Les coccinelles du Stromboli et de l’Etna (Sicile) // The ladybirds of Stromboli and Mount Etna (Sicily)

Il y a quelques jours, en remettant de l’ordre dans mes diapositives, j’ai retrouvé une photo prise il y a quelques années sur le Stromboli et sur laquelle on peut voir des grappes de coccinelles accrochées à un morceau de basalte. De la même façon que les abeilles sont inattendues sur le Masaya, une rencontre avec des coccinelles constitue une réelle surprise sur l’Etna ou le Stromboli en Sicile. Les biologistes ont remarqué que la population de coccinelles est spectaculaire entre juin et février de l’année suivante. Les insectes se concentrent sur ou sous les pierres et à l’intérieur des fractures ouvertes dans la lave. Les scientifiques en ont repéré deux espèces qui se différencient par le nombre de points noirs sur leurs élytres rouges.
Les jardiniers vous diront que les coccinelles – aussi appelées bêtes à bon dieu  – sont très utiles pour la nature car elles se nourrissent de pucerons. Ce sont aussi de redoutables prédateurs qui peuvent parfois manger leur propre progéniture. Les volcans ne sont pas le seul territoire où elles élisent domicile. On les trouve aussi sur des montagnes de zones tempérées. Quand leur nombre est très élevé dans certaines régions du monde, on les recueille pour les utiliser dans la protection des arbres fruitiers.
Lorsque l’on regarde les coccinelles qui se cachent à l’intérieur des fractures volcaniques, on pourrait penser qu’elles y ont été apportées par le vent et qu’elles attendent une mort certaine en raison du manque de nourriture. Cependant, la réalité est très différente. Dirigées par une sorte d’instinct, les coccinelles effectuent un vol migratoire vers les zones élevées de leur habitat lorsque l’air chaud des plaines provoque un manque de pucerons qui représentent leur principale source de nourriture. Après avoir pondu leurs œufs dans les vergers d’agrumes de la Sicile, les coccinelles, repues, migrent vers les pentes supérieures de l’Etna ou du Stromboli qui sont dépourvues de prédateurs tels que les araignées, les oiseaux ou les rongeurs. Au début du printemps suivant, lorsque la population de pucerons réapparaît, les coccinelles sortent de leurs cachettes et migrent dans l’autre sens ; elles envahissent alors les lieux où elles peuvent trouver une nourriture abondante.
Les adhérents de l’Association Volcanologique Européenne pourront feuilleter la revue LAVE n°146 (septembre 2010) dans laquelle un article a été consacré à ce sujet.

A noter dans la littérature un ouvrage de Jean-Marie Gourio intitulé Les Coccinelles de l’Etna (Collection L’Arpenteur, Gallimard – Février 1994). L’éditeur explique qu’ « un groupe de touristes est venu en Sicile assister à une éruption de l’Etna. Parmi eux, un Japonais, dès le premier dîner pris en commun, fait part de sa décision de se jeter dans le volcan. Leur hôtesse encourage ce projet, reliant la démarche d’Oshiba à celle, exemplaire, d’Empédocle.
C’est à une sorte de passion, aux noces de l’homme et du magma originel que le lecteur est convié, à la célébration d’un sacrifice dont la dame qui l’accompagne serait l’étrange servante. » En cliquant sur ce lien, vous pourrez voir la présentation de l’ouvrage par Olivier Barrot le 5 avril 1994…

https://www.ina.fr/video/CPC94003008

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A few days ago, while putting some order among my slides, I found a photo taken a few years ago on Stromboli on which one can see clusters of ladybugs clinging to a piece of basalt. In the same way that bees are unexpected on the Masaya, an encounter with ladybirds is a real surprise on Mt Etna or Stromboli in Sicily. Biologists have noticed that the ladybird population is spectacular between June and February of the following year. Insects gather on or under stones and inside open fractures in the lava. Scientists have identified two species that are differentiated by the number of black dots on their red elytra.
Gardeners will tell you that ladyirds are very useful for nature because they feed on aphids. They are also formidable predators that can sometimes eat their own offspring. Volcanoes are not the only territory where they choose to live. They are also found on mountains of temperate zones. When their numbers are very high in some parts of the world, they are collected for use in the protection of fruit trees.
When we look at the ladybirds hiding inside the volcanic fractures, we might think that they were brought by the wind and that they are waiting for a certain death because of the lack of food. However, the reality is very different. Driven by a sort of instinct, ladybirds migrate to high areas of their habitat when the warm air of the plains causes a shortage of aphids that are their main source of food. After laying their eggs in the citrus orchards of Sicily, the ladybirds, sated, migrate to the upper slopes of Mt Etna or Stromboli which are devoid of predators such as spiders, birds or rodents. At the beginning of the next spring, when the aphid population reappears, ladybirds emerge from their hiding places and migrate in the other direction; they then invade the places where they can find abundant food.
The members of the European Volcanological Association can consult the journal LAVE n° 146 (September 2010) in which an article was devoted to this topic.

