L’Islande continue d’enterrer le gaz carbonique ! // Iceland keeps burying carbon dioxide !

Dans des notes publiées le 16 juin 2016 et le 15 novembre 2017, j’ai expliqué que l’Islande était probablement un bon endroit pour stocker dans le sol l’excès de dioxyde de carbone (CO2) contenu dans l’atmosphère.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/17/islande-de-la-geothermie-au-stockage-du-co2-iceland-from-geothermal-energy-to-the-storage-of-co2/

À l’époque, l’objectif du projet CarbFix était de capter le gaz et de le réinjecter dans le sous-sol. Le processus était réalisé avec un puits d’injection foré dans le soubassement basaltique. Si elle était opérationnelle, cette technologie aurait l’avantage de débarrasser l’atmosphère d’une partie de son CO2, l’un des principaux gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la planète.
La technologie imite, dans un format accéléré, un processus naturel qui peut prendre des milliers d’années, et qui consiste à injecter du dioxyde de carbone dans les pores du basalte où il se minéralise et reste stocké pour l’éternité.
En Islande, le projet CarbFix inclut des chercheurs et des ingénieurs du distributeur d’électricité Reykjavik Energy, de l’Université d’Islande, du CNRS et de la Columbia University aux États-Unis.
En Islande, au moins la moitié de l’énergie qui est produite provient de sources géothermiques. C’est une aubaine pour les chercheurs de CarbFix, qui ont transformé en laboratoire la centrale géothermique de Hellisheidi, l’une des plus grandes au monde.
La centrale, située sur le volcan Hengill dans le sud-ouest de l’Islande, repose sur une couche de roche basaltique et dispose de quantités d’eau pratiquement illimitées. L’usine pompe l’eau qui se trouve sous le volcan pour faire fonctionner six turbines qui fournissent de l’électricité et de la chaleur à la capitale, Reykjavik, située à une trentaine de kilomètres.

Le dioxyde de carbone de l’usine est capté par la vapeur, liquéfié par condensation, puis dissous dans de grandes quantités d’eau. Cette eau gazeuse est canalisée sur plusieurs kilomètres jusqu’à une zone où trônent des dômes gris en forme d’igloo. C’est ici que l’eau gazeuse est injectée sous haute pression dans la roche à 1 000 mètres de profondeur. La solution remplit les cavités de la roche basaltique et c’est alors que commence le processus de solidification. On a affaire à une réaction chimique qui se produit lorsque le gaz entre en contact avec le calcium, le magnésium et le fer dans le basalte.
Presque tout le dioxyde de carbone injecté s’est retrouvé minéralisé en deux ans au cours de l’opération pilote il y a trois ans; c’était beaucoup plus rapide que lors des expériences effectuées en laboratoire. Une fois que le CO2 est transformé en roche, il reste définitivement dans cet état.
Le projet CarbFix réduit d’un tiers les émissions de dioxyde de carbone de la centrale de Hellisheidi, ce qui représente le stockage et l’entreposage de 12 000 tonnes de dioxyde de carbone à un coût d’environ 25 dollars la tonne. En comparaison, les volcans islandais rejettent chaque année entre un et deux millions de tonnes de dioxyde de carbone.
Le principal inconvénient de cette méthode est qu’elle nécessite de gros volumes d’eau dessalée qui est abondante en Islande mais rare dans de nombreuses autres parties de la planète. Il faut 25 tonnes d’eau pour injecter chaque tonne de dioxyde de carbone. Des expériences sont en cours pour adapter la méthode à l’eau salée.
Dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, l’Islande a accepté de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030, mais ses émissions ont augmenté de 2,2% entre 2016 et 2017 ; elles ont augmenté de 85% depuis 1990, selon un rapport de l’Agence islandaise de l’environnement. Un tiers de ces émissions provient du transport aérien qui est essentiel pour le tourisme de l’île. Les usines d’aluminium et de silicium représentent un autre tiers. Le ministère islandais de l’Environnement et des Ressources naturelles a encouragé ces usines à développer elles aussi des mécanismes de captage et de stockage du carbone.
Source: Philippine Daily Inquirer.

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In posts released on 16 June 2016 and 15 November 2017, I explained that Iceland could also be the right place to store in its ground the excess of carbon dioxide (CO2) in the atmosphere.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/17/islande-de-la-geothermie-au-stockage-du-co2-iceland-from-geothermal-energy-to-the-storage-of-co2/

By that time, the goal of the CarbFix project was to capture that gas and stick it back underground. This was done with an injection well drilled down into basalt bedrock. If it worked, the technology would have the advantage of getting the atmosphere rid of some of its CO2, one of the main greenhouse gases that contribute to global warming.

