Anak Krakatau : Une histoire de survie // Surviving Anak Krakatau

On peut lire sur le site web The Watchers un article très intéressant sur la récente éruption de l’Anak Krakatau. L’article est illustré de photos prises par James Reynolds de EarthUncutTV qui s’est rendu dans le secteur de l’Anak Krakatau le 10 janvier 2019, deux semaines après l’éruption et le tsunami dévastateur du 22 décembre 2018. Les photos montrent les profonds changements subis par le volcan.
Il y a également une vidéo en accéléré illustrant l’activité phréatomagmatique du 4 janvier 2019.
Une autre vidéo est l’interview d’un pêcheur indonésien qui se trouvait à proximité de l’Anak Krakatau lors de l’effondrement et du tsunami du 22 décembre. Son récit est poignant et met en lumière ce qui s’est passé sur le volcan ce jour-là. Il explique que l’éruption observée vers 20 heures était différente de celles qu’il avait vues auparavant et qu’elle a atteint son point culminant avant le tsunami. La foudre était présente sur le volcan. Il a pêché beaucoup de poissons ce jour-là, beaucoup plus que la normale. Cependant, à cause de la situation qui empirait, les pêcheurs ont décidé de rentrer chez eux plus tôt que prévu. Soudain, des vagues énormes sont arrivées sans prévenir. Le pêcheur a dit qu’il avait vu l’île de Sertung (à 3 km de l’Anak Krakatau) se faire submerger par les eaux. Il y a peut-être eu jusqu’à quatre vagues. Selon lui, l’une d’elle mesurait probablement 25 mètres de haut, car elle était plus grande que les arbres de l’île. Il pouvait voir clairement l’événement, car la lune éclairait le ciel ce soir-là.
Un autre pêcheur a confirmé que deux des vagues du tsunami étaient particulièrement grosses. Il a été jeté à la mer. L’eau s’est retirée et une autre vague a frappé. Il pensait qu’il allait mourir. Lui et son ami se sont rendus sur l’île de Sertung. Il est monté dans la forêt et il s’est attaché à un arbre avec une corde et y est resté toute la nuit, jusqu’au matin. Le lendemain matin, il s’est aperçu que quelques autres pêcheurs avaient survécu eux aussi. Ils sont restés sur l’île de Sertung pendant 5 jours. Ils avaient très faim et ont mangé des noix de coco pour survivre. La matinée du dernier jour, ils ont décidé d’essayer de nager jusqu’à l’île Sebesi, qui était la plus proche. Ils ont fabriqué un radeau é l’aide de débris d’arbres pour pouvoir s’y accrocher. Ils ont atteint Sebesi le lendemain matin. Seulement 3 d’entre eux ont réussi à atteindre l’île car un pêcheur est tombé et a péri en mer. Selon le premier pêcheur interrogé, il y avait 15 pêcheurs dans le secteur de l’Anak Krakatau le jour du tsunami. Sept sont rentrés chez eux, un est décédé et sept autres sont portés disparus.
Source: The Watchers.

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One can read on the website The Watchers a very interesting article about the recent eruption of Anak Krakatau. The article is illustrated with photos taken by James Reynolds of EarthUncutTV who visited Anak Krakatau on January 10th, 2019, two weeks after the recent eruptions and devastating tsunami of December 22nd, 2018.  The photos show the deep changes undergone by the volcano.

There is also a time lapse video that shows the phreatomagmatic activity on January 4th, 2019.

The other video is an interview with an Indonesian fisherman who was at Krakatau during the collapse and tsunami on December 22nd, 2018. His account is frightening, but also sheds important light on details on what happened at Anak Krakatau that day. He said the eruption of Krakatau climaxed before the tsunami, and that the eruption around 20:00 in the evening became different from what they had seen before. Lightning was produced by the volcano. He got a lot of fish this day, much more than normal. However, because of the condition, the fishermen decided to return home early. Suddenly, huge waves arrived without warning. The fisherman said he could see Sertung Island (3 km from Anak Krakatau) become engulfed in water. There may have been as many as four waves. He said one of them was probably 25 metres tall, as it was taller than the trees on the island. He could see the event clearly, as the moon was up that evening.

