La Soufrière de St Vincent: fort risque de lahars // St Vincent’s La Soufriere: high lahar hazard

L’UWI indique qu’en ce moment l’activité sismique ne montre pas de changements significatifs sur La Soufrière de Saint-Vincent. De petits séismes longue période et hybrides continuent d’être enregistrés.

La station sismique de Bamboo Range a enregistré un signal de lahar à 4 heures du matin le 20 avril 2021. L’événement a duré une trentaine de minutes et la coulée de boue a probablement dévalé une vallée sur le versant sud-est du volcan.

Les volcanologues de l’UWI expliquent que les lahars pourraient être un autre danger lié au volcan à l’approche de la saison des pluies. La dernière coulée de boue n’est qu’un avant-goût de ce qui pourrait se produire dans les semaines à venir. Une grande partie de la cendre vomie par La Soufrière est retombée sur l’île de Saint-Vincent, en particulier sur la partie nord, la plus proche du volcan.

Les volcanologues expliquent qu’un lahar est une puissante coulée de boue charriant une grande quantité de matériaux pyroclastiques, de débris rocheux et d’eau. Ces coulées de boue prennent leur source sur le volcan et se déplacent généralement le long des vallées et des ravines tracées par les cours d’eau. Elles sont particulièrement destructrices. Elles se déplacent à des dizaines de mètres par seconde et détruisent toutes les structures sur leur chemin. Les scientifiques expliquent qu’il y a d’épais dépôts de cendre au sommet du volcan et à l’approche de la saison des pluies, les coulées de boue ont tendance à devenir de plus en plus fréquentes. Selon eux, il y aura des inondations dans les zones inférieures du volcan, ce qui causera des dégâts aux maisons et probablement aux ponts. Les gens doivent garder à l’esprit que n’importe quelle vallée ou ravine sur les flancs du volcan peut être concernée par les lahars. Les coulées de boue affecteront probablement en priorité la partie nord de l’île, là où la couche de cendre est la plus épaisse, mais elles peuvent également avoir un impact sur les localités au sud car elle sont également reçu beaucoup de cendre elles aussi. En particulier, les personnes qui se trouvent dans des zones où la route traverse une rivière doivent être particulièrement vigilantes.

L’observatoire volcanologique de Belmont indique que des lahars se sont produits entre 9h00 et 10h00 dans des ravines des zones Rouge et Orange de La Soufrière le 27 avril 2021. De nouvelles pluies sont prévues dans les prochains jours.

Source: Université des Antilles (UWI).

Confirmant ces lignes, les médias locaux indiquent que de fortes pluies se sont abattues sur l’île de Saint-Vincent-et-les Grenadines le 29 mai, provoquant des inondations et des coulées de boue qui ont endommagé certaines maisons et d’autres zones déjà victimes de fortes retombées de cendres. Les autorités indiquent qu’il n’y a pas eu de morts ou de blessés, mais que l’île a reçu de très fortes précipitations pendant plusieurs heures, avec des cumuls atteignant 7,5 à 12,5 centimètres.

Il est fait état de toits effondrés et de certaines structures détruites par des glissements de terrain, ainsi que d’inondations dans les zones rurales. Des ponts ont également été endommagés.

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UWI indicates that current seismic activity does not show significant changes on St Vincent’s La Soufriere. Small long-period and hybrid earthquakes continue to be recorded.

The seismic station at Bamboo Range recorded the signal from a lahar at 4 am on April 20th, 2021. The event lasted about 30 minutes and may have travelled along a valley on the southeastern side of the volcano.

 UWI volcanologists warn that lahars could be another volcano-related hazard as rainy season approaches. The latest mudflow is just an example of what could happen in the coming weeks.

Much of the ash spewed by La Soufriere has fallen across St. Vincent, especially on communities in the north, closest to the volcano.

Local volcanologists explain that a lahar is a violent type of mudflow or debris flow composed of a slurry of pyroclastic material, rocky debris and water. The material flows down from a volcano, typically along a river valley, and is extremely destructive, flowing tens of metres per second and tend to destroy any structures in their path.

The scientists explain that there is a lot of deposit at the summit of the volcano and as the rainy season approaches, these mudflows tend to become more pronounced. There will be flooding of lower areas, which will damage houses and probably bridges. People should bear in mind that any of the river valleys on the volcano could be impacted by lahars.

