Des règles plus strictes pour protéger l’Everest // Stricter rules to protect Mount Everest

Au Népal, la Chambre des Députés a adopté en février 2026 un texte législatif qui instaure des règles plus strictes pour l’alpinisme, des dispositions renforcées en matière de sécurité et d’assurance, ainsi qu’un fonds permanent pour l’environnement destiné à la dépollution des hautes montagnes du pays, notamment l’Everest.

Crédit photo: Wikipedia

Le Parlement népalais a approuvé la proposition à l’unanimité. Le projet de loi vise à diversifier et à réglementer de manière systématique le secteur touristique népalais, tout en renforçant les normes de sécurité et environnementales en alpinisme.
Pour la première fois, la réglementation de l’alpinisme est intégrée à la loi sur le tourisme afin d’en renforcer l’application. La Chambre des Députés a également ordonné au gouvernement de rechercher des solutions durables pour préserver la propreté des montagnes népalaises et prévenir les accidents mortels.
Le projet de loi a été soumis au Sénat pour ensuite être approuvé par référendum lors des élections du 5 mars 2026. Après son adoption par le Sénat, le texte retournera à l’Assemblée nationale avant d’être transmis au Président pour authentification. Les responsables du ministère du Tourisme estiment que, si le processus se déroule sans encombre, il faudra environ trois mois pour que la loi soit applicable.

L’accumulation de déchets au camp de base est devenue un réel problème environnemental (Crédit photo: Wikipedia)

Une disposition clé du projet de loi est l’instauration d’un certificat médical récent et obligatoire pour tous les membres d’une expédition en haute montagne. Lors de la demande d’autorisation d’ascension, chaque membre de l’expédition, y compris le chef d’expédition, le guide et les autres membres du personnel d’assistance, devra fournir un certificat médical datant de moins d’un mois. Les autorités affirment que cette mesure vise à réduire les décès évitables et les urgences médicales en haute altitude.
Pour les sommets nécessitant une autorisation préalable, les alpinistes devront soumettre une demande au Département du Tourisme, accompagnée d’un plan d’ascension détaillé, des frais engagés et des pièces justificatives. Sur la base de la demande et des pièces jointes, le Département peut délivrer une autorisation d’ascension précisant l’itinéraire et les conditions autorisées. L’autorisation sera refusée à toute personne dont l’état de santé sera jugé insatisfaisant, que ce soit pour l’ascension elle-même ou pour accompagner une expédition.
Le projet de loi introduit également une exigence d’expérience significative pour les aspirants alpinistes à l’ascension de l’Everest. Ainsi, un permis d’ascension de l’Everest ne sera délivré que si le demandeur a prouvé avoir déjà gravi au moins un sommet de plus de 7 000 mètres au Népal. Les autorités affirment que cette disposition vise à freiner le nombre croissant d’alpinistes inexpérimentés tentant l’ascension du plus haut sommet du monde, une tendance souvent pointée du doigt pour expliquer les embouteillages au sommet, les accidents et la surcharge des services de secours.

Embouteillage au sommet de l’Everest (Source: presse népalaise)

Le projet de loi comprend également des dispositions relatives aux saisons d’ascension, aux frais de dossier, aux conditions d’obtention des permis, aux services d’expédition obligatoires, aux normes à respecter lors des expéditions, ainsi qu’aux seuils d’âge et d’expérience requis pour les alpinistes.
L’un des points forts de cette législation est la création d’un Fonds de protection de l’environnement et de bien-être des alpinistes. Le gouvernement établira ce fonds afin d’assurer la protection sociale des alpinistes et du personnel d’assistance en montagne, ainsi que pour financer les actions de protection de l’environnement en haute altitude. Point important, la taxe de gestion des déchets en montagne, perçue lors de la délivrance des permis d’ascension, sera directement versée à ce fonds par le ministère.
Source : The Kathmandu Post.