Another fisherman confirmed that two of the tsunami waves were particularly big. He was thrown out at sea. The water receded, and another wave hit. He thought he was going to die. He and his friend made it to Sertung Island. He went up the forest and he used a rope to tie himself to a tree, and stayed there all night until the morning. Next morning he found that few other fishermen had also survived. They stayed on Sertung Island for 5 days. They were starving, surviving on coconuts. On the last day in the morning, the four of them decided to try to swim to Sebesi Island, the closest inhabited island. They made a raft made of tree-debris so they could hold on to. They reached Sebesi the next morning. Only 3 of them made it, one got separated and perished at sea. According to the first fisherman in the interview,, there were 15 fishermen at Krakatau on the day of the tsunami. 7 have returned home, 1 died and 7 others are missing.

Source: The Watchers.

 L’Anak Krakatau vu depuis l’espace le 2 janvier 2019 (Source: Planet labs)

Anak Krakatau (Indonésie): Nouvelles fractures // New fissures

Selon l’Agence indonésienne de météorologie, climatologie et géophysique (BMKG), l’activité volcanique se poursuit sur Anak Krakatau et deux nouvelles fractures ont été observées au travers de l’île volcanique. En conséquence, les autorités craignent un autre glissement de terrain et un tsunami de grande ampleur. Le public est invité à faire preuve de vigilance dans une zone des 500 mètres de largeur le long de la côte.
Le BMKG indique que la partie actuelle du volcan susceptible de s’effondrer présente un volume d’environ 60 millions de mètres cubes, contre les 90 millions de mètres cubes qui ont glissé dans le Détroit de la Sonde le 22 décembre 2018 en déclenchant un tsunami meurtrier.
Selon le VAAC de Darwin, le 5 janvier 2019 l’Anak Krakatau a émis des panaches de cendre jusqu’à 10 km de hauteur.
Le niveau d’alerte de l’Anak Krakatau est maintenu à 3 sur une échelle de 4. Les habitants et les touristes ne doivent pas s’approcher à moins de 5 kilomètres du cratère.

Source: BMKG, The Watchers, presse indonésienne.

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According to the Indonesian Meteorology, Climatology and Geophysics Agency (BMKG), volcanic activity continues at Anak Krakatau and two new cracks have been observed across the volcanic island. As a consequence, authorities fear another large-scale landslide and tsunami could be produced. Tthe public is asked to be vigilant in the 500-metre zone along the coast.

BMKG indicates that the current part of the volcano likely to collapse has a volume of about 60 million cubic metres, compared with the 90 million cubic metres that collapsed into the Sunda Strait on December 22nd, 2018 and triggered a deadly tsunami.

According to the Darwin VAAC, on January 5th, 2019, Anak Krakatau emitted ash up to 10 km high. .

The alert level for Anak Krakatau is kept at 3 on a scale of 4. Residents and tourists should not approach within 5 kilometres of the crater.

Source: BMKG, The Watchers, Indonesian news media.

Image satellite du nouvel Anak Krakatau (Indonésie) // Satellite image of the new Anak Krakatau (Indonesia)

Jusqu’à présent, les mauvaises conditions météorologiques empêchaient les satellites survolant de Détroit de la Sonde d’observer correctement l’Anak Krakatau après l’effondrement du 22 décembre 2018 qui a déclenché un tsunami meurtrier. En ce début d’année 2019, les satellites Dove et SkySat de la plateforme d’observation Planet permettent enfin d’apprécier l’ampleur de l’effondrement du cône volcanique. Ce qui était autrefois un cratère au sommet de l’édifice s’est complètement éventré pour former une petite baie.
La société Planet en charge de d’observation de la Terre est basée à San Francisco. Elle exploite l’une des plus grandes constellations de satellites au monde. Le satellite Dove est capable d’observer des détails de 3 mètres au sol tandis que SkySat possède une résolution encore plus fine et détecte des détails de 72 centimètres.
La photo ci-dessous a été prise le 1er janvier 2019.

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Up to now, poor weather conditions  prevented satellites from getting good views of Anak Krakatau after the 22 December 2018 collapse that triggered a tsunami. Finally, Planet’s Dove and SkySat platforms allow to appreciate the extent of the volcanic cone’s collapse. What was once a crater at the summit of the edifice has been completely broken open to form a small bay.

