Effondrement de sérac en Italie : des morts et des blessés // Serac collapse in Italy : dead and injured

Autre conséquence du réchauffement climatique et de la fonte des glaciers, un sérac s’est détaché d’un glacier italien dans l’après-midi du 3 juillet 2022, envoyant glace, neige et rochers sur un groupe de randonneurs qui se trouvait sur un sentier populaire. Au moins six personnes ont été tuées et huit autres blessées, dont deux dans un état grave. L’accident s’est produit sur la Marmolada (3300 mètres), le plus haut sommet des Dolomites orientales. Le sérac s’est détaché près de Punta Rocca, le long de l’itinéraire habituellement utilisé pour atteindre le sommet de la montagne. Les sauveteurs ont expliqué que les opérations de secours ont mobilisé au moins cinq hélicoptères et des chiens.pour rechercher les personnes ensevelies.
Il est prévu d’évacuer 18 personnes qui se trouvaient au-dessus de la zone où s’est produit l’accident. La cause du détachement de sérac réside probablement dans la vague de chaleur qui affecte l’Italie ces derniers jours. Les températures étaient supérieures à 10°C sur la montagne, ce qui est tout à fait anormal.

Des accidents similaires sont susceptibles de se reproduire pendant l’été, tant sur les glaciers que sur les pentes supérieures des montagnes. J’ai mentionné l’ouverture d’une crevasse sur la trace qui conduit au sommet du Mont Blanc. En raison de la chaleur intense, le permafrost de roche dégèle, rendant les parois rocheuses instables. Les alpinistes devront être très prudents.
Source : Journaux italiens.

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Another consequence of global warming and the melting of glaciers, the detachment of a serac fom an Italian glacier broke loose on July 3rd, 2022 in the afternoon, sending ice, snow and rock slamming into hikers on a popular trail. At least six hikers were killed and eight others were injured, two of them in a serious condition. The accident occurred on the Marmolada peak ( 3,300 meters), the highest peak in the eastern Dolomites. The chunk of ice broke off near Punta Rocca, along the itinerary normally used to reach the peak. Rescuers tweeted that the search involved at least five helicopters and rescue dogs.

18 people who were above the area where the ice struck will be evacuated by the Alpine rescue corps.

The cause of the serac detachment was probably the heat wave that has been gripping Italy in the past days. Temperatures were above 10°C on the mountain, which is quite abnormal. Similar accidents are likely to happen again during the summer, both on glaciers and on the upper slopes of the mountains. I mentioned a crevasse that appeared on the track leading to the summit of Mont Blanc. Because of the intense heat, rock permafrostis thawing, making rock walls unstable. Rock climbers had better be very careful.

Source: Journaux italiens.

Vue de la face nord de la Marmolada et son glacier (Crédit photo: Wikipedia)

La fonte des glaciers islandais (suite) // The melting of Icelandic glaciers (continued)

En cliquant sur le lien en bas de cette note, vous aurez accès à un document montrant la fonte des glaciers islandais à travers les âges. Les prises de vues et les photographies ont été compilées par une équipe de scientifiques de l’Université d’Islande. Elles montrent trois décennies de fonte glaciaire en un peu plus de trois minutes. Les chercheurs ont superposé des photos aériennes d’archives et des images récentes de drones pour montrer l’effet dramatique du réchauffement climatique sur les glaciers du sud-est de l’Islande. Certains de ces glaciers reculent à un rythme de 150 mètres par an. Depuis 2000, on estime que les glaciers islandais ont diminué d’environ 800 km2.
L’équipe scientifique était dirigée par Þorvarður Árnason, directeur du Centre de recherche Hornafjörður. Le scientifique a pris des photos du glacier Hoffellsjökull une fois par mois pendant huit ans.
L’Islande compte vingt glaciers émissaires qui partent de la calotte glaciaire du Vatnajökull. Tous ont reculé. Certains scientifiques affirment que si les conditions de réchauffement climatique se poursuivent au rythme actuel, les glaciers islandais risquent de disparaître complètement.
Þorvarður Árnason dit que nous devons expliquer la réalité à la population, sans toutefois l’effrayer. Nous devons faire prendre conscience de la gravité de la situation.
Après avoir documenté la situation actuelle, l’équipe scientifique se tourne maintenant vers l’avenir. Les chercheurs veulent prévisualiser à quoi ressemblera dans un siècle le Breiðamerkurjökull, le glacier islandais qui recule le plus rapidement, en prenant en compte les scénarios les plus optimistes et les plus pessimistes.

https://edition.cnn.com/videos/world/2022/05/04/iceland-glaciers-melting-over-time-c2e-intl-lon-orig.cnn

Source: Iceland Review, CNN.