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Nepal’s National Assembly has passed the Integrated Tourism Bill, a legislation that introduces stricter rules for mountaineering, tighter safety and insurance provisions, and a permanent environment fund aimed at cleaning up the country’s high mountains, including Mount Everest.

The Nepalese parliament unanimously endorsed the proposal. The bill seeks to diversify and systematically regulate Nepal’s tourism sector while strengthening safety and environmental standards in mountaineering.

Mountaineering rules have been incorporated into the tourism bill for the first time to strengthen enforcement. Nepal’s top court has also ordered the government to seek sustainable solutions to keep Nepal’s mountains clean and prevent deaths.

The bill moved to the House of Representatives (lower house) to be elected through the March 5, 2026 elections. After endorsement by the lower house, the legislation will return to the National Assembly before being sent to the President for authentication. Tourism ministry officials estimate that, if the process proceeds smoothly, it could take at least three months for the bill to become law.

One key provision of the bill is the introduction of mandatory, recent health certification for all members of a climbing team. While applying for a climbing permit, each member if the exoedition, including the team leader, mountain guide and other support staff, must submit a health certificate issued within the previous month. Authorities say this measure aims to reduce preventable deaths and medical emergencies at high altitude.

For mountains requiring prior approval, climbers must submit an application to the Department of Tourism along with a detailed mountaineering plan, prescribed fees and supporting documents.

Based on the application and its attachments, the department may grant a climbing permit specifying the approved route and conditions. Permission will not be granted to any individual whose health condition is deemed unsatisfactory, either for climbing or accompanying a team.

The bill also introduces a significant experience requirement for aspiring Everest climbers.

A permit to climb Mount Everest will be issued only after an applicant provides proof of having previously summited at least one mountain higher than 7,000 metres in Nepal.

Officials say this provision is intended to curb the growing number of inexperienced climbers attempting the world’s highest peak, a trend often blamed for congestion, accidents and strain on rescue services.

Additional provisions in the bill cover climbing seasons, application fees, permit conditions, required expedition services, standards to be maintained during expeditions, and age and experience thresholds for climbers.

A major highlight of the legislation is the formation of an Environment Protection and Mountaineers’ Welfare Fund. The government will establish the fund to ensure social security for climbers and mountaineering support staff, as well as to finance environment protection efforts in high-altitude regions. Importantly, the mountain garbage management fee collected at the time of issuing climbing permits will be deposited directly into the fund by the department.

Source : The Kathmandu Post.

Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : Nouvelles restrictions autour du site éruptif

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, l’entrée de la lave dans la mer génère des risques pouvant être mortels et dont les visiteurs prennent rarement conscience. À la Réunion, le comportement du public est de plus en plus pointé du doigt. Le sauvetage récent de dix personnes égarées dans le secteur de Sainte-Rose illustre ce décalage entre la réalité du terrain et l’impréparation des visiteurs.

Face à la multiplication des comportements à risque, la préfecture a décidé de renforcer les mesures de contrôle.

En particulier, le stationnement sera strictement limité au côté montagne de la chaussée et sévèrement contrôlé par les forces de l’ordre.

Pour canaliser la foule, des points d’information sont installés aux entrées du Grand Brûlé. L’objectif est de rappeler aux spectateurs les secteurs autorisés et ceux qui sont interdits, ainsi que les dangers que l’Observatoire ne cesse de rappeler. .

Selon le site Réunion la 1ère, la menace d’une évacuation forcée plane désormais sur le site. Les autorités préviennent qu’en cas de changement météo brusque ou d’aggravation des risques volcaniques, le système FR-Alert sera utilisé. Ce dispositif permet d’envoyer une notification prioritaire sur tous les téléphones portables présents dans la zone pour ordonner un départ immédiat.

Source: Réunion la 1ère.

Certains vont bien sûr dire que ces mesures sont une atteinte à la liberté, mais elles sont avant tout destinées à protéger le public. Si rien n’est fait, i y aura un ou plusieurs morts un de ces jours. Mais de toute façon, ce sera la faute du Préfet qui n’aura pas fait le nécessaire!