The technology mimics, in an accelerated format, a natural process that can take thousands of years, injecting carbon dioxide into porous basalt rock where it mineralizes, capturing it forever.

Iceland’s CarbFix project includes researchers and engineers from utility company Reykjavik Energy, the University of Iceland, France’s National Centre for Scientific Research (CNRS) and Columbia University in the United States.

In Iceland, at least half of the energy produced comes from geothermal sources. That is a bonanza for CarbFix researchers, who have turned the Hellisheidi geothermal power plant, one of the world’s biggest, into their own laboratory.

The plant, located on the Hengill volcano in southwestern Iceland, sits on a layer of basalt rock formed from cooled lava, and has access to virtually unlimited amounts of water. The plant pumps up the water underneath the volcano to run six turbines providing electricity and heat to the capital, Reykjavik, about 30 kilometres away.

The carbon dioxide from the plant is captured from the steam, liquified into condensate, then dissolved in large amounts of water. The fizzy water is piped several kilometres to an area where grey, igloo-shaped domes dot the landscape. Here the fizzy water is injected under high pressure into the rock 1,000 metres under the ground. The solution fills the rock’s cavities and begins the solidification process — a chemical reaction that occurs when the gas comes in contact with the calcium, magnesium and iron in the basalt.

Almost all of the injected carbon dioxide was mineralized within two years in the pilot injection three years ago, which was much faster than during the experiments in a laboratory. Once the CO2 is turned to rock, it is captured there for good.

The CarbFix project reduces the plant’s carbon dioxide emissions by a third, which amounts to 12,000 tons of carbon dioxide captured and stored at a cost of about 25 dollars a ton. By comparison, Iceland’s volcanoes spew out between one and two million tons of carbon dioxide each year.

The main drawback of the method is that it requires large volumes of desalinated water, which, while abundant in Iceland, is rare in many other parts of the planet. Around 25 tons of water is needed for each tonne of carbon dioxide injected. Experiments are currently underway to adapt the method to saltwater.

Under the Paris climate agreement, Iceland has agreed to slash its greenhouse gas emissions by 40% by 2030, yet its emissions rose by 2.2% from 2016 to 2017, and have risen by 85% since 1990, according to a report by Iceland’s Environment Agency. A third of its emissions come from air transport, which is vital to the island for its tourism sector. Its aluminum and silicon plants account for another third. The Icelandic Environment and Natural Resources Ministry has encouraged those plants to also develop carbon capture and storage mechanisms.

Source : Philippine Daily Inquirer.

Image de la calcite formée dans le basalte par interaction entre la roche et l’eau chargée en CO2 (Source : CarbFix).

Eruptions du Raikoke (Russie) et du Popocatepetl (Mexique)

Raikoke (Mer d’Okhotsk, îles Kouriles, Russie):
Une éruption soudaine et puissante a débuté sur le Raikoke vers 21h50 (TU) le 21 juin 2019. Selon le VAAC de Tokyo, le nuage de cendres s’est élevé à 13,1 km au dessus du niveau de la mer. Les émissions de cendres se sont poursuivies jusqu’au 22 juin.
La dernière éruption de ce volcan remonte à février 1924, avec un VEI 4. Auparavant, deux éruptions avaient eu lieu en 1778 (VEI 4) et 1765 ± 5 ans (VEI 2).
Source: KVERT, The Watchers.

Popocatepetl (Mexique):
Une nouvelle éruption s’est produite sur le Popocatepetl à 21h57 (heure locale) le 21 juin 2019. Des matériaux incandescents ont été projetés à une courte distance du cratère. Une intense activité s’est poursuivie sur le volcan le 22 juin avec une autre éruption majeure. Selon le VAAC de Washington, des panaches de cendres étaient visibles sur une webcam et les images satellitaires; ils s’élevaient à 7,6 km au dessus du niveau de la mer.
Source: CENAPRED, The Watchers.

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Raikoke (Sea of Okhotsk, Kuril Islands, Russia):
A sudden and powerful eruption started at Raikoke volcano at about 17:50 (UTC) on June 21st, 2019. According to the Tokyo VAAC, the ash cloud rose up to 13.1 km above sea level. Ash emissions continued into June 22nd.
The last time this volcano erupted was in February 1924, with a VEI 4. Two previous eruptions took place in 1778 (VEI 4) and 1765± 5 years (VEI 2).
Source: KVERT, The Watchers.

