Ça gaze en Californie et en Indonésie ! // Gas everywhere in California and Indonesia !

drapeau-francaisLa fuite de méthane (à raison d’environ 1 800 000 mètres cubes par jour depuis le 23 octobre) continue en Californie et provoque une catastrophe écologique. Un responsable local a même évoqué « un mini-Tchernobyl. » Les médias américains – le Los Angeles Times en particulier – pour la plupart réticents à admettre que le changement climatique est causé par les activités humaines, ne s’étendent pas trop sur le sujet.
Les responsables de la compagnie SoCalGas ont déclaré dimanche qu’ils allaient installer des équipements pour aspirer et réduire ainsi une partie de la fuite de méthane. Le plan consiste à siphonner et brûler en toute sécurité une partie du méthane qui s’échappe du sol. Selon un porte-parole, « la société développe un système conçu pour contrôler une partie de la fuite de gaz naturel à partir du puits. »
L’opération permettra de réduire – mais pas d’éliminer – la fuite. Un tuyau devrait être installé dans la zone d’écoulement du gaz afin de juguler une partie de la fuite, puis d’acheminer le gaz vers des unités qui retireront les fluides du gaz qui sera ensuite incinéré, ou dépourvu de son composant odorant.
Les autorités sanitaires restent préoccupées par le niveau de benzène, bien connu pour provoquer des cancers du sang, malgré les affirmations de la société SoCalGas selon laquelle la fuite ne présenterait pas de danger pour la santé. Les scientifiques et la population de Porter Ranch – où les écoles ont été fermées et les habitants évacués – ont déclaré que la compagnie et les autorités californiennes ont été lentes à reconnaître l’ampleur du problème ou à avertir la population des dangers potentiels. Le 10 novembre, le niveau de benzène était près de six fois plus élevé que les limites acceptables pour une période d’exposition de plus de huit heures.
SoCalGas n’a pas précisé à quelle date l’équipement serait installé, ni quelle quantité de gaz pourrait finalement être brûlée. La compagnie a seulement déclaré que le système a été conçu pour brûler environ un tiers de la fuite au moment de son débit maximal. .
Source: The Guardian.

Tandis que le méthane ne cesse de s’échapper du sol en Californie, Lapindo Brantas prévoit d’entreprendre en Indonésie un forage de gaz à proximité du site de Sidoarjo qui a provoqué la catastrophe à laquelle la compagnie n’est probablement pas étrangère. Il ne faudrait pas oublier qu’il y a une dizaine d’années, le volcan de boue a inondé 12 villages et déplacé environ 60.000 personnes.
Lapindo Brantas a payé la grande majorité des indemnisations, aidée par un prêt du gouvernement l’année dernière. Maintenant, la compagnie veut reprendre les forages, en partie pour rembourser ses dettes au gouvernement.
Les nouveaux puits seraient forés à environ 4 kilomètres du site du volcan de boue et atteindraient une profondeur maximale d’environ 1.200 mètres, soit environ le tiers du forage de 2006. Lapindo Brantas n’a pas foré de nouveaux puits depuis la coulée de boue de Sidoarjo et sa production de gaz a chuté d’environ 90 pour cent par rapport à 2004.
Il est prévu de commencer le forage de deux puits au début du mois de mars. Cependant, le projet pourrait être retardé par une décision prise par le gouvernement indonésien la semaine dernière, suite aux protestations de la population de la région. Le gouvernement veut s’assurer que l’entreprise a satisfait toutes les obligations techniques et répondu aux exigences sociales et environnementales. On ne connaît pas la date à laquelle le forage pourrait commencer.
Source: Reuters.

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The methane leak (about 62 million cubic feet of methane gas into the air every day since October 23rd) is going on in California and causing an environmental disaster. A local official called it “a mini Chernobyl” It is clear that the American news media, most of which are reluctant to admit that climate change is caused by human activities, do not publish long articles about the situation.
SoCalGas said on Sunday they would install equipment to suck up and capture some of the leaking methane. They are working on a plan to siphon off and safely burn some of the leaking methane. Said a spokesman: “The company is developing a system designed to capture and control a portion of the natural gas leaking from the well.”
The operation will reduce – but not eliminate – the leak. The design calls for a pipe to be installed in the area of the gas flow to capture a portion of the leaking gas and then carry it to separate units that will remove the fluids from the gas and then either incinerate it or filter the odorant out of it.
Public health experts said they remained concerned about levels of benzene, known to cause blood cancers – despite the companies’ assurances there was no danger from the leak. Scientists and residents of Porter Ranch – where schools have closed and residents been evacuated – said the gas company and California authorities were slow to recognise the magnitude of the problem, or warn locals of potential dangers. On November 10th, benzene levels recorded by the company reached nearly six times higher than the safe limits for exposure period over eight hours.
SoCalGas would not say when the equipment would be installed – or how much gas could ultimately be burned or captured. It said the system was designed to burn up about a third of the leak at its height.
Source : The Guardian.

