Épisode 41 du Kilauea : Pluies de cendres à Hawaï // Kilauea’s Episode 41 : Ashfall in Hawaii

Dans ma note sur le 41ème épisode éruptif du Kilauea, j’indiquais que d’importantes retombées de téphra avaient été signalées dans le Parc national et ses environs, jusqu’à Hilo et sur la côte de Puna. La Protection civile a conseillé aux habitants et aux visiteurs de la Grande Île de prendre des précautions dans les zones touchées par les retombées de cendres et de téphra du Kilauea.
Le Service météorologique d’Honolulu avait émis une alerte aux retombées de cendres valable jusqu’à 6 h le 25 janvier pour l’est, l’intérieur et le sud/sud-est de la Grande Île.
Des fragments de lave, dont certains atteignaient la taille d’un pamplemousse selon l’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO), sont tombés dans plusieurs zones proches du Parc national des volcans d’Hawaï qui a été fermé, ainsi que sur la Highway 11, entre les bornes kilométriques 25,5 et 32. Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des voitures garées le long de la route car la circulation était devenue trop dangereuse. Seuls les véhicules d’urgence étaient autorisés à circuler sur cette portion de route.

Image webcam de l’éruption

Les autorités sanitaires ont rappelé au public que les retombées de cendres peuvent provoquer des irritations des yeux et des voies respiratoires supérieures et ont conseillé de prendre les précautions nécessaires pour limiter l’exposition. Les personnes souffrant de maladies ou de problèmes respiratoires doivent rester à l’intérieur pour éviter d’inhaler les particules volcaniques. Toute personne à l’extérieur doit se couvrir la bouche et le nez avec un masque ou un tissu.
Une mise à jour publiée à 21h59 le 24 janvier 2026 indiquait que le Service météorologique d’Honolulu avait abaissé le niveau d’alerte aux retombées de cendres. « L’éruption du Kilauea est terminée. Cependant, de petites quantités de téphra et de cendres provenant de cette importante éruption continueront de persister près du sol et seront dispersées par les vents à basse altitude jusqu’à dimanche. »
Source : Médias hawaïens.

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In my post about Kilauea’s 41st eruptive episode, I indicated that widespread tephra fall had been reported in the National Park and surrounding areas and as far away as Hilo and coast areas of Puna. Hawaiʻi County Civil Defense advised Big Island residents and visitors to take precautions in areas impacted by falling ash and tephra from Kīlauea volcano.

The National Weather Service in Honolulu had issued an ashfall warning through 6 a.m. on Janiary 25th for eastern, interior and south/southeast portions of the Big Island.

Volcanic clasts – some up to grapefruit size, according to the HVO – fell in several areas close to Hawai’i Volcanoes National Park which was closed, as well as Highway 11, between mile markers 25.5 and 32. Photos on the social networks showed cars parked along the road as driving had become too dangerous. Emergency vehicles were only allowed on that portion of the highway.

Health authorities reminded the public that ahfall can create eye and upper airway irritation and advised the public to take necessary precautions to limit exposure.People with respiratory illnesses or problems should remain inside to avoid inhaling the volcanic particles. All people outside should cover their mouth and nose with a mask or cloth.

An update published at 9:59 p.m. On January 24th, 2026 indicated that the National Weather Service in Honolulu had downgraded the ashfall warning. “Kīlauea eruption has ended. However, small amounts of tephra and ash from this large eruption will continue to persist near the ground level and be blown around by the low level winds through Sunday.”

Source : Hawaiian news media.

Quelques nouvelles de l’Etna (Sicile) [suite] // Some more news of Mt Etna (Sicily) [continued]

  3 janvier 2026 – 8 heures : Comme je l’ai indiqué précédemment, la coulée de lave dans la Valle del Bove ne présente pas, du moins pour le moment, de danger pour des zones habitées comme Milo ou Fornazo. La lave se trouve à plus de 5 km de ces localités. Les nombreuses images diffusées sur les réseaux sociaux étaient trompeuses. Un effet de perspective qui « aplatit » les photos et les vidéos donnait l’impression que la coulée était proche des maisons. Mais ce n’est pas le cas.