La plateforme de lave, un endroit particulièrement dangereux (Crédit photo: OVPF)

Islande, Hawaï, Etna : 3 approches de l’activité éruptive

Quand l’activité éruptive est apparue en Islande en 2020-2021 dans la Geldingadalir et la Meradalir, les autorités ont tout de suite compris que l’éruption pourrait devenir une attraction touristique, un bonus économique et une source de revenus, surtout après l’épidémie de Covid. Une campagne publicitaire a même été lancée pour inciter les touristes étrangers à venir admirer l’éruption. Sur place, tout a été fait pour faciliter l’accueil des visiteurs : parking, toilettes, bornes wifi, etc. et sentiers balisées pour accéder au spectacle.

Un afflux de touristes en Islande pour assister à l’éruption signifiait également plus de personnes à risque. Même si l’éruption semblait inoffensive, il existait des risques non négligeables. Il a été déconseillé – mais jamais interdit ! – aux enfants, aux femmes enceintes, aux personnes âgées et à celles souffrant de problèmes respiratoires de se rendre sur le site de l’éruption.

Certains touristes ont ignoré les mises en garde et se sont aventurés entre les coulées de lave, avec le risque de se trouver encerclés, mais personne n’a parlé d’arrestation, ni même de verbalisation. Ce genre de sanction ne fait pas partie de l’état d’esprit islandais.

La police a mis en garde à plusieurs reprises sur les risques occasionnés par les gaz volcaniques, mais les avertissements ont souvent été ignorés. Là encore, aucune intervention et aucune verbalisation. Cette même politique est adoptée sur la plage de sable noir de Reynisdjara où des touristes se mettent régulièrement en danger et où certaines personnes ont perdu la vie. Les Islandais ont fait le nécessaire pour prévenir du danger, mais aucune intervention policière n’est prévue, ni aucune sanction.

Cela ne veut pas dire que les Islandais laissent tout faire. S’il y a danger sur autrui, c’est différent. La vitesse est étroitement contrôlée sur les routes et vous devrez mettre la main au portefeuille si vous êtes en infraction. De la même façon, les agressions, l’usage de la drogue sont sévèrement réprimandés.

L’éruption islandaise : un succès populaire (Crédit photo: Iceland Review)

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Aux États Unis, c’est à Hawaï que le spectacle d’une éruption est en ce moment le plus intéressant. Depuis la fin de l’année 2024, le Kilauea entre régulièrement en activité, avec de très prectaculaires épisodes de fontaines de lave. Le 40ème épisode ne devrait d’ailleurs pas tarder à se déclencher. L’éruption se trouve à l’intérieur du Parc National des Volcans où plusieurs plateformes d’observation ont été aménégées. Attention ! C’est là et pas à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u qu’il faut rester pour admirer le spectacle. Si vous ne respectez pas les conditions imposées par les autorités, cela risque de vous coûter très cher. Le non-respect de la loi aux États Unis peut vite vous conduire en prison.

Site d’observation de l’éruption à Hawaï (Crédit photo: NPS)

Il en va de même sur d’autres sites éruptifs aux États Unis, comme Yellowstone, par exemple. Des sentiers avec caillebotis sont souvent prévus pour s’approcher des sources chaudes. Si vous ne respectez pas ces sentiers et si vous essayez de vous approcher encore davantage, vous êtes presque certain de vous faire harponner par un ranger en faction à proximité. Vous aurez droit, au mieux, à une sévère remontrance et l’affaire risque vite de tourner au vinaigre en cas de contestation.

