Réchauffement climatique : vous n’avez encore rien vu ! // Global warming : you haven’t seen anything yet !

Vous trouvez que mai 2026 a été trop chaud ? Dans quelques années, vous vous direz qu’il faisait bon ! La vague de chaleur qui vient de frapper la France n’est qu’un avant-goût de ce qui risque de se produire dans un avenir proche. Selon les nouvelles projections climatiques des Nations Unies, au cours des cinq prochaines années, la Terre dépassera très probablement à plusieurs reprises le seuil climatique considéré comme sûr et battra tous les records de chaleur.
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) prévoit un réchauffement de l’Arctique de près de 1,66°C d’ici 2030 et une sécheresse dangereuse, avec un risque d’incendies de forêt, en Amazonie. L’OMM avertit que la hausse des températures due à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, entraînera des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, notamment des inondations, des sécheresses et des vagues de chaleur.
Les projections de l’agence climatique des Nations Unies indiquent qu’il y a 75 % de chances que la température moyenne de notre planète entre 2026 et 2030 dépasse 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle. Ce seuil correspond à la limite de réchauffement fixée en 2015 par l’Accord de Paris sur le climat. Un rapport scientifique de l’ONU, publié quelques années plus tard, a expliqué comment le dépassement de ce seuil de 1,5°C accroît les risques de décès, de dangers et de disparition d’espèces. Même s’il ne s’agit que de quelques dixièmes de degré, certains écosystèmes de la planète, comme les coraux et les glaciers, ne peuvent supporter un tel stress.
Selon un rapport de l’OMM, il y a 91 % de chances qu’au moins une des cinq prochaines années dépasse le seuil de 1,5 degré Celsius et 86 % de chances que l’une de ces années batte le record de l’année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre, établi en 2024. L’OMM prévoit que chaque année d’ici à 2030, le réchauffement climatique se situera entre 1,3 et 1,9 degré Celsius par rapport à la fin du 19ème siècle.
Presque toutes les prévisions à court terme annoncent la formation prochaine d’un puissant épisode El Niño. Le rapport de l’OMM indique que ce réchauffement pourrait se prolonger jusqu’en 2028. De ce fait, 2027 devrait battre le record de chaleur de 2024.
Si les cinq prochaines années enregistrent une hausse moyenne de plus de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, la Terre se sera réchauffée d’un quart de degré Celsius en une décennie, soit plus rapidement que les précédents seuils d’alerte.
Les projections, basées sur la moyenne d’environ 200 simulations informatiques réalisées à l’aide de 13 modèles climatiques différents provenant de divers pays, montrent que le réchauffement dans l’Arctique est 3,5 fois plus rapide que dans le reste du globe, en raison de la diminution de la glace et de la neige qui, habituellement, réfléchissent le rayonnement solaire vers l’espace. Un cercle vicieux est en train de s’installer.
Les hivers arctiques de 2020 à 2025 ont été en moyenne 1,2°C plus chauds que la moyenne de la période 1991-2020. L’OMM prévoit que les cinq prochains hivers seront en moyenne 2,8°C plus chauds que cette moyenne récente. Le rapport de l’OMM prévoit également une poursuite du rétrécissement de la banquise arctique au cours de l’été 2026. Il annonce aussi des conditions climatiques encore plus chaudes et anormalement sèches dans le bassin amazonien, ce qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour les populations locales et pour la planète entière. En effet, les populations dépendent de l’Amazonie pour leur approvisionnement en eau, et ces conditions plus chaudes et plus sèches devraient accroître le risque d’incendies de forêt, menaçant de transformer l’Amazonie, qui absorbe déjà le dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère, en une région aggravant le problème.
La région du Sahel en Afrique, déjà particulièrement sèche, devrait recevoir des précipitations supérieures à la normale, ce qui pourrait entraîner des inondations.
Selon les Nations Unies, les efforts déployés pour freiner le réchauffement climatique sont insuffisants. Malgré les progrès de ces dernières années, il est clair que le réchauffement climatique continue de dépasser les efforts internationaux pour le contenir, et les températures caniculaires en Europe, en Inde et ailleurs illustrent une fois de plus les conséquences humaines et économiques dramatiques de la combustion massive de charbon, de pétrole et de gaz.
Source : Organisation météorologique mondiale (OMM).

Dans de telles conditions, il est bien évident que les glaciers vont devenir une espèce en voie de disparition (Photo: C. Grandpey)

——————————————–

You think May 2026 was too hot ? In a few years, you will probably think it was cold ! The heat wave that recently affected France is just an overview of what is likely to happen in the near future. According to new United Nations climate projections, in the next five years, the Earth will very probably surge again and again past the international climate threshold set as safe and shatter its hottest-year records.

