Tourbières, permafrost et gaz à effet de serre // Peatlands, permafrost and greenhouse gases

Le nombre et l’intensité des incendies de forêt ont augmenté, notamment dans l’Arctique, en raison du réchauffement climatique et devraient s’aggraver avec le temps. En plus de détériorer la qualité de l’air et de détruire des régions entières, ces incendies contribuent également à l’accélération du réchauffement climatique sur Terre. En effet, le feu s’attaque aux tourbières et aux zones de pergélisol, ce qui peut avoir des conséquences catastrophiques.
Les tourbières sont des écosystèmes de zones humides dans lesquels la terre gorgées d’eau empêche la décomposition complète des matières végétales. On les rencontre sur tous les continents et sous tous les climats et, parce qu’elles sont constituées de matière organique, elles ont piégé de grandes quantités de dioxyde de carbone. De nombreuses tourbières sont restées gelées pendant des milliers d’années dans le permafrost. On estime que près de 20 % des zones de pergélisol stockent près de 50 % du carbone du sol dans cet écosystème, ce qui correspond à près de 10 % du stockage de carbone dans le sol à l’échelle de la planète
Les tourbières sont d’énormes puits de carbone sur Terre car elles absorbent et stockent du carbone depuis des dizaines de milliers d’années. Les tourbières gelées, en particulier, retiennent près de 40 milliards de tonnes de carbone. Elles constituent une bombe à retardement à cause du réchauffement climatique et des incendies de végétation qui sont devenus de plus en plus fréquents. Les humains sont également responsables car ils ont drainé et asséché les tourbières à des fins agricoles ou forestières. En plus de cela, El Niño apporte un temps encore plus chaud et sec de sorte que les incendies peuvent devenir incontrôlables, alimentés par la tourbe, pendant des semaines ou plus.
Dans plusieurs notes sur la Sibérie, j’ai expliqué que les températures plus chaudes ont provoqué des « incendies zombies », autrement dit des incendies qui se propagent sous terre et qui peuvent brûler pendant des mois. Ces incendies brûlent plus lentement que les incendies de forêt classiques et ont tendance à se propager en profondeur et latéralement dans le sol.
A mesure que les incendies se déplacent vers le nord, les sols tourbeux brûlent à un rythme accéléré. Dans le même temps, la tourbe en brûlant fait disparaître la couche isolante du pergélisol.
La destruction des tourbières peut entraîner le rejet de milliards de tonnes de carbone dans l’atmosphère, aggravant ainsi la crise climatique. De plus, les incendies peuvent faire dégeler le pergélisol et déclencher une cascade de processus microbiens qui peuvent également générer des gaz à effet de serre. Le problème le plus inquiétant est que le carbone mettra encore au moins 1 000 ans pour revenir dans la tourbe.
En fin de compte, on assiste à la perte de carbone due au feu et au dégel du permafrost, ce qui aboutit à un changement rapide de la couverture terrestre par la végétation. Les scientifiques expliquent que si nous ne rétablissons pas cet écosystème afin de le rendre au moins neutre en carbone et éventuellement le faire redevenir un puits de carbone, les tourbières et les zones de pergélisol deviendront de puissantes sources d’émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Source : Yahoo Actualités.

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The number and intensity of wildfires have increased, especially in the Arctic, due to global warming and are expected to worsen over time. Along with ruining air quality and causing destruction, wildfires also play a part in worsening global warming in general. Indeed, the burning damages peatlands and permafrost peatlands, which could have catastrophic outcomes.

Peatlands are terrestrial wetland ecosystems in which waterlogged conditions prevent plant material from fully decomposing. They are located on every continent and climate and because they are made up of organic matter have trapped lots of carbon dioxide. Many peatlands have been frozen over thousands of years in permafrost . Nearly 20% of the permafrost areas store nearly 50% of soil carbon of the permafrost ecosystem, which corresponds to nearly 10% of the global terrestrial soil carbon pool.

Peatlands are huge terrestrial carbon stores because they have been taking in and storing carbon for tens of thousands of years. Frozen peatlands in particular are holding on to almost 40 billion tons of carbon within them. They are a ticking time bomb of emissions due to global warming. This is due to temperature rises because of climate change and to wildfires which have become more prevalent. Humans have also been draining peatland to convert for agricultural or forestry purposes. On top of that, El Niño brings dry weather to the region, fires in the region can go out of control for several weeks or more, with lots of peat burning.

