Ambae (Vanuatu): Le transfert vers Maewo approche // The relocation to Maewo is coming nearer

Le Conseil des Ministres (CdM) du Vanuatu a décidé que Maewo sera le nouveau lieu de vie pour les habitants d’Ambae. La relocalisation débutera le 1er juin et se terminera le 30 juillet 2018.
L’évacuation ne sera pas obligatoire, mais le gouvernement facilitera le déménagement des personnes d’Ambae qui accepteront de déménager pendant la période de deux mois.
La CdM a décidé qu’il ne serait pas fait obstacle aux personnes d’Ambae qui ont décidé d’aller vivre ailleurs qu’à Maewo mais ce sera à leurs frais.
Une aide alimentaire sera apportée pendant six mois maximum à la population d’Ambae une fois arrivée à Maewo. Ce soutien prendra ensuite fin car les cultures vivrières qui ont été plantées le premier jour de l’évacuation seront prêtes à être récoltées.
Le CdM a également décidé que le siège provincial de Penama sera transféré sur l’île de Pentecôte ou à Maewo. La construction de nouvelles installations gouvernementales et l’extension des services gouvernementaux à Maewo (y compris les écoles et les centres de santé) permettront d’accueillir les personnes déplacées d’Ambae.
Sur Maewo, entre 19 et 23 villages – 13 dans le nord et 10 dans le sud – sont prêts à prendre en charge 3 000 personnes de manière temporaire avant leur transfert vers des sites définitifs. Les gens seront temporairement hébergés par les habitants des villages pendant que le gouvernement préparera les quatre sites identifiés pour des installations permanentes. Immédiatement après l’installation des habitants d’Ambae dans leurs villages d’accueil, les habitants de ces villages les aideront à cultiver dans les jardins pour leur permettre de vivre en attendant la préparation des sites d’installation définitifs.
La superficie totale des quatre sites proposés pour l’installation permanente des habitants d’Ambae est estimée à plus de 1000 hectares.
Source: Vanuatu Daily Post.

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The Vanuatu Council of Ministers (CoM) has decided that Maewo will be the second home for the people of Ambae. The relocation will start on June 1st and will end by July 30th 2018.

There will be no compulsory evacuation out of Ambae but Government will facilitate movement of people of Ambae who are willing to relocate within the two months period.

The CoM decided too that there will be no restriction on people of Ambae who are making their own arrangements to live elsewhere other than Maewo but it will be at their own costs.

Food support will be provided to the displaced population of Ambae on Maewo for a maximum of six months before withdrawing its support in terms of food support as food crops which have been planted on day one of evacuation are now ready for harvest.

The CoM decided too that Penama Provincial Headquarter is to be relocated to either Pentecost or Maewo. Construction of new Government facilities and expansion of Government services on Maewo including Schools and Health Centres will be done to accommodate the displaced population from Ambae.

On Maewo, 19 to 23 villages – 13 in the North and 10 in the South areas – are ready to take over 3,000 people from Ambae on temporary relocation before transfer to permanent locations. The people will be temporarily hosted by the people in the villages while government prepares the four sites identified for permanent locations. Immediately after the people from Ambae settle into their host villages, communities of the villages will help them plant gardens of crops for them to live on while awaiting preparation of the permanent settlement sites.

The total land area from the four sites offered for permanent settlement of the people of Ambae is believed to be over 1,000 hectares.

Source: Vanuatu Daily Post.

Source: Google Maps

Réchauffement climatique : Lacanau (France) en danger // Global warming : Lacanau (France) in danger

Avec le réchauffement climatique et la hausse du niveau des océans qui s’ensuit, les côtes françaises sont de plus en plus exposées à l’assaut des vagues, en particulier au moment des tempêtes avec des marées de forts coefficients. Aujourd’hui, plusieurs municipalités de la côte atlantique s’inquiètent de voir leur littoral mangé par l’océan et craignent de voir des habitations disparaître dans la mer

Le problème est particulièrement visible à Lacanau, le paradis des surfeurs, mais un paradis fragile menacé par l’érosion. Selon les prévisions, la côte pourrait reculer de 65 mètres d’ici 2040 et 165 mètres d’ici 2100. Les grandes tempêtes de 2013-2014 ont causé de gros dégâts et il a fallu renforcer l’enrochement de la plage. Cette parade revient à mettre un emplâtre sur une jambe de bois car on sait que l’océan a le potentiel de détruire cet ouvrage en moins de temps qu’il faut pour le construire.