Connaissant la rigidité de l’état d’esprit américain et son côté procédurier, je me suis débrouillé pour obtenir un permis de travail à l’intérieur du Parc des Volcans d’Hawaï. Contrairement à ce qui se passe en France, les autorités américaines ont accepté d’examiner mes travaux sur Vulcano, l’Etna et le Stromboli, même si je ne suis pas scientifique de formation. Elles m’ont octroyé l’autorisation que j’avais sollicitée pour travailler sur le processus de refroidissement de la lave. Je dois ajouter que mon bilinguisme français-anglais a bien facilité les choses.

Au chevet des coulées de lave (Photo: C. Grandpey)

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En Sicile, l’Etna est un autre monde. J’ai eu la chance de le fréquenter à une époque où le principe de précaution n’avait pas encore envahi notre société et où il était relativement facile de déambuler sur le volcan. Haroun Tazieff avait grandement facilité mon contact avec les guides et leur chef, le regretté Antonio Nicoloso est devenu un de mes amis intimes. Je pouvais faire ce qui me plaisait sur le volcan.

Au cours de la longue éruption de 1991-93, la situation était plus délicate car la lave menaçait la bourgade de Zafferana Etnea. Il fallait montrer patte blanche pour s’en approcher. Une lettre de recommandation de Tazieff (Garouk avait été très sensibles aux travaux que j’effectuais à Vulcano) m’a permis de faire des approches intéressantes. Un jour, les carabiniers ont même accepté de me redescendre à mon lieur d’hébergement à bord de leur véhicule !

Aujourd’hui, les portes se sont refermées. Chaque accès de colère du volcan s’accompagne d’ordonnances balancées par les maires des localités etnéennes. La Guarda di Finanzia verbalise à tour de bras (Elle l’a fait sur l’île de Vulcano au cours de la dernière hausse d’activité). Il faudrait jouer en permanence au chat et à la souris pour s’approcher d’une coulée de lave. Ce type d’approche d’un site éruptif n’est pas ma tasse de thé. De toute façon, le monde le la photo n’a plus le charme d’autrefois ; il a été, lui aussi, bouleversé par l’arrivée du numérique et des smartphones qui permettent de mitrailler sans fin. Je reste donc à la maison et me contente des images, parfois très belles, proposées par les webcams.

On parle aujourd’hui d’adopter en Sicile une autre politique qui permettrait aux touristes d’assister à une éruption en toute sécurité. C’est bien, mais l’Etna n’est pas le Kilauea et la mentalité sudiste sicilienne n’a rien à voir avec celle nordique de l’Islande.

Comme le disent si bien les Anglo-saxons : Wait and see !

Au plus près de l’éruption de 1991-1993 (Photo: C. Grandpey)

Quelques nouvelles de l’Etna (Sicile) [suite] // Some more news of Mt Etna (Sicily) [continued]

  3 janvier 2026 – 8 heures : Comme je l’ai indiqué précédemment, la coulée de lave dans la Valle del Bove ne présente pas, du moins pour le moment, de danger pour des zones habitées comme Milo ou Fornazo. La lave se trouve à plus de 5 km de ces localités. Les nombreuses images diffusées sur les réseaux sociaux étaient trompeuses. Un effet de perspective qui « aplatit » les photos et les vidéos donnait l’impression que la coulée était proche des maisons. Mais ce n’est pas le cas.

La coulée est issue d’une bouche effusive située à 2 100 mètres d’altitude. La lave a rapidement avancé jusqu’à 1 580 mètres en quelques heures, avant de se stabiliser environ 200 mètres plus bas. Le front de lave mesure environ 200 mètres de large et sept mètres de haut. L’INGV a précisé que, même avec le débit actuel ou un doublement de son intensité, aucun risque n’est à prévoir pour les zones habitées les plus proches.