La coulée est issue d’une bouche effusive située à 2 100 mètres d’altitude. La lave a rapidement avancé jusqu’à 1 580 mètres en quelques heures, avant de se stabiliser environ 200 mètres plus bas. Le front de lave mesure environ 200 mètres de large et sept mètres de haut. L’INGV a précisé que, même avec le débit actuel ou un doublement de son intensité, aucun risque n’est à prévoir pour les zones habitées les plus proches.

En réalité, le flot de visiteurs inquiète plus les autorités que la coulée de lave proprement dite. La Protection Civile craint des répercussions possibles sur la circulation et le passage des véhicules de secours, ainsi que des risques pour la sécurité des randonneurs mal équipés qui tenteraient de s’approcher du front de lave. Pour cette raison, plusieurs maires ont adopté des arrêtés réglementant et interdisant l’accès au volcan. Le président du Parc de l’Etna a insisté sur la nécessité d’une communication plus efficace concernant les risques volcaniques et d’une signalétique plus claire. L’activation du poste de contrôle sur le sentier de Pietracannone, tenu par le Corpo Forestale, et une présence policière active ont également été confirmées.
À noter que l’activité du volcan n’a aucun impact sur l’aéroport de Catane, qui demeure pleinement opérationnel.

Par la voix de Boris Behncke, l’INGV explique que cette coulée de lave dans la Valle del Bove a surpris tout le monde. « Personne ne l’a vu venir. » Après l’activité éruptive de la fin de l’année 2025 au Cratère NE et sur le flanc de la Voragine, le tremor volcanique avait retrouvé des valeurs moyennes et rien n’indiquait que l’éruption allait se réactiver le 1er janvier 2026 dans la Valle del Bove. En plus, le début de l’éruption n’était pas visible car le flanc Est était enveloppé d’une épaisse couche de nuages. Ce n’est qu’au crépuscule qu’une forte lueur est apparue sur les images de certaines webcams.

Comme je l’indiquais il y a quelques jours, l’Etna serait un bon moyen de tester ‘Jerk’, la nouvelle méthode d’alerte précoce qui a donné des résultats mitigés sur le Piton de la Fournaise à la Réunion.

Source : INGV et presse locale.

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17 heures : D’après les images des caméras de surveillance et les relevés de terrain effectués par le personnel de l’INGV à l’aide de drones, le champ de lave de Valle del Bove est toujours alimenté et le front le plus avancé a lentement atteint une altitude d’environ 1 360 m. La lave a parcouru une soixantaine de mètres en 24 heures.
Le survol par drone a notamment permis de préciser que la zone la plus active du champ de lave se situe en amont de Rocca Musarra, entre 1 800 et 1 700 m d’altitude. Une coulée de lave, qui s’est superposée à celle des jours précédents alimente plusieurs coulées plus petites. Actuellement, le front de cette coulée superposée se situe à une altitude d’environ 1 600 m. Le débit ets d’environ 5 mètres cubes par seconde. Au train où vont les choses, la lave devrait restée confinée à l’intérieur de la Valle del Bove, sans aucune menace pour Milo ou Fornazzo.
Les images des caméras de surveillance montrent également que l’activité strombolienne se poursuit à des intensités variables au niveau de la Voragine, avec de faibles émissions de cendres.

D’un point de vue sismique, l’amplitude moyenne du tremor volcanique montre toijours des valeurs moyennes, parfois élevées. La source du tremor semble se situer près du cratère Voragine, à une altitude d’environ 2 800 à 3 000 m.
Source : INGV.

Source: réseaux sociaux

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4 janvier 2026 – 13 heures : Les images des caméras de surveillance et les relevés de terrain effectués par le personnel de l’INGV montrent que le champ de lave dans la Valle del Bove est toujours actif. La coulée de lave, dont le front se trouvait hier une altitude de 1 360 m, n’avance plus et se refroidit. En revanche, la
coulée de lave sus-jacente, qui atteignait hier une altitude de 1 600 m, est active et
son front se situe actuellement à une altitude d’environ 1 400 m.