Popocatepetl (Mexico):
Another strong eruption occurred at Popocatepetl volcano, at 20:57 (local time) on June 21st, 2019. Incandescent fragments were thrown a short distance from the crater. Intense activity continued at the volcano on June 22nd with another strong eruption. According to the Washington VAAC, volcanic ash was observed on webcam and satellite imagery rising up to 7.6 km above sea level.
Source: CENAPRED, The Watchers.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Le Popocatepetl (Mexique) est probablement le volcan le plus actif en ce moment.
Une puissante éruption a secoué le volcan à 10h40 (heure locale) le 14 juin 2019. Selon le VAAC de Washington, le panache de cendre est monté jusqu’à une dizaine de kilomètres d’altitude. En l’espace de 24 heures le 14 juin, on a enregistré 115 épisodes d’émissions de vapeur d’eau, de gaz et aussi d’un peu de cendre. Le CENAPRED a aussi enregistré trois explosions, une le 13 juin et deux autres le 14 juin. Un séisme volcano-tectonique de M 1,9 et 27 minutes de tremor a été enregistré dans la soirée du 13 juin. Un fort dégazage avait été observé au cours d’un survol du volcan le 11 juin, mais les scientifiques ont remarqué l’absence d’un nouveau dôme à l’intérieur du cratère qui présente toujours 350 mètres de diamètre.
D’autres éruptions relativement puissantes ont été observées sur le volcan le 17 juin 2019, avec des panaches de cendre qui sont monté jusqu’à environ 13 km d’altitude.
Le CENAPRED avait fait passer le niveau d’alerte à la couleur Jaune Phase 3 le 28 mars dernier, avant de le ramener à la Phase 2 le 7 mai. C’est ce dernier niveau d’alerte qui est actuellement en place sur le Popocatepetl.

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Tout est redevenu calme sur le Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) depuis la courte éruption du 11 au 13 juin 2019. Il n’y a actuellement aucun signe qu’une nouvelle éruption va commencer à court terme, bien qu’une inflation de l’édifice volcanique soit à nouveau enregistrée. Malgré la situation calme, l’Enclos Fouqué reste fermé au public.
Source: OVPF.

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Une éruption du Mont Agung (Indonésie) a été enregistrée par le réseau sismique à 13 h 38 le 13 juin 2019. Des matériaux incandescents ont été éjectés sur les flancs du volcan. Le VAAC de Darwin a indiqué que les panaches de cendres avaient atteint des altitudes de 5,5 et 9,1 km. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1-4) avec la zone d’exclusion d’un rayon de 4 km.
Source: CVGHM

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Une phase d’inflation du cratère de Minamidake sur le Sakurajima (Japon) a commencé à 11h00 le 11 juin 2019. À 14h31, une explosion a projeté des matériaux à 1,2 km du cratère et a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 2,2 km au-dessus de la lèvre du cratère. Une explosion à 13h21 le 13 juin a été suivie d’une déflation de l’édifice. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5).
Source: JMA.

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Une moyenne de 10 à 20 explosions par heure a été enregistrée sur le Fuego (Guatemala) du 15 au 18 juin 2019, avec des panaches de cendres atteignant 1,1 km au-dessus du cratère. Les explosions ont parfois généré des ondes de choc qui ont secoué les maisons des localités proches du volcan. Des matériaux incandescents ont été éjectés à une hauteur de 200 à 400 mètres et ont provoqué des avalanches dans plusieurs ravines. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent.
Source: INSIVUMEH.

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Des explosions stromboliennes sont observées au niveau du cratère Mackenney du Pacaya (Guatemala). Elles éjectent des matériaux jusqu’à 30 mètres au-dessus du bord du cratère. Une coulée de lave divisée en deux branches parcourt environ 300 mètres le long des flancs nord-ouest et ouest.
Source: INSIVUMEH.

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La couleur de l’alerte aérienne reste Orange sur les volcans du Kamchatka: Sheveluch, Karymsky; Ebeko, Klyuchevskoy.

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Le 12 juin 2019, de petites éruptions phréatiques dans le cratère du Poás (Costa Rica) ont projeté des matériaux jusqu’à une hauteur de moins de 50 mètres à raison d’un événement par heure. Le 18 juin, une éruption d’environ six minutes a généré un panache d’une hauteur qui n’a pas pu être estimée en raison des conditions météorologiques. Les habitants auraient entendu plusieurs « bruits forts » tôt le matin et auraient vu un panache éruptif s’élever au-dessus du cratère. Des reteombées de cendre ont été observées dans plusieurs localités.
Source: OVSICORI.

