La Terre reste beaucoup trop chaude // Earth remains far too hot

Concentrations de CO2 : 429,80 ppm (09 juillet 2026) – 428 ppm en juillet 2025            

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Selon le programme Copernicus, le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe occidentale et le deuxième plus chaud à l’échelle mondiale. Ces températures très élevées ont été favorisées par des températures de surface de la mer (TSM) atteignant des niveaux records pour ce mois.

L’Europe a connu une chaleur extrême, tant sur terre qu’en mer ; une grande partie de l’Europe occidentale a subi une vague de chaleur record, tandis que des vagues de chaleur marines ont touché l’ouest de la Méditerranée et les côtes atlantiques. À l’échelle mondiale, la moyenne mensuelle des TSM pour les océans hors zones polaires (entre 60°S et 60°N) a atteint un niveau record pour un mois de juin, dépassant de 0,01 °C le précédent record établi en juin 2024, en partie sous l’effet de conditions El Niño marquées dans le Pacifique équatorial.

La vague de chaleur qui a frappé une grande partie de l’Europe durant la seconde moitié du mois de juin est survenue quelques semaines seulement après un épisode de chaleur particulièrement intense en mai, alors qu’une nouvelle vague de chaleur s’amorçait début juillet.

Cet épisode de juin a battu des records de température, tant mensuels qu’absolus, dans plusieurs pays européens et a eu de graves conséquences sanitaires, notamment des décès liés à la chaleur.

L’Europe a également connu une sécheresse généralisée qui, conjuguée à la chaleur extrême, a favorisé les feux de forêt, en particulier dans la péninsule Ibérique et dans le sud de la France.

 Anomalie thermique pour l’Europe en juin 2026

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According to the Copernicus programme,June 2026 was the hottest June recorded for western Europe and the second warmest globally. The very high temperatures were driven by the highest sea surface temperatures (SSTs) on record for the month.

The month saw Europe hit by extreme heat over land and sea, with much of western Europe experiencing a record-breaking heatwave and marine heatwaves across the western Mediterranean and along the Atlantic coasts. Globally, the monthly average SST for the extra-polar ocean (60°S–60°N) was the highest for June, exceeding the previous record set in June 2024 by 0.01ºC, partly reflecting the development of strong El Niño conditions in the equatorial Pacific.

The heatwave that hit much of Europe during the second half of June came only a few weeks after a particularly intense heatwave in May, with another heatwave emerging in early July.

The June heatwave broke monthly and all-time temperature records across several European countries and contributed to severe health impacts, including heat-related deaths.

Europe also saw widespread dryness that, together with extreme heat, contributed to wildfire activity, particularly in the Iberian Peninsula and southern France.

Vers un Super El Niño ! // Toward a Super El Niño !

Concentrations de CO2 : 429,82 ppm (06 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Ce n’est pas une surprise. Météo France nous apprend que juin 2026 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré (+3,8 °C par rapport à la normale 1991-2020). La France a connu du 17 au 30 juin 2026 une canicule précoce, durable et très intense, et de fortes chaleurs persistent localement sur le Sud-Est depuis début juillet. Par rapport à août 2003 qui servait de référence jusqu’à présent, cette vague de chaleur a été plus intense mais d’une durée inférieure (14 jours par rapport à 16 jours en 2003). Le déficit de précipitations a atteint près de 50 % sur l’ensemble du mois. La sécheresse est généralisée à l’ensemble du territoire français, aggravant le risque de feux de végétation et de forêt.

La vague de chaleur du mois de juin 2026 a fait suite à une autre, extrêmement précoce, au mois de mai. Après deux canicules, les climatologues surveillent un réchauffement exceptionnel du Pacifique. Un El Niño très fort – baptisé « super El Niño » par la NOAA aux États Unis – pourrait arriver d’ici l’hiver, avec des effets en cascade sur la chaleur mondiale, les pluies, les récoltes et les prix.

Selon le Climate Prediction Center de la NOAA, le risque d’un El Niño « très fort » atteint désormais 63 % pour la période novembre 2026-janvier 2027. Cela signifierait un indice Niño 3.4 supérieur à +2 °C, ce qui placerait l’épisode parmi les plus puissants jamais enregistrés depuis 1950. L’indice Niño 3.4 fait référence à une vaste zone du Pacifique équatorial qui se réchauffe, modifie la circulation atmosphérique et peut pousser la température mondiale vers le haut pendant plusieurs mois.

Ce signal rend la page du modèle saisonnier CFSv2 (Climate Forecast System Version 2) particulièrement surveillée. Ce modèle américain combine plusieurs simulations pour anticiper l’évolution du climat saisonnier, dont celle de la zone Niño 3.4, le cœur d’El Niño. L’axe vertical du graphique atteint +5 °C pour les projections de températures dans les prochains mois. Plusieurs scénarios envisagent un épisode exceptionnel, dans une planète déjà très chaude.