Parallèlement, l’activité strombolienne se poursuit avec une intensité variable au niveau de la Voragine, avec des émissions de cendres intermittentes et faibles.
L’amplitude du tremor volcanique, bien que présentant quelques fluctuations, se situe actuellement dans la moyenne. La source du tremor semble se situer dans une zone proche de la Voragine, à une altitude d’environ 2 800 à 3 000 m.

Source : INGV.

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5 janvier 2026 – 11 heures : D’après les images des caméras de surveillance et les relevés de terrain effectués par le personnel de l’INGV, le champ de lave dans la Valle del Bove est toujours actif. La coulée de lave, dont le front se situait hier à 1 400 m d’altitude, a atteint 1 360 m, rejoignant ainsi la coulée des jours précédents qui n’avance plus et est en cours de refroidissement.
De plus, plus en amont, à environ 1 500 m d’altitude, on observe une nouvelle coulée de lave active qui, elle aussi, se superpose aux précédentes.
D’un point de vue sismique, l’amplitude moyenne du tremor volcanique a montré une augmentation lente et progressive à partir de 00h00 UTC le 5 janvier, avant de chuter soudainement. Elle se situe actuellement à des valeurs faibles. À noter qu’à 5 h 19 UTC, un signal sismique clairement visible a été enregistré, particulièrement aux stations sommitales, pendant environ 2 minutes. Ce signal ne peut être associé à une fracturation ou à une activité explosive, mais est vraisemblablement attribuable à un glissement de terrain.
Source : INGV.

Source: INGV

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6 janvier 2026 – 17 heures : Les conditions météo n’ont pas été bonnes sur l’Etna ces dernières heures et l’INGV diffuse ses bulletins d’après les iamges des webcams de surveillance et les visites de son personnel sur le terrzin.

Il ressort de ces observations que l’activité effusive continue dans la Valle del Bove. Le champ de lave reste actif ; le front de coulée le plus avancé se situe à une altitude d’environ 1 360 mètres. Plus en amont, entre 1 600 et 1 400 mètres d’altitude, d’autres coulées de lave se chevauchent, ce qui montre que la source de l’activité éruptive demeure bien alimentée.
L’amplitude du tremor volcanique se situe dans la moyenne, mais continue d’augmenter lentement. Cette tendance s’accompagne d’importantes fluctuations (voir ci-dessous).

Source : INGV.

Source: INGV

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23 heures : Dans un bulletin émis à 22 heures, l’INGV indique que la portion du champ de lave située entre Rocca Musarra et Rocca Capra n’est plus alimentée et que les fronts de lave sont stationnaires et en refroidissement. Cette situation est confirmée par la webcam L.A.V.E. Qui ne montre plus que quelques points d’incandescence. Finalement, c’est la coulée de lave qui va probablement mettre fin aux restrictions d’accès !

Source : INGV.

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January 3rd, 2026 – 8:00 am : As I put it earlier, the lava flow in the Valle del Bove does not pose any danger, at least not at the moment, to populated areas like Milo or Fornazo. The lava is more than 5 km from these towns. The numerous images released on social media were misleading. A perspective effect that « flattens » the photos and videos gave the impression that the flow was close to the houses. But this is not the case.
The flow originated from an effusive vent located at an altitude of 2,100 meters. The lava advanced rapidly to 1,580 meters in just a few hours, before stabilizing about 200 meters lower. The lava front is approximately 200 meters wide and seven meters high. The INGV has stated that, even with the current flow rate or a doubling of its intensity, no risk is expected for the nearest inhabited areas.
In reality, the influx of visitors is causing more concern for the authorities than the lava flow itself. The Civil Protection fears potential repercussions on traffic and the passage of emergency vehicles, as well as risks to the safety of poorly equipped hikers who might try to approach the lava front. For this reason, several mayors have issued decrees regulating and prohibiting access to the volcano. The president of Etna Park emphasized the need for more effective communication regarding volcanic risks and clearer signage. The activation of the checkpoint on the Pietracannone trail, manned by the Corpo Forestale, and an active police presence have also been confirmed.
It should be noted that the volcano’s activity has no impact on Catania Airport, which remains fully operational.