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By clicking on the link at the bottom of this post, you will have access to a document showing the melting of Icelandic glaciers through the ages. The footage and photography were compiled by a team of scientists at the University of Iceland. They show three decades of glacial melt in just over three minutes. The team superimposed archival aerial photos on top of contemporary drone footage to show the dramatic effect that warming climates have had on glaciers in Southeast Iceland. Some of these glaciers are retreating at a rate of 150 metres a year. Since 2000, it has been estimated that Iceland’s glaciers have decreased by some 800 km2.

The team of scientists was led by Þorvarður Árnason, director at the Hornafjörður Research Centre. The scientist started to do repeat photography at Hoffellsjökull, and did it once a month for eight years.

Iceland has twenty outlet glaciers that extend from the Vatnajökull ice cap. All of them have receded. Some experts say that if global warming conditions continue at the current pace, Iceland’s glaciers are at risk of disappearing completely.

Þorvarður Árnason says that we need to tell people what the reality is without frightening them; however, we should make them aware how serious the situation is.

Having documented the present situation, the scientific team is now turning their attention toward the future. They want to pre-visualize what Iceland’s fastest retreating glacier, Breiðamerkurjökull, will look like 100 years from now, taking into account both worst case and best case scenarios.

https://edition.cnn.com/videos/world/2022/05/04/iceland-glaciers-melting-over-time-c2e-intl-lon-orig.cnn

Source: Iceland Review, CNN.

Front du Solheimajökull et du Vatnajökull  (Photos: C. Grandpey)

Nome (Alaska) et le réchauffement climatique : une affaire d’adaptation (2ème partie // Nome (Alaska) and global warming : a matter of adaptation (part 2)

La fonte de la glace de mer et les nouvelles stratégies internationales.
La Russie ne se contente pas de construire des ports. Au cours de la dernière décennie, les autorités russes ont de plus en plus exprimé leur désir de faire de l’Arctique une sphère d’expansion militaire et économique, pour contrer ce qu’ils perçoivent comme une menace des États-Unis et de l’OTAN pour les intérêts russes dans la région. Les images satellite publiées en avril 2021 montrent que la Russie étend ses capacités militaires dans l’Arctique en construisant de nouvelles bases et en modernisant celles qui existent déjà.
L’influence des différents acteurs entrera en jeu lorsqu’il s’agira de contrôler les réserves de pétrole, les minéraux dans les fonds marins et les ressources poissonnières dans la région. Le réchauffement des océans pousse les bancs de poissons vers le nord, dans les zones arctiques où des nations rivales pourraient s’affronter à propos des droits de pêche. La mer de Béring, partagée par la Russie et les États-Unis, abrite déjà environ 40 % des stocks américains de poissons et de crabes et est en concurrence avec la Nouvelle-Angleterre au niveau de la rentabilité. La région pourrait devenir un point de conflit et intensifier les tensions avec les États-Unis.
La flotte de pêche de l’Alaska a eu un aperçu de cette possibilité de conflit en août 2020, lorsque la marine russe a conduit des opérations militaires à l’intérieur de la zone économique américaine de la mer de Béring. Il a été demandé à tous les bateaux américains présents dans la zone de bien vouloir l’évacuer. La marine américaine a réagi, quoique tardivement, en effectuant ses propres manoeuvres militaires au mois de mars.
Alors que le changement climatique redessine la carte de l’Arctique, les accords régionaux sur les stocks de poissons, les routes maritimes, les programmes de recherche et l’extraction des ressources devront être étroitement contrôlés pour protéger ce qui était autrefois surnommé avec optimisme le Pôle de la Paix par Mikhaïl Gorbatchev, le dernier président de l’ère soviétique.