The World Meteorological Organization (WMO) forecasts an overheating Arctic that warms nearly 1.66 degrees Celsius between now and 2030 and a dangerous drought with potential wildfires for the Amazon. The WMO warns that a hotter globe from the burning of coal, oil and gas means more extreme weather including floods, droughts and heat waves.

The projections by the U.N. climate agency said there’s a 75% chance that the average global temperature between 2026 and 2030 will exceed 1.5 degrees Celsius since pre-industrial times. That threshold is the limit of warming set in 2015 by the Paris climate agreement. A U.N. science report a few years later detailed how exceeding that 1.5 mark means more likely death, danger and species loss. Even though it’s only a few tenths of a degree, some of the planet’s ecosystems, such as coral and glaciers, can’t handle the strain.

According to the WMO report, there’s a 91% chance that at least one of the next five years will shoot past the 1.5 degree threshold and an 86% chance that one of those years will smash the record for Earth’s hottest year set in 2024. The WMO projects each year between now and 2030 to be between 1.3 degrees Celsius and 1.9 degrees Celsius since the late 1800s.

Nearly all the shorter-term forecasts call for a strong El Niño to form soon. The WMO report said it could stretch all the way to 2028. Because of that, 2027 will likely break the 2024 heat record.

And if the next five years do average more than 1.5 degrees Celsius since pre-industrial times, that means Earth will have warmed a quarter of a degree Celsius in a decade, which is faster than the previous rates of warning.

The projections, based on the averaging of about 200 runs of computer simulations using 13 different climate models from various countries, show warming in the Arctic rising 3.5 times faster than the rest of the globe, because there’s less ice and snow that had been reflecting solar radiation to space. It becomes a vicious cycle.

Winters in the Arctic from 2020 to 2025 on average were 1.2 degrees Celsius warmer than the 1991-2020 average. The WMO projects the next five winters will average 2.8 degrees Celsius warmer than that recent normal.

The WMO report also forecasts Arctic sea ice to continue to shrink in the summer. It also calls for even warmer and unusually dry conditions in the Amazon basin, and that could be devastating for both local residents and the planet as a whole. People rely on the Amazon for water and the hotter, drier conditions should increase wildfire risk, threatening to turn the Amazon, which now sucks heat-trapping carbon dioxide out of the atmosphere, into a region that worsens the problem.

Africa’s Sahel area, which has been extra dry, is likely to get more than normal rain and that could lead to flooding.

United Nations officials said efforts to curb global warming haven’t been enough. Despite the progress of recent years, it’s clear that global heating is still outpacing global efforts to contain it, and the baking temperatures in Europe, India and elsewhere show once again the brutal human and economic impacts of humanity still burning colossal amounts of coal, oil and gas.

Source : World Meteorological Organization (WMO).

Fonte des glaciers et conséquences pour les cours d’eau

Concentrations de CO2 : 432,31 ppm (22 mai 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Une rubrique parue sur le site web de France Info pose une question intéressante : « Lorsque les glaciers auront disparu, fleuves et rivières de France seront-ils à sec ? »

On dit souvent que les glaciers sont des châteaux d’eau naturels dans le monde. J’ai insisté (note du 21 septembre 2023) sur la catastrophe que ferait peser leur disparition en Asie. L’alimentation en eau potable de milliards de personnes dépend en grande partie de ces rivières de glace.

Glaciers de la chaîne himalayenne (Crédit photo: Wikipedia)

En France comme partout dans le monde, les glaciers disparaissent à un rythme de plus en plus rapide et il est bien évident que leur fonte a un impact sur les cours d’eau qui y prennent leur source.

Avant le réchauffement climatique, les glaciers recevaient en hiver un volume de neige et de glace équivalent à celui que la chaleur de l’été faisait fondre. Le problème, c’est que depuis la hausse rapide des températures, cet équilibre fragile est rompu. Dans les Alpes, la moitié des glaciers devrait avoir disparu dans seulement vingt ans, en commençant par les plus petits. Sur la planète entière, plusieurs milliers seront rayés de la carte chaque année.