Lahars will definitely affect river valleys in the northern part of the island where the ash layer is the thickest, but they may also impact communities to the south which also received a lot of ash. In particular, people who are in areas or where the road crosses the river must be especially vigilant.

According to the Belmont Volcano Observatory, there were lahar flows within the river system in the Red and Orange Volcano Hazard Zones from 09:00 to 10:00 on April 27th, 2021. More rain is expected in the next days.

Source: University of the West Indies (UWI).

Confirming these lines, the local news media indicate that heavy rains poured down on the island of St. Vincent and the Grenadines on May 29th, causing flooding and mudslides that damaged some homes and further battered areas already burdened by heavy ashfall. Authorities say there are no reports of deaths or injuries as the island received very heavy rains for hours, with some areas receiving from 7.5 centimetres to 12.5 centimetres of rain.

There were reports of caved-in roofs and some structures wrecked by landslides and flooding in rural areas, and authorities said bridges also sustained damage.

Dépôts de lahars à la Martinique (Photo : C. Grandpey)

Quelques informations supplémentaires sur l’éruption islandaise // A few more details about the Icelandic eruption

Dans sa dernière mise à jour du 21 avril 2021, le Met Office islandais (IMO) explique que l’éruption de Fagradalsfjall dure depuis plus d’un mois maintenant et qu’il est impossible de dire pendant combien de temps elle se prolongera.

De nouvelles bouches se sont ouvertes depuis le début de l’éruption. Ces derniers jours, l’activité volcanique a cessé dans le double cratère le plus au nord. Selon un scientifique islandais, on ne sait pas ce que cela signifie pour la suite de l’éruption. En effet, l’éruption a constamment changé depuis le début. Même s’il n’y a plus de lave en train de s’écouler de ce premier cratère dans la Geldingadalur, il n’est pas certain que le cratère soit définitivement inactif. On ne peut pas affirmer, non plus, que c’est le signe que l’éruption est en train de décliner. Les dernières données montrent au contraire que le débit éruptif a légèrement augmenté ces derniers jours si l’on se réfère aux informations satellitaires

Les satellites donnent également des indications sur l’énergie émise par l’éruption. Ils détectent la chaleur rayonnée par la surface de la Terre. Ces mesures apparaissent, par exemple, sur le site du projet MIROVA (Middle InfraRed Observation of Volcanic Activity).

L’Institut des Sciences de la Terre indique que le débit éruptif moyen pendant les 30 premiers jours de l’éruption était de 5,6 m3 / s. Comparé à la plupart des autres éruptions islandaises, le débit est faible et relativement stable. Les dernières mesures montrent qu’il y a eu une certaine augmentation du débit éruptif au cours des dernières semaines. Le débit moyen pour les 17 premiers jours de l’éruption était de 4,5 à 5 m3 / s. Pour les 13 derniers jours, il est proche de 7 m3 / s.

Une comparaison avec d’autres éruptions montre que malgré l’augmentation, le débit ne représente qu’environ la moitié de celui des 10 premiers jours de l’éruption à Fimmvörðuháls en 2010, qui était une petite éruption. Une comparaison avec l’éruption dans l’Holuhraun montre que le débit actuel est de 6 à 7% du débit observé pendant les six mois de l’éruption de 2014. L’exemple historique le plus proche serait la phase effusive de l’éruption de Surtsey, qui a commencé en avril 1964 et s’est poursuivie jusqu’en juin 1967.

Source: IMO.

L’une des webcams qui offrent de superbes vues sur l’éruption risque d’être encerclée par la lave et fait face à un avenir incertain.

L’éruption est toujours très populaire. Plus de 55 000 visites ont été enregistrées sur le site de l’éruption. On a même noté la présence d’un renard arctique!

Source: Iceland Review.

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In its latest update of April 21st, 2021, the Icelandic Met Office (IMO) explains that while the Fagradalsfjall eruption has been going on for over a month, it is impossible to guess how long it will last.

New fissure openings have formed several times since the eruption began and, in recent days, volcanic activity at the northernmost crater has ceased. According to an Icelandic scientist, it is not clear what this means for the progress of the eruption. Indeed, the eruption has changed constantly since the beginning. At the moment, there is no magma flowing from the first crater that opened outside Geldingadalir. However,it is uncertain if the crater is completely asleep and it is not possible to affirm that these are the first signs that the eruption is subsiding. On the contrary, the latest data shows that the lava flow has not decreased. It has even increased slightly in recent days, referring to satellite information

Satellites can also be used to assess the power of the eruption. Satellites detect the heat radiated from the Earth’s surface. Such measurements can be seen, for example, on the website of the MIROVA project (Middle InfraRed Observation of Volcanic Activity).