La NOAA précise toutefois qu’un épisode fort ne garantit pas des impacts proportionnels partout. Ils peuvent varier d’une région du globe à l’autre. El Niño agit avant tout comme un multiplicateur. Il redistribue la chaleur accumulée dans le Pacifique, favorise des records de température mondiale et déplace les pluies. Certaines régions subissent des sécheresses, d’autres des pluies intenses.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) indique que les conditions El Niño se sont installées dans le Pacifique tropical et que l’épisode devrait se renforcer rapidement, avec des anomalies de température de surface de la mer qui pourraient dépasser +2 °C dans les zones de surveillance. L’OMM appelle à se préparer à ces effets sur les températures, les précipitations et les événements extrêmes.

Lors des précédents épisodes El Niño forts, la Food and Agriculture Organization des Nations Unies (FAO) a documenté des perturbations sur le riz, le maïs, le café, le cacao, les huiles et l’alimentation animale. L’épisode de 2015-2016 avait touché plus de 60 millions de personnes et déclenché 5 milliards de dollars d’appels humanitaires.

Pour 2026, la FAO et le Programme alimentaire mondial ont déjà lancé un appel conjoint de 202 millions de dollars afin de protéger 8,8 millions de personnes dans 22 pays à risque.

Spurce : Météo France, NOAA, Copernicus, Nations Unies.

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This does not coma as a surprise. Météo France reports that June 2026 was the hottest June on record (+3.8°C above the 1991–2020 average). France experienced an early, prolonged, and extremely intense heatwave from June 17 to 30, 2026, and intense heat has persisted locally in the southeast since the beginning of July. Compared to August 2003- previously the benchmark – this heatwave was more intense but shorter in duration (14 days versus 16 days in 2003). Precipitation was nearly 50% below average for the month. Drought conditions are widespread across France, heightening the risk of vegetation and forest fires.
The June 2026 heatwave followed another extremely early heatwave in May. Following these two heatwaves, climatologists are monitoring exceptional warming in the Pacific. A very strong El Niño – dubbed « super El Niño » by NOAA in the United States – could arrive by winter, triggering cascading effects on global temperatures, rainfall, crop yields, and prices.
According to NOAA’s Climate Prediction Center, the probability of a « very strong » El Niño has now reached 63% for the November 2026–January 2027 period. This would entail a Niño 3.4 index exceeding +2°C, placing the event among the most powerful recorded since 1950. The Niño 3.4 index refers to a vast area of ​​the equatorial Pacific that warms up, alters atmospheric circulation, and can drive up global temperatures for several months.
This signal makes the CFSv2 (Climate Forecast System Version 2) seasonal model page a particular focus of attention. This US model combines several simulations to forecast seasonal climate trends, including those for the Niño 3.4 region, the heart of El Niño. The graph’s vertical axis reaches +5°C for projected temperatures over the coming months. Several scenarios point to an exceptional event occurring on an already very hot planet.
However, NOAA notes that a strong event does not guarantee proportional impacts everywhere; effects can vary significantly from one region of the globe to another. El Niño acts primarily as a multiplier: it redistributes heat accumulated in the Pacific, drives record global temperatures, and shifts rainfall patterns. Some regions experience droughts, while others face heavy rainfall.
The World Meteorological Organization (WMO) reports that El Niño conditions have taken hold in the tropical Pacific and that the event is expected to intensify rapidly, with sea-surface temperature anomalies potentially exceeding +2°C in monitoring zones. The WMO urges preparedness for the resulting impacts on temperatures, precipitation, and extreme weather events.
During previous strong El Niño events, the UN Food and Agriculture Organization (FAO) documented disruptions affecting rice, maize, coffee, cocoa, oils, and animal feed. The 2015–2016 event affected over 60 million people and triggered humanitarian appeals totaling $5 billion.
For 2026, the FAO and the World Food Programme have already launched a joint appeal for $202 million to protect 8.8 million people across 22 at-risk countries.
Sources: Météo France, NOAA, Copernicus, United Nations.