While methane keeps leaking in California, Indonesian energy company Lapindo Brantas plans to resume drilling for gas near the site of the Sidoarjo mud volcano that caused a disaster that the company probably helped to create around 10 years ago. The mud volcano inundated 12 villages and has displaced around 60,000 people.
The company has paid off the vast majority of compensation claims it was ordered to pay, helped by a government loan last year. Now, it needs to resume drilling partly to pay back its debts to the government.
The new wells would be drilled around 4 kilometres from the site of the mud volcano and would go to a maximum depth of about 1,200 metres, around one-third as deep as the well Lapindo was drilling in 2006. The company has not drilled any new wells since the mudflow began, and as a result its gas output has fallen around 90 percent from 2004 levels.
Lapindo wants to start drilling the two wells in early March. However, Lapindo’s latest plans may be held up by a temporary stoppage in preparations imposed by the government late last week amid public concerns. The government wants to ensure the company has met technical as well as social and environmental requirements. It has not provided an estimate on when it might allow drilling to begin.
Source : Reuters.

Methane

Site d’Aliso Canyon (Californie) où a lieu la fuite de méthane (Crédit photo: Wikipedia)

Sidoarjo 2

Maisons englouties par la coulée de boue à Sidoarjo (Indonésie)

[Crédit photo: Wikipedia]

Un volcan de méthane en Californie // A methane volcano in California

drapeau-francaisCela fait plus de deux mois (depuis le 23 octobre 2015) que le méthane s’échappe d’un puits de stockage sur le site d’Aliso Canyon, dans la région de Los Angeles. Il a entraîné l’évacuation de milliers de maisons et la quantité de gaz à effet de serre répandue dans l’atmosphère correspond aux rejets de plus de six centrales au charbon. C’est un véritable volcan de méthane. Le gaz qui s’échappe du site avait été traité avec une substance odorante afin qu’une fuite puisse être détectée rapidement (le méthane est inodore à l’état naturel). Avec une fuite d’une telle ampleur, la substance odorante provoque des nausées, des maux de tête, des saignements de nez, et d’autres effets indésirables. La Southern California Gas Company (SoCalGas) a relogé temporairement 2300 ménages et s’efforce d’évacuer 1500 autres familles.
Aujourd’hui, les habitants poursuivent SoCalGas en justice sous prétexte que la société n’a jamais remplacé une soupape de sécurité qui aurait pu arrêter la fuite et, plus généralement, pour des négligences de maintenance du site.
SoCalGas essaye d’éviter une catastrophe sanitaire et climatique majeure. Les ouvriers travaillent 24 heures sur 24 pour réduire l’émission de gaz. Jusqu’à présent, quelque 80 000 tonnes de méthane se sont échappées du site, selon les estimations de l’Environmental Defense Fund (EDF) qui observe attentivement la situation. La fuite, qui a été réduite d’environ 40 pour cent depuis le 23 Octobre 2015, demeure la plus grande émission quotidienne de méthane, comparée à toutes les autres sources de pétrole et de gaz en Californie.
En plus des effets locaux de la fuite, le méthane est un contributeur important au changement climatique. Ce gaz représente environ 10% des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis. Il se décompose plus rapidement que le CO2, mais sur une période d’un siècle, il piège environ 25 fois plus de rayonnement solaire.
Il y a environ 400 autres puits de stockage comme celui Aliso Canyon aux Etats Unis. Ce n’est pas la première fois qu’une fuite de gaz naturel cause des problèmes. En 2001, une fuite du gaz naturel stocké dans d’anciennes mines de sel à Hutchison dans le Kansas a provoqué une série d’explosions, tuant deux personnes et détruisant plusieurs bâtiments. En 2010, un gazoduc a explosé à San Bruno, en Californie, tuant huit personnes et en blessant 66 autres.
Alors que les États-Unis s’efforcent d’abandonner le charbon et d’opérer une transition vers les énergies renouvelables et les usines de gaz naturel, la fracturation hydraulique contribue également au développement rapide du gaz naturel. On transporte, stocke et brûle de plus en plus de gaz à travers les Etats-Unis.
Source: ThinkProgress: Au bas de l’article, vous verrez l’impact en temps réel de la fuite de méthane d’Aliso Canyon: http://thinkprogress.org/climate/issue/