In several posts about Siberia, I have explained that the warmer temperatures have caused « zombie fires, » which are underground fires that may burn for months. These fires burn more slowly than typical wildfires and have the tendency to spread deep into the ground and spread laterally.

As the fires move northward, peat soils burn at an accelerated rate. The burning peat also removes the layer insulating permafrost.

The destruction of peatlands can cause billions of tons of carbon to be released into the atmosphere, worsening the already intensifying climate crisis. Moreover, fires can thaw permafrost and begin a cascade of microbial processes that may also generate greenhouse gases. The biggest problem is that carbon will take at least another 1,000 years to go back into the peat.

In the end, there is the carbon loss from the fire and the carbon loss from the permafrost thaw and then a more rapid change in the land cover. Scientists explain that if we don’t restore that ecosystem to make it at least carbon neutral and ipossibly a carbon sink again, peatlands and permafrost peatlands will become powerful sources of greenhouse gas emissions to the atmosphere.

Source : Yahoo News.

Photo: C. Grandpey

 

Image satellite montrant le réveil d’un incendie qui avait couvé dans le sous-sol arctique pendant tout l’hiver (Source : Copernicus)

2023 : encore un été de tous les records !

Alors que l’été météorologique est maintenant terminé et que des vagues de chaleur continuent d’affecter l’Europe, on peut tirer un bilan de l’été 2023. Il est particulièrement inquiétant et plusieurs signaux devraient attirer l’attention de nos gouvernants. Les dernier mois ont montré les conséquences radicales du réchauffement climatique.

Les indicateurs météorologiques se sont affolés partout dans le monde durant l’été 2023. Sur terre comme en mer, on a enregistré plusieurs événements climatiques extrêmes, d’une ampleur rarement observée. Alors que les températures ont atteint des records historiques en France et ailleurs dans le monde, des incendies dévastateurs ont ravagé des milliers d’hectares en Grèce et au Canada. La température de surface des océans et des mers est restée anormalement élevée.

« Canicule » a été la maître mot de l’été écoulé en France, avec de nouveaux records de températures. L’indicateur thermique (IT) a été mesuré à 27,8°C, le 24 août 2023, journée la plus chaude de cet épisode caniculaire, battant pour la quatrième fois d’affilée le record de la journée la plus chaude jamais enregistrée à l’échelle nationale pour une seconde quinzaine d’août. Depuis sa création en 1947, l’IT n’avait jamais atteint de tels niveaux à cette période de l’année. Des villes proches des Alpes comme Grenoble et Chambéry sont restées pendant de longues périodes en « Vigilance canicule » ; on imagine facilement l’effet de ce dôme de chaleur sur les glaciers alpins et sur le permafrost de roche On a recensé de très nombreux effondrements au cours de l’été, avec des fermetures de refuges pour des raisons évidentes de sécurité (voir ma note du 28 août 2023).

La France n’est pas une exception. La température moyenne de la planète a atteint des niveaux record. Selon les relevés de l’agence européenne Copernicus, avec 16,95°C, la température moyenne relevée à travers le globe en juillet 2023 a été la plus élevée, tous mois confondus, depuis le début des mesures en 1940. De son côté, l’OMM précise que le mois a été environ 1,5 °C plus chaud que la moyenne de 1850-1900.

Le graphique ci-dessous, fourni par la NOAA, montre que la température moyenne en 2023 se situe largement au-dessus des années précédentes.

 

Source : NOAA

Comme ce fut le cas en 2022 en France avec le gigantesque incendie qui a détruit la forêt au sud d’Arcachon, des feux ont ravagé des milliers d’hectares de végétation en Grèce et au Canada. Selon un porte-parole de la Commission européenne, l’incendie en Grèce est « le plus grand jamais enregistré dans l’Union européenne. »

De l’autre côté de l’Atlantique, le Canada a vécu un été terrible sur le front des incendies. Les mégafeux de forêt qui ravagent le pays depuis le mois de mai 2023 ont brûlé 15,6 millions d’hectares, soit l’équivalent du territoire de la Grèce. Depuis le début de l’année 2023, 6 049 départs d’incendies ont été recensés au Canada, dont 1 063 toujours actifs. Parmi eux, 695 étaient toujours hors de contrôle le 31 août. Ces départs de feux ont été favorisés par un hiver particulièrement court et un printemps sec et venteux accompagné d’orages violents

Ces milliers de feux de forêt génèrent d’importantes quantités de dioxyde de carbone qui viennent s’ajouter à celles déjà présentes dans l’atmosphère. Les concentrations de CO2 atteignent actuellement plus de 418 ppm au sommet du Mauna Loa (Hawaii), ce qui est considérable. A eux seuls, les feux canadiens ont émis l’équivalent de plus d’un milliard de tonnes de dioxyde de carbone. Cela correspond pratiquement aux émissions annuelles du Japon, cinquième plus gros pollueur mondial.