In the literature, there exists a book by Jean-Marie Gourio entitled Les Coccinelles de l’Etna (Collection L’Arpenteur, Gallimard – February 1994). The editor explains that « a group of tourists came to Sicily to watch an eruption of Mt Etna. Among them, a Japanese, from the first dinner taken together, shares his decision to jump into the volcano. Their hostess encourages this project, linking Oshiba’s approach to that, exemplary, of Empedocles.
The reader is invited to a kind of passion, to the marriage of man and the original magma, as well as the celebration of a sacrifice of which the lady who accompanies it would be the strange servant. By clicking on this link, you will see the presentation of the book by Olivier Barrot on April 5th, 1994 …
https://www.ina.fr/video/CPC94003008

Les coccinelles du Stromboli (Photo: C. Grandpey)

Le glacier Pichillancahue (Volcan Villarrica / Chili) // Pichillancahue glacier (Villarrica Volcano / Chile)

Le Villarrica est le volcan le plus actif du sud Chili. Vous pourrez voir ci-dessous deux images du volcan acquises par le système Advanced Land Imager sur le satellite EO-1 de la NASA les 22 février et 5 mars 2015, avant et après l’épisode éruptif du 3 mars. Le Villarrica,  stratovolcan qui culmine à  2 582 mètres, est habituellement recouvert de glaciers sur une surface de 30 kilomètres carrés. Le 3 mars 2015, l’éruption a envoyé un panache avec des retombées de cendre sur le glacier Pichillancahue, sur les flancs N et E du volcan, où de petits lahars ont été observés par la suite dans ravines. Les pentes occidentales du Villarrica sont parcourues d’innombrables ravines empruntées par la lave et les lahars. Plus loin, le volcan est entouré de forêts; la région est un parc national.
Au cours des récentes éruptions, les coulées de lave ont fait fondre les glaciers et ont généré des lahars qui se sont déplacés à une vitesse de 30 à 40 km / heure en direction du Lago Villarrica et du Lago Calafquéen (en bas à gauche).

A côté des éruptions, le changement climatique affecte aussi les glaciers du sud Chili. Ainsi, les mesures sur le terrain ont montré que le front du glacier Pichillancahue sur le Villarrica a reculé de 500 mètres depuis 2002.

Le Villarrica n’est pas une exception. La plupart des glaciers du sud Chili ont reculé et ont perdu de leur volume au cours des dernières décennies en raison du réchauffement de la planète et de la diminution des précipitations. Cependant, les fluctuations de certains glaciers sont directement associées à l’activité effusive et géothermale car ils se trouvent sur des volcans actifs largement répandus dans la région. Afin d’analyser ces effets, un programme d’études glaciologiques et géologiques a été réalisé sur le Villarrica.
Entre 1961 et 2004, on a observé une perte de glace de 0,81 ± 0,45 m par an et la réduction annuelle de la surface du glacier Pichillancahue a atteint 0,090 ± 0,034 km² entre 1976 et 2005. L’épaisseur de la glace a également été mesurée, avec un maximum de 195 mètres La structure interne de la glace présentait une certaine complexité en raison de la présence de couches de cendres et de pierre ponce intra et supraglaciaires, réduisant la capacité de réflexion du sol. La glace atteint un volume d’eau équivalent à 4,2 ± 1,8 km³, ce qui est beaucoup plus faible et plus précis que les estimations précédentes. Ces estimations permettront de mieux apprécier le risque de lahar sur le Villarrica..

Source : NASA, Proyecto Observación Volcán Villarrica (POV).