La glace de mer : un élément essentiel de l’Arctique.
La glace de mer ne protège pas seulement les côtes arctiques des violentes tempêtes hivernales. C’est aussi un élément essentiel de la chaîne alimentaire. Les algues qui poussent sous la glace nourrissent les larves de poissons et les minuscules crustacés qui sont une source de nourriture pour la plupart des habitants de l’océan. Les mammifères marins comme les phoques et les ours polaires ont besoin de la glace de mer pour chasser et mettre bas. De plus, les populations autochtones côtières de l’Alaska dépendent de la glace de mer pour la chasse de subsistance. Un phoque peut nourrir une famille en viande pendant un an. Dans les communautés autour de Nome, les produits d’épicerie sont acheminés par avion à grands frais. Une pastèque peut coûter 50 dollars et une dinde de Thanksgiving congelée jusqu’à 60 dollars! A Nome, la chasse n’est pas un passe-temps, c’est une une nécessité.
Le dernier rapport du GIEC indique que « l’augmentation des événements météorologiques et climatiques extrêmes expose les gens à une insécurité alimentaire aiguë et réduit la sécurité de l’eau ; les impacts les plus importants sont observés dans de nombreux endroits et/ou communautés de l’Arctique, en particulier chez les peuples autochtones ». Les communautés en question commencent déjà à s’adapter. Certains ont commencé à chasser l’orignal qui se déplace maintenant vers le nord dans la toundra à mesure que la nouvelle végétation prend racine dans le pergélisol en train de dégeler. Sur la côte, la goberge commence à remplacer le saumon et l’omble chevalier qui occupaient autrefois le nord de la mer de Béring.
Même la vieille plaisanterie qui disait que les Esquimaux avaient cent mots pour parler de la neige n’est plus à l’ordre du jour dans un monde qui se réchauffe. Certains indigènes de l’Alaska ont commencé à utiliser le néologisme yup’ik usteq pour désigner l’érosion rapide causée par le climat et le dégel du pergélisol.

Un maître mot : ADAPTATION !
Adaptation est un mot-clé pour les communautés de l’Arctique qui doivent faire face aux réalités du changement climatique. Elles devront créer de nouvelles traditions et les régimes alimentaires changeront.
Nome peut encore être en mesure de s’adapter à la nouvelle situation sans trop de pertes si la ville sait anticiper le changement. Lorsque le Crystal Serenity a été le premier grand navire de croisière à traverser l’Arctique en 2016, Nome a été l’une de ses premières escales lors du voyage de 32 jours. Plus de 1 000 passagers ont dépensé leur argent dans les commerces de la ville. Aujourd’hui, après la pause due à la pandémie de COVID-19, 27 paquebots de croisière devraient s’arrêter à Nome cet été.
Une étude menée par le Nome Visitor Center estime que chaque touriste d’un croisiériste rapporte plusieurs centaines de dollars aux magasins locaux et aux voyagistes. Mais les gros bateaux acheminent aussi des marchandises, des matériaux de construction, du carburant et de la nourriture dont le prix diminuerait, rendant la vie plus abordable pour la population.
Cependant, un port en eau profonde à Nome pourrait également poser des problèmes. Plus de trafic signifie un risque accru d’introduction d’espèces invasives collées aux coques des navires étrangers, ce qui pourrait détruire un écosystème dans le détroit de Béring qui est déjà sous la pression du changement climatique. L’augmentation du bruit due à la récente augmentation de la navigation perturbe déjà l’écosystème océanique. Des poissons et des mammifères marins sont partis et le bruit perturbe le mode de vie des autochtones. Plus de navires signifie aussi plus de gaz d’échappement qui noircissent ce qui reste de glace de mer et accélèrent le processus de fonte.
L’ancien maire de Nome, l’un des premiers partisans de l’expansion du port, affirme que le projet vise davantage à protéger la communauté qu’à profiter du changement climatique. Plus l’Arctique se réchauffera, plus les bateaux passeront par le détroit de Béring. Nome doit se préparer à cela, mais aussi aux conséquences. Une expansion du port, bien faite, devrait inclure des mesures de contrôle permettant d’éloigner le trafic des frayères ou des alevinières à certaines périodes de l’année.
Les premiers habitants de l’Alaska ont survécu et prospéré dans l’un des environnements les plus hostiles de la planète grâce à un processus d’adaptation continue.

Selon l’ancien premier magistrat, la recherche d’opportunités dans une région en évolution rapide, qu’il s’agisse d’un meilleur accès aux ressources minérales, de voies de navigation plus efficaces ou de nouvelles zones de pêche, constitue une forme d’adaptation à la situation actuelle.
Source : Yahoo Actualités.

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The melting of the sea ice: new international strategies.

Russia isn’t just building up ports. For the past decade, the country’s leaders have increasingly voiced their desire to make the Arctic a sphere of military and economic expansion, to counter what they perceive as U.S. and NATO challenges to Russian interests in the region. Satellite imagery released in April 2021 showed Russia expanding its military capabilities in the Arctic by building new bases and modernizing existing ones.