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drapeau-anglaisFor more than two months (actually since October 23rd 2015) , methane has been escaping from a storage well in the Los Angeles area. It has caused the evacuation of thousands of homes and dumped more than six coal plants’ worth of greenhouse gas into the atmosphere. It is a real methane volcano. The gas leaking from the Aliso Canyon Storage Facility has been treated with an odorant, so that if there is a leak it is detected (methane is naturally odourless). At this large scale, though, the odorant has been reportedly causing headaches, nausea, nosebleeds, and other adverse reactions. SoCalGas has temporarily relocated 2,300 households and is working with another 1,500 on relocations.
Now, residents are suing, alleging that Southern California Gas Company took out and never replaced a safety valve that could have shut off the leak, and generally failed to maintain the site.
Now, the company is scrambling to stop the health and climate disaster. They are operating around the clock to gain control over the gas. Up to now, about 80,000 metric tons of methane have been released from the site, according to estimates from the Environmental Defense Fund (EDF), which has been tracking the leak closely. The leak, which has been reduced by about 40 percent since it began on October 23rd, remains the single largest output of methane per day compared with all other oil and gas sources in California.
In addition to the local effects of the leak, methane is a significant contributor to climate change. Making up about 10% of U.S. greenhouse gas emissions, methane breaks down more quickly than CO2, but over a hundred-year period, it is about 25 times more effective at trapping radiation.
There are about 400 other storage wells like the Aliso Canyon one. This is not the first time a natural gas leak has caused problems. In 2001, natural gas stored in old salt mines leaked into Hutchison, Kansas and caused a series of explosions, killing two and destroying several buildings. In 2010, a pipeline exploded in San Bruno, California, killing eight and injuring another 66.
Meanwhile, as the United States transitions away from carbon-heavy coal and more towards intermittent renewables and natural gas plants, fracking has also contributed to a natural gas boom. More and more gas is being transported, stored, and burned around the country.
Source : ThinkProgress : At the bottom of the article, you will see the real-time impact of the leaking methane: http://thinkprogress.org/climate/issue/

Methane

Site de la fuite de méthane le 14 décembre 2015 (Crédit photo: Wikipedia)

Le réchauffement climatique de l’Islande à la Sibérie // Global warming from Iceland to Siberia

drapeau francais Certes, les glaciers islandais fondent (voir ma dernière note à ce sujet), mais ce qui se passe en Islande peut être relié à ce qui a été observé récemment en Sibérie avec la découverte de sept trous géants dans le sol, d’un diamètre moyen de 75 mètres pour une profondeur de plus de 45 mètres (voir photo ci-dessous). L’un de ces orifices avait plus de 800 mètres de diamètre. Il en existe probablement beaucoup d’autres dans toute l’immensité de la Sibérie.
Différentes théories ont attribué l’existence de ces mystérieux cratères à des impacts de météorites, à des frappes de missiles ou bien à des explosions de gisements de gaz à proximité. Cependant, l’explication la plus probable de ce phénomène semble être le changement climatique. Les températures du sous-sol dans certaines parties de la Sibérie ont augmenté de près de quatre degrés au cours des quinze dernières années. Au fur et à mesure que le pergélisol se réchauffe, il libère du méthane. Le méthane s’accumule puis explose, laissant derrière lui un trou béant.
Ces libérations de poches de méthane sont inquiétantes, qu’elles se soldent ou non par des explosions. Le méthane est un gaz à effet de serre, et sur une base moléculaire, c’est un agent de réchauffement beaucoup plus puissant que le dioxyde de carbone, même s’il ne reste pas très longtemps dans l’atmosphère. Si le pergélisol libère le méthane en raison de la hausse des températures, il pourrait entraîner un effet domino: plus de méthane conduit à plus de réchauffement qui, à son tour, conduit à plus de fonte du sol, et ainsi de suite.
Les trous observés en Sibérie doivent attirer notre attention sur un autre phénomène dans lequel le réchauffement climatique et la géologie peuvent se retrouver liés l’un à l’autre de manière fortuite: Il s’agit des séismes. Ils se produisent généralement le long des limites entre les plaques tectoniques. Toutefois, on a récemment enregistré un nombre anormal de séismes au Groenland. Une théorie largement débattue a attribué ce phénomène à la diminution de la calotte glaciaire du Groenland. Tandis que la calotte glaciaire fond, son poids diminue, permettant le soulèvement du sol qui se trouve en dessous. Le processus, connu sous le nom de soulèvement (ou rebond) isostatique, pourrait bien être responsable de  cette augmentation de l’activité sismique.
Cela nous ramène au début de l’article avec ce qui a été observé en Islande. La boucle est bouclée !

