La Mer reste beaucoup trop chaude // The Sea remains far too warm

Concentrations de CO2 : 429,80 ppm (09 juillet 2026) – 428 ppm en juillet 2025            

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Le dernier bulletin semestriel du service européen Copernicus nous apprend qu’avec une température record de 21,0 °C de la surface de la mer à l’échelle mondiale, le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais observé, dépassant les records de juin 2023 et 2024 (environ 20,9 °C).. Le premier semestre 2026 a été marqué par des températures de surface de la mer constamment élevées et par des vagues de chaleur marines généralisées sur une grande partie de nos océans.

À l’échelle mondiale (entre les latitudes 60° S et 60° N), le premier semestre 2026 a été le deuxième plus chaud jamais enregistré, avec une température moyenne de surface de la mer d’environ 20,94 °C, soit une valeur légèrement inférieure au record établi en 2024 (environ 21,04 °C). Les vagues de chaleur marines se sont étendues de manière constante au cours de ces six mois. À la fin du mois de juin, environ 82 % de l’ensemble des océans connaissaient des conditions de vagues de chaleur marines d’intensités variables. Les zones critiques majeures ont été observées dans le Pacifique tropical et subtropical, au large des côtes chiliennes et californiennes, dans la partie subtropicale de l’Atlantique Nord et dans les eaux situées à l’ouest de l’Europe. Certaines zones ont atteint des niveaux records ou proches des records.

La mer Méditerranée a connu une persistance de conditions inhabituellement chaudes. La température moyenne de surface de la mer entre janvier et juin a atteint 18,07 °C, faisant du premier semestre 2026 le troisième plus chaud jamais enregistré, derrière 2024 et 2025. Environ 80 % de la Méditerranée a connu des vagues de chaleur marine fortes, sévères ou extrêmes entre janvier et juin. Les épisodes les plus persistants se sont produits en Méditerranée occidentale.
En juin 2026, la température de surface de la Méditerranée a atteint une moyenne record de 24,3 °C, ce qui en fait le mois de juin le plus chaud jamais enregistré, dépassant les précédents records de 23,94 ± 0,44 °C (établi en 2003) et de 23,95 ± 0,40 °C (en 2025).

L’Atlantique Nord (0° – 60° N) a également connu des conditions exceptionnelles tout au long du premier semestre 2026. À l’échelle régionale, les températures de surface de la mer ont atteint des valeurs record dans la partie subtropicale de l’Atlantique Nord. Des records semblables ont été observés le long de certaines parties de la côte atlantique européenne. Un tiers de l’Atlantique Nord a été touché par des vagues de chaleur marine fortes, sévères ou extrêmes. Les épisodes les plus intenses et les plus persistants se sont développés dans le bassin central et dans les eaux situées à l’ouest de l’Europe.

Le Pacifique tropical (30° S – 30° N) a constitué un autre point chaud majeur au cours du premier semestre 2026. Les températures moyennes de surface de la mer, de janvier à juin 2026, ont égalé le record de 2016 (26,91 °C). Le réchauffement le plus intense et le plus persistant a été observé dans le Pacifique équatorial occidental et au large du Pérou et de la Californie.

Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré dans le Pacifique tropical, avec une température moyenne de surface de la mer de 27,26 °C, dépassant le précédent record de 26,90 °C établi en 2023.

Ces conditions exceptionnellement chaudes concordent avec l’apparition d’El Niño (voir ma note précédente) qui contribue généralement à des températures supérieures à la moyenne dans certaines zones du Pacifique tropical tout en influençant les conditions météorologiques et océaniques à l’échelle mondiale.
Source : Copernicus.

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The latest Copernicus Marine mid-year bulletin informs the public that record global sea surface temperatures of 21.0°C made June 2026 the warmest June ever observed. The first six months of 2026 were characterized by persistently elevated sea-surface temperatures and widespread marine heatwaves across much of the global ocean.

Globally (60° S – 60°N), the first half of 2026 was the second warmest on record, with an average sea-surface temperature of approximately 20.94°C, slightly below the record set in 2024 (at around 21.04°C). Marine heatwaves expanded steadily throughout the six-month period. By the end of June, approximately 82% of the global ocean experienced marine heatwave conditions of varying intensity. The most persistent hotspots were observed across the tropical and subtropical Pacific, the upwelling regions off the Chilean and Californian coast, the subtropical part of the North Atlantic and the waters west of Europe. Some areas reached record or near-record conditions.