La température de surface des mers et des océans ne cesse d’augmenter, avec un record absolu enregistré le 21 août 2023 : 21,1°C ! Sur la période 1982-2011, la moyenne la plus haute atteignait à 20,29°C, soit 0,81°C degré de moins. Ces hausses de la température marine ont des conséquences désastreuses pour les écosystèmes. On observe en particulier des migrations de poissons vers des zones plus froides.

 

Source: NOAA

La hausse de température des océans a forcément des effets sur la banquise. Celle de l’Antarctique a connu une fonte historique en février 2023. La glace a alors atteint son étendue la plus faible depuis 45 ans, date du début des mesures par satellite. Entre le mois de juin et d’août, période qui correspond à l’hiver dans l’hémisphère Sud, la banquise n’a pas réussi à se reconstituer. Le 26 août, son étendue s’élevait à seulement 16,17 millions de km2, contre 18,54 millions de km2 pour la moyenne de référence.

Source : NSIDC

Cette réduction de la banquise a de graves conséquences sur la reproduction des manchots empereurs. Sur cinq colonies surveillées dans la région de la mer de Bellingshausen, à l’ouest de l’Antarctique, toutes sauf une ont subi une perte catastrophique de 100% de poussins. Ces derniers se sont noyés ou sont morts de froid (voir ma note du 26 août 2023 sur cet événement).

Sources : France Info, Copernicus, NOAA.

Incendies à Maui (Hawaii) : un désastre ! // Wildfires in Maui (Hawaii) : a disaster !

Si vous parlez de l’île hawaïenne de Maui à un volcanophile, il va immédiatement penser à l’Haleakala, le volcan et sa caldeira colorée qui sont l’une des attractions touristiques. Dans le folklore hawaiien, la dépression sommitale de l’Haleakala était à la maison de la grand-mère du demi-dieu Maui. Selon la légende, la grand-mère de Maui aurait aidé son petit-fils à capturer le soleil au lasso afin de le forcer à ralentir sa course à travers le ciel, et donc de prolonger la journée.

Quand je me suis rendu à Maui, je n’ai pas manqué, en redescendant de l’Haleakala, d’aller observer les baleines en pleine mer et j’ai adoré flâner dans les rues de Lahaina dont le nom nom signifie « soleil cruel » en hawaïen, en raison des sécheresses fréquentes. Cette fois, la cruauté n’est pas celle du soleil, mais du feu et il faudra un certain temps avant que les touristes reviennent à Lahaina. La ville historique vient d’être détruite par les flammes. Vu depuis le ciel, le spectacle est désolant. On observe une étendue grise et noire, une friche de quartiers disparus et de structures carbonisées, y compris le long de la célèbre Front Street où il faisait bon faire du shopping et se restaurer. Des bateaux dans le port ont été brûlés et de la fumée plane encore au-dessus de la ville qui date des années 1700. C’est – ou plutôt c’était – la plus grande localité du côté ouest de l’île. Plus de 1 000 structures ont été détruites par les flammes. Le nombre de morts s’élève à au moins 80 et les survivants racontent des histoires effarantes de courses avec le feu, avec leurs seuls vêtements sur le dos. La Garde côtière a déclaré avoir secouru 14 personnes qui ont sauté à l’eau pour échapper aux flammes et à la fumée. On peut voir sur les photos prises à Lahaina une file de véhicules incendiés, certains avec des corps calcinés à l’intérieur. Il semble que ces personnes essayaient de s’enfuir, mais sont restées bloquées dans la circulation et n’ont pas pu sortir de Front Street.
C’est la catastrophe naturelle la plus meurtrière de l’État d’Hawaii, devant le tsunami de 1960 qui a tué 61 personnes à Hilo, sur la Grande Île. Les autorités indiquent que le nombre de victimes est malheureusement susceptible d’augmenter à mesure que les opérations de recherche se poursuivront. L’incendie de végétation le plus meurtrier aux États-Unis est le Camp Fire de 2018 en Californie, qui a tué au moins 85 personnes et dévasté la ville de Paradise.
Alimenté par la sécheresse de l’été et des vents violents lors du passage de l’ouragan Dora à proximité de l’archipel, l’incendie a pris Maui par surprise. Le feu a avalé la végétation desséchée qui recouvre l’île, puis s’est attaqué aux maisons et à tout ce qui se trouvait sur son passage. C’est la dernière d’une série de catastrophes causées par des conditions météorologiques extrêmes dans le monde cet été. Les scientifiques expliquent que le réchauffement climatique augmente la probabilité de tels événements.
De nombreux touristes ont été évacués vers le principal aéroport de l’île et ont ainsi pu rentrer chez eux. Environ 11 000 personnes ont quitté Maui le 9 août 2023 et au moins 1 500 autres devaient partir le lendemain.
Les communications ont été fortement perturbées sur l’île, le 911, les téléphones fixes et cellulaires ont parfois connu des pannes. L’électricité a également été coupée dans certaines parties de Maui.
La Grande Ile d’Hawaï doit également faire face actuellement à des incendies, mais il n’est pas fait état de blessés ou de maisons détruites.
Le président Joe Biden a décrété l’état de catastrophe naturelle à Maui. Il a promis que «toute personne qui a perdu un être cher, ou dont la maison a été endommagée ou détruite, obtiendra de l’aide du gouvernement dans les meilleurs délais.
Source : médias d’information américains.