La température de surface des océans bat de nouveaux records // Ocean surface temperatures are breaking new records

Concentrations de CO2 : 429,80 ppm (29 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Selon le Service Copernicus, la température de surface des océans vient d’atteindre un niveau record, faisant craindre une nouvelle vague de chaleur extrême cet été. Le 21 juin 2026, cette température en dehors des régions polaires a dépassé les niveaux exceptionnellement élevés observés à la même période en 2023 et 2024. Ce nouveau pic aura probablement des répercussions sur les régimes météorologiques et les écosystèmes marins, d’autant qu’il coïncide avec les prémices d’un épisode El Niño qui pourrait être le plus intense depuis des décennies.
Le record de 2023, qui avait alors inquiété les scientifiques, est désormais battu, et une grande partie du monde connaît à nouveau une hausse alarmante des températures. En mai 2026, de nombreux pays européens ont suffoqué sous des vagues de chaleur précoces, tandis que l’Antarctique connaissait des conditions hivernales d’une douceur inédite.
Aujourd’hui, les océans illustrent à quel point le climat est déstabilisé par le réchauffement climatique d’origine anthropique. Ils absorbent plus de 90 % de l’excès d’énergie du système terrestre, principalement dû à la combustion d’énergies fossiles. Ce déséquilibre a atteint un niveau record de 23 zettajoules en 2025, soit plus du double de la moyenne des deux décennies précédentes. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré : « la Terre est poussée au-delà de ses limites ».
Les scientifiques estiment qu’il est trop tôt pour dire si ce réchauffement de la surface de la mer sera temporaire ou s’il va s’aggraver. En effet, les pics annuels sont généralement enregistrés en juillet et en août. Toutefois, les climatologues pensent que la situation actuelle pourrait marquer le début d’une nouvelle phase qui va nous conduire, une fois de plus, en terre inconnue.
Source : Copernicus.

Source : Copernicus

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According to the Copernicus Climate Change Service, temperatures on the ocean surface have just hit a record high, raising fears of another burst of extreme heat this summer. On 21 June 2026, temperatures outside the polar regions exceeded the extraordinary highs observed at the same time in 2023 and 2024. The new peak will probably have consequences for weather patterns, and marine ecosystems, without forgetting it is coiciding with the earliest phases of an El Niño event which is likely to be the strongest in decades.

The 2023 record that worried scientists at the time has now been surpassed and much of the world is once again seeing an alarming rise in temperatures. In May 2026, manycountries in Europe sweltered amid early heat records while Antarctica experienced unprecedentedly surprisingly warm winter conditions.

Today, oceans give a picture of how much the climate is being pushed out of balance by human-caused warming. Oceans absorb more than 90% of the excess energy in the Earth system, which is primarily caused by burning fossil fuels. That imbalance hit a record 23 zettajoulesin 2025, more than double the average of the previous two decades. The UN’s secretary general, António Guterres, has warned “Earth is being pushed beyond its limits”.

Scientists say it is too early to say whether the sea surface heating qill prove temporary or even worsen because annual peaks are usually registered in July and August. However, climatologists think it could indicate the beginning of a new phase, leading, once more, to uncharted territory:

Source : Copernicus.

Vers une nouvelle canicule?

Concentrations de CO2 : 429,80 ppm (29 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Sommes-nous repartis pour une nouvelle canicule au mois de juillet ? La ministre de la Transition écologique Monique Barbut a indiqué le mercredi 24 juin, qu’il était fort probable que la canicule revienne dès le début juillet, plus précisément entre le 6 et le 14 juillet 2026. Cette déclaration a provoqué une levée de boucliers dans les médias. Ainsi, Christine Peña, journaliste météo à France Info, a affirmé haut et fort que c’était « faux ». De son côté, le gouvernement a expliqué la situation et Météo France a émis des réserves. La ministre s’appuyait sur les dernières projections du modèle européen ECMWF et du modèle américain CFS qui suggéraient des températures nettement supérieures aux normales sur la France et une vaste partie du continent. Les projections montraient une anomalie chaude persistante entre le 29 juin et le 26 juillet 2026. J’ajoutais dans une note publiée le 25 juin que « lorsque plusieurs agences climatiques convergent vers le même scénario plusieurs semaines à l’avance, le signal gagne généralement en crédibilité. »

Aujourd’hui, il semble que la ministre avait raison d’être inquiète pour le mois de juillet. En effet, les modèles météo convergent vers une nouvelle canicule à venir. Un météorologue explique que les températures vont remonter et grimper à des seuils très hauts sur l’Hexagone, à partir du week-end des samedi 4 et dimanche 5 juillet 2026. Les températures devraient connaître des niveaux similaires à ceux de la fin juin 2026  D’après les prévisions du 29 juin 2026, l’indicateur thermique national (ITN) se situerait à plus de 29°C le 8 juillet, donc au même niveau que lors de la canicule de la fin juin.

Si elle se confirme, cette nouvelle vague de chaleur intense posera à nouveau des problèmes. Le mois de juillet voit les premiers départs en vacances, mais aussi le départ du Tour de France à Barcelone le 4 juillet. Si le thermomètre flirte à nouveau avec les 40° à l’ombre, les coureurs vont à coup sûr souffrir sur des routes surchauffées. Il faudra peut-être prévoir des pauses fraîcheur comme pendant les marches de football de la Coupe du monde…

Anomalies thermiques le 23 juin 2026 (Source: Copernicus)