Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici les dernières nouvelles volcaniques, en se référant au rapport hebdomadaire du GVN de la Smithsonian Institution.

Comme je l’ai déjà indiqué, l’activité éruptive a augmenté sur le Popocatepetl (Mexique) au cours des derniers jours. Le CENAPRED précise que chaque jour entre le 26 mars et le 2 avril, il y a eu entre 27 et 200 émissions de vapeur et de gaz, dont certaines contenaient de la cendre. Une explosion survenue le 26 mars a provoqué l’apparition d’un panache de cendre qui est monté à 3 km au-dessus du cratère et a projeté des fragments incandescents sur 2 km sur les flancs du volcan, mettant le feu à des pâturages situés au nord et au nord-est. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs localités. Une autre explosion le 28 mars a généré un panache de cendre qui s’est élevé à une hauteur de 2,5 km et a projeté des fragments incandescents sur 1 km.

Une période d’activité strombolienne a débuté le 30 mars et a duré 14 minutes, avec des panaches de cendre s’élevant à 800 mètres de hauteur. Des matériaux incandescents sont retombés sur les flancs du volcan, jusqu’à 300 mètres en dessous de la lèvre du cratère. Au cours d’un survol, les scientifiques ont observé que le diamètre intérieur du cratère avait atteint 350 mètres et que le fond du cratère avait une profondeur de 250 à 300 mètres.
Le niveau d’alerte est maintenant à la couleur Jaune, Phase 3.
Source: CENAPRED.

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Le Fuego (Guatemala) est très actif ces jours-ci. 14 à 20 explosions par heure ont été enregistrées les 28 et 29 mars, avec des panaches de cendre s’élevant à 1,1 km au-dessus du sommet. Des ondes de choc ont fait vibrer les structures à proximité du volcan. Des matériaux incandescents ont été éjectés à une hauteur de 200 à 300 mètres et ont provoqué des avalanches qui se sont écoulées dans plusieurs ravines. Des retombées de cendre ont été signalées dans les localités sous le vent. Un bulletin spécial émis le 29 mars indiquait que l’activité s’était intensifiée, avec des panaches de cendre de 1,3 km générés par des explosions. Des avalanches de matériaux ont à nouveau dévalé plusieurs ravines.
Un nouveau bulletin spécial a été publié le 31 mars, décrivant une nouvelle augmentation de l’activité. Une coulée de lave qui était apparue le matin avait avancé sur 800 mètres dans la ravine Seca. Le 1er avril, 13 à 16 explosions étaient enregistrées chaque heure. Des matériaux incandescents ont été éjectés à une hauteur de 100 à 200 mètres et ont provoqué des avalanches atteignant parfois la végétation.
Source: INSUVUMEH.

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Des explosions stromboliennes ont été observées dans le cratère Mackenney du Pacaya (Guatemala) à la fin du mois de mars. Elles éjectaient des matériaux jusqu’à 75 mètres au-dessus de la lèvre du cratère. Une coulée de lave a avancé sur le flanc nord, avec de petites avalanches de matériaux provoquées par des effondrements du front de coulée.
Source: INSIVUMEH.

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Le Bromo (Indonésie) émet toujours des panaches de cendre s’élevant jusqu’à 3,4 – 4 km d’altitude, au vu des images de la webcam et des données satellitaires. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et les visiteurs doivent rester en dehors d’un rayon de 1 km du cratère.
Source: CVGHM.

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L’Agung (Indonésie) montre toujours des signes d’activité avec des panaches de cendre pouvant atteindre 5,5 km d’altitude. Une anomalie thermique est visible sur les données satellitaires. Des retombées de cendre ont été signalées dans des villages proches du volcan. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1-4) avec une zone d’exclusion de 4 km de rayon.
Source: CVGHM.

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Le 30 mars, le panache de cendre de l’Anak Krakatau (Indonésie) s’élevait à 1 km de hauteur. Trois événements ont été détectés le 31 mars, mais aucun panache de cendre n’a été observé.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone de danger de 5 km de rayon par rapport au cratère.
Source: CVGHM.