Influence will matter when it comes to control of the region’s petroleum reserves, seabed minerals, and seafood. Warming oceans are pushing global fish stocks northward, into polar areas where rival nations could clash over fishing rights. The Bering Sea, shared by Russia and the U.S., is already home to approximately 40% of U.S. fish and crab stocks, and rivals New England for the most profitable U.S. fishery. This could become an unexpected flash point and intensify tensions with the U.S.

The Alaskan fishing fleet got a glimpse of what that could look like in August 2020, when the Russian navy conducted military operations inside the U.S. economic zone of the Bering Sea and warned all boats in the area to get out of their way. The U.S. Navy responded, belatedly, by conducting its own operations inside the Arctic Circle in March.

As climate change redraws the Arctic map, regional cooperation over fish stocks, shipping routes, research programs, and resource extraction will be vital to protect what was once optimistically dubbed the Pole of Peace by the last Soviet President, Mikhail Gorbachev.

Sea ice: an essential element of the Arctic.

Sea ice doesn’t just protect Arctic coasts from savage winter storms. It’s also an essential element of the region’s and the world’s food web. Algae growing underneath feeds the fish larvae and tiny crustaceans that are the food source for most ocean inhabitants, and marine mammals like seals and polar bears need the ice floes to hunt and give birth. Furthermore, Alaska’s coastal Indigenous populations rely on sea ice for subsistence hunting. One seal can keep a family in meat for a year. In communities around Nome – where groceries are flown in at great expense – a watermelon can cost $50 and a frozen Thanksgiving turkey up to $60. In Nome, hunting is not a pastime, it’s a lifeline.

The latest IPCC report noted that “increasing weather and climate extreme events have exposed … people to acute food insecurity and reduced water security, with the largest impacts observed in many locations and/or communities in … the Arctic, especially for Indigenous Peoples.” Already communities are starting to adapt. Some have started hunting moose, a once foreign species that is now moving northward into the tundra as new vegetation takes root in the thawing permafrost. On the coast, pollock is starting to replace the cold-loving salmon and arctic char that used to dominate the northern Bering Sea.

Even the old joke about Eskimos having a hundred words for snow needs to be updated in a grim vocabulary for a warming world. Some Alaska natives have started using the Yup’ik neologism usteq to refer to rapid, climate-driven erosion and ground collapse caused by permafrost melt.

A key word : ADAPTATION !

Adaptation is the climate world’s anodyne word for the decisions that must be made as threatened communities face the realities of irrevocable change. Dictionaries will have to be updated, communities will have to craft new traditions, and diets will change.

Nome may yet be able to adapt to the new situation with minimal loss if it can get ahead of the change. When the Crystal Serenity became the first large cruise ship to traverse the Arctic in 2016, Nome was one of its first stops on the 32-day voyage, bringing in more than 1,000 day-trippers eager to spend money at its businesses. Now, following a COVID-19 pandemic pause, 27 cruise liners are scheduled to stop at Nome this summer.

A study undertaken by the Nome Visitor Center estimates that each cruise-line tourist brings in several hundreds of dollars to local shops and tour companies. But bigger boats also mean that the cost of bringing in goods, from construction materials to fuel, watermelons, and frozen turkeys, would go down, making life more affordable for residents.

However, a deepwater port in Nome could bring problems as well. More traffic means an increased risk of introducing invasive species stuck to the hulls of foreign vessels, which could devastate a Bering Strait ecosystem already under pressure from climate change. Increased noise from the recent uptick in shipping is already disturbing the ocean ecosystem, driving fish and marine mammals away and disrupting the Native subsistence lifestyle. More ships mean more exhaust fumes that blacken what sea ice remains, accelerating the melting process.

Nome’s former mayor, an early supporter of the port expansion, says the project about the port is more about protecting the community than profiting from climate change. The more the Arctic warms, the more boats will come through the Bering Strait. Nome has to be prepared for that and prepared for the consequences as well. A port expansion, done right, should include the authority to direct traffic away from fish-spawning grounds or nurseries at certain times of the year.

Alaska’s earliest residents not only survived but thrived in one of the harshest environments on Earth through a process of continuous adaptation. Seeking opportunities in a rapidly changing region, whether it’s better access to mineral resources, more efficient shipping routes, or new fishing grounds, is simply the newest form of adaptation.

Source: Yahoo News.