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Popocatepetl (Mexico) is probably the most active volcano these days.
A strong eruption occurred at 10:40 (local time) on June 14th, 2019. According to the Washington VAAC, the ash cloud rose to an estimated height of about 10 kilometres above sea level. In 24 hours on June 14th, monitoring systems registered 115 exhalations, accompanied by water vapour, gas and light amounts of ash. There were also three explosions, one on June 13th, the other two on June 14th. Additionally, a volcano-tectonic earthquake with a magnitude of M 1.9 and 27 minutes of tremor was recorded in the evening of June 13th. Intense degassing had been observed during an overflight on June 11th. However, the flight confirmed that a dome has not been formed inside the internal crater, which maintains its dimension of 350 metres.
Several other significant eruptions took place at the volcano on June 17th, 2019. The volcanic ash cloud rose up to about 13 kilometres above sea level.
CENAPRED had raised the Alert Level to Yellow, Phase Three on March 28th and lowered it back to Yellow, Phase Two on May 7th where it remains to date..
Source: CENAPRED, The Watchers.

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Everything has been quiet again at Piton de la Fournaise (Reunion Island) since the short eruption of June 11th-13th. There are currently no signs that a new eruption will start in the short term, although an inflation of the volcanic edifice s again recorded. Dspite the quiet situation, the Enclos Fouqué is still closed to the publc.
Source: OVPF.

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An eruption at Mt Agung (Indonesia) was recorded by the seismic network at 1:38 on 13 June 2019. It ejected incandescent material onto the flanks of the volcano. The Darwin VAAC stated that ash plumes rose to altitudes of 5.5 and 9.1 km. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) with the exclusion zone set at a 4 km radius.
Source: CVGHM.

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Inflation at Minamidake crater on Sakurajima (Japan) began at 5:00 on 11 June 2019. At 14:31 an explosion ejected material 1.2 km from the crater and generated an ash plume that rose 2.2 km above the crater rim. An explosion at 9:21 on 13 June was followed by some deflation. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale).
Source: Japan Meteorological Agency (JMA).

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An average of 10-20 explosions per hour was recorded at Fuego (Guatemala) during 15-18 June 2019, generating ash plumes that rose as high as 1.1 km above the crater rim. Explosions sometimes produced shock waves that rattled houses in nearby communities. Incandescent material was ejected 200-400 m high and caused avalanches of material in several drainages. Ashfall was reported in several downwind areas.
Source: INSIVUMEH.

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Strombolian explosions are observed at Pacaya’s Mackenney Crater (Guatemala). They eject material as high as 30 metres above the crater rim. A lava flow dividing into two branches travels about 300 metres down the NW and W flanks.
Source: INSIVUMEH.

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The aviation colour code remains at Orange on Kamchatka volcanoes: Sheveluch, Karymsky; Ebeko, Klyuchevskoy.

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On 12 June 2019, small phreatic eruptions at Poás (Costa Rica) ejected material less than 50 metres high at a rate of about once per hour. On 18 June, an eruption that lasted about six minutes produced a plume of unknown height due to weather conditions. Residents reportedly heard several loud noises in the early morning and observed an eruption plume rising from the crater. Ash fell in several municipalities.
Source: OVSICORI.

Vue du parcours encore fumant emprunté par la lave du 11 au 13 juin sur le flanc E du Piton de la Fournaise (Photo: C. Grandpey)

Nouvelles recherches sur l’histoire éruptive de Yellowstone // More research about Yellowstone eruptive history