En réalité, le flot de visiteurs inquiète plus les autorités que la coulée de lave proprement dite. La Protection Civile craint des répercussions possibles sur la circulation et le passage des véhicules de secours, ainsi que des risques pour la sécurité des randonneurs mal équipés qui tenteraient de s’approcher du front de lave. Pour cette raison, plusieurs maires ont adopté des arrêtés réglementant et interdisant l’accès au volcan. Le président du Parc de l’Etna a insisté sur la nécessité d’une communication plus efficace concernant les risques volcaniques et d’une signalétique plus claire. L’activation du poste de contrôle sur le sentier de Pietracannone, tenu par le Corpo Forestale, et une présence policière active ont également été confirmées.
À noter que l’activité du volcan n’a aucun impact sur l’aéroport de Catane, qui demeure pleinement opérationnel.

Par la voix de Boris Behncke, l’INGV explique que cette coulée de lave dans la Valle del Bove a surpris tout le monde. « Personne ne l’a vu venir. » Après l’activité éruptive de la fin de l’année 2025 au Cratère NE et sur le flanc de la Voragine, le tremor volcanique avait retrouvé des valeurs moyennes et rien n’indiquait que l’éruption allait se réactiver le 1er janvier 2026 dans la Valle del Bove. En plus, le début de l’éruption n’était pas visible car le flanc Est était enveloppé d’une épaisse couche de nuages. Ce n’est qu’au crépuscule qu’une forte lueur est apparue sur les images de certaines webcams.

Comme je l’indiquais il y a quelques jours, l’Etna serait un bon moyen de tester ‘Jerk’, la nouvelle méthode d’alerte précoce qui a donné des résultats mitigés sur le Piton de la Fournaise à la Réunion.

Source : INGV et presse locale.

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17 heures : D’après les images des caméras de surveillance et les relevés de terrain effectués par le personnel de l’INGV à l’aide de drones, le champ de lave de Valle del Bove est toujours alimenté et le front le plus avancé a lentement atteint une altitude d’environ 1 360 m. La lave a parcouru une soixantaine de mètres en 24 heures.
Le survol par drone a notamment permis de préciser que la zone la plus active du champ de lave se situe en amont de Rocca Musarra, entre 1 800 et 1 700 m d’altitude. Une coulée de lave, qui s’est superposée à celle des jours précédents alimente plusieurs coulées plus petites. Actuellement, le front de cette coulée superposée se situe à une altitude d’environ 1 600 m. Le débit ets d’environ 5 mètres cubes par seconde. Au train où vont les choses, la lave devrait restée confinée à l’intérieur de la Valle del Bove, sans aucune menace pour Milo ou Fornazzo.
Les images des caméras de surveillance montrent également que l’activité strombolienne se poursuit à des intensités variables au niveau de la Voragine, avec de faibles émissions de cendres.

D’un point de vue sismique, l’amplitude moyenne du tremor volcanique montre toijours des valeurs moyennes, parfois élevées. La source du tremor semble se situer près du cratère Voragine, à une altitude d’environ 2 800 à 3 000 m.
Source : INGV.

Source: réseaux sociaux

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4 janvier 2026 – 13 heures : Les images des caméras de surveillance et les relevés de terrain effectués par le personnel de l’INGV montrent que le champ de lave dans la Valle del Bove est toujours actif. La coulée de lave, dont le front se trouvait hier une altitude de 1 360 m, n’avance plus et se refroidit. En revanche, la
coulée de lave sus-jacente, qui atteignait hier une altitude de 1 600 m, est active et
son front se situe actuellement à une altitude d’environ 1 400 m.

Parallèlement, l’activité strombolienne se poursuit avec une intensité variable au niveau de la Voragine, avec des émissions de cendres intermittentes et faibles.
L’amplitude du tremor volcanique, bien que présentant quelques fluctuations, se situe actuellement dans la moyenne. La source du tremor semble se situer dans une zone proche de la Voragine, à une altitude d’environ 2 800 à 3 000 m.

Source : INGV.