À l’horizon 2050, la municipalité de Lacanau envisage deux solutions. La première consisterait à construire une énorme digue, un ouvrage coûteux qu’il faudra entretenir. L’autre projet, beaucoup plus radical, consisterait à détruire une partie du front de mer et le reconstruire dans les terres. Cela concernerait 1200 logements et une centaine de commerces. Ce sont de belles paroles, mais il faudra trouver le financement pour un tel projet et la loi française ne prévoit rien dans le cadre d’une relocalisation à grande échelle à cause du changement climatique. Personnellement, je ne serais par surpris de voir un jour l’accès à Lacanau devenir payant pour aider à financer la reconstruction, de la même façon que l’on fait payer pour emprunter le pont de l’île de Ré…

Il y a quelques jours, en contemplant la majesté et la puissance des vagues de l’Atlantique à proximité de Lacanau, je me disais que nos côtes ont bien du souci à se faire. Au bord de la mer comme sur les volcans, c’est la Nature qui commande et nous devons lui obéir…

Source : France Info.

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With global warming and the subsequent rise in the level of the oceans, the French coast is increasingly exposed to the constant pounding of the waves, especially during storms with tides of high coefficients. Today, many municipalities on the Atlantic coast are worried when they see their shoreline eaten away by the ocean and afraid of seeing homes disappear into the sea
The problem is particularly visible in Lacanau, a surfer’s paradise, but a fragile paradise threatened by erosion. According to forecasts, the coast could retreat by 65 metres by 2040 and 165 metres by 2100. The major storms of 2013-2014 caused great damage and it was necessary to reinforce the riprap of the beach. This protection amounts to putting a plaster on a wooden leg because we know that the ocean has the potential to destroy this work in less time than it takes to build it.
By 2050, the municipality of Lacanau is considering two solutions. The first would be to build a huge dyke, an expensive work that will need to be maintained. The other, much more radical project would be to destroy part of the waterfront and rebuild it on the land. This would involve 1200 homes and a hundred shops. These are fine words, but it will be necessary to find the money to finance such a project and the French law does not foresee anything in the context of a relocation on a large scale because of climate change. Personally, I would not be surprised to see one day a paying access to Lacanau to help finance the reconstruction, in the same way that we have to pay to drive on the bridge of the Ile de Ré. ..
A few days ago, contemplating the majesty and power of the waves of the Atlantic near Lacanau, I told myself that our coasts have much to worry about. At the seaside as on the volcanoes, Nature has all the powers and we must obey …
Source: France Info.

La plage de Lacanau-Océan après la tempête de 2013-2014 (Crédit photo: Wikipedia)

Une côte où les dunes subissent les assauts de l’océan (Photo: C. Grandpey)

Mayon (Philippines): Toujours pas d’éruption ! // No eruption yet !

drapeau francaisPrès de 2900 familles vivant dans la zone de danger de six kilomètres autour du Mayon, seront réinstallées de façon permanente dans des endroits plus sûrs. Le coût de la relocalisation a été estimé à 600 millions de pesos philippins (environ 11 millions d’euros). Cependant, les autorités n’ont pas été en mesure de dire quand commencerait ce déplacement de population.
Il y a actuellement 12 500 familles (55 000 personnes) hébergées dans 48 centres d’évacuation de la province d’Albay depuis que le niveau d’alerte 3 a été décrété le mois dernier. En plus de l’évacuation humaine, les animaux de ferme et de compagnie ont également été évacués vers des sites plus sûrs afin que leurs propriétaires n’aient pas un alibi pour regagner leurs domiciles. Une coulée de lave d’environ 350 mètres de longueur avance en ce moment le long de la bordure orientale de la ravine Bonga depuis le sommet du Mayon. Le PHILVOCS pense que cette coulée visqueuse et de faible longueur pourrait être un reliquat de l’éruption de 2009.

Source : Manila Bulletin.

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drapeau anglaisClose to 2,900 families living within the six-kilometre danger zone around Mayon Volcano will be relocated permanently in safe locations. The cost of the relocation has been estimated at P600 million (about 11 million euros). However, the authorities could not give a timeline when the relocation would start.

There are currently 12,500 families (55,000 persons) in 48 evacuation centres in Albay province since Alert Level 3 was raised last month. Aside from human evacuation, farm animals and pets were also evacuated to safer sites to deny residents an alibi for them to go back home.

Lava is currently flowing over 350 meters along the eastern side of the Bonga Gully from the summit of Mayon. PHILVOCS said this short and viscous flow of lava could be remnants of the 2009 eruption.

Source : Manila Bulletin

Mayon-03

La coulée de lave au sommet du Mayon  (Crédit photo:  Manila Bulletin)