Boris Behncke (INGV Catania) explained that this lava flow in the Valle del Bove took everyone by surprise. « Nobody saw it coming. » After the eruptive activity at the end of 2025 at the Northeast Crater and on the flank of the Voragine, the volcanic tremor had returned to medium levels, and there was no indication that the eruption would reactivate on January 1, 2026, in the Valle del Bove. Furthermore, the beginning of the eruption was not visible because the eastern flank was shrouded in a thick layer of clouds. It was only at dusk that a strong glow appeared on some webcam images.
As I mentioned a few days ago, Mount Etna would be a good way to test ‘Jerk,’ the new early warning method that has yielded mixed results on Piton de la Fournaise on Réunion Island.”

Source: INGV and local press.

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5 p.m.: According to CCTV footage and field surveys conducted by INGV staff using drones, the Valle del Bove lava field is still being fed, and the most advanced front has slowly reached an altitude of approximately 1,360 meters. Lava has travelled about 60 meters in 24 hours.
The drone overflights have notably confirmed that the most active area of ​​the lava field is located upslope of Rocca Musarra, between 1,800 and 1,700 meters above sea level. A lava flow, superimposed on those of previous days, is feeding several smaller flows. Currently, the front of this superimposed flow is at an altitude of approximately 1,600 meters. The flow rate is about 5 cubic meters per second. At the current rate, the lava should remain confined within the Valle del Bove, posing no threat to Milo or Fornazzo.

Surveillance camera images also show that Strombolian activity continues at varying intensities at the Voragine, with low ash emissions.
From a seismic perspective, the average amplitude of the volcanic tremor remains moderate, sometimes high. The source of the tremor appears to be located near the Voragine, at an altitude of approximately 2,800 to 3,000 meters.
Source: INGV.

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January 4, 2026 – 1:00 PM: Surveillance camera images and field surveys conducted by INGV staff show that the lava field in Valle del Bove remains active. The lava flow, whose front was at an altitude of 1,360 m yesterday, has stopped advancing and is cooling. However, the overlying lava flow, which reached an altitude of 1,600 m yesterday, is active and its front is currently at an altitude of approximately 1,400 m.
At the same time, Strombolian activity continues with varying intensity at the Voragine, with intermittent and weak ash emissions.
The amplitude of the volcanic tremor, although exhibiting some fluctuations, is currently within medium vanies. The source of the tremor appears to be located in an area near the Voragine, at an altitude of about 2,800 -3,000 m.

Source: INGV.

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January 5th, 2026 – 11:00 am : According to surveillance camera images and field surveys conducted by INGV staff, the lava field in Valle del Bove remains active. The lava flow, whose front was at an altitude of 1,400 m yesterday, has reached 1,360 m, joining the flow from previous days, which is no longer advancing and is currently cooling.
Furthermore, further upslope, at about 1,500 m a.s.l., a new active lava flow has been observed, which is also superimposed on the previous ones.

From a seismic perspective, the average amplitude of the volcanic tremor showed a slow and gradual increase starting at 00:00 UTC on January 5, before dropping suddenly. It is currently at low levels. It should be noted that at 5:19 UTC, a clearly visible seismic signal was recorded, particularly at the summit stations, for approximately two minutes. This signal cannot be associated with fracturing or explosive activity, but was likely caused by a landslide.
Source: INGV.

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January 6, 2026 – 5:00 PM : Weather conditions on Mount Etna have been poor in recent hours, and the INGV is issuing bulletins based on images from monitoring webcams and visits by its staff to the site.
These observations indicate that effusive activity continues in the Valle del Bove. The lava field remains active; the most advanced flow front is located at an altitude of approximately 1,360 meters. Further upslope, between 1,600 and 1,400 meters, other lava flows overlap, demonstrating that the source of eruptive activity remains well-supplied. The amplitude of the volcanic tremor is at medium values but continues to increase slowly. This trend is accompanied by significant fluctuations (see above).
Source: INGV.