The Mediterranean Sea continued its run of unusually warm conditions. Average sea-surface temperature during January-June reached 18.07°C, making the first half of 2026 the third warmest on record, behind only 2024 and 2025. Around 80% of the Mediterranean experienced strong, severe or extreme marine heatwave condition between January and June, with the most persistent events occurring in the western Mediterranean.

In June 2026, global sea surface temperatures reached a record average of 24.3°, making it the warmest June on record and breaking the previous benchmark of 23.94±0.44°C  set in 2003 and and 23.95 ±0.40°C in 2025.

The North Atlantic (0° – 60°N) also experienced exceptional conditions throughout the first half of 2026. Regionally sea-surface temperatures reached record values in the subtropical part of the North Atlantic. Similar record-high conditions were observed along parts of the European Atlantic coastline. A third of the North Atlantic was affected by strong, severe or extreme marine heatwaves.The strongest and most persistent events developed across the central basin and the waters west of Europe.

The tropical Pacific (30°S – 30°N) remained another major hotspot during the first half of 2026. Mean Sea-surface temperatures from January to June 2026 matched the 2016 record (26,91°C). The strongest and most persistent warming was observed in the western equatorial Pacific and the regions off Peru and California.

June 2026 marked the warmest June ever recorded in the tropical Pacific, with an average sea surface temperature of 27.26°C, surpassing the previous record of 26.90°C set in 2023.

These exceptionally warm conditions are consistent with the development of El Niño conditions, which typically contribute to above-average temperatures across parts of the tropical Pacific while influencing weather and ocean conditions around the world.

Source : Copernicus.

La Terre reste beaucoup trop chaude // Earth remains far too hot

Concentrations de CO2 : 429,80 ppm (09 juillet 2026) – 428 ppm en juillet 2025            

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Selon le programme Copernicus, le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe occidentale et le deuxième plus chaud à l’échelle mondiale. Ces températures très élevées ont été favorisées par des températures de surface de la mer (TSM) atteignant des niveaux records pour ce mois.

L’Europe a connu une chaleur extrême, tant sur terre qu’en mer ; une grande partie de l’Europe occidentale a subi une vague de chaleur record, tandis que des vagues de chaleur marines ont touché l’ouest de la Méditerranée et les côtes atlantiques. À l’échelle mondiale, la moyenne mensuelle des TSM pour les océans hors zones polaires (entre 60°S et 60°N) a atteint un niveau record pour un mois de juin, dépassant de 0,01 °C le précédent record établi en juin 2024, en partie sous l’effet de conditions El Niño marquées dans le Pacifique équatorial.

La vague de chaleur qui a frappé une grande partie de l’Europe durant la seconde moitié du mois de juin est survenue quelques semaines seulement après un épisode de chaleur particulièrement intense en mai, alors qu’une nouvelle vague de chaleur s’amorçait début juillet.

Cet épisode de juin a battu des records de température, tant mensuels qu’absolus, dans plusieurs pays européens et a eu de graves conséquences sanitaires, notamment des décès liés à la chaleur.

L’Europe a également connu une sécheresse généralisée qui, conjuguée à la chaleur extrême, a favorisé les feux de forêt, en particulier dans la péninsule Ibérique et dans le sud de la France.

 Anomalie thermique pour l’Europe en juin 2026

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According to the Copernicus programme,June 2026 was the hottest June recorded for western Europe and the second warmest globally. The very high temperatures were driven by the highest sea surface temperatures (SSTs) on record for the month.

The month saw Europe hit by extreme heat over land and sea, with much of western Europe experiencing a record-breaking heatwave and marine heatwaves across the western Mediterranean and along the Atlantic coasts. Globally, the monthly average SST for the extra-polar ocean (60°S–60°N) was the highest for June, exceeding the previous record set in June 2024 by 0.01ºC, partly reflecting the development of strong El Niño conditions in the equatorial Pacific.

The heatwave that hit much of Europe during the second half of June came only a few weeks after a particularly intense heatwave in May, with another heatwave emerging in early July.

The June heatwave broke monthly and all-time temperature records across several European countries and contributed to severe health impacts, including heat-related deaths.

Europe also saw widespread dryness that, together with extreme heat, contributed to wildfire activity, particularly in the Iberian Peninsula and southern France.