The Institute of Earth Sciences states that the average lava flow for the first 30 days of the eruption was 5.6 m3/s. Compared to most other Icelandic eruptions, the flow is remarkably low and relatively stable. The latest measurements on the lava show that there has been some increase in the last 1-2 weeks. The average flow for the first 17 days was 4.5-5 m3 / s, but for the last 13 days it is close to 7 m3 / s.

A comparison with other eruptions shows that despite the increase, the flow is now only about half of what occurred on average during the first 10 days at Fimmvörðuháls in 2010, which was a small eruption. A comparison with Holuhraun shows that the current flow is 6-7% of the average lava flow during the six months that the eruption lasted. In terms of lava flow, the closest historical example would be the effusive phase of the Surtsey eruption, which began in April 1964 and continued until the end of the eruption in June 1967.

Source : IMO.

One of the webcams that offer great views of the eruption is in danger of being surrounded by lava on all sides an faces an uncertain future.

The eruption is still very popular. Over 55,000 trips have been taken to the eruption site by hikers. It was even visited by an arctic fox!

Source: Iceland Review.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) continue. Le tremor montre des valeurs stables, avec toutefois une certaine baisse au cours des dernières 48 heures. Les très mauvaises conditions météo ne permettent pas de faire de bonnes observations sur le terrain. La mort des deux jeunes randonneurs va probablement mettre un terme, au moins pendant un certain temps, aux très belles images de l’éruption. Les données satellitaires confirment que le front de coulée est figé dans les Grandes Pentes, en amont du Cratère Bonnet. Le champ de lave s’étend latéralement. La coulée atteint une longueur de 3,5 km.

Source : OVPF.

Photo : C. Grandpey

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Un article paru le 21 avril 2021 dans le journal La Sicilia nous apprend que le Stromboli (Sicile) continue de donner un spectacle avec de fréquentes explosions projetant des matériaux incandescents. Malheureusement, les restrictions de déplacement liées à la pandémie de Covid-19 ne permettent pas aux touristes de profiter du spectacle depuis 400 m d’altitude, le point d’observation le plus haut autorisé actuellement.

Les guides de Stromboli ont toutefois pu atteindre le sommet du volcan pour accompagner des équipes de équipes de télévision. L’activité éruptive est qualifiée de moyenne à élevée par l’INGV. Elle se concentre essentiellement dans la zone cratèrique centre-sud où les guides ont repéré trois points d’émission, avec des gerbes qui montent à environ 250 m de hauteur.

Il convient de rappeler que des explosions de forte intensité sont susceptibles de se produire à tout moment, ce qui justifie les restrictions d’accès pour le public en général .

Source : La Sicilia.

Source: INGV

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Même si une explosion ponctuelle n’est pas exclue, il semble bien que l’éruption de La Soufrière de St Vincent soit en train de marquer le pas. Aucun événement significatif n’a été observé depuis l’explosion du 22 avril. La sismicité de présente que quelques événements longue période, hybrides ou volcano-tectoniques. Aucun épisode de tremor n’est enregistré. Les images  montrent la possible formation ou croissance d’un dôme ou d’une aiguille de lave (comme sur la Montagne Pelée en 1902), mais cette dernière hypothèse n’a pas été confirmée lors d’un survol du volcan le 26 avril. Le plancher du cratère émettait seulement des panaches de gaz et de vapeur. Le cratère semble rempli à ras bord de tephra, ce qui pourrait favoriser le déclenchement de coulées pyroclastiques. L’UWI prévient que de nouvelles séquences explosives peuvent se produire sans prévenir.

L’heure est maintenant au bilan. La situation est catastrophique à St Vincent, tant sur le plan économique qu’humain, avec des difficultés de disponibilité et d’accessibilité de la nourriture. Comme je l’indiquais précédemment, les pertes agricoles sont estimées à plus de 150 millions de dollars. Le Ministre de l’Agriculture a déclaré : «Nous sommes confrontés à une catastrophe dans l’agriculture, la pêche, les infrastructures routières et dans d’autres domaines.» Les autorités locales comptent sur l’aide internationale et celle des autres îles de la Caraïbe.

Source : Médias d’information locaux.