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Le dôme de lave du Merapi (Indonésie) a atteint un volume estimé à 472 000 mètres cubes. La majeure partie de la lave extrudée s’évacue dans la partie haute de la ravine de la rivière Gendol sur le flanc sud-est. 8 coulées de blocs et de cendre ont parcouru jusqu’à 1 500 mètres dans la ravine de la Gendol.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1-4) et les habitants doivent rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: CVGHM.

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Here is the latest volcanic news, with reference to the Smithsonian Institution’s GVN Weekly Report.

As I put it before, eruptive activity increased on Popocatepetl (Mexico) during the last days. CENAPRED indicates that each day between March 26th and April 2nd there were 27-200 steam-and-gas emissions, some of which contained ash. An explosion on March 26th produced an ash plume that rose 3 km above the crater rim, and ejected incandescent fragments 2 km onto the flanks setting fire to pastures on the N and NE flanks. Ashfall was reported in several municipalities. Another explosion on March 28th generated an ash plume that rose 2.5 km, and ejected fragments 1 km onto the flanks.

A period of Strombolian activity began on March 30th and lasted for 14 minutes, generating ash plumes that rose 800 metres. Incandescent ejecta fell onto the flanks 300 metres below the crater rim. During an overflight scientists observed that the diameter of the inner crater had increased to 350 metres, and that the crater floor was 250-300 metres deep.

The alert level is now at Yellow, Phase Three.

Source: CENAPRED

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Fuego (Guatemala) is quite active these days. 14-20 explosions per hour were recorded on March 28th and 29th,, with ash plumes rising as high as 1.1 km above the summit. Shock waves vibrated nearby structures. Incandescent material was ejected 200-300 metres high and caused avalanches of material that travelled down several drainages. Ashfall was reported in downwind municipalities. A special bulletin issued on March 29th stated that activity had increased with ash plumes from explosions rising as high as 1.3 km. Avalanches of material again travelled down several drainages.

Another special bulletin was issued on March 31st, describing another increase in activity. A lava flow that had emerged in the early morning hours advanced 800 metres in the Seca drainage. On April 1st, 13-16 explosions were recorded per hour. Incandescent material was ejected 100-200 metres high and caused avalanches of material that occasionally reached vegetation.

Source: INSUVUMEH.

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Strombolian explosions were observed at Pacaya’s Mackenney Crater (Guatemala) at the end of March. They ejected material as high as 75 metres above the crater rim. A lava flow travelled down the northern flank, producing minor avalanches of material from the lava-flow front.

Source: INSIVUMEH.

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Bromo (Indonesia) is still producing ash plumes rising to altitudes of 3.4 – 4 km, based on webcam images and satellite data. The Alert Level remained at 2 (on a scale of 1-4), and visitors are warned to stay outside a 1-km radius from the crater.

Source: CVGHM.

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Agung (Indonesia) is still showing signs of activity with ash plumes that may rise up to an altitude of 5.5 km. A thermal anomaly is visible in satellite data. Ashfall has been reported in nearby villages. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) with a 4-kilometre-radius exclusion zone.

Source: CVGHM.

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On March 30th, an ash plume from Anak Krakatau (Indonesia) rose to1 km and three events were detected on March 31st, although no ash plumes were visible.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and residents are warned to remain outside the 5-km radius hazard zone from the crater.

Source: CVGHM.

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Merapi’s lava dome (Indonesia) has grown to an estimated volume of 472,000 cubic metres. Most of the extruded lava falls into the upper parts of the Gendol River drainage on the SE flank. As many as 8 block-and-ash flows travelled as far as 1,500 metres down the Gendol drainage.

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to remain outside the 3-km exclusion zone.

Source: CVGHM.