Glaciers du massif du Mont Blanc (Photo: C. Grandpey)

Ce phénomène aura des conséquences directes sur les hautes vallées de montagne qui étaient jusque-là protégées par les glaces et ne le seront plus. Sans le blanc des glaciers, le paysage va s’assombrir et absorbera davantage les rayons du soleil. Avec cette perte d’albédo, la terre se réchauffera encore plus. D’un point de vue géologique, il y a un risque de déstabilisation du sol, avec davantage d’éboulements et glissements de terrain catastrophiques, provoqués également par le dégel du pergélisol en haute altitude. .

S’agissant des cours d’eau, la disparition des glaciers peut entraîner une diminution des écoulements de surface . En effet, jusqu’à aujourd’hui, les glaciers stockaient neige et glace l’hiver, pour les restituer pendant l’été, ce qui régulait le débit des fleuves qu’ils alimentent. Lorsque l’été est sec, la fonte glaciaire alimente jusqu’à 40 % du débit d’un fleuve comme le Rhône.

Glacier du Rhône (Photo: C. Grandpey)

L’inquiétude est donc réelle, même si on peut prendre ce chiffre à l’envers, et conclure que, même en été, le Rhône conservera plus de la moitié de son débit actuel. En observant la fonte ultra rapide du Glacier du Rhône dans le Valais suisse ces dernières années, je me suis posé des questions quant à à l’avenir du fleuve et de ses affluents dont beaucoup sont alimentés par la fonte de glaciers.

Important affluent du Rhône, l’Isère prend sa source dans le parc national de la Vanoise, au glacier des Sources de l’Isère qui fond à vue d’œil (Photo: C. Grandpey)

Les scientifiques font remarquer qu’il y a dans les montagnes « des précipitations autres que la glace », autrement dit des pluies. Le problème est que les précipitations ont globalement tendance à diminuer elles aussi, avec des périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes.

Sommes nous en droit de penser, comme l’indiquent certains scientifiques, « que même en cas d’effacement et de disparition complets des glaciers, on va continuer à avoir des écoulements » vers les fleuves ? J’ai rédigé plusieurs notes attirant l’attention sur la baisse de débit du Rhône et ses conséquences sur la Camargue.

Source: Wikipedia

À cette baisse de débit du fleuve s’ajoute la hausse du niveau de la mer Méditerranée sous l’effet du réchauffement climatique, avec un impact sur la salinité des sols dans cette région. Voir ma note du 10 novembre 2022 à ce sujet :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/11/10/rechauffement-climatique-la-camargue-en-danger-global-warming-the-camargue-in-danger/

Vers un Super El Niño ! // Towards a Super El Niño !

Concentrations de CO2 : 431,77 ppm (8 mai 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Toutes les données actuelles indiquent que l’ENSO, ou ‘Oscillation australe El Niño’, sera un facteur majeur de perturbation météorologique à l’échelle planétaire en 2026/2027. L’ENSO désigne une région du Pacifique équatorial oriental qui alterne entre des phases chaudes et froides tous les quelques années. Ces phases océaniques peuvent engendrer des perturbations importantes du système météorologique mondial.
Outre la température de l’océan, chaque phase induit également des variations de pression et de précipitations différentes dans les régions tropicales, ce qui, à terme, a un impact sur la circulation atmosphérique mondiale.
Au cours du cycle actuel, nous sommes en train d’entrer dans un épisode El Niño intense, ce qui nous permet d’observer les modifications habituelles qu’il induit sur la circulation atmosphérique. Les cellules de Walker, mouvements atmosphériques ascendants et descendants dans les régions tropicales, sont particulièrement sensibles aux épisodes ENSO intenses.
Généralement, un épisode El Niño provoque une chute de pression dans le Pacifique tropical central et oriental et la formation d’une zone de haute pression sur le Pacifique occidental. Ceci a une influence majeure sur les régimes de précipitations et de pression tropicaux, qui se répercutent sur les latitudes moyennes et le système météorologique mondial.
Les dernières données indiquent qu’un épisode de Super El Niño est prévu pour la période 2026/2027. Ces super-événements se produisent généralement une fois par décennie, voire moins. Les trois derniers ont eu lieu en 2015/16, 1997/98 et 1982/83. Vous trouverez ci-dessous des graphiques du National Center for Environmental Information (NCEI) illustrant l’évolution mensuelle de chaque épisode qui débute au printemps et atteint son apogée en hiver. Il dépasse le seuil de super-événement fixé à +2 degrés.