Adapté d’un article paru dans The New Yorker.

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drapeau anglais Icelandic volcanoes are melting (see my latest note about this topic) but what is happening in Iceland can be connected to what has recently been observed in Siberia with seven giant holes in the ground, about 75 metres across and more than 45 metres deep (see photo below), including one that is more than 800 metres across. There are probably plenty more in all Siberia.

Theories about the mystery craters have variously attributed them to meteorite impacts, missile strikes or explosions from nearby gas fields. However, the most likely explanation for the phenomenon seems to be climate change. Underground temperatures in parts of Siberia have risen by nearly four degrees in the past fifteen years. As the permafrost warms, it releases methane. The methane builds up until there’s an explosion, which leaves behind a hole.

Whether or not they end in explosions, these methane releases are a serious concern. Methane is a greenhouse gas, and on a molecule-by-molecule basis it is a far more potent warming agent than carbon dioxide, although it doesn’t last as long in the atmosphere. If the permafrost is leaking methane because of rising temperatures, a positive-feedback loop could be taking effect: more methane leads to further warming, which leads to further thawing, and so on.

But the holes in Siberia also point to another, stranger phenomenon. Global warming and geology turn out to be connected in unexpected ways. Concerning earthquakes, they usually occur along tectonic plate boundaries. But recently Greenland has been experiencing an unusually large number of earthquakes. One widely discussed theory attributes this to the shrinking of the Greenland ice sheet. As the ice sheet melts, its weight declines, allowing the land underneath it to rise. The process, which is known as isostatic rebound, may well be responsible for the increase in seismic activity.

This leads us to the beginning of the article with what has been observed in Iceland. We’ve come full circle!

Adapted from an article in The New Yorker.

Siberian-hole

Crédit photo : Service de presse du gouverneur YaNAO / Marya Zulinova

La fonte de l’Arctique s’accélère // Arctic is melting faster and faster

drapeau francaisCette note ne concerne pas les volcans mais aborde un sujet auquel je suis très sensible. En effet, j’ai vu à quelle vitesse les glaciers fondent à travers le monde et je pense qu’il est grand temps que nos gouvernants prennent des mesures draconiennes pour enrayer la catastrophe qui nous menace. Si on ne fait rien, je suis certain que mes enfants et petits-enfants devront faire face à un avenir sombre avec une longue liste de désastres naturels.

Peter Wadhams, professeur de mathématiques appliquées et de physique théorique à l’Université de Cambridge (Angleterre) prédit un Océan Arctique « libre de glace » en l’an 2020. C’est environ deux décennies plus tôt que le prévoyaient divers modèles de réchauffement climatique. C’est une bonne nouvelle pour les Etats-Unis et la Russie qui pourront ouvrir de nouvelles voies commerciales et n’hésiteront pas à exploiter les ressources naturelles – en particulier le pétrole et le gaz naturel – qui se cachent sous la glace de l’Arctique.