La surveillance des volcans aux États-Unis est une priorité pour l’USGS qui est en train de mettre en place un système d’alerte volcanique à l’échelle du pays. Le système permettra aux scientifiques de mieux contrôler les volcans dangereux aux États-Unis en modernisant et en étendant les réseaux de surveillance existants, notamment à l’aide de sismomètres large bande, de récepteurs GPS effectuant des mesures en continu et en temps réel, et de capteurs de gaz volcaniques. De nouveaux réseaux sont également en train d’être installés sur des volcans mal surveillés jusqu’à présent, comme le Mont Baker dans l’Etat de Washington. Yellowstone fait partie de ces efforts pour améliorer la surveillance des volcans américains.
La plupart des articles de presse sur Yellowstone affirment que le volcan est en retard dans son processus éruptif et qu’une éruption majeure pourrait survenir à court terme. Le super volcan de Yellowstone a provoqué une éruption cataclysmale il y a environ 613 000 ans. Il a alors a rejeté environ 1 000 kilomètres cubes de matériaux, ce qui représente plus du double du volume du Lac Érié et 2 500 fois le volume de matériaux émis pendant l’éruption du Mont St. Helens en 1980.
Depuis la dernière super éruption, le volcan de Yellowstone a connu de nombreuses éruptions de moindre importance avec émissions de coulées de rhyolite. Les scientifiques de l’USGS essayent maintenant de mieux appréhender ces événements de moindre envergure afin de comprendre les dangers liés au système magmatique du volcan de Yellowstone.
Selon le California Volcano Observatory, le super volcan a connu au moins 28 éruptions de rhyolite au cours des 610 000 dernières années. Ce ne sont pas des éruptions mineures car elles ont donné naissance à des coulées de lave avec des volumes allant de 0,42 à 71 km3. En comparaison, le Mont St. Helens a vomi 0,25 kilomètre cube de matériaux en 1980.
Les scientifiques espèrent savoir si ces coulées de lave ont été produites lentement au fil du temps, ou si elles proviennent de courtes éruptions réparties sur un bref laps de temps. Si les éruptions sont regroupées dans le temps, la survenue d’une première éruption peut indiquer que d’autres peuvent se produire à brève échéance.
Les chercheurs ont utilisé une technique de datation basée sur la désintégration du potassium 40 radioactif en argon 40 radioactif ; elle permet de savoir à quel moment la roche s’est cristallisée et donc de calculer l’époque à laquelle elle est apparue.
En analysant les roches volcaniques de Yellowstone, les chercheurs ont découvert que les coulées de rhyolite étaient «fortement concentrées dans le temps», avec des éruptions qui se sont produites par épisodes. Au cours de l’une des phases d’activité, il y a eu sept éruptions sur une période d’environ 1 000 ans. L’équipe scientifique espère maintenant affiner ces recherches et les intégrer dans l’évaluation des risques volcaniques à Yellowstone.
Source: USGS, Newsweek.

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Monitoring volcanoes across the U.S. is a priority for the USGS, and the agency is currently in the process of establishing a National Volcano Early Warning System. The system will help scientists better monitor all dangerous volcanoes in the U.S. by modernizing and expanding its networks using broadband seismometers, real-time continuous GPS receivers and volcanic gas sensors, among other technologies. New networks are also being introduced to poorly monitored volcanoes like Mount Baker in Washington. Yellowstone is part of these efforts to better monitor U.S. volcanoes.

Most press articles about Yellowstone affirm that the volcano is overdue in its eruptive history and that a major eruption might occur in the short term. The Yellowstone supervolcano produced a huge eruption around 613,000 years ago, when it ejected about 1,000 cubic kilometres of material. This is more than double the volume of Lake Erie, and 2,500 times bigger than the 1980 eruption of Mount St. Helens.

Since that time, the Yellowstone volcano has produced many more smaller eruptions of rhyolite lava flows. USGS scientists are now working to better understand these smaller events in order to understand the hazards posed by the magmatic system at Yellowstone.

According to the California Volcano Observatory, the super volcano has produced at least 28 rhyolite eruptions over the last 610,000 years. These were not small eruptions as they produced lava flows ranging from 0.42 to 71 cubic kilometres. In comparison, Mount St. Helens produced 0.25 cubic kilometres of material.

What scientists are hoping to work out is whether these lava flows were produced slowly over time, or whether it came from short, clustered eruptions. If eruptions are clustered in time then the occurrence of one eruption may indicate that the next eruption may follow closely.

Researchers used a dating technique based on the decay of the radioactive potassium-40 to radioactive argon-40, which can tell them when the rock crystalized, allowing them to work out time of origin.

By analyzing the volcanic rocks at Yellowstone, researchers discovered that rhyolite lava flows were “highly clustered in time,” with eruptions taking place in episodes. In one phase of activity there were seven eruptions over a period of around 1,000 years. The scientific team now hopes to further refine these episodes and build this into volcanic hazard assessments for Yellowstone.

Monitoring volcanoes across the U.S. is a priority for the USGS, and the agency is currently in the process of establishing a National Volcano Early Warning System. The system will help scientists better monitor all dangerous volcanoes in the U.S. by modernizing and expanding its networks using broadband seismometers, real-time continuous GPS receivers and volcanic gas sensors, among other technologies. New networks are also being introduced to “under-monitored” volcanoes like Mount Baker in Washington.

“Improvements to volcano monitoring networks allow the USGS to detect volcanic unrest at the earliest possible stage,” Tom Murray, the USGS Volcano Science Center director, said in a statement. “This provides more time to issue forecasts and warnings of hazardous volcanic activity and gives at-risk communities more time to prepare.”

Source : USGS, Newsweek.

Coulées de lave et dépôts de rhyolite à Yellowstone (Photos: C. Grandpey)