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Villarrica is the most active volcano of South Chile. It is pictured here below in two images acquired by the Advanced Land Imager on NASA’s EO-1 satellite on February 22nd and March 5th, 2015. The 2,582-metre stratovolcano is usually mantled by a 30-square-kilometre glacier field, most of it amassed south and east of the summit in a basin made by a caldera depression.The 3 March 2015 eruption sent a plume which spread ash on the Pichillancahue  glacier around the N and E flanks of the volcano where small lahars were later observed in drainages. The western slopes of Villarrica are streaked with innumerable gullies, the paths of lava and lahars. Farther away, the volcano is surrounded by forests; the area is a national park.

During the recent eruptions, lava flows melted glaciers and generated lahars that spread at speeds of 30–40 kilometres per hour toward Lago Villarrica and toward Lago Calafquéen (lower left).

In addition to the eruptions, climate change also affects glaciers in southern Chile. Thus, field measurements have shown that the Pichillancahue glacier front on Villarrica has retreated by 500 metres since 2002.
Villarrica is no exception. Most glaciers in southern Chile have retreated and lost volume in recent decades as a result of global warming and reduced precipitation. However, fluctuations in some glaciers are directly associated with effusive and geothermal activity which occur on active volcanoes that are widespread in the region. In order to analyze these effects, a program of glaciological and geological studies was carried out on Villarrica.
Between 1961 and 2004, an ice loss of 0.81 ± 0.45 metres per year was observed and the annual reduction in Pichillancahuay glacier surface area was 0.090 ± 0.034 km² between 1976 and 2005. The thickness of the ice was also measured, with a maximum of 195 meters The internal structure of the ice had a certain complexity because of the presence of layers of ash and pumice, reducing the capacity of reflection of the soil. Ice reaches a volume of water equivalent to 4.2 ± 1.8 km³, which is much smaller and more accurate than previous estimates. The latest estimates will help to better assess the risk of lahar on Villarrica.
Source: NASA, Proyecto Observación Volcan Villarrica (POV).

Le Villarrica avant et après l’éruption du 3 mars 2015 (Crédit photo : NASA)

Les limites du glacier Pichillancahue-Turbio sont indiquées en noir (2005) et en pointillé (1976).

Photos illustrant le recul glaciaire sur le Villarrica (Source : POV)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

L’éruption du Piton de la Fournaise débutée le mardi 11 juin 2019 vers 6h30 (heure locale) a rapidement pris fin quelque 48 heures plus tard, le 13 juin, officiellement sur le coup de midi, mais un observateur sur place m’indique que la lave avait cessé de couler bien avant 12 heures. Il n’a pu voir que les nuages de vapeur qui s’échappaient de la coulée qui avait été arrosée pendant la nuit. En effet, non seulement l’éruption a été brève, mais elle est restée invisible la plupart du temps à cause du brouillard qui avait envahi cette partie de l’île de la Réunion. Je remercie chaleureusement Christian Holveck pour ses photos qui figurent parmi les très rares prises pendant l’événement.
Paradoxalement, le Pas de Bellecome-Jacob et le sommet du volcan étaient parfaitement dégagés pendant que les pentes inférieures étaient perdues dans le brouillard.

Comme l’a fait remarquer Aline Peltier, directrice de l’OVPF, l’éruption fut un cas d’école. L’Observatoire avait enregistré une forte sismicité pendant les jours précédents, accompagnée d’éboulements et d’une inflation de l’édifice. De plus, les émissions de CO2 s’étaient intensifiées. Donc, s’agissant de la prévision d’une éruption, c’est une réussite. Par contre, la suite des événements montre nos limites en volcanologie. Personne ne s’attendait à une éruption aussi brève, d’autant plus que le tremor qui a annoncé son début était plus intense qu’au commencement de l’éruption du mois de février 2019. L’éruption de cette semaine s’est -elle arrêtée définitivement, ou bien va-t-on assister à de nouvelles fontaines de lave dans les prochains jours? Personne ne le sait. Comme me le faisait remarquer Philippe Kowalski à l’OVPF il y a quelques jours, le travail de l’Observatoire se limite – comme son nom l’indique – à de l’observation et de la recherche, rien de plus. La prévision ne fait pas partie de ses compétences. Son rôle est également d’alerter les autorités dès qu’une éruption débute afin que soient prises les mesures de sécurité nécessaires, en l’occurrence la fermeture de l’Enclos Fouqué.