Vue du Popocatepetl le 28 mars 2019 (Webcam CENAPRED)

Nouvelles découvertes à Pompéi // New discoveries at Pompeii

L’éruption du Vésuve en 79 a permis de préserver des richesses du monde romain pendant des milliers d’années. Pompéi et sa voisine Herculaneum font l’objet de fouilles depuis le début du 18ème siècle. Elles ont permis de mettre à jour des fresques, des corps humains et même les restes d’un cheval.
La découverte la plus récente effectuée par les archéologues dans les ruines de Pompéi est un thermopolium, établissement de restauration rapide, l’ancêtre de nos « fast food ». Les fresques colorées du comptoir ont survécu pendant près de 2 000 ans sous les couches de cendre et de pierre ponce. Le Parc Archéologique de Pompéi a publié plusieurs images de ce thermopolium. Les chercheurs pensent que de la nourriture chaude était peut-être servie dans ce lieu.
Le comptoir est orné de deux peintures très belles et bien conservées. L’une représente une néréide assise sur un cheval, tandis que l’autre représente un ouvrier dans l’environnement d’un thermopolium. Plusieurs amphores découvertes près du comptoir ressemblent beaucoup à celles de la fresque.
Le site se trouve à l’intersection de Vicolo delle Nozze d’Argento et de Vicolo dei Balconi. Quelque quatre-vingts thermopolia ont déjà été découverts à Pompéi.
Source: Parco Archaeologico di Pompei.

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The eruption of Mount Vesuvius in 79 helped to preserve the wealth of the Roman world for thousands of years. The long-forgotten city and its neighbour, Herculaneum, were explored in excavations that began in the 18th century. They revealed frescoes, human bodies and even the remains of a horse.

The most recent discovery by archaeologists is an ancient snack bar in the ruins of Pompeii. The counter’s colourful frescoes have survived nearly 2,000 years under volcanic ash and pumice. The Archaeological Park of Pompeii has released several images of the well-preserved bar, or thermopolium. Researchers think the commercial space may once have served hot food.

The counter is adorned with two very nice and well preserved paintings. One features a nereid seated on a horse, while the other depicts a worker in a snack bar–type environment. Several amphorae discovered close to the counter are very similar to those depicted in the fresco.

The bar is located at the intersection of Vicolo delle Nozze d’Argento and Vicolo dei Balconi. Some eighty thermopolia had already been discovered at Pompeii in the past.

Source: Parco Archaeologico di Pompei.

Crédit photo: Parco Archeologico di Pompei

Taal (Philippines): Hausse du niveau d’alerte // The alert level has been raised

Le PHIVOLCS indique que le niveau d’alerte du Taal a été élevé de 0 à 1 le 28 mars 2019. En effet, l’Institut a récemment enregistré un essaim sismique qui pourrait être le signe de fracturations sous l’édifice, éventuellement associées à une activité hydrothermale. De plus, le  sol a connu une légère inflation par rapport aux dernières mesures de novembre 2018. Les concentrations de CO2 dans l’eau du grand cratère du lac Taal ont augmenté régulièrement depuis février 2019. La température de l’eau est passée de 30,7° C à 31,7° C. Tous ces paramètres justifient la hausse du niveau d’alerte volcanique. .
Il est rappelé au public que l’accès au cratère principal est strictement interdit en raison des risques d’explosions et d’émissions de fortes concentrations de gaz mortels. Il est également rappelé au public que l’ensemble de Volcan Island est une zone de danger permanent et qu’il n’est pas recommandé de s’y établir de façon permanente. .
La dernière éruption du Taal a eu lieu en 1977, avecdes évacuations mais aucun décès. Les précédentes éruptions en 1911 et 1965 ont respectivement causé la mort de 1334 et 200 personnes.
Source: PHIVOLCS ; Killer Volcanoes.

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PHIVOLCS indicates that the alert level for of Taal volcano was raised from 0 to 1 on March 28th, 2019.  The Institute has recorded a recent seismic swarm which may indicate rock-fracturing beneath the edifice possibly associated with hydrothermal activity. Moreover, there has been a slight inflation of the ground compared with the last measurements of November 2018. Dissolved CO2 concentrations in Taal Main Crater Lake have been gradually increasing since February 2019. The water temperature increased from 30.7°C to 31.7°C. All these parameters justify the increase in the volcanic alert level. .