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11 PM: In a bulletin issued at 10 PM, the INGV indicates that the portion of the lava field located between Rocca Musarra and Rocca Capra is no longer being fed and that the lava fronts are stationary and cooling. This situation is confirmed by the L.A.V.E. webcam, which now only shows a few points of incandescence. Ultimately, it is the lava flow that will likely put an end to the access restrictions!
Source: INGV.

 

Pont sur le détroit de Messine : Piqûre de rappel en Sicile

Alors que projet de construction d’un pont pour enjamber le détroit de Messine entre la Calabre et la Sicile est de plus en plus à l’ordre du jour, des voix se font régulièrement entendre pour rappeler que la région est exposée aux séismes. Les concepteurs de ce qui serait la plus long pont suspendu au monde (3666 mètres) rétorquent que la structure est capable d’encaisser une secousse de M7,1, comme celle qui a dévasté Messine en 1908.

Maquette du Ponte sullo Stretto

La construction du pont est censée débuter début 2026, mais dans les faits, la situation s’avère bien plus complexe, avec en particulier un refus de la Cour des Comptes de valider le projet. L’un des enjeux les plus cruciaux concerne le respect des réglementations environnementales et parasismiques. Plusieurs experts ont souligné ces lacunes, insistant sur le caractère non durable du projet et les risques associés. Il convient de rappeler que la zone concernée par la construction du pont a été le théâtre de l’un des pires séismes de l’histoire en Europe : le 28 décembre 1908, une violente secousse de magnitude M7,1, suivie d’un tsunami, a détruit les villes de Messine et de Reggio de Calabre. Cette catastrophe a coûté la vie à environ 80 000 personnes. Il ne faudrait pas oublier, non plus, qu’il y avait eu auparavant un séisme en Calabre méridionale en 1783, mais pour lequel aucune valeur de magnitude fiable n’a pu être obtenue.

 Image du séisme de 1908 à Messine

Aujourd’hui, certains experts redoutent que le pont s’effondre en cas de séisme d’une magnitude supérieure à M7,1 et estiment qu’il faudrait retenir l’hypothèse d’une secousse de M7,8, estimée par certains sismologues. Ces derniers font remarquer que pour un ouvrage stratégique comme le pont, il est essentiel de prévoir des marges de sécurité adéquates et ils rappellent que l’échelle de magnitude est logarithmique.
Le pont enjambant le détroit de Messine ne serait pas le premier construit en zone sismique. Au Japon, un ouvrage semblable enjambe le détroit d’Akashi, avec une travée suspendue de près de 2 km de long. En Turquie, le pont qui enjambe le détroit des Dardanelles a été construit avec une travée unique de plus de 2 km.

Alors que le débat autour du pont sur le détroit de Messine anime toujours les conversations, un séisme de magnitude M3,6 a été enregistré le 2 décembre 2025 à 23h16 dans le nord-est de la Sicile, dans la région de Messine. Selon l’INGV, l’épicentre se situait à une profondeur de 49 kilomètres, près des communes d’Itala et de Rometta. Aucun dégât ni blessé n’a été signalé.

Cette secousse est là pour rappeler que cette partie de la Sicile est particulièrement sujette aux séismes et qu’il ne faudra pas se tromper pour définir les paramètres parasismiques qui encadreront la construction du pont….si elle se fait un jour !

 Il y a un énorme fossé entre la maquette et la réalité

Source: presse italienne.

Santorin (Grèce) : Ça devait arriver ! // Santorini (Greece) : It was sure to happen !

