frissons, une mauvaise haleine et la zone autour de la blessure enfle. C’est la même chose pour un volcan. Il est très utile de mesurer la température, mais la sismicité, les émissions de gaz et l’inflation doivent également être prises en compte. Le seul paramètre thermique n’est pas suffisant.

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When Japan’s Mount Ontake erupted in 2014 without warning, killing more than 60 people, Japanese volcanologists realised that the monitoring of the volcano was far from perfect.

An article published on the website “Wired” explains that modern techniques for volcano surveillance have appared these last years. For instance, satellites could provide an entirely new way to warn of eruptions.

Heat is a relevant parameter for volcanic activity. Instead of measuring it at individual spots with thermometers, satellites allow to get a more global thermal view. This is the reason why a scientificteam at the Jet Propulsion Laboratory (JPL) in Pasadena (California) turned to thermal radiation data from NASA’s Terra and Aqua satellites. Combined, these two provide twice-daily passes with global coverage, and each measurement is integrated over a 1 kilometre by 1 kilometre pixel.

Five volcanoes have had significant eruptions since 2002 : Ontake in Japan, Ruapehu in New Zealand, Calbuco in Chile, Redoubt in Alaska, and Fogo in Cape Verde.

Increasing temperature trends were observed over the two- to four-year periods preceding each eruption—including Ontake’s surprise 2014 eruption. Temperatures only increased by 1 degree Celsius or less in the lead-up to each event, but these were statistically significant trends and not just noise. The peak temperatures in each record were associated with an eruption.

The researchers say this might represent a combination of two processes. First, magma progressing closer to the surface could stimulate hydrothermal circulation, carrying heat to warm the surface from below. Second, if this pushes more moisture into the soil layer, the ground could emit thermal radiation more efficiently and so appear “brighter” to the satellites. Either way, these subtle changes seem easily detectable in the satellite data.

Source : Wired.

As far as satellites are concerned, id should be addes that InSAR parameters are of a great help to measure surface deformation, as could recently be seen on the Reykjanes Peninsula in Iceland.

However, considering only the surface heat of a volcano is not a sufficient parameter to try and predict an eruption. The late Maurice Krafft compared a volcano about to erupt with an ill or injured person: the fever goes up; the person has shivers, bad breath and the area around the injury inflates. It is the same with a volcano. It is very useful to measure the temperature, but seismicity, gas emissions and inflation should also be taken into account. The sole heat parameter is far from sufficient.

Image InSaR fournie le 1er mars 2021 par le satellite Sentinel-1. L’image montrait alors une intensification des déformations dans la zone la plus active d’un point de vue sismique.