The public is reminded that access to the Main Crater is strictly forbidden because sudden steam explosions can occur and high concentrations of lethal volcanic gases can be released.

The public is also reminded that the entire Volcano Island is a Permanent Danger Zone, and permanent settlement in the island is not recommended.

The last eruption of Taal took place in 1977, with evacuations and no fatalities. Previous eruptions of Taal in 1911 and 1965 caused the death of 1334 and 200 persons, respectively.

Source: PHIVOLCS; Killer Volcanoes.

Vue de la caldeira du Taal et de Volcano Island (Crédit photo: Wikipedia)

Volcanisme stratosphérique et isotopes du sulfate // Stratospheric volcanism and sulphate isotopes

Dans les archives glaciaires, les éruptions volcaniques du passé sont associées à des pics de concentration de sulfate. Pour estimer la contribution volcanique aux variations climatiques passées, il est nécessaire de pouvoir faire la différence, dans ces enregistrements, entre les éruptions stratosphériques, à fort impact climatique, et les éruptions troposphériques, d’impact faible et local. L’étude des isotopes du sulfate (soufre et oxygène), permet de faire cette distinction et d’établir un inventaire des éruptions stratosphériques enregistrées à Dôme C, Antarctique, sur les 2600 dernières années. Cette étude a été réalisée par l’Institut des géosciences de l’environnement de l’Université de Grenoble et le Laboratoire de géologie de Lyon.

La glace polaire est la meilleure archive en terme de paléovolcanisme. Les reconstructions du volcanisme passé se basant sur l’analyse des carottes de glace sont nombreuses. Elles permettent d’estimer l’effet refroidissant du volcanisme et ses conséquences climatiques, dû aux interactions entre aérosols d’acide sulfurique d’origine volcanique, et le rayonnement solaire incident.

Différencier, dans les enregistrements volcaniques polaires, les éruptions troposphériques des éruptions stratosphériques (à forte conséquence climatique) est crucial pour estimer l’impact climatique naturel exercé par le volcanisme dans le passé. La découverte d’une signature isotopique particulière sur le sulfate volcanique formé dans la stratosphère a permis d’établir une reconstruction des éruptions stratosphériques enregistrées à Dôme C, Antarctique, sur les 2600 dernières années.

Jusqu’alors, les reconstructions volcaniques ont été faites à partir d’enregistrements volcaniques bipolaires (carottes de glace issues d’Antarctique et du Groenland), et reposent sur le principe qu’une éruption stratosphérique, à fort impact climatique, entraîne un dépôt global de sulfate, mis en évidence par comparaison de carottes de glace de pôles opposés. Les émissions soufrées issues d’une éruption dite troposphérique ont, quant à elles, une faible durée de vie dans cette basse couche de l’atmosphère, et leur incidence climatique reste négligeable. Cette approche, dite bipolaire, nécessite une excellente synchronisation et datation des carottes de glace entre elles.

En 2010-2011, 5 carottes de glace de 100 mètres de long ont été collectées à Dôme C en Antarctique et ensuite rapatriées à Grenoble. Ces carottes ont été analysées et échantillonnées dans le but de reconstruire une histoire du volcanisme stratosphérique des 2600 dernières années, par la méthode isotopique.

Cette première reconstruction des éruptions stratosphériques par la méthode isotopique fournit une validation indépendante des reconstructions antérieures. Elle met en évidence des évènements stratosphériques de hautes latitudes, non bipolaires mais néanmoins significatifs d’un point de vue climatique. Il arrive en effet que les aérosols issus d’une éruption stratosphérique localisée dans les hautes latitudes se cantonnent à un seul hémisphère. L’analyse isotopique révèle également, en profondeur, des signaux troposphériques jusqu’alors considérés comme bipolaires. Elle permet donc d’affiner les précédentes reconstructions.

