Islande : des pronostics qui montrent qu’on ne sait pas ! // Iceland : predictions that show we don’t know !

L’Islandais semble avoir un esprit très joueur qu’il applique à la prévision éruptive.
Fin décembre 2024, après la fin de la dernière éruption sur la péninsule de Reykjanes, des scientifiques du Met Office islandais ont avancé l’hypothèse d’une éruption d’ici fin janvier. Cette prévision s’est avérée fausse. Personnellement, je pensais que l’éruption se produirait mi-février ; je m’étais trompé moi aussi. Dans les semaines qui ont suivi, voyant l’inflation se poursuivre sous la zone de Svartsengi, certains scientifiques ont déclaré que l’éruption était « imminente ». Aujourd’hui, à la mi-mars, le soulèvement du sol se poursuit et un volcanologue islandais vient de déclarer que l’éruption pourrait se produire « vers le 20 mars 2025 ». Il a toutefois immédiatement ajouté que « prévoir de tels événements reste une science incertaine ». Le scientifique explique également que l’activité le long de la chaîne de cratères Sundhnúkagígar a commencé à ralentir, ce qui, ironiquement, « pourrait être le signe d’une éruption imminente ». C’est pourquoi des webcams ont été mises en ligne pour ne pas rater le début d’une éventuelle éruption :

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2025/03/17/live_monitoring_the_situation_on_the_reykjanes_peni/

Si le magma perce la surface, le scientifique s’attend à un schéma similaire aux éruptions précédentes. « L’éruption pourrait durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines ». Alors que certains pensent que la péninsule de Reykjanes connaît une activité volcanique qui pourrait durer plusieurs siècles, le volcanologue estime le contraire : les éruptions dans la rangée de cratères Sundhnúkagígar toucheraient à leur fin. Un essaim sismique récent à l’ouest du lac Kleifarvatn pourrait indiquer une accumulation de magma sous la surface, ce qui soulève la possibilité d’une future activité volcanique dans cette région. Selon le volcanologue, « le fait que ces séismes se produisent à cinq kilomètres de profondeur montre que du magma s’accumule en dessous. Cela pourrait finir par provoquer une éruption, mais il est impossible de dire si cela se produira cette année, dans dix ans ou dans vingt ans ».
Bien que le site éruptif potentiel en Islande soit équipé de nombreux instruments, personne n’est en mesure de dire si, où et quand une éruption se produira. La prochaine pourrait aussi avoir lieu plus à l’ouest que les précédentes. Le dernier essaim sismique sur la péninsule de Reykjanes a fait se poser de nouvelles questions. Les éruptions le long de la chaîne de cratères Sundhnúkagígar sont effusives et ne présentent aucun danger pour les humains. Si des destructions se produisent, elles ne seront que matérielles. Le problème est différent pour les volcans explosifs. Quand je vois l’assurance des propos de certains volcanologues qui pensent avoir compris le comportement des volcans, je me dis que ces derniers ne tarderont pas à leur donner une leçon d’humilité.
Source : Médias d’information islandais.