Un Super El Niño est un phénomène extrêmement puissant, avec des répercussions sur le climat à l’échelle planétaire.
Ce processus est parfaitement visible dans la vidéo ci-dessous, grâce à une excellente visualisation de NASA Earth. Elle présente le cycle de vie complet d’un Super El Niño,en s’appuyant sur le dernier épisode survenu en 2015. On peut observer une importante anomalie chaude sous-marine en train de se propager vers l’est du Pacifique et remonter à la surface, ce qui crée une vaste anomalie chaude à la surface de l’océan.

https://itp.mediavine.com/video-poster/1920×1080/https://thumbnails.scriptwrapper.com/8400/TbCi4njXgpwnOvaIbIw3

Les dernières données révèlent également une anomalie chaude en train de se développer rapidement, tant au-dessus qu’en dessous de la surface de l’océan, signe évident qu’un phénomène puissant commence à se produire.

Pour plus d’informations sur le Super El Niño et ses conséquences, n’hésitez pas à consulter le site web Severe Weather Europe :

https://www.severe-weather.eu/long-range-2/super-el-nino-2026-record-breaking-intensity-forecast-weather-impacts-united-states-canada-europe-fa/

————————————————

All data indicate today that ENSO, short for El Niño Southern Oscillation, will be a major global weather driver in 2026/2027. ENSO refers to a region of the equatorial Pacific Ocean that alternates between warm and cold phases every few years. These ocean phases can cause a significant disturbance to the global weather system.

Besides ocean temperature, each phase also brings different pressure and rainfall impacts on the tropics, which, down the line, result in a very different impact on the global weather circulation.

In this cycle, we are entering a strong El Niño, so we can look at the usual changes it makes to the atmospheric circulation. The upward and downward atmospheric motion in the tropical regions is called a Walker Cell, and is especially sensitive to strong ENSO events.

Generally, an El Niño causes a pressure drop in the central and eastern tropical Pacific and a high-pressure zone over the western Pacific. This has a major influence on the tropical rainfall and pressure patterns, filtering into the mid latitudes and the global weather system.

The latest data shows a Super El Niño event is forecast for the 2026/2027 period. Super events tend to occur once per decade or less. The last three such events were in 2015/16, 1997/98, and 1982/83. Here above are graphs from NCEI, showing the monthly progression of each event, starting in spring and peaking during the Winter season, breaking the Super event threshold, which is +2 degrees.

This whole process is nicely visible in the video below, showing a great visualization by NASA Earth. It shows a full life cycle of a Super El Niño, with an example of the latest such event in 2015. You can see a massive subsurface warm anomaly making way towards the eastern Pacific and surfacing, releasing a large warm ocean surface anomaly.

https://itp.mediavine.com/video-poster/1920×1080/https://thumbnails.scriptwrapper.com/8400/TbCi4njXgpwnOvaIbIw3

The latest analysis data also shows a rapidly developing warm anomaly both above and below the ocean surface, a clear sign of a strong event starting to unfold.

More details about a Super El Niño and its consequences can be found at the Severe Weather Europe website :

https://www.severe-weather.eu/long-range-2/super-el-nino-2026-record-breaking-intensity-forecast-weather-impacts-united-states-canada-europe-fa/

Ça va vraiment mal ! // It’s going from bad to worse !

Concentrations de CO2 : 431,79 ppm

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb

Dans un communiqué diffusé le 8 mai, le service européen Copernicus sur le changement climatique indique que la température des océans frôle des records et avril 2026 a été le troisième plus chaud jamais mesuré. C’est le signe que le réchauffement climatique est plus que jamais une réalité.

D’après les données ERA5, la température moyenne mondiale a atteint 14,89 °C, soit 0,52 °C au-dessus de la normale 1991 2020 et 1,43 °C au-dessus du niveau préindustriel. Une hausse qui s’inscrit dans la continuité des records récents, 2024 restant l’année la plus chaude pour un mois d’avril, suivie de 2025.

Dans le même temps, la température de surface des océans a atteint un niveau inédit pour la saison, avec la deuxième valeur la plus élevée jamais observée. En avril, cette température moyenne de surface a atteint 21 °C dans les régions extrapolaires (60°S 60°N), soit la deuxième valeur la plus élevée jamais enregistrée. Seule l’année 2024, marquée par un fort épisode El Niño, fait mieux. De vastes zones du Pacifique équatorial ont même battu des records mensuels, accompagnées de fortes vagues de chaleur marines.

Côté précipitations, l’Europe occidentale et centrale a été plus sèche que la normale, tandis que l’est et le sud est ont connu des conditions plus humides. Ailleurs dans le monde, des phénomènes extrêmes ont marqué le mois d’avril : inondations au Moyen Orient et en Asie, crues soudaines dans la péninsule arabique, mais aussi sécheresse en Afrique australe.