Earth observation company Planet, which is based in San Francisco, operates one of the world’s largest satellite constellations.The Dove spacecraft can capture 3-metre details on the ground while SkySat platforms have a high-resolution capability, capturing 72-centimetre details.

The photo below was taken on New Year’s Day.

Anak Krakatau (Indonésie) : Nouvel épisode éruptif // New eruptive episode

Selon le VAAC de Darwin, l’Anak Krakatau a repris du service après plusieurs jours de calme relatif. Des panaches de cendre ont été observés en début de journée le janvier 2019, avec des hauteurs de 12 km et 15 km au-dessus du niveau de la mer.
L’éruption est visible sur un sismogramme de l’Observatoire. Elle se présente sous la forme d’un tremor continu d’une amplitude maximale de 11 mm. L’activité sismique reste relativement faible, mais a augmenté après la période calme de fin d’année 2018.
La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.

Le bilan du tsunami du 22 décembre 2018 s’élève à 437 morts, 14 059 blessés et 16 disparus.
Source: The Watchers, Darwin VAAC.

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According to the Darwin VAAC, Anak Krakatau has become active again, after several days of relative calm. Ash plumes were observed on early January 2nd, 2019 rising up to12 km and 15 km a.s.l.

The eruption was recorded on a seismogram as continuous tremor with a maximum amplitude of 11 mm. Seismic activity is still relatively low, but has increased after a calm period at the end of 2018.

The Aviation colour code remains at Orange.

The death toll of the December 22nd, 2018 tsunami now stands at 437. 14 059 people were injured and 16 are still missing.

Source : The Watchers, Darwin VAAC.

La morphologie de l’Anak Krakatau a été profondément modifiée par le dernier effondrement d’un flanc du volcan (Source: BPPT)

Anak Krakatau (Indonésie) : Une étude visionnaire ! // Anak Krakatau (Indonesia) : A visionary study !

S’agissant de la prévision des éruptions volcaniques, je dis souvent que nous ne sommes pas encore en mesure de les prévoir correctement. Certes, notre capacité à analyser le comportement d’un volcan est bien meilleure qu’il y a cent ans, mais il reste encore beaucoup à faire.
Pourtant, certains scientifiques sont plus optimistes que moi et affirment qu’ils sont capables de faire des prévisions volcaniques à long terme. Un chercheur de l’Université de l’Oregon a déclaré que ses collègues et lui-même avaient anticipé ce qui s’est passé le 22 décembre 2018. En janvier 2012, ces scientifiques ont publié les résultats de simulations numériques d’un effondrement du flanc de l’Anak Krakatau et du tsunami que le glissement de terrain avait déclenché. Ils ont mis en garde contre les effets dévastateurs pour les côtes. Dans leur étude, ils ont « simulé numériquement une déstabilisation soudaine vers le sud-ouest d’une grande partie de l’Anak Krakatau, ainsi que la formation et la propagation du tsunami qui résulterait ».
Les chercheurs rappellent à la communauté scientifique que l’Anak Krakatau a grandi rapidement depuis sa première apparition à la surface de la mer en 1928. Depuis cette époque, en moins de 100 ans, il a édifié un cône par accumulation de matériaux au cours de plusieurs éruptions, dont celle qui a commencé en mai 2018 et continue encore aujourd’hui. L’île est particulièrement sujette aux ruptures gravitationnelles car elle s’est édifiée à proximité et au-dessus d’une pente sous-marine abrupte qui représente la limite nord-est de la caldeira laissée par l’éruption cataclysmale de 1883.
En raison de cette topographie sous-marine combinée à de forts courants marins, le versant ouest de l’Anak Krakatau est devenu beaucoup plus escarpé que le côté est. L’étude explique que le volcan continue de croître de préférence vers le sud-ouest, de sorte que « les glissements de terrain le long du flanc sud-ouest ne peuvent pas être exclus. Un tel glissement de terrain serait dirigé vers le sud-ouest à l’intérieur de la caldeira de 1883 et déclencherait des vagues qui se propageraient dans le Détroit de la Sonde et menaceraient les côtes indonésiennes « .
La hauteur des vagues modélisée dans l’étude des universitaires correspond assez bien à ce qui a été observé le 22 décembre. Dans la mesure où les systèmes d’alerte aux tsunamis locaux ont été conçus uniquement en fonction des séismes terrestres, aucune alerte n’a pu être émise à l’attention des populations vivant sur la côte. En outre, l’effondrement du flanc du volcan s’est produit pendant la nuit. Le volumineux panache de cendre ainsi que les violentes explosions de vapeur résultant de l’interaction soudaine de l’eau avec le magma ont entravé la visibilité. Lorsque les vagues du tsunami sont arrivées, elles ont surpris tout le monde.
Cette étude est fort intéressante. Le problème est qu’il existe encore un grand fossé entre la modélisation et les simulations d’une part et la réalité sur le terrain d’autre part. Anticiper un processus éruptif est une chose ; convaincre les autorités de mettre en place les mesures adéquates pour y faire face est une autre chose! C’est un peu la même chose aujourd’hui avec le réchauffement climatique : les climatologues préviennent que les événements extrêmes avec vents violents et inondations vont se multiplier, mais les autorités n’ont pas encore pris les mesures qui s’imposent pour y faire face.
Le style de l’éruption de l’Anak Krakatau a radicalement changé depuis l’effondrement du flanc sud-ouest. L’éruption ne se produit plus au sommet du cône, mais au niveau de la mer ou en dessous. Cela explique les violentes explosions que l’on observe actuellement. L’eau de mer interagit avec le magma, un processus qui donne lieu à des explosions phréatomagmatiques avec projections de vapeur, de débris et de cendre, souvent de forme cypressoïde et typiques de l’activité surtseyenne.