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Dernière minute : Dans son dernier rapport (18 mars 2025), le Met Office indique qu’il y a une nette hausse de l’activité sismique hebdomadaire près de la chaîne de cratères de Sundhnúkur, à l’exception de la dernière semaine de février, probablement à cause de conditions météorologiques défavorables. L’activité sismique se poursuit au même endroit qu’avant les précédentes éruptions : entre Sundhnúkur et Stóra-Skógfell, là où le magma a atteint la surface lors de la première de six des sept éruptions survenues depuis décembre 2023.
Les mesures de déformation indiquent que le soulèvement du sol se poursuit, bien qu’à un rythme un peu plus faible qu’auparavant. Aucun signe d’affaissement n’est observé dans la zone autour de Svartsengi, ce qui signifie que le magma continue de s’accumuler. Son volume n’a jamais été aussi important depuis le début de la séquence éruptive en décembre 2023.
La meilleure chose à faire pour l’instant est d’attendre et voir. La plupart des prévisions faites par certains volcanologues islandais au cours des dernières semaines, affirmant qu’une éruption était « imminente » se sont avérées inutiles. Quelqu’un sur Facebook a dit que je « dénigrais » les volcanologues, ce qui est faux. J’apprécie énormément le travail effectué par les scientifiques dans des observatoires comme le Met Office islandais et ailleurs dans le monde. Cependant, je critique ceux qui prétendent avoir compris le comportement d’un volcan et disent qu’une éruption est « imminente » sans avoir les preuves pour l’affirmer. Cela s’est produit plusieurs fois en Islande depuis le début de l’activité éruptive sur la péninsule de Reykjanes en 2020. À titre tout à fait personnel, il m’arrive de me hasarder à faire des pronostics, mais cela reste un jeu. Ma prévision s’est avérée exacte en novembre2024, mais fausse quelques semaines plus tard ! Je suis pleinement conscient que nous ne savons toujours pas prévoir les éruptions volcaniques.

Source: Met Office.

Islande : une éruption qui tarde à venir…

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The Icelander seems to have a very playful spirit which he applies to eruptive prediction.

By the end of December 2024, after the end of the last eruption on the Reykjanes Peninsula, some scientissts at the Icelandic Met Office ventured to say that an eruption might occur by the end of January. The prediction proved wrong. I personally believed the eruption would happen by mid-February ; I was wrong too. In the following weeks, seeing inflation continue beneath the Svartsengi area, some scientists said the eruption was  »imminent ». Today, by mid-March, ground uplift continues and an Icelandic volcanologist has just said the eruption might occur  »around March 20th, 2025 ». However, he immediately added that  »forecasting such events remains an uncertain science. » The scientist also explains that activity at the Sundhnúkagígar crater row has begun to slow, which ironically, could be a sign that an eruption is approaching :  »This could indicate an imminent eruption. » Three webcams are online so as not to miss the start of a possible eruption :

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2025/03/17/live_monitoring_the_situation_on_the_reykjanes_peni/

If magma breaks through the surface, the expert expects a similar pattern to previous eruptions.  »The eruption could last for several days or even weeks » While some believe the Reykjanes Peninsula is experiencing volcanic activity that might last several centuries, the volcanologist believes the contrary; that the eruptions at the Sundhnúkagígar crater row are nearing their end.

A recent earthquake swarm west of Kleifarvatn Lake may indicate that magma is collecting beneath the surface, raising the possibility of future volcanic activity in that region. According to the volcanologist,  »the fact that these quakes are occurring five kilometres deep suggests magma is accumulating beneath. This could eventually lead to an eruption there, though whether that happens this year, in ten years, or in twenty is impossible to say. ».

Although the potential eruptive site in Iceland is equipped with a host of instruments, nobody is able to say if, where and when an eruption will occur. The next one could also take place further west than the previous ones. The latest seismic swarm on the Reykjanes Peninsula has raised new questions. Eruptions along the Sundhnúkagígar crater row are effusive with no threat to the humans. If destruction occurs, it will only be material. The problem is different on explosive volcanoes. When I see the confidence of some volcanologists who believe they have understood the behaviour of volcanoes, I tell myself that the latter need to teach them a lesson in humility

Source : Icelandic news media.

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Last minute : In its latest report (March 18th, 2025), the Met office indicates that there has been a clear increase in seismic activity near the Sundhnúkur crater row on a weekly basis, except for the last week of February, which was likely due to weather conditions. Earthquake activity continues in the same location as in the lead-up to previous eruptions : between Sundhnúkur and Stóra-Skógfell where magma first reached the surface in six of the seven eruptions since December 2023.

Deformation measurements indicate that ground uplift continues, although at a slightly reduced rate. There are no signs of  subsidence in the area around Svartsengi, which means that magma continues to accumulate beneath Svartsengi, and its volume has never been greater since the the start of thr eruption sequence in December 2023.