Source: UWI

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Après plusieurs semaines de calme, il semble que l’Etna (Sicile) ait envie de rappeler que c’est un volcan actif. Ces derniers jours, on a observé une hausse du tremor et la webcam L.A.V.E. montrait de l’incandescence au sommet du Cratère SE. On pouvait voir le 27 avril au soir une belle activité strombolienne sur l’une des webcams en streaming. Affaire à suivre

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Alors que l’éruption fissurale se poursuit sur la péninsule de Reykjanes (Islande), deux séismes ont été ressentis par les habitants de Reykjavik le 24 avril 2021 sur le coup de midi. D’une magnitude de M 3,0 et M 3,1, les épicentres se trouvaient à l’extrémité SO du lac Kleifarvatn. Le Met Office islandais indique qu’ils ne sont pas en mettre en relation avec l’éruption. Au vu des images fournies par les webcams, cette dernière semble moins spectaculaire qu’à ses débuts. Le double cône au nord de la fracture éruptive a cessé toute activité. En revanche, la bouche la plus au sud projette maintenant des lambeaux de lave à une cinquantaine de mètres de hauteur, au lieu d’une quinzaine de mètres auparavant. Le débit éruptif global est relativement constant à environ 6 mètres cubes par seconde. On estime qu’environ 18 millions de mètres cube de lave ont été émis depuis le 19 mars. Le 22 avril, le champ de lave présentait une superficie de plus d’un kilomètre carré avec une épaisseur moyenne de 16 mètres, mais pouvant atteindre une cinquantaine de mètres par endroit. Les dernières analyses confirment que le magma vient directement du manteau, ce qui pousse certains scientifiques à dire que l’éruption pourrait encore durer plusieurs mois, voire plusieurs années, mais on a vu ces derniers mois qu’il fallait se montrer prudent avec les prévisions sur la péninsule de Reykjanes.

A noter que les Islandais voudraient profiter de cette longue éruption pour essayer de contrôler, voire de détourner la trajectoire d’une coulée, un peu comme ils l’ont fait à Heimaey en 1973. Un tel projet pourrait s’avérer utile si un jour une coulée de lave venait à menacer une zone habitée. Une telle initiative présente toutefois un aspect juridique car détourner le cours de la lave signifie protéger une zone, mais détruire une autre qui aurait été épargnée.

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Dans un mail reçu le 22 avril, l’Alaska Volcano Observatory (AVO) indiquait que l’activité éruptive était en hausse sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Les images satellites montraient un panache de cendre qui s’étirait sur environ 80 km en direction du sud. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance.

Source : AVO.

Source : AVO

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continues. The tremor shows stable values, but has somewhat decreased during the past 48 hours. The poor weather conditions do not allow good observations on the ground. The deaths of the two young hikers are likely to put an end, at least for a while, to the nice photos of the eruption. Satellite data confirms that the lava flow front has stopped in the Grandes Pentes, upslope from Cratère Bonnet. The lava field extends laterally. The lava flow is 3.5 km long.

Source: OVPF.

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An article published on April 21st, 2021 in the newspaper La Sicilia informs us that Stromboli (Sicily) continues to give a show with frequent explosions projecting incandescent materials. Unfortunately, travel restrictions linked to the Covid-19 pandemic do not allow tourists to enjoy the show from 400m above sea level, the highest vantage point currently allowed. Stromboli guides were however able to reach the summit of the volcano to accompany teams of television crews. The eruptive activity is rated medium to high by INGV. It is mainly concentrated in the south-central crater area where guides have spotted three emission points, with projections rising up to about 250 m in height. It should be remembered that high intensity explosions may occur at any time, which justifies the access restrictions for the general public.

Source: La Sicilia.

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Even if an occasional explosion cannot be excluded, it seems that the eruption of St Vincent’s La Soufrière is slowing down. No significant event has been observed since the explosion on April 22nd. Seismicity presents only a few long-period, hybrid or volcano-tectonic events. No episode of tremor is recorded. The images show the possible formation or growth of a lava dome or spine (as on Mount Pelee in 1902), but the latter hypothesis was not confirmed during a flight over the volcano on April 26th. The crater floor emitted only plumes of gas and steam. The crater appears to be filled to the brim with tephra, which could favour the triggering of pyroclastic flows. UWI warns that new explosive sequences can occur without warning.

Now is the time to take stock. The situation is disastrous in St Vincent, both economically and humanly, with difficulties in the availability and accessibility of food. As I mentioned earlier, agricultural losses are estimated at over $ 150 million. The Minister of Agriculture said, « We are facing a disaster in agriculture, fisheries, road infrastructure and other areas. » Local authorities are counting on international aid and that of other Caribbean islands.