Une vaste portion de la falaise d’Imerovigli, sur l’île grecque de Santorin, s’est effondrée le 20 août 2025, générant un nuage de poussière qui s’est répandu sur le flanc de la caldeira et les zones touristiques environnantes. L’incident s’est produit en début d’après-midi et a provoqué d’importantes perturbations, même s’il n’est pas fait état de victimes. La falaise repose sur un terrain volcanique intrinsèquement instable, formé par l’effondrement de la caldeira de Santorin lors de l’éruption minoenne il y a environ 3 600 ans. L’ajout de nouvelles structures en bordure de falaise a accru encore davantage la charge sur un environnement géologique déjà fragile.
Imerovigli, village de 469 habitants permanents, est une destination touristique prisée en raison de sa position élevée sur le bord de la caldeira et de ses vues panoramiques sur la mer Égée.
Les géologues ont constaté que la falaise a été soumise à des contraintes dues à une construction intensive et à un développement excessif au cours des dernières décennies. Ce glissement de terrain fait suite aux avertissements des géologues locaux et internationaux concernant l’instabilité géomorphologique des pentes de la caldeira de Santorin. Ils ont souligné l’urgence de renforcer les réglementations en matière de construction afin de réduire les risques pour la population locale et pour les visiteurs.
Les falaises de Santorin sont également instables en raison de la sismicité dans la région. On se souvient que l’île a connu un intense essaim sismique début 2025, avec plus de 20 000 secousses enregistrées entre le 26 janvier et le 22 février. Environ 11 000 habitants, soit plus de la moitié de la population de Santorin, ont décidé de fuir. Les experts pensent que cette activité sismique a fragilisé la masse rocheuse, contribuant à l’effondrement des falaises. Début 2025, le gouvernement grec a alloué 2,5 millions de livres sterling à la construction d’une voie d’évacuation d’urgence sur l’île, reconnaissant les risques liés aux séismes, aux glissements de terrain et à l’activité volcanique.
Le 20 août au soir, les autorités locales n’avaient fourni aucune information détaillée sur les dommages causés aux infrastructures ou aux bâtiments, ni confirmé de blessés ou de décès. Des opérations de surveillance et d’évaluation de la stabilité des falaises sont en cours.

Voici une vidéo montrant le nuage de poussière provoqué par l’effondrement :
https://youtu.be/8Kc-aceVFQs

Fragilisées par la sismicité dans la région, les falaises de Santorin offrent un profil parfait pour que se produisent des effondrements de terrain (Crédit photo: Wikipedia)

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An extensive section of cliff in Imerovigli, Santorini, collapsed on August 20 2025, producing a dust cloud that spread across the caldera rim and surrounding tourist areas. The incident occurred in the early afternoon and caused significant disruption, though no official reports of casualties have yet been released.The cliff face lies on inherently unstable volcanic terrain formed by the collapse of the Santorini caldera during the Minoan eruption approximately 3 600 years ago. The addition of new structures on the rim has further increased loading on an already fragile geological setting.

Imerovigli, a settlement of 469 permanent residents, is a popular tourist destination due to its elevated position on the caldera rim and panoramic views of the Aegean Sea.

Geologists noted that the slope had been under stress due to intensive construction and overdevelopment in recent decades. The landslide follows warnings by local and international geologists regarding the geomorphological instability of Santorini’s caldera slopes. They emphasized the urgent need for stricter building regulations to reduce risks to residents and visitors.

Santorini cliffs are also made unstable by the current seismicity in the area. One can remember that the island experienced an intense seismic swarm earlier this year with more than 20 000 small tremors recorded between January 26–February 22 2025. Around 11,000 residents – more than half Santorini’s population – decided to flee. Experts suggest that this seismic activity weakened the rock mass, contributing to slope failure. Earlier in 2025, the Greek government allocated 2.5 million British pounds for the construction of an emergency evacuation route on the island, recognizing the hazards posed by earthquakes, landslides, and volcanic activity.

In the evening of August 20, local authorities had not provided detailed information on damage to infrastructure or buildings, nor have they confirmed injuries or fatalities. Monitoring and assessment of slope stability are ongoing.

Here is a video showing the dust cloud triggerred by the collapse :

https://youtu.be/8Kc-aceVFQs