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When you mention the Hawaiian island of Maui to volcano lovers, they immediately think of Haleakala, the volcano and its colourful caldera which are one of the tourists attractions of Maui. In Hawaiian folklore, the depression at the summit of Haleakala was home to the grandmother of the demigod Maui. According to the legend, Maui’s grandmother helped him capture the sun and force it to slow its journey across the sky in order to lengthen the day. People also enjoy watching the whales which can be seen from the seashore, or strolling in the streets of Lahaina.

Unfortunately, it will take some time before tourists come back to Lahaina. The historic city has just been des troyed by the flames and replaced by a wasteland of obliterated neighborhoods and landmarks charred beyond recognition, as the death toll rises to at least 80 and survivors told harrowing tales of narrow escapes with only the clothes on their backs.The Coast Guard said it rescued 14 people who jumped into the water to escape the flames and smoke.

A flyover of historic Lahaina showed entire neighborhoods that had been a vibrant vision of color and island life reduced to gray ash. Block after block was nothing but rubble and blackened foundations, including along famous Front Street, where tourists enjoyed shopping and dining. . Boats in the harbor were scorched, and smoke hovered over the town, which dates to the 1700s and is the biggest community on the island’s west side. More than 1,000 structures were destroyed by the flames. One can see in Lahaina a line of burned-out vehicles, some with charred bodies inside. It looks as if these persons were trying to get out, but were stuck in traffic and couldn’t get off Front Street.

Up to now, the state’s deadliest natural disaster was a 1960 tsunami that killed 61 people on the Big Island. In Maui, the death toll will likely rise further as search and rescue operations continue. The deadliest U.S. wildfire was the 2018 Camp Fire in California, which killed at least 85 people and laid waste to the town of Paradise.

Fueled by a dry summer and strong winds from passing Hurricane Dora, the fire took Maui by surprise, racing through parched growth covering the island and then feasting on homes and anything else that lay in its path. It’s the latest in a series of disasters caused by extreme weather around the globe this summer. Experts say climate change is increasing the likelihood of such events.

Many tourists were evacuated to the island’s main airport and were waiting to be allowed to return home. About 11,000 flew out of Maui on August 9th, 2023 with at least 1,500 more expected to leave the next day.

Communications have been spotty on the island, with 911, landline and cellular service failing at times. Power was also out in parts of Maui.

Hawaii’s Big Island is also currently seeing blazes, although there are no reports of injuries or destroyed homes there.

President Joe Biden declared a major disaster on Maui. He pledged that the federal response will ensure that “anyone who’s lost a loved one, or whose home has been damaged or destroyed, is going to get help immediately.

Source : U.S. News media.