Source: Local news media.

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After several weeks of calm, it seems that Mt Etna (Sicily) wants to recall that it is an active volcano. In recent days, one could observe an increase in the tremor and the L.A.V.E. webcam showed glow at the SE Crater. On the evening of April 27th, one could see a nice strombolian activity on one of the streaming webcams.

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While the fissure eruption continues on the Reykjanes peninsula (Iceland), two earthquakes were felt by residents of Reykjavik on April 24th, 2021 around midday. Measuring M 3.0 and M 3.1, the epicenters were located at the SW end of Kleifarvatn. The Icelandic Met Office says they are not in connection with the eruption. In view of the images provided by the webcams, the latter looks less spectacular than in its early days. The double cone north of the eruptive fracture has ceased all activity. In contrast, the southernmost vent now throws shreds of lava about fifty metres high, instead of fifteen metres previously. The overall eruptive flow is relatively constant at around 6 cubic metres per second. It is estimated that around 18 million cubic metres of lava have been emitted since March 19th. On April 22nd, the lava field had an area of ​​more than a square kilometre with an average thickness of 16 metres, but reaching about 50 metres in places. The latest analyses confirm that magma comes directly from the mantle, which leads some scientists to say that the eruption could still last several months, even several years, but we have seen in recent months that one should be careful with the predictions on the Reykjanes peninsula.

Icelanders would like to take advantage of this long eruption to try to control, or even divert a lava flow, a bit like they did in Heimaey in 1973. Such a project could prove useful if one day a lava flow threatened a populated area. However, such an initiative has a legal aspect because diverting the course of the lava means protecting an area, but destroying another that would otherwise have been spared.

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In an email received on April 22nd, 2021, the Alaska Volcano Observatory (AVO) indicated that eruptive activity was increasing at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska). Satellite images showed an ash plume stretching about 80 km in a southerly direction. The aviation colour code was raised to Orange and the volcanic alert level to Watch.

Source: AVO.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Viscosité du magma et prévision éruptive // Magma viscosity and eruptive prediction

Suite à l’éruption du Kilauea (Hawaii) en 2018, une nouvelle étude explique que la mesure précoce de la viscosité du magma pourrait aider à prévoir certaines éruptions volcaniques

L’éruption du Kilauea de 2018 a fourni aux scientifiques une occasion unique d’identifier de nouveaux facteurs permettant de prévoir le comportement du magma et les risques des futures éruptions ainsi que les dangers associés.

Une équipe de chercheurs de l’Université d’Hawaï a identifié un indicateur de viscosité du magma susceptible d’être mesuré avant une éruption. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Nature.

Les auteurs de l’étude expliquent que les propriétés du magma à l’intérieur d’un volcan affectent le déroulement d’une éruption. En particulier, sa viscosité est un facteur majeur qui influence le degré de dangerosité d’une éruption pour les localités à proximité. Il est bien connu que les magmas très visqueux déclenchent des explosions plus puissantes car les gaz peuvent difficilement s’échapper, ce qui entraîne une accumulation de la pression à l’intérieur du système d’alimentation du volcan. De plus, l’extrusion d’un magma plus visqueux donne naissance à des coulées de lave plus lentes. A Hawaï, le magma sort à des températures très élevées, ce qui explique sa grande fluidité et que les coulées de lave parcourent parfois de très longues distances.

Les chercheurs ont remarqué que la viscosité du magma n’est généralement évaluée qu’après une éruption, pas avant. C’est pourquoi ils ont essayé d’identifier les premiers indices de viscosité du magma. L’événement de 2018 a débuté avec une première phase d’activité dans la Lower East Rift Zone du Kilauea. La première des 24 fractures éruptives s’est ouverte début mai et l’éruption s’est poursuivie pendant trois mois. Cette situation a permis aux scientifiques d’obtenir une foule d’informations. En particulier, ils ont obtenu de nombreuses données sur le comportement du magma à haute et basse viscosité, ainsi que sur les contraintes pré-éruptives qui se sont exercées dans le substrat rocheux sous le Kilauea.