The nest thing to do right now is to wait and see what is happening. Most predictions made by some Icelandic volcanologists during the past weeks, asserting that an eruption was « imminent » proved useless. Someone on Facebook said I was « denigrating » volcanologists, which is not true. I appreciate the work done by the scientists in the observatories like the Icelandic Met Office and elsewhere in the world. However, I criticize those who pretend they have understood the behaviour of a volcano and say that an eruption is « imminent » without having the proof to affirm it. This has happened several times in Iceland since the start of eruptive activity on the Reykjanes Peninsula in 2020. I happen to make some predictions, but it’s just a game. I was right in November, but wrong in December ! I am fully aware that we do not know yet how to predict eruptions.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Le Fuego (Guatemala) est entré en éruption le 10 mars 2025 avec des fontaines de lave de 300 m de hauteur. La cendre est montée jusqu’à 5 km d’altitude et les coulées pyroclastiques ont dévalé les flancs du volcan sur 5 à 7 km. Les autorités ont évacué près de 300 familles, soit environ 1 000 personnes, tout en avertissant que 30 000 autres personnes de la région pourraient être en danger et devraient évacuer elles-mêmes si nécessaire. Des bus ont amené les évacués avec leurs effets personnels jusqu’à une mairie transformée en abri temporaire. Aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat.
Une alerte a été lancée par les autorités le 9 mars afin de coordonner les secours et les mesures préventives. Le gouvernement a suspendu les activités scolaires dans la région et fermé une route traversant le village qui relie le sud du pays à Antigua, la destination touristique la plus populaire du Guatemala. L’INSIVUMEH a recommandé aux compagnies aériennes de prendre des précautions en raison des cendres qui se sont répandues sur une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Fuego.

L’activité a ensuite commencé à diminuer et, le 10 mars à 11h30 (heure locale), les explosions n’étaient plus continues. L’INSIVUMEH a publié un rapport à 18h00 indiquant que l’activité et la sismicité étaient revenues à la normale. De grandes quantités de cendres n’étaient plus observéesées dans l’air. Les anomalies thermiques n’étaient plus, non plus, détectées dans les données satellitaires.

La dernière éruption du volcan remonte à juin 2023. Une éruption en 2018 a officiellement tué 194 personnes et fait 234 disparus, mais le bilan réel est bien plus lourd. .
Source : INSIVUMEH, Conred.

 

Image webcam du Fuego le 10 mars 2025

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Toujours pas d’éruption en Islande, même si le soulèvement du sol à Svartsengi a dépassé celui des éruptions précédentes. Certains volcanologques pensent que le cycle éruptif actuel sur le chaîne de cratères de Sundhnúkagígar touche à sa fin. D’autres se demandent si l’activité éruptive ne risquait pas de migrer vers le secteur de Krysuvik qui a connu deux essaims sismiques ces derniers jours. Cette hypothèse est critiquée par d’autres scientifiques qui pensent que l’éruption pourrait se produire fin mars dans la même zone que lors des derniers événements. C’est le point de vue du Met Office qui fait état d’une hausse de la sismicité et pense que l’éruption (si éruption il y a) aura lieu, comme précédemment, sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur.

Toujours un gonflement du sol….mais pas d’éruption! (Source: Met Office)

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Le mont Spurr (Alaska) présente toujours des signes d’activité. Lors de récents survols, les scientifiques de l’AVO ont observé d’importantes émissions de gaz provenant de fumerolles récemment réactivées au niveau de Crater Peak. L’activité sismique et la déformation du sol se poursuivent. L’augmentation des émissions de gaz confirme l’intrusion de nouveau magma dans la croûte terrestre sous le volcan et indique qu’une éruption est probable, mais pas certaine, dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Si elle se produit, il s’agira probablement d’une éruption explosive, comme celles de 1953 et 1992, qui ont duré quelques heures et produit des nuages ​​de cendres provoquant de légères retombées sur les localités de la partie centre-sud de l’Alaska. Source : AVO.