Réchauffement climatique : un avenir inquiétant

Concentrations de CO2 : 430,56 ppm (23 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Exceptionnelle, historique. Les médias manquent d’adjectifs pour qualifier la vague de chaleur qui frappe la France en ce mois de juin 2026, après une première alerte caniculaire en mai. En fait, on vient de vivre le printemps et le début d’année les plus chauds jamais observés. Et ce n’est probablement pas terminé. Selon le président du GIEC, l’Europe va « inévitablement » connaître d’autres épisodes de chaleur extrême à l’avenir. Et d’ajouter:  « Le réchauffement actuel dans certaines régions ou les océans va au-delà des prévisions des scientifiques. »

Les météorologues ont déjà repéré des réserves de chaleur assez importantes au sud de l’Europe et en Afrique. Dès que le vent va tourner au sud, sous l’effet de la moindre dépression sur l’Atlantique, une vague de chaleur déferlera à nouveau sur la France. Météo-France indique qu’il y a de fortes probabilités pour qu’à partir de la semaine du 6 juillet 2026 , notre pays connaisse à nouveau des chaleurs extrêmes jusqu’au 14 juillet. Dans un tel contexte, on peut se poser des questions quant au déroulement du Tour de France qui débute le 4 juillet à Barcelone.

Il ne fait guère de doute que les canicules à répétition que nous observons depuis les années 1970 sont liées au réchauffement climatique et à l’accélération du phénomène ces dernières années.

Les relevés que je diffuse quotidiennement (voir ci-dessus) montrent que les concentrations de CO2 et de CH4 dans l’atmosphère ne baissent pas et rien, ou pas grand chose, n’est fait pour inverser la Courbe de Keeling.

A cela s’ajoute le retour du phénomène El Niño qui réchauffe la planète de manière globale. Ses effets directs touchent surtout le Pacifique, mais on sait que de nombreuses régions du globe en subissent les conséquences.

Source: Copernicus

En France, il faut s’attendre à un hiver 2026-2027 particulièrement doux et une année 2027 ponctuée de nouvelles canicules. Est-ce à dire que les 40°C et plus relevés en juin 2026 paraîtront une température raisonnable en 2050 ? Il est trop tôt pour le dire, mais à la vitesse à laquelle le climat se réchauffe, cette hypothèse ne saurait être écartée. Le nombre de jours à 40 °C a été multiplié par 20 depuis l’an 2000! Ce n’est pas le futur, c’est notre réalité. La question désormais, c’est de savoir si ce sont les étés à 45 °C qui vont devenir la norme. Et ce n’est pas du tout la même chose pour la Nature. À 40 °C, un végétal ou un animal se met en position de lutte et veut résister. À 45 °C, les conséquences biologiques sont bien plus dramatiques.

Des étés à 45°C seraient très problématiques. Je ne cesse de rappeler sur ce blog que nos glaciers représentent une source majeure d’alimentation en eau. S’ils fondent et disparaissent, des milliards de gens auront soif ! On va me rétorquer que d’ici là on aura développé les usines de dessalement de l’eau de mer. Certes, mais ce ne sera pas suffisant pour alimenter en eau potable l’ensemble de la planète. Des mesures de restriction d’alimentation en eau commencent à être prises et elles vont se multiplier. En 2026, on devrait avoir une très grande partie de la France en alerte sécheresse. À l’heure actuelle, l’eau de surface n’existe plus dans les sols agricoles.

Que font nos gouvernants devant cette accélération du réchauffement climatique ? Rien ou pas grand chose. Politique et accélération sont deux mots qui cohabitent difficilement. Les gouvernements sont habitués à prendre des mesures sur le court terme et pas sur le long terme. Comme je l’ai déjà écrit, ils adorent pratiquer la politique de l’autruche et de la patate chaude. On s’en aperçoit en constatant qu’on continue de construire des hôpitaux, comme à Nantes, sans climatisation intégrée. De la même façon, aucune anticipation n’a été faite quant à l’adaptation des établissements scolaires au réchauffement climatique. Les travaux ont été effectués à petite échelle, parfois dans l’urgence. Lors de la rénovation très récente du lycée de Limoges dans lequel j’enseignais, la climatisation des salles de classe n’a pas été prévue. De toute évidence, le Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine n’a pas intégré la notion de réchauffement climatique. Aucune politique digne de ce nom n’a été mise en place dans nos écoles. Cela prouve que personne n’a compris ou voulu croire les climatologues quand ils annonçaient la crise actuelle, et maintenant nous en payons les pots cassés.