Ce spécialiste de physique des mers septentrionales a étudié des données sur ​​l’étendue de la glace qui recouvre l’Arctique, mais aussi sur l’épaisseur de cette glace. Ce dernier paramètre est fourni par les sous-marins qui vont effectuer des mesures sous-glaciaires chaque année depuis 1979. Elles montrent que le volume de glace est en baisse constante et rien ne semble pouvoir l’empêcher de se réduire à zéro.
« Libre de glace » ne signifie pas forcément que l’Arctique va ressembler la Mer Baltique en été. L’expression s’appuie sur la quantité de glace qui apparaît dans un certain nombre de cases quand on observe l’Arctique depuis l’espace. Un Arctique « libre de glace », tel qu’il est défini par les scientifiques, resterait recouvert de plaques de glace en train de flotter pendant l’été, mais cette glace morcelée permettrait à des navires de se frayer un chemin à travers elle.

Un autre problème lié à la fonte des glaces dans l’Arctique est l’émission de méthane (CH4) suite à la fonte du pergélisol (également appelé permafrost) qui va fortement accélérer le réchauffement climatique. Le méthane est un gaz à effet de serre qui est environ 30 fois plus efficace pour retenir la chaleur sur Terre que le dioxyde de carbone dans l’atmosphère, CO2 en provenance des maisons, des véhicules automobiles et des entreprises du monde industriel moderne.
Il y a d’énormes quantités de méthane emprisonnées dans le sol gelé ou sous les mers de l’Arctique, mais la situation est en train d’évoluer dangereusement car le pergélisol est également en train de fondre en mer. Au cours du dégel, le méthane envoie des bulles à la surface. Les scientifiques russes indiquent que des volumes considérables de CH4 se sont probablement déjà échappés dans l’atmosphère. A l’Université de l’Alaska à Fairbanks, un professeur a montré samedi dernier au cours d’un forum des photos d’un étudiant en train d’enflammer un gros panache de gaz sortant de la glace. On a estimé qu’il pourrait y avoir 500 fois plus de méthane piégé sous l’Arctique qu’actuellement dans l’atmosphère.

Il serait grand temps que les hommes politiques de notre planète décident si les intérêts économiques doivent être plus importants que ceux liés à l’environnement et s’il faut continuer à faire la politique de l’autruche au lieu de prendre en compte les vrais problèmes!
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisThis is not about volcanoes but about a topic to which I’m very sensitive. Indeed, I have seen how fast glaciers are melting around the world and I think it is high time our governments take drastic measures to stop the disaster. If nothing is done, I’m sure my children and grandchildren will have to face a dark future with a long list of natural catastrophes.

One of the leading authorities on the physics of northern seas is predicting an “ice-free” Arctic Ocean by the year 2020. That’s about two decades sooner than predicted by various models for climatic warming. This is good news for the U.S. and Russia that will be able to develop new commercial routes and will not hesitate to exploit the natural resources – especially oil and natural gas – that are currently hidden beneath Arctic ice.

Peter Wadhams, professor of applied mathematics and theoretical physics at the University of Cambridge in England has studied data not only on the extent of ice covering the Arctic, but on the thickness of that ice. The latter comes from submarines that have been beneath the ice collecting measurements every year since 1979. This data shows the ice volume is steadily decreasing and there doesn’t seem to be anything to stop it from going down to zero.
« Ice-free » does not exactly mean the Arctic is going to look like the Baltic Sea in summer. It is based on the amount of ice found in a number of grids when looking at the Arctic from space. An « ice-free » Arctic, as defined by scientists, would remain full of floating ice in the summer, but this ice would be broken up enough that a ship could push its way through it.

Another problem linked with the melting of the ice in the Arctic is the release of methane gas from thawing permafrost that will greatly accelerate global warming. Methane is a greenhouse gas said to be about 30 times more efficient in trapping heat on Earth than the carbon dioxide pouring into the atmosphere from the homes, motor vehicles and businesses of the modern industrial world.
There is a lot of methane locked in the frozen ground or beneath the seas in the Arctic, but that is changing. Offshore permafrost is thawing. As it thaws, methane bubbles to the surface. Russian scientists report that significant volumes appear to have already escaped into the atmosphere. A University of Alaska Fairbanks professor at one forum Saturday showed photos of a student lighting off a big plume of the gas bubbling out of the ice. It has been estimated there might be 500 times as much methane trapped beneath the Arctic as there is currently in the atmosphere.

Politicians on Earth need to decide whether economic interests should be given a priority to environmental ones and if they should keep burying their heads in the sand instead of looking at the real problems!

Source: Alaska Dispatch News.

Groenland-blog

Débâcle au Groenland  (Photo:  C. Grandpey)