Source: AVO

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Comme je l’ai indiqué dans ma note du 12 mas 2025, l’épisode 13 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé à 15h13 (heure locale) le 11 mars 2025. La bouche nord a brusquement cessé ses fontaines de lave à 15h11. Par la suite, la fontaine au niveau de la bouche sud est devenue instable et a également cessé son activité à 15h13. L’épisode 13 a duré 12 heures et 37 minutes, et les coulées de lave ont recouvert plus de 60 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.
Comme précédemment, un tilt déflationniste a été observé pendant l’épisode, et l’inflation a repris à 15h13 après la fin des fontaines, signe probable d’un 14ème épisode éruptif.
Les émissions de SO2 ont atteint environ 40 000 tonnes par jour lorsque les fontaines de lave étaient les plus actives. Des retombées de cheveux de Pele ont été signalées à Pahala, à environ 40 kilomètres sous le vent, au sud-ouest de l’Halemaʻumaʻu. Chaque épisode éruptif du Kilauea depuis le 23 décembre 2024 a duré de 13 heures à 8 jours et les épisodes ont été séparés par des pauses de moins de 24 heures à 12 jours.

Fontaines de lave de l’épisode 13 (image webcam)

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L’activité éruptive est toujours intense sur le Poás (Costa Rica) et se poursuit à un niveau élevé. Début mars, de fréquentes éruptions phréatiques éjectaient des matériaux jusqu’à 50 m au-dessus du plancher du cratère. Ces éruptions étaient quasi continues au niveau de la Boca C et sporadiques à la Boca A. Une déformation radiale et une inflation étaient détectées dans et autour du cratère. Le 7 mars 2025, le niveau d’alerte a été relevé à 3 sur une échelle de 4 niveaux et la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Dans un rapport spécial publié le 9 mars, l’OVSICORI a signalé que deux ondes de choc avaient signalé un événement éruptif. Des panaches de vapeur s’élevaient alors à plusieurs centaines de mètres de hauteur et des matériaux étaient probablement éjectés jusqu’à 200 m au-dessus de la bouche la plus active, bien que la confirmation visuelle ait été masquée par les panaches. Les éruptions phréatiques généraient des panaches de gaz et de vapeur s’élevant jusqu’à 1 km de hauteur.
L’activité s’est poursuivie les 9 et 10 mars, principalement depuis la Boca C. Les éruptions phréatiques éjectaient des matériaux à 200-400 m au-dessus du fond du cratère et généraient des panaches de vapeur et de gaz s’élevant jusqu’à 1 km de hauteur. Des blocs atteignant 1 mètre de diamètre retombaient sur le plancher du cratère.
L’activité éruptive se poursuivait le 11 mars à des niveaux similaires. Des séismes d’intensité modérée à élevée sont toujours enregistrés et l’inflation se poursuit.
Source : OVSICORI.

Image webcam de l’activité du Poas en mars 2025

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Une forte anomalie thermique a été détectée au-dessus du Bezymianny (Kamchatka) sur des images satellites entre le 28 février et le 6 mars 2025. Des avalanches de débris incandescents dévalaient quotidiennement le flanc sud-est et l’incandescence sommitale était visible au cours de la nuit. Des panaches de cendres générés par les avalanches de débris s’élevaient jusqu’à 2,2 km au-dessus du sommet. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Fuego (Guatemala) erupted on March 10th, 2025, with lava fountains 300 m high. The ash rose up to 5 km above sea level and pyroclastic flows rushed down the flanks of the volcano over 5 to 7 km. Authorities have evacuated nearly 300 families or about 1,000 people, while warning that another 30,000 people in the area could be at risk and should evacuate themselves if necessary. Buses brought evacuees carrying belongings to a town hall turned into a temporary shelter.There is no immediate report of casualties.