Source : Tsunami hazard related to a flank collapse of Anak Krakatau Volcano, Sunda Strait, Indonesia (T. Giachetti, R. Paris, K. Kelfoun and B. Ontowirjo) – 2012.

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As far as the prediction of volcanic eruptions is concerned, I often say we are not yet able to predict them properly. Our ability to analyse the behaviour of a volcano is much better than a century ago, but a lot of progress needs to be made.

However, some scientists are more optimistic than me and affirm they are able to make long term volcanic predictions. A University of Oregon researcher said he and his colleagues had anticipated what happened on December 22nd, 2018. In January 2012, these scientists published the results of numerical simulations a flank collapse and associated tsunami at Anak Krakatau and warned about the devastating effects it would have on nearby coasts:
In their study, they « numerically simulated a sudden southwestwards destabilization of a large part of the Anak Krakatau Volcano, and the subsequent tsunami formation and propagation. »
They also remind the scientific community that Anak Krakatau island has been growing rapidly growing since it first breached the surface of the sea in 1928. Since then, in less than 100 years, it built an overlapping cone during several eruptions, the latest being the one that started in May 2018 and still continues. What makes the island particularly prone to gravitational flank failure is that it has been constructed close and above a steep submarine slope, the NE margin of the caldera basin left by the massive 1883 eruption.
As a consequence of this underwater topography, combined with strong sea currents, the western slope of Anak Krakatau has developed to be much steeper than the eastern side. The study explains that the volcano continues to grow preferably towards the south-west, so that « landslides along its southwestern flank cannot be excluded. Such a landslide would be directed southwestwards into the 1883 caldera and would trigger waves that would propagate into the Sunda Strait, possibly affecting the Indonesian coasts ».
The modelled wave heights in various location correspond quite well with what had been observed. Since the local tsunami warning systems in place was built only with earthquakes as trigger in mind, no warning could be given to the people on the beaches. In addition, the flank collapse occurred at night and the resulting large ash plume and violent steam explosions as result of sudden interaction of water with magma and hot rocks could not be seen by people. When the tsunami waves arrived they caught everyone by surprise.

The problem is that there is still a wide gap between modelling and simulations and on-the-field reality. Anticipating an eruption process is one thing; convincing the authorities to enforce the right measures to face it is another thing! It is like saying that today, with global warming, extreme events with high winds and floodings will be more and more frequent, but authorities have not yet really taken the measures to face such events.
The eruption style changed drastically right after the flank collapse occurred. It is no longer located at the summit of the cone, but at or below sea level. This accounts for the violent explosions which are currently observed. As seawater interacts with hot rocks and the ascending magma, the process gives birth to phreatomagmatic explosions ejecting dense jets of steam, debris and ash, with cypress-shaped ejections typical of this kind of Surtseyan activity.