Glace de mer

Montagnes russes suite au dégel du permafrost

(Photos: C. Grandpey)

 

Vers la mort des glaciers des sources du Nil // The glaciers at the sources of the Nile are dying

Le 24 novembre 2021, j’ai rédigé sur ce blog une note à propos de la fonte des petits glaciers et son impact sur notre société. J’expliquais que « le recul des glaciers est visible en Afrique, à la frontière de l’Ouganda et de la République Démocratique du Congo, où les pics déchiquetés des monts Rwenzori s’élancent dans le ciel au-dessus d’une jungle verdoyante. Ces montagnes hébergeaient autrefois plus de 40 glaciers; moins de la moitié d’entre eux subsistaient en 2005, et la fonte se poursuit. Les glaciologues pensent que le dernier des glaciers de ces montagnes pourrait disparaître d’ici 20 ans. La disparition sera source de problèmes pour l’Ouganda, qui tire près de la moitié de son électricité de l’hydroélectricité, avec des centrales qui dépendent du débit d’eau constant des glaciers du Rwenzori. »

Un article paru fin avril 2022 sur le site web « Altitude » confirme cette disparition annoncée des glaciers du Rwenzori. Massif montagneux majeur d’Afrique, le Rwenzori a longtemps été considéré comme une des sources du Nil. Aujourd’hui, le massif est en train de perdre son dernier glacier, donc beaucoup plus tôt que prévu dans la note sur mon blog.

Les pics du Rwenzori dépassent les 5.000 mètres et ils étaient recouverts de glaciers il n’y a pas si longtemps. Aujourd’hui, ils se sont réduits comme peau de chagrin et les scientifiques affirment que ce n’est qu’une question de mois avant une disparition totale de ces glaciers. Les derniers recoins glacés devraient avoir définitivement disparu en 2025. Les hypothèses les plus optimistes ne tablent pas au-delà de 2040. Sur les trois montagnes du massif qui abritaient des glaciers, deux d’entre elles – les Monts Baker et Speke – n’en ont déjà plus. Les dernières glaces subsistent encore sur le Mont Stanley.

L’article paru sur le site « Altitude » ajoute que le recul des glaciers n’est pas la seule manifestation du changement climatique dans la région. Un incendie majeur en 2012 a ravagé toute une partie de la végétation au pied de la montagne. Les années suivantes, des inondations ont obligé les agriculteurs à adapter leurs cultures.

Comme écrit plus haut, la disparition des glaciers du Rwenzori va entraîner des problèmes pour l’Ouganda qui tire près de la moitié de son électricité de l’hydroélectricité. il est bien évident que si les glaciers disparaissent, il n’y aura plus d’eau pour faire fonctionner les turbines dans les centrales hydroélectriques.

Source: Altitude.

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On November 24th, 2021, I wrote a post on this blog about the melting of small glaciers and its impact on our society. I explained that « the retreat of glaciers can be seen in Africa, on the border of Uganda and the Democratic Republic of Congo, where the jagged peaks of the Rwenzori mountains jut into the sky above a green jungle. These mountains were once home to more than 40 glaciers, but fewer than half of them remained in 2005, and the melting continues. Glaciologists believe that the last of the glaciers in these mountains could disappear within 20 years. The disappearance means trouble for Uganda, which gets nearly half of its electricity from hydroelectricity, with power stations that depend on the constant flow of water from the Rwenzori glaciers. »
An article published at the end of April 2022 on the « Altitude » website confirms this announced disappearance of the Rwenzori glaciers. A major mountain range in Africa, the Rwenzori has long been considered one of the sources of the Nile. Today, the massif is losing its last glacier, much sooner than expected in the note on my blog.
The Rwenzori peaks exceed 5,000 meters and they were covered with glaciers not so long ago. Today they have shrunk to a trickle and scientists say it is only a matter of months before these glaciers disappear completely. The last frozen corners will probably have definitively disappeared by 2025. The most optimistic hypotheses do not expect beyond 2040. Of the three mountains of the massif which housed glaciers, two of them – Mounts Baker and Mount Speke – already have none of them. The last ice still remains on Mount Stanley.
The article published on the « Altitude » website adds that the retreat of glaciers is not the only evidence of climate change in the region. A major fire in 2012 destroyed much of the vegetation at the foot of the mountain. In the following years, floods forced farmers to adapt their crops.
As written above, the disappearance of the Rwenzori glaciers will cause problems for Uganda, which draws almost half of its electricity from hydroelectricity. It is quite obvious that if the glaciers disappear, there will be no more water to run the turbines in the hydroelectric power stations.
Source: Altitude.

Vue sur le Rewenzori (Source: Wikipedia)