An alert was issued by the authorities on March 9th in order to coordinate the response and preventive measures.The government suspended local school activities and closed a road through the village that links the south of the country to Antigua, Guatemala’s most popular tourist destination. INSIVUMEH recommended that air traffic take precautions due to ash that has spread about 50km west of Fuego.

Activity began to decrease and by 11:30 (local time) on March 10th explosions were no longer continuous. INSIVUMEH issued a report at 18:00 noting that activity and seismicity had returned to normal levels. Large amounts of ash were no longer detected in the air. Thermal anomalies were also no longer detected in satellite data.

Fuego last erupted in June 2023. A 2018 eruption officially killed 194 people and left another 234 missing, but the real death toll was much higher. .

Source : INSIVUMEH, Conred.

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Still no eruption in Iceland, although ground uplift at Svartsengi has exceeded that of previous eruptions. Some volcanologists believe that the current eruption cycle on the Sundhnúkagígar crater row is coming to an end. Others wonder whether eruptive activity could not migrate to the Krysuvik area which has experienced two seismic swarms in recent days. This hypothesis is criticized by other scientists who believe that the eruption could occur by the end of March in the same area as during the last events. This is the view of the Met Office which reports an increase in seismicity and believes that the eruption (if there is one) will take place, as previously, on the Sundhnúkur crater row.

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Mt Spurr (Alaska) is still showing signs of unrest. During recent overflights, AVO scientists observed elevated gas emissions from newly reactivated fumaroles at the volcano’s Crater Peak vent. Elevated seismic activity and ground deformation continue. The increase in gas emissions confirms that new magma has intruded into the Earth’s crust beneath the volcano and indicates that an eruption is likely, but not certain, to occur within the next few weeks or months. If it happens, it is likely to be an explosive eruption like those that occurred in 1953 and 1992 which lasted a few hours and produced ash clouds that caused minor ashfall on southcentral Alaska communities.

Source : AVO.

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As I put it in my post of 12 March 2025, Episode 13 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended at 3:13 p.m. (local time) on March 11 2025.  The north vent ceased fountaining abruptly at 3:11 p.m. Subsequently, the south fountain became unsteady and also ceased activity by 3:13 p.m. Episode 13 lasted for 12 hours and 37 minutes, and lava flows have covered more than 60% of Halemaʻumaʻu crater floor.

Like previously, deflationary tilt was observed during the episode, and inflation resumed at 3:13 p.m. after fountaining ceased, the sign of a likely 14th eruptive episode. .

SO2 emissions reached about 40,000 tonnes per day during high fountaining. Peleʻs hair was reported falling in the town of Pahala about 40 kilometers downwind to the southwest of Halemaʻumaʻu.

Each episode of Halemaʻumaʻu lava fountaining since December 23, 2024, has continued for 13 hours to 8 days and episodes have been separated by pauses in eruptive activity lasting less than 24 hours to 12 days.

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Eruptive activity is still intense at Poás (Costa Rica) and continues at a high level. In early March, requent phreatic eruptions ejected material as high as 50 m above the crater floor. The phreatic eruptions were almost continuous at Boca C and sporadic and Boca A. Radial deformation and inflation were detected in and around the crater. On 7 March 2025, the Alert Level was raised to 3 pon a scale of 4 levels and the Aviation Color code was raised to Orange (the second highest color on a four-color scale).
In a special report issued on 9 March, OVSICORI reported that two shock waves signalled an eruptive event. Steam plumes rose several hundred meters and material was likely ejected as high as 200 m above the vent, though visual confirmation was obscured by the plumes. Phreatic eruptions generated gas-and-steam plumes that rose as high as 1 km.

Activity continued during 9-10 March mainly from Boca C. The phreatic eruptions ejected material 200-400 m above the crater floor and generated steam-and-gas plumes that rose as high as 1 km. Blocks up to 1 meter in diameter were ejected from the vents onto the crater floor.

Eruptive activity continued on 11 March at similar levels, moderate- to high-level tremor was recorded, and inflation continued.

Source : OVSICORI.