Tandis que l’analyse isotopique du soufre renseigne sur la nature de l’éruption, l’analyse isotopique de l’oxygène révèle un effondrement du traceur suite à deux éruptions majeures. Cette évolution du signal isotopique reflète soit une altitude d’injection particulièrement importante, soit un épuisement de l’ozone atmosphérique, provoqué par une large injection de composés halogénés.

Etendue à d’autres régions et d’autres types de sites, cette approche isotopique constitue un outil intéressant pour affiner et compléter les reconstructions du volcanisme passé, et à terme, pour mieux quantifier l’impact du volcanisme sur le climat.

Source : Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG).

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In glacial records, volcanic eruptions of the past are associated with peaks of sulphate concentration. To estimate the volcanic contribution to past climatic variations, it is necessary to be able to make a diffrence, in these recordings, between stratospheric eruptions, with high climatic impact, and tropospheric eruptions, of weak and local impact. The study of sulphate isotopes (sulphur and oxygen) makes it possible to make this distinction and to establish an inventory of the stratospheric eruptions recorded at Dome C, Antarctica, over the last 2600 years. This study was carried out by the Institute of Environmental Geosciences of Grenoble University and the Geology Laboratory of Lyon.
Polar ice is the best archive in terms of paleovolcanism. The reconstructions of past volcanism based on the analysis of ice cores are numerous. They make it possible to estimate the cooling effect of volcanism and its climatic consequences, due to the interactions between sulphuric acid aerosols of volcanic origin, and the incident solar radiation.
Differentiating in polar volcanic recordings tropospheric eruptions from stratospheric (high climatic) eruptions is crucial for estimating the natural climatic impact of volcanism in the past. The discovery of a particular isotopic signature on the volcanic sulphate formed in the stratosphere has made it possible to establish a reconstruction of the stratospheric eruptions recorded at Dome C, Antarctic, over the last 2600 years.
Up to now, volcanic reconstructions have been made from bipolar volcanic records (ice cores from Antarctica and Greenland), and are based on the premise that a stratospheric, climate-impacting eruption results in a global sulphate deposition, highlighted by comparison of ice cores from opposite poles. The sulphur emissions resulting from a so-called tropospheric eruption have, for their part, a short life in this low layer of the atmosphere, and their climatic incidence remains negligible. This so-called bipolar approach requires excellent synchronization and dating of the ice cores.
In 2010-2011, five 100-meter-long ice cores were collected at Dome C in Antarctica and then repatriated to Grenoble. These cores were analyzed and sampled with the aim of reconstructing a history of stratospheric volcanism of the last 2600 years by the isotopic method.
This first reconstruction of stratospheric eruptions by the isotopic method provides an independent validation of previous reconstructions. It highlights stratospheric events of high latitudes, non-bipolar but nevertheless significant from a climatic point of view. Aerosols from a stratospheric eruption located in high latitudes may be confined to a single hemisphere. Isotopic analysis also reveals, in depth, tropospheric signals previously considered as bipolar. It allows to refine previous reconstructions.
While isotopic analysis of sulphur provides information on the nature of the eruption, isotopic analysis of oxygen reveals a collapse of the tracer after two major eruptions. This evolution of the isotopic signal reflects either a particularly high injection altitude, or a depletion of atmospheric ozone, caused by a large injection of halogenated compounds.
Extended to other regions and other types of sites, this isotopic approach is an interesting tool to refine and complete reconstructions of past volcanism, and ultimately to better quantify the impact of volcanism on the climate.
Source: Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG).

L’analyse isotopique des sulfates volcaniques permet de différencier les éruptions stratosphériques (en rouge), à fort impact climatique, des éruptions troposphériques (en bleu), d’incidence climatique négligeable et locale. Les éruptions enregistrées à Dôme C (Antarctique) sur les 2600 dernières années sont majoritairement d’origine stratosphérique.