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The eruption of Piton de la Fournaise which started on Tuesday, June 11th, 2019 around 6:30 (local time) quickly ended some 48 hours later, on June 13th, officially at noon, but an observer on the spot told me that lava had stopped flowing well before 12 o’clock. He could only see steam clouds rising from the flows that had been watered during the night. Indeed, not only was the eruption very short, but it remained invisible most of the time because of the fog that had invaded this part of Reunion Island. I warmly thank Christian Holveck for his photos which are among the very rare taken during the event.
Paradoxically, the Pas de Bellecome-Jacob and the summit of the volcano were perfectly clear while the lower slopes were lost in the fog.

As OVPF Director Aline Peltier pointed out, the eruption was a textbook case. The Observatory had recorded a strong seismicity during the previous days, accompanied by rockfalls and an inflation of the edifice. In addition, CO2 emissions had intensified. So, regarding the prediction of an eruption, it was a success. However, the sequence of events shows the limits of volcanology. Nobody expected such a short eruption, especially since the tremor that announced its beginning was more intense than at the start of the eruption of February 2019. Has this week’s eruption stopped definitely, or are we going to witness new lava fountains in the next few days? Nobody knows for sure. As Philippe Kowalski pointed out to me at the OVPF a few days ago, the work of the Observatory is limited – as its name suggests – to observation and research, nothing more. Forecasting is not part of his skills. Its role is also to alert the authorities as soon as an eruption begins so that the necessary security measures may be taken, namely the closing of the Enclos Fouqué.

Vue des panaches de vapeur au-dessus des dernières coulées (Crédit photo: Christian Holveck)

Rituels volcaniques // Volcanic rituals

Les volcans sont souvent associés aux dieux et la population dépose souvent des offrandes à leur pied ou dans leur cratère afin de se protéger de leurs accès de colère. On observe de telles cérémonies sur le Kilauea (Hawaii) où le cratère de l’Halema’uma’u’u’uu est la demeure de Pele, la déesse du feu et les volcans hawaïens. On dit que Pele parcourt les îles de l’archipel, et apparaît parfois sous la forme d’une belle jeune femme ou d’une vieille femme accompagnée d’un chien blanc. On raconte qu’un jour un conducteur a pris à bord de son véhicule une vieille femme tout habillée de blanc. Quand il a regardé dans son rétroviseur, la banquette arrière était vide. D’autres personnes disent que le visage de Pele est mystérieusement apparu sur leurs photos du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u ou sur les coulées de lave qui avancent de temps à autre sur les flancs du volcan..

Sur l’île de Java (Indonésie), une cérémonie spectaculaire a lieu chaque année sur le volcan Bromo. La Yadnya Kasada est une cérémonie organisée chaque 14ème jour du mois Kasada dans le calendrier lunaire hindou traditionnel. Les foules de pèlerins qui ont gravi le flanc du Bromo jettent des offrandes dans le cratère. Il y a  des légumes, des fruits, du bétail, des fleurs et même de l’argent. Ils sont offerts dans l’espoir d’obtenir de bonnes récoltes  et du bétail en bonne santé Malgré le danger évident, certains habitants tentent de descendre dans le cratère pour récupérer les offrandes, persuadés qu’elles leur porteront chance.