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A strong thermal anomaly over Bezymianny (Kamchatka)was identified in satellite images during 28 February-6 March 2025. Incandescent debris avalanches descended the SE flanks daily and summit incandescence was visible during dark hours. Ash plumes generated from debris avalanches rose as high as 2.2 km above the summit. The Aviation Color Code remains at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Islande : éruption à l’approche ? // Iceland : is an eruption imminent ?

Cette fois, ça semble sérieux. Dans son dernier bulletin du 11 mars 2025, le Met Office indique que l’accumulation de magma continue à Svartsengi, avec le niveau le plus élevé depuis le début de l’activité éruptive en décembre 2023. Un nouveau paramètre est en prendre en compte ces jours-ci : la hausse de l’activité sismique. On se trouve dans une situation semblable à celle qui a précédé l’éruption de novembre 2024. Le Met Office confirme que la sismicité de ces derniers jours a bien été enregistrée à l’est de la rangée de cratères de Sundhnúkur. Cette sismicité est probablement due à une augmentation de la pression dans la région en raison de l’accumulation de magma. Toutefois, ces séismes ne sont pas nécessairement une indication du site probable de la prochaine éruption, bien que cela ne puisse être exclu.Selon le Met Office, l’heure de l’éruption approche.et devrait avoir lieu quelque part sur la chaine de cratères de Sundhnúkur. Après toutes les tergiversations de ces dernières semaines, il semble donc que l’on se dirige enfin vers du concret !

Il y a de fortes chances pour que la prochaine éruption soit fissurale

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This time it seems to be serious. In its latest bulletin of 11 March 2025, the Met Office indicates that the accumulation of magma continues at Svartsengi, with the highest level since the start of the eruptive activity in December 2023. A new parameter is to be taken into account these days: the increase in seismic activity. We are in a situation similar to that which preceded the eruption of November 2024. The Met Office confirms that the seismicity of the last few days has indeed been recorded east of the Sundhnúkur crater row. It is probably due to an increase in pressure in the region due to the accumulation of magma. These earthquakes are not necessarily an indication of the likely location of the next eruption, although this cannot be ruled out. According to the Met Office, the time of the eruption is approaching, and is expected to take place somewhere in the Sundhnúkur crater row. After all the waffling over the last few weeks, it seems that we are at last moving towards something concrete!

Les inondations glaciaires en Islande // Glacial outburst floods in Iceland

L’Office météorologique islandais a publié sur son site un article très intéressant sur les crues glaciaires qui sont très fréquentes en Islande en raison de l’impact de l’activité volcanique sur les glaciers. L’article explique au public à quel point ces événements peuvent être dangereux et quelles mesures de prévention ont été mises en place pour protéger la population. Ces crues glaciaires ont notamment été observées lors de l’éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010.

Les jökulhlaups (terme islandais pour désigner les crues glaciaires) sont plus fréquents en Islande qu’ailleurs dans le monde en raison de l’interaction des volcans avec les glaciers.
Les plus grands jökulhlaups issus du volcan sous-glaciaire Katla font partie des plus grandes crues que l’homme ait jamais observées. À leur maximum, le débit peut être plus important que celui de l’Amazone.
Les Islandais ont appris à éviter les plaines sur lesquelles débordent les jökulhlaups les plus fréquents, comme la Mýrdalssandur et la Skeiðarársandur, mais les plaines de débordement de la rivière Markarfljót, dans le sud de l’Islande, et de la rivière Jökulsá á Fjöllum, dans le nord de l’Islande, sont potentiellement exposées et les jökulhlaups inondent de temps à autre des parties de terres agricoles dans ces zones.

jökulhlaup dans les ‘sandur’ – ou plaines littorales – du sud de l’Islande (Crédit photo : Protection Civile)