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5 janvier 2026 – 11 heures : D’après les images des caméras de surveillance et les relevés de terrain effectués par le personnel de l’INGV, le champ de lave dans la Valle del Bove est toujours actif. La coulée de lave, dont le front se situait hier à 1 400 m d’altitude, a atteint 1 360 m, rejoignant ainsi la coulée des jours précédents qui n’avance plus et est en cours de refroidissement.
De plus, plus en amont, à environ 1 500 m d’altitude, on observe une nouvelle coulée de lave active qui, elle aussi, se superpose aux précédentes.
D’un point de vue sismique, l’amplitude moyenne du tremor volcanique a montré une augmentation lente et progressive à partir de 00h00 UTC le 5 janvier, avant de chuter soudainement. Elle se situe actuellement à des valeurs faibles. À noter qu’à 5 h 19 UTC, un signal sismique clairement visible a été enregistré, particulièrement aux stations sommitales, pendant environ 2 minutes. Ce signal ne peut être associé à une fracturation ou à une activité explosive, mais est vraisemblablement attribuable à un glissement de terrain.
Source : INGV.

Source: INGV

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6 janvier 2026 – 17 heures : Les conditions météo n’ont pas été bonnes sur l’Etna ces dernières heures et l’INGV diffuse ses bulletins d’après les iamges des webcams de surveillance et les visites de son personnel sur le terrzin.

Il ressort de ces observations que l’activité effusive continue dans la Valle del Bove. Le champ de lave reste actif ; le front de coulée le plus avancé se situe à une altitude d’environ 1 360 mètres. Plus en amont, entre 1 600 et 1 400 mètres d’altitude, d’autres coulées de lave se chevauchent, ce qui montre que la source de l’activité éruptive demeure bien alimentée.
L’amplitude du tremor volcanique se situe dans la moyenne, mais continue d’augmenter lentement. Cette tendance s’accompagne d’importantes fluctuations (voir ci-dessous).

Source : INGV.

Source: INGV

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23 heures : Dans un bulletin émis à 22 heures, l’INGV indique que la portion du champ de lave située entre Rocca Musarra et Rocca Capra n’est plus alimentée et que les fronts de lave sont stationnaires et en refroidissement. Cette situation est confirmée par la webcam L.A.V.E. Qui ne montre plus que quelques points d’incandescence. Finalement, c’est la coulée de lave qui va probablement mettre fin aux restrictions d’accès !

Source : INGV.

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January 3rd, 2026 – 8:00 am : As I put it earlier, the lava flow in the Valle del Bove does not pose any danger, at least not at the moment, to populated areas like Milo or Fornazo. The lava is more than 5 km from these towns. The numerous images released on social media were misleading. A perspective effect that « flattens » the photos and videos gave the impression that the flow was close to the houses. But this is not the case.
The flow originated from an effusive vent located at an altitude of 2,100 meters. The lava advanced rapidly to 1,580 meters in just a few hours, before stabilizing about 200 meters lower. The lava front is approximately 200 meters wide and seven meters high. The INGV has stated that, even with the current flow rate or a doubling of its intensity, no risk is expected for the nearest inhabited areas.
In reality, the influx of visitors is causing more concern for the authorities than the lava flow itself. The Civil Protection fears potential repercussions on traffic and the passage of emergency vehicles, as well as risks to the safety of poorly equipped hikers who might try to approach the lava front. For this reason, several mayors have issued decrees regulating and prohibiting access to the volcano. The president of Etna Park emphasized the need for more effective communication regarding volcanic risks and clearer signage. The activation of the checkpoint on the Pietracannone trail, manned by the Corpo Forestale, and an active police presence have also been confirmed.
It should be noted that the volcano’s activity has no impact on Catania Airport, which remains fully operational.

Boris Behncke (INGV Catania) explained that this lava flow in the Valle del Bove took everyone by surprise. « Nobody saw it coming. » After the eruptive activity at the end of 2025 at the Northeast Crater and on the flank of the Voragine, the volcanic tremor had returned to medium levels, and there was no indication that the eruption would reactivate on January 1, 2026, in the Valle del Bove. Furthermore, the beginning of the eruption was not visible because the eastern flank was shrouded in a thick layer of clouds. It was only at dusk that a strong glow appeared on some webcam images.
As I mentioned a few days ago, Mount Etna would be a good way to test ‘Jerk,’ the new early warning method that has yielded mixed results on Piton de la Fournaise on Réunion Island.”