Les habitants de Santiago Xalitzintla (Mexique) se lèvent bien avant l’aube pour préparer leurs offrandes à « La femme endormie », nom donné affectueusement à l’Iztaccíhuatl, un volcan au repos qui domine leur ville au centre du Mexique.
Les gens font frire des pommes de terre et préparent des monceaux d’oeillets rouges qu’ils déposeront sur un autel de pierre, à 3 800 mètres d’altitude. Deux fois par an, des centaines de villageois marchent pendant trois heures pour solliciter l’aide et la protection du volcan. Ils le supplient d’apporter de la pluie pour leurs récoltes, et de les protéger de la grêle. Ils lui demandent aussi de calmer les émissions de cendre du Popocatepetl qui se dresse à proximité et que la population locale appelle Don Goyo.
La cérémonie à Iztaccíhuatl est un mélange de traditions catholiques, de rituels et croyances préhispaniques. Les pèlerins chantent des cantiques catholiques et organisent une messe pour demander à la Vierge Marie de pardonner leurs péchés, debout devant des croix en bois drapées de chapelets, de fleurs et de châles.
Santiago Xalitzintla est la localité la plus proche de Popocatepetl, dont le cratère expulse régulièrement de la lave et vomit des nuages de cendre qui atteint parfois la ville de Mexico, à 90 kilomètres au nord-ouest. Santiago Xalitzintla a reçu une alerte d’évacuation et des sirènes retentiront pour indiquer aux habitants le moment où ils devront aller se réfugier à Cholula, la ville voisine.
Le pèlerinage destiné à rendre hommage à « La femme endormie » – la silhouette du volcan ressemble à une femme allongée – est une tradition qui remonte à plusieurs générations. Les habitants de Santiago Xalitzintla se rassemblent pendant deux journées au début du mois de mai. Ils tirent des feux d’artifice au-dessus de leur ville, boivent beaucoup de tequila et préparent des repas en commun sur un feu en plein air. Deux fois par an, ils effectuent un pèlerinage semblable sur le Popocatepetl.

Source: Bradenton Herald.

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Volcanoes are often associated with gods and local inhabitants are used to making offerings in the hope to be protected from the volcanoes’ wrath. Ceremonies are observed on Kilauea Volcano (Hawaii) where Halema’uma’u Crater is said to be the home of Pele, the goddess of fire and Hawaiian volcanoes. It is said that Pele travels throughout the islands, appearing to mankind as a beautiful young woman, or as an old woman, sometimes accompanied by a white dog. Tales of encounters with Pele include drivers who picked up an old woman dressed all in white on roads in Kilauea National Park, only to look in the mirror to find the back seat empty. Others say Pele’s face has mysteriously appeared in their photos of the lava lake within the crater or molten lava flows.

On the island of Java (Indonesia), a spectacular ceremony is held every year on Bromo Volcano. The Yadnya Kasada is a festival held every 14th day of the Kasada Month in the traditional Hindu lunar calendar. The crowds that have travelled up the mountain, throw offerings into the crater of the volcano. These sacrifices include vegetables, fruit, livestock, flowers and even money, and are offered in gratitude for agricultural and livestock abundance. Despite the evident danger, some locals risk climbing down into the crater to retrieve the sacrificed goods, believing that they will bring good luck.

The inhabitants of Santiago Xalitzintla (Mexico) rise well before dawn to prepare their offerings to The Sleeping Woman, as they affectionately call the dormant Iztaccíhuatl volcano that hovers above their town in central Mexico.

People fry potatoes and heap bunches of red carnations to be laid at the stone altar 3,800 metres above sea level. Hundreds of villagers make the biannual three-hour trek to ask for the volcano’s aid and protection. They beseech her to bring rain for their crops, shield their harvests from hail and calm the ashy exhalations of neighbouring Popocatepetl, nichamed Don Goyo by local residents.

The ceremony at Iztaccíhuatl also mixes Catholic traditions with pre-Hispanic rituals and beliefs. The pilgrims sing Catholic hymns and hold Mass to ask the Virgin Mary to forgive their sins, standing before wooden crosses draped with rosaries, flowers and shawls

Santiago Xalitzintla is the community closest to Popocatepetl, whose crater has increasingly been belching lava and spewing ash that sometimes reaches Mexico City, 90 kilometres to the northwest. The community is now on evacuation alert, with alarms sounding to tell residents when they should escape to the nearby city of Cholula.

The hike to pay homage to The Sleeping Woman – the volcano’s silhouette resembles a reclining female – is a tradition that goes back generations. The residents of Santiago Xalitzintla celebrate over two days in early May, shooting fireworks into the sky above their town, drinking copious amounts of tequila and cooking communal meals over open fires. Twice a year, they embark on a similar climb up Popocatepetl.

Source: Bradenton Herald.

Offrande à Pele, au bord de l’Halema’uma’u (Photo: C. Grandpey)

Cérémonie d’offrandes sur la lèvre du Bromo (Photo: C. Grandpey)

Le Popocatepetl reçoit aussi des offrandes censées protéger la population des fureurs du volcan (Photo: Wikipedia)