Un système d’alerte est géré par l’Office météorologique islandais qui informe les autorités de la Protection civile des inondations imminentes. Les hausses inhabituelles du niveau d’eau ou de la conductivité électrique des rivières au niveau des principales jauges déclenchent une alerte qui est ensuite évaluée par les scientifiques. Ainsi, les responsables de la Protection civile disposent de quelques heures pour avertir le public.
Le système a été mis à rude épreuve lors de l’éruption de l’Eyjafjallajökull le 14 avril 2010. Il n’y a guère que dans le secteur de l’Eyjafjallajökull et de l’Öræfajökull, dans le sud-est de l’Islande, que les inondations peuvent atteindre les zones habitées dans l’heure qui suit le début d’une éruption volcanique. Il est donc essentiel que les habitants réagissent rapidement aux alertes. Les jauges et les équipements du Met Office islandais ainsi que les vols de reconnaissance des garde-côtes ont joué un rôle clé pour informer la Protection civile et d’autres organismes du danger causé par les jökulhlaups au cours des premiers jours de l’éruption. En particulier au début de l’éruption, les crues charriaient des matériaux volcaniques ainsi que des icebergs et avançaient à une vitesse pouvant atteindre 20 km/h et l’eau était parfois chaude. Certains des jökulhlaups ont suivi le lit du glacier, tandis que d’autres se sont répandus à la surface du glacier jusqu’à sa bordure.
Les zones inondées ont été cartographiées pour chaque jökulhlaup. La propagation des fronts d’inondation a été observée avec précision, ce qui a fourni des données précieuses sur la nature de ces inondations si particulières.


Cette image montre deux jökulhlaups de l’Eyjafjallajökull en 2010 : l’un d’eux (en noir) s’est d’abord dirigé vers le nord puis le long du versant ouest de la montagne ; un autre, plus petit, est allé vers le sud

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On its website, the Icelandic Meteorological Office has released a very interesting article about glacial outburst floods which are very frequent in Iceland because of the impact of volcanic activity on the glaciers. The article explains the public how dangerous these events can be and what prevention measures have been devised to protect the population. These glacial floods were particularly observed during the Eyjafjallajökull eruption in 2010.

Jökulhlaups (the Icelandic word for glacier outburst floods) are more common in Iceland than elsewhere in the world because of the interaction of volcanoes with glaciers. The greatest jökulhlaups from the subglacial Katla volcano are among the largest floods that humans have witnessed. At their maximum, the discharge may be larger than the average discharge of the River Amazon.

Icelanders have learned to avoid the outwash plains of the most frequent jökulhlaups, Mýrdalssandur and Skeiðarársandur, but the outwash plains of River Markarfljót, southern Iceland, and River Jökulsá á Fjöllum, northern Iceland, are potentially dangerous and jökulhlaups will sooner or later flood parts of the current farmlands in those areas.

A warning system is operated by the Icelandic Meteorological Office that informs Civil Protection Authorities of impending floods. Unusual increases in water level or electric conductivity at key water level gauges triggers a warning that is subsequently evaluated by scientists. Thus, Civil Protection Authorities may get a few hours’ head start in preventing public hazard.

An important test was put to the system in the advent of the Eyjafjallajökull volcanic eruption on 14 April 2010. Only at this volcano and Öræfajökull volcano, southeastern Iceland, are floods expected to reach inhabited areas within an hour from the start of a volcanic eruption. Therefore, a quick response to warnings is essential. The gauges and equipment of the Icelandic Meteorological Office as well as the reconnaissance flights of the Icelandic Coast Guard played a key role in the response of Civil Protection Authorities and other officials to the hazard caused by jökulhlaups during the first days of the eruption. Particularly in the beginning of the eruption, the jökulhlaups were charged with volcanic debris as well as icebergs and advanced at a very high velocity (up to 20 km/h) and some were hot. Some of the jökulhlaups found their way along the bed of the glacier but others flowed over the surface of the glacier all the way to the ice margin.

The flooded areas were mapped for each jökulhlaup. The propagation of the flood fronts was observed, sometimes providing valuable data on the nature of these extraordinary floods.