Comme je l’ai écrit dans une note spécifique, la banquise arctique continue de reculer. Son étendue a été la deuxième plus faible jamais mesurée pour un mois d’avril. Cette tendance est observée depuis le début de l’année. En Antarctique, la glace de mer reste également en retrait, à environ 10 % sous la normale.

En toile de fond, les conditions El Niño devraient se développer dans les prochains mois. Il faut donc s’attendre à une hausse des températures globales dans les prochains mois. 2027 inquiète particulièrement les climatologues. facteur susceptible d’accentuer encore les températures globales.

°°°°°°°°°°

Je suis très surpris de lire que, selon une étude pilotée par le Programme mondial de recherche sur le climat, le scénario le plus pessimiste prévoyant un réchauffement de notre planète au-delà des cinq degrés à la fin du siècle est désormais « improbable ». On a vu ces dernières années que l’accélération du réchauffement climatique rendait souvent caduques les prévisions du GIEC.

Comme l’indique l’étude, les prévisions actuelles semblent montrer que l’on se dirige vers un réchauffement de +3°C en 2100. Mais affirmer qu’un réchauffement de 5°C est « improbable » est aller un peu vite en besogne car on ne sait absolument pas comment les températures évolueront d’ici là. Comme nos gouvernants ne font rien, ou presque rien, pour infléchir la courbe des émissions et donc des concentrations de CO2 (elle vient de battre un nouveau record avec plus de 433 ppm le 3 mai 2026)., il est peu probable que la tendance s’inversera dans les prochaines décennies.

Selon les auteurs de la dernière étude, la pire de leurs projections (si les émissions de gaz à effet de serre progressent encore fortement) montre que le réchauffement ne dépassera pas quatre degrés Celsius en 2100.

Il est quand même bon de rappeler qu’avec un scénario de hausse de 3°C – prévision actuelle – notre planète continuera d’être confrontée à des événements extrêmes (vagues de chaleur, inondations et sècheresses) de plus en plus sévères.

—————————————–

In a press release issued on May 8, the European Copernicus Climate Change Service indicated that ocean temperatures are nearing record highs, with April 2026 being the third warmest ever recorded. This is a clear sign that climate change is more real than ever.

According to ERA5 data, the global average temperature reached 14.89°C, 0.52°C above the 1991-2020 average and 1.43°C above pre-industrial levels. This increase is consistent with recent record highs, with 2024 remaining the warmest April on record, followed by 2025.

At the same time, ocean surface temperatures reached an unprecedented level for the season, the second highest value ever observed. In April, the average surface temperature reached 21°C in the extrapolar regions (60°S-60°N), the second highest value ever recorded. Only 2024, marked by a strong El Niño event, surpassed this. Vast areas of the equatorial Pacific even broke monthly records, accompanied by intense marine heatwaves.

Regarding rainfall, Western and Central Europe were drier than normal, while Eastern and Southeastern Europe experienced wetter conditions. Elsewhere in the world, extreme weather events marked April: flooding in the Middle East and Asia, flash floods in the Arabian Peninsula, and drought in Southern Africa.

As I wrote in a separate post, Arctic sea ice continues to retreat. Its extent was the second lowest ever recorded for the month of April. This trend has been observed since the beginning of the year. In Antarctica, sea ice also remains below normal, at about 10% below average.

Against this backdrop, El Niño conditions are expected to develop in the coming months. Therefore, a rise in global temperatures is anticipated in the coming months. 2027 is of particular concern to climatologists, a factor likely to further exacerbate global temperatures.

°°°°°°°°°°

I am very surprised to read that, according to a study led by the World Climate Research Programme, the most pessimistic scenario predicting global warming of more than five degrees by the end of the century is now « unlikely. » We have seen in recent years that the acceleration of climate change often renders the IPCC’s predictions obsolete.
As the study indicates, current projections seem to show that we are heading towards a warming of +3°C by 2100. But to claim that a 5°C warming is « unlikely » is jumping the gun a bit, because we have absolutely no idea how temperatures will evolve between now and then. Since our governments are doing nothing, or almost nothing, to bend the curve of CO2 emissions and therefore concentrations (which have just reached a new record), it is unlikely that the trend will reverse in the coming decades.

According to the authors of the latest study, their worst-case scenario (if greenhouse gas emissions continue to rise sharply) shows that warming will not exceed four degrees Celsius by 2100. It is still worth remembering that with a 3°C rise scenario – the current forecast – our planet will continue to face increasingly severe extreme events (heat waves, floods and droughts).