Source: INGV and local press.

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5 p.m.: According to CCTV footage and field surveys conducted by INGV staff using drones, the Valle del Bove lava field is still being fed, and the most advanced front has slowly reached an altitude of approximately 1,360 meters. Lava has travelled about 60 meters in 24 hours.
The drone overflights have notably confirmed that the most active area of ​​the lava field is located upslope of Rocca Musarra, between 1,800 and 1,700 meters above sea level. A lava flow, superimposed on those of previous days, is feeding several smaller flows. Currently, the front of this superimposed flow is at an altitude of approximately 1,600 meters. The flow rate is about 5 cubic meters per second. At the current rate, the lava should remain confined within the Valle del Bove, posing no threat to Milo or Fornazzo.

Surveillance camera images also show that Strombolian activity continues at varying intensities at the Voragine, with low ash emissions.
From a seismic perspective, the average amplitude of the volcanic tremor remains moderate, sometimes high. The source of the tremor appears to be located near the Voragine, at an altitude of approximately 2,800 to 3,000 meters.
Source: INGV.

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January 4, 2026 – 1:00 PM: Surveillance camera images and field surveys conducted by INGV staff show that the lava field in Valle del Bove remains active. The lava flow, whose front was at an altitude of 1,360 m yesterday, has stopped advancing and is cooling. However, the overlying lava flow, which reached an altitude of 1,600 m yesterday, is active and its front is currently at an altitude of approximately 1,400 m.
At the same time, Strombolian activity continues with varying intensity at the Voragine, with intermittent and weak ash emissions.
The amplitude of the volcanic tremor, although exhibiting some fluctuations, is currently within medium vanies. The source of the tremor appears to be located in an area near the Voragine, at an altitude of about 2,800 -3,000 m.

Source: INGV.

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January 5th, 2026 – 11:00 am : According to surveillance camera images and field surveys conducted by INGV staff, the lava field in Valle del Bove remains active. The lava flow, whose front was at an altitude of 1,400 m yesterday, has reached 1,360 m, joining the flow from previous days, which is no longer advancing and is currently cooling.
Furthermore, further upslope, at about 1,500 m a.s.l., a new active lava flow has been observed, which is also superimposed on the previous ones.

From a seismic perspective, the average amplitude of the volcanic tremor showed a slow and gradual increase starting at 00:00 UTC on January 5, before dropping suddenly. It is currently at low levels. It should be noted that at 5:19 UTC, a clearly visible seismic signal was recorded, particularly at the summit stations, for approximately two minutes. This signal cannot be associated with fracturing or explosive activity, but was likely caused by a landslide.
Source: INGV.

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January 6, 2026 – 5:00 PM : Weather conditions on Mount Etna have been poor in recent hours, and the INGV is issuing bulletins based on images from monitoring webcams and visits by its staff to the site.
These observations indicate that effusive activity continues in the Valle del Bove. The lava field remains active; the most advanced flow front is located at an altitude of approximately 1,360 meters. Further upslope, between 1,600 and 1,400 meters, other lava flows overlap, demonstrating that the source of eruptive activity remains well-supplied. The amplitude of the volcanic tremor is at medium values but continues to increase slowly. This trend is accompanied by significant fluctuations (see above).
Source: INGV.

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11 PM: In a bulletin issued at 10 PM, the INGV indicates that the portion of the lava field located between Rocca Musarra and Rocca Capra is no longer being fed and that the lava fronts are stationary and cooling. This situation is confirmed by the L.A.V.E. webcam, which now only shows a few points of incandescence. Ultimately, it is the lava flow that will likely put an end to the access restrictions!
Source: INGV.