Source : Tsunami hazard related to a flank collapse of Anak Krakatau Volcano, Sunda Strait, Indonesia (T. Giachetti, R. Paris, K. Kelfoun and B. Ontowirjo) – 2012.

Photos de l’éruption de l’Anak Krakatau parues dans la presse internationale

Anak Krakatau (Indonésie)

Selon le Centre indonésien de gestion des catastrophes (PVMBG), l’Anak Krakatau a perdu près d’un tiers de sa hauteur initiale qui est passée de 338 mètres à 110 mètres, après la série d’éruptions et un effondrement du volcan qui a provoqué un tsunami la semaine dernière, faisant plus de 400 morts et des milliers de blessés. Après l’effondrement du flanc du volcan, on estime que son volume est passé de 150-180 millions de mètres cubes à 40-70 millions de mètres cubes.
En conséquence, le PVMBG pense que le risque d’un nouveau tsunami est relativement faible, à moins que des failles se réactivent dans le Détroit de la Sonde. Les autorités pensent que maintenant le plus grand danger est une éruption de type surtseyen au niveau de la surface de la mer, suite au contact de l’eau de mer et de la lave. Ce type d’éruption produit beaucoup de cendre mais ne déclenche pas de tsunami. Les dernières photos publiées dans la presse confirment cette hypothèse (voir image ci-dessous). Il est probable que cette activité persistera jusqu’à ce que les matériaux issus de l’éruption se soient suffisamment accumulés pour constituer une nouvelle structure émergée. Depuis le poste d’observation de Pasauran, on se rend compte que le cône du volcan se trouve actuellement plus bas que l’île de Sertung et l’île de Panjang, qui se dressent respectivement à 182 mètres et 132 mètres au dessus du niveau de la mer.
Certains géologues américains font toutefois remarquer que le volcan est toujours instable et pourrait s’effondrer à nouveau. Ils expliquent que l’édifice volcanique est instable car il repose en bordure de la caldeira émergée de 1883, profonde de 150 à 200 mètres. À ce jour, le volume et la forme exacts du glissement de terrain de la semaine dernière sont inconnus, ce qui ne permet pas de modéliser avec précision les glissements de terrain et les tsunamis associés. Ces mêmes scientifiques pensent que l’aléa tsunami lié à l’activité volcanique n’a pas disparu. Le volcan doit être surveillé en permanence et les observations effectuées sur le volcan doivent aller de pair avec un système d’alerte aux tsunamis.
Le niveau d’alerte pour Anak Krakatau est maintenu à 3.
Source: The Jakarta Post.

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According to the Volcanology and Geological Disaster Mitigation Center (PVMBG), Anak Krakatau has shrunk to almost a third its original height, from 338 meters to 110 metres, after the series of eruptions and a collapse that triggered a tsunami last week, killing more than 400 people and injuring thousands. Following last week’s collapse, it is estimated that the volcano has reduced to between 40 million and 70 million cubic metres in size from a mass of about 150 million to 180 million cubic metres.

As a consequence, PVMBG thinks that the potential for another tsunami is relatively small, unless there is a reactivation of faults or fault structure in the Sunda Strait. Authorities think the greatest potential danger from Anak Krakatau is a Surtseyan eruption, which takes place on the surface of the sea, with the contact between sea water and lava. This kind of eruption produces a lot of ash but cannot trigger a tsunami. The latest photos released in the press confirm this hypothesis (see image below). It is likely that this activity will persist until the lava accumulated enough to build another emerged platform. Based on the view from the Pasauran Volcano Observation Post, the cone of the volcano is currently situated lower than Sertung Island and Panjang Island, which are 182 metres and 132 metres above sea level, respectively.

However, some American geologists think that the volcano is still unstable and might collapse again. They say that the cone of the volcano is particularly unstable because it was built on the rim of the emerged 1883 caldera, 150 to 200 metres deep. To date, the exact volume and shape of last week’s landslide is still unknown, preventing accurate modelling of landslides and related tsunamis. These scientists believe that the tsunami hazard related to volcanic activity has not passed; the volcano should be watched almost permanently, and observations at the volcano should be linked to a tsunami alert system.

The alert level for Anak Krakatau is kept at 3.

Source: The Jakarta Post.