Hawai‘i Department of Land and Natural Resources

Crédit photo: presse hawaiienne

Caldeira de l’Haleakala (Photo: C. Grandpey)

Eruption islandaise : des accidents et des incendies de végétation // Icelandic eruption : accidents and wildfires

Se rendre sur le site l’éruption sur la péninsule de Reykjanes n’est pas chose facile. Le trajet est long, une vingtaine de kilomètres aller retour. Les autorités islandaises ont averti les visiteurs potentiels des difficultés auxquelles ils doivent s’attendre et des précautions à prendre concernant le matériel, la nourriture et la boisson. Malgré ces mises en garde, certains touristes mal préparés décident quand même d’entamer la randonnée.
La police de Reykjanes a annoncé qu’un homme d’une cinquantaine d’années s’est effondré le 18 juillet 2023 sur le site de l’éruption. Il est décédé. Après avoir été évacué à l’hôpital. Selon la police, il avait déjà un problème de santé et n’est pas mort directement à cause de l’éruption.
La police a également enregistré plusieurs autres problèmes sur le site de l’éruption. Une femme souffrant de problèmes de dos a été reconduite au parking. Une fillette de 12 ans, épuisée, a dû être évacuée. .Un groupe de quatre touristes ne se sentant pas capable de faire le trajet retour a eu besoin d’aide. Sans oublier le groupe d’imbéciles qui n’a pas respecté les consignes de sécurité de la police sur le site.
La police rappelle aux visiteurs que le site de l’éruption est dangereux et qu’il faut éviter les zones signalées comme dangereuses. Les opérations de secours sur un volcan actif sont risquées et les équipes de secours ont averti qu’elles ne mettraient pas leur vie en danger.

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Un autre problème sur le site de l’éruption concerne les incendies de végétation. Ce sont les plus importants de l’histoire de la péninsule de Reykjanes. Des photographies aériennes prises le 11 juillet 2023 ont montré que 15 hectares avaient été brûlés. Deux jours plus tard, le 13 juillet, 95 hectares supplémentaires avaient brûlé, et le feu s’est considérablement propagé depuis.
Les scientifiques expliquent que d’un point de vue environnemental et de conservation, il est crucial de freiner la propagation de ces incendies. Lorsque la mousse brûle, les dégâts subis par la végétation sont comparativement plus importants que lors des incendies de prairies ou de zones humides. En effet, les racines des pâturages sont souvent laissées intactes après les incendies, ce qui signifie que la repousse de la végétation est relativement rapide. La mousse, elle, n’a pas de racines, ce qui signifie que la repousse prend beaucoup plus de temps.
La biodiversité dans son ensemble est également affectée par les incendies, y compris les petits animaux et les oiseaux. Après un feu de mousse, la végétation peut entièrement disparaître, ce qui crée un risque d’érosion des sols et de désertification. Heureusement, en raison de la nature basse de la région de l’éruption, le risque d’érosion des sols est réduit. Cependant, la repousse de la végétation prendra probablement des décennies.
Source : Iceland Review.

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Getting to the eruption on the Reykjanes Peninsula is not an easy walk. It is long, about 20 killometers return. The Icelandic authorities have warned potential visitors about the difficulties they should expect and the precautions they should take about the equipment, the food and the drinks. Despite these warnings some ill-prepared tourists decide to start the trek anyway.

Reykjanes police has announced that a man in his fifties collapsed on July 18th 2023 at the eruption site. After being evacuated to the hospital, the man was pronounced dead. The man is stated to have had a pre-existing health problem and did not die directly from the eruption.

The local police has also recorded several other incidents at the eruption site. A woman with back problems received assistance and was escorted back to the parking lot. A 12-year-old girl suffered from exhaustion and had to be evacuated. .A group of four tourists didn’t trust themselves to make the return trip and required assistance. Without forgetting the group of reckless visitors who did not follow police directions at the site.

The police reminds visitors that the Reykjanes eruption site is dangerous, and visitors are instructed to avoid areas marked as hazardous. Rescue operations at an active volcano are risky, and rescue teams have warned that they are not ready not endanger their lives.

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Another problem at the eruption site concerns the wildfires on the Reykjanes peninsula. They are the largest-ever since records began, Aerial photographs taken on July 11th, 2023 showed that 15 hectares were burned. Only two days later, on July 13th, an additional 95 hectares had burned, and the fire has spread significantly since.

Experts state that from an environmental and conservation perspective, it is crucial to curb the spread of wildfires. When moss burns, the damage to vegetation is comparatively greater compared to grassland or wetland fires. Indeed, roots are often left intact after wildfires in grass- and wetlands, meaning that regrowth after such fires is relatively rapid. Moss, however, has no roots, meaning that regrowth takes considerably longer in moss fires.

Overall biodiversity is also affected, including small animals and birds. After a moss fire, vegetation can entirely disappear, creating a risk of soil erosion and desertification. Luckily, experts report that due to the low-lying nature of the area, the risk of soil erosion is reduced. However, regrowth may still take decades.

Source : Iceland Review.

Des étendues de mousse épaisse recouvrent de grandes parties de l’Islande (Photo: C. Grandpey)