On sait que l’activité tectonique et volcanique provoque la formation de failles dans la roche qui constitue la croûte terrestre. Lorsque les contraintes géologiques agissent sur ces failles, les géologues peuvent mesurer leur orientation 3D et leur mouvement en analysant la sismicité. En étudiant ce qui s’est passé dans Lower East Rift Zone du Kilauea en 2018, ils ont pu déterminer que la direction des mouvements des failles dans cette zone avant et pendant l’éruption pouvait être utilisée pour estimer la viscosité du magma pendant les périodes précédant l’activité volcanique. Les chercheurs ont ainsi pu montrer qu’avec une surveillance digne de ce nom, ils peuvent établir une relation entre la pression et les contraintes dans le système d’alimentation d’un volcan et le mouvement en profondeur d’un magma plus visqueux. Ils pensent que de telles analyses permettront de mieux anticiper le comportement éruptif de volcans comme le Kilauea et de prendre des mesures adaptées à la situation.

Source: West Hawaii Today.

[Remarque personnelle: S’agissant du Kilauea, le processus éruptif est assez bien connu et ne réserve guère de surprises. Comme le volcan se trouve sur un point chaud et est alimenté par du magma à très haute température en provenance du manteau terrestre, la lave est en général très fluide avec des coulées de lave qui parcourent de longues distances et peuvent être destructrices, comme on l’a vu lors de l’éruption de 2018. Sur d’autres volcans du monde qui ont des magmas plus différenciés, une telle étude pourrait présenter un intérêt certain pour anticiper le comportement éruptif.

Vous pourrez également lire le résumé de l’étude que j’ai effectuée sur le processus de refroidissement de la lave sur le Kilauea:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/processus-de-refroidissement-de-la-lave-sur-le-kilauea-hawaii/]

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In the wake of Kilauea’s 2018 eruption in Hawaii, a new study explains that measuring magma viscosity early could forecast volcanic eruptions The 2018 Kilauea eruption provided scientists with a unique opportunity to identify new factors to help forecast the behaviour and associated hazards of future eruptions.

A team of researchers from the University of Hawaii identified an indicator of magma viscosity that can be measured before an eruption. Their findings were published in the journal Nature.

The authors of the study explain that the properties of the magma inside a volcano affect how an eruption will play out. In particular, its viscosity is a major factor in influencing how hazardous an eruption could be for nearby communities. It is well known that very viscous magmas are linked with more powerful explosions because they can block gas from escaping through vents, allowing pressure to build up inside the volcano’s plumbing system. Moreover, the extrusion of more viscous magma results in slower-moving lava flows. In Hawaii, magma comes out at very high temperatures, which accounts for its high fluidity and for lava flows travelling sometimes very long distances.

The researchers have noticed that magma viscosity is usually only quantified well after an eruption, not in advance. So, they have tried to identify early indications of magma viscosity that could help forecast a volcano’s eruption style.

The 2018 event included the first eruptive activity in Kilauea’s Lower East Rift Zone since 1960. The first of 24 fissures opened in early May, and the eruption continued for three months. This situation provided the scientists with unprecedented access to information. In particular, the event provided a wealth of simultaneous data about the behaviour of both high- and low-viscosity magma, as well as about the pre-eruption stresses in the solid rock underlying Kilauea.

It is known that tectonic and volcanic activity cause faults to form in the rock that makes up Earth’s crust. When geologic stresses cause these faults to move against each other, geoscientists measure the 3D orientation and movement of the faults using seismic instruments. By studying what happened in Kilauea’s Lower East Rift Zone in 2018, they determined that the direction of the fault movements in the lower East Rift Zone before and during the volcanic eruption could be used to estimate the viscosity of rising magma during periods of precursory unrest. The researchers were able to show that with robust monitoring that they can relate pressure and stress in a volcano’s plumbing system to the underground movement of more viscous magma. They think this will enable monitoring experts to better anticipate the eruption behaviour of volcanoes like Kilauea and to tailor response strategies in advance.

Source: West Hawaii Today.

[Personal note: As far as Kilauea is concerned, the eruptive process is fairly well known. As the volcano lies on a hotspot with magma coming at very high temperature from the Earth’s mantle, the lava is very fluid with long distance lava flows that can de destructive, as could be seen during the 2018 eruption. On other volcanoes in the world which have more differentiated magmas, a similar study could prove useful to predict the behaviour of the eruptions.

You can also read  the abstract of the study I made about the lava cooling process on Kilauea volcano: https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/processus-de-refroidissement-de-la-lave-sur-le-kilauea-hawaii/]

Eruption 2018 du Kilauea (Fissure 8) [Crédit photo : HVO]

Photo : C. Grandpey