Les images satellitaires montrent que l’effondrement du 22 décembre a considérablement réduit la taille de l’Anak Krakatau

Les cypressoïdes confirment la présence d’une activité de type surtseyen, nom donné par référence à la naissance de l’île Surtsey au sud de l’Islande en 1963.

Nouvelles du Mt Agung et du Krakatau (Indonésie), du Sierra Negra (Galapagos / Equateur)

L’éruption du Mont Agung continue. Les émissions de SO2 atteignaient en moyenne 1400-1500 tonnes par jour au début du mois de juillet 2018. Les données satellitaires acquises le 4 juillet indiquent que l’émission de lave continu dans le cratère, avec une extrusion de 4 à 5 millions de mètres cubes la semaine dernière. De temps en temps, des panaches de cendre accompagnent les événements stromboliens ; ils s’élèvent jusqu’à 2-2,8 km au-dessus de la lèvre du cratère.
4 415 personnes restent évacuées et sont hébergées dans 54 centres. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et la zone d’exclusion est maintenue à un rayon de 4 km.
Source: VSI.

Selon des rapports des agences de voyages françaises, l’activité a récemment augmenté sur Anak Krakatau. Les événements explosifs accompagnés de panaches de cendre peuvent durer plusieurs dizaines de secondes. Le 5 juillet, ces panaches montaient jusqu’à 300 à 500 mètres au-dessus du cratère.
Le niveau d’alerte est maintenu à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Il est demandé aux touristes de ne pas s’approcher à moins de 1 km du cratère. Plusieurs récits de touristes indiquent que les explosions de matériaux incandescents peuvent être vues et entendues depuis Carita, un petit port à l’extrémité occidentale de l’île de Java.

L’Instituto Geosisico de l’Equateur signale qu’une nouvelle intrusion magmatique sur le volcan Sierra Negra a été annoncée par un séisme de magnitude M 5.2 le 4 juillet, suivi de 68 événements d’une magnitude entre M 1.1 et 3.9. Un épisode de tremor volcanique a commencé à être enregistré à 17h00 le 7 juillet par une station sur le bord NE de la caldeira. Dans le même temps, les données satellitaires ont montré une augmentation de l’intensité de l’anomalie thermique sur le flanc nord-ouest. Le personnel du Parc National des Galapagos a confirmé une forte incandescence dans une zone proche de la plage. Le tremor a continué à être enregistré le 8 juillet, mais avec une amplitude qui diminuait progressivement.
L’éruption actuelle du Sierra Negra a commencé le 26 juin et, selon des articles de presse, a provoqué des restrictions d’accès pour les touristes et l’évacuation de 50 habitants.
Source: Instituto Geofisico, The Watchers.

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The eruption at Mt Agung continues. SO2 emissions reached an average of 1,400-1,500 tons per day in early July 2018. Satellite data acquired on July 4th indicated continuing lava effusion in the crater, with 4-5 million cubic metres produced in the past week. Occasional ash plumes accompanying strombolian events rise up to 2-2.8 km above the crater rim.

4,415 evacuees are housed in 54 evacuation centres. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the exclusion zone is stable at a 4-km radius.

Source : VSI.

 

According to reports from French travel agencies, activity has recently increased at Anak Krakatau. Ash-producing events may last several tens of seconds. Ash plumes on July 5th rose 300-500 metres above the crater rim.

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4); residents and visitors are warned not to approach the volcano within 1 km of the crater. Several tourist reports say that the explosions of incandescent material can be seen and heard from Carita, a small port at the western end of the island of Java.

 

Ecuador’s Instituto Geosisico reports that a new magmatic intrusion at Sierra Negra was heralded by a M 5.2 earthquake recorded on July4th and followed by 68 events between M 1.1 and 3.9. Seismic tremor began to be recorded at 17 :00 on July 7th by a station on the NE edge of the caldera. At the same time satellite data showed an increase in the intensity of the thermal anomaly on NW flank. Staff of the Galapagos National Park confirmed strong incandescence in an area near the beach. Tremor continued to be registered on July 8th, though the amplitude gradually decreased.

The current eruption at Sierra Negra began on June 26th and, according to news articles, prompted tourist restrictions and the evacuation of 50 residents.

Source: Instituto Geofisico, The Watchers.

Belle activité éruptive du Krakatau (Photos: C. Grandpey)