Météo et climat, ne pas confondre ! // Weather and climate, don’t make a confusion !

L’épisode de froid que vient de connaître une partie de la France a inévitablement incité à certains à dire que le réchauffement climatique n’existait pas, qu’il fait froid en hiver et que c’est normal.

C’est aller un peu vite en besogne car un épisode hivernal de quelques jours ne signifie pas que la tendance globale au réchauffement s’est inversée. Il s’agit en réalité d’un épisode notable dans un hiver plutôt doux. Sur les 46 vagues de froid que la France a connues depuis 1947, seules 10 se sont produites au 21ème siècle. Météo France fait remarquer que l’on n’avait pas atteint une minimale à -4°C les 4 et 5 janvier 2026 depuis février 2012, ni vu une température négative en moyenne sur le pays pendant trois jours consécutifs depuis février 2018. Les épisodes de froid deviennent moins intenses, moins fréquents, moins longs et la période qui leur est favorable est raccourcie.

Le graphique ci-dessous représente toutes les vagues de froid observées en France hexagonale depuis le milieu du siècle dernier, et l’épisode de début janvier 2026 ne remplit pas les critères pour y figurer. Sur 46 événements relevés, seulement dix se sont produits depuis 2000, et ils sont bien plus courts que ceux du siècle passé. Ils sont aussi plus chauds.

Au fil des années, les vagues de froid sont donc de plus en plus rares. Selon les climatologues, il est très improbable que nous revivions des épisodes comme ceux de 1956, 1963, 1985 ou encore de 1987.

Source : Météo France, Centre national de recherches météorologiques.

Source: Météo France

Dans quelques jours, les agences climatiques vont nous apprendre que 2025 a été la 2ème ou 3ème année la plus chaude des dernières décennies. Il ne fait aucun doute que le réchauffement climatique est bien une réalité et pas un canular à la mode Trump.

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The recent cold snap in parts of France has inevitably led some to claim that global warming doesn’t exist, that it’s cold in winter, and that it’s normal.
This is jumping to conclusions, as a few days of winter weather doesn’t mean the overall warming trend has reversed. Actually it was a significant cold snap in an otherwise mild winter. Of the 46 cold spells France has experienced since 1947, only 10 have occurred in the 21st century. Météo France points out that the minimum temperature hadn’t reached -4°C on January 4th and 5th, 2026, since February 2012, nor had there been an average negative temperature across the country for three consecutive days since February 2018. Cold spells are becoming less intense, less frequent, shorter, and the period during which they occur is shrinking.
The graph above represents all the cold waves observed in mainland France since the middle of the last century, and the episode at the beginning of January 2026 does not meet the criteria for inclusion. Of the 46 events recorded, only ten have occurred since 2000, and they are much shorter than those of the last century. They are also warmer.
Over the years, cold waves have therefore become increasingly rare. According to climatologists, it is very unlikely that we will experience episodes like those of 1956, 1963, 1985, or 1987.
Source: Météo France, National Center for Meteorological Research.

In a few days, climate agencies will tell us that 2025 was the second or third warmest year in recent decades. There is no doubt that global warming is a reality and not a Trump-style hoax.

Plus d’exceptions à la fonte des glaciers // No more exceptions to glacial melt

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril : les effets du réchauffement climatique », j’explique que la plupart des glaciers fondent à une vitesse alarmante à travers le monde, à l’exception de deux d’entre eux : le mont Shasta en Californie et le Perito Moreno en Argentine, qui ont fait preuve d’une certaine résilience jusqu’à présent. Or, il semble aujourd’hui que ces deux glaciers ne soient plus des exceptions et fondent au même rythme que leurs homologues.
Une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Climate Change estime que nous perdons environ 1 000 glaciers par an, un chiffre qui risque d’augmenter d’ici le milieu du siècle. Avec la mort de chaque glacier, ce sont des écosystèmes vulnérables qui disparaissent également.
Si cette disparition constante des glaciers constitue une tendance préoccupante à l’échelle de la planète, il existe une région du monde où, pendant des décennies, cette déglaciation a semblé s’inverser. La calotte glaciaire de Kon-Chukurbashi, située en haute altitude dans les monts Pamir, principalement au Tadjikistan, en Asie centrale, culmine à 5 810 mètres d’altitude. Alors que le reste des glaciers du monde fondaient et disparaissaient, cette calotte glaciaire progressait, et les scientifiques cherchent à comprendre la cause de cette résilience surprenante.
Début 2025, une équipe internationale de scientifiques s’est rendue sur la calotte glaciaire de Kon-Chukurbashi pour y prélever deux carottes de glace d’au moins 100 mètres de long. La première carotte a été transportée jusqu’en Antarctique à la Fondation pour la Mémoire de la Glace (Ice Memory Foundation). La seconde a été acheminée à l’Institut des Sciences des Basses Températures de l’Université d’Hokkaido à Sapporo (Japon), où des chercheurs ont tenté de comprendre cette anomalie.
La mission prévoyait initialement de prélever des échantillons du célèbre glacier Vanch-Yakh, anciennement connu sous le nom de glacier Fedchenko, qui est le plus long glacier en dehors des régions polaires, mais l’accès à la zone par hélicoptère s’est avéré trop difficile.

Malgré tout, le glacier Kon-Chukurbashi est loin d’être négligeable, car ses innombrables couches de poussière recèlent jusqu’à 30 000 ans d’informations sur les conditions atmosphériques, les chutes de neige et les températures du passé dans l’une des chaînes de montagnes les moins étudiées au monde.
Malheureusement, les données qui pourront être extraites de ces échantillons risquent d’arriver trop tard pour de nombreux glaciers, notamment ceux du Pamir. Début 2025, une étude menée par des scientifiques de l’Institut des sciences et technologies d’Autriche a révélé que la diminution récente des chutes de neige dans le Pamir compromet sa résilience légendaire. Les chercheurs ont même écrit: « Quelle que soit la méthode d’analyse du modèle, nous avons constaté un point de basculement important au plus tard en 2018 », en référence au glacier Kyzylsu, un autre glacier du Pamir.
Cela montre que même le dernier refuge des glaciers ne peut résister au réchauffement climatique d’origine anthropique.
Source : Popular Mechanics.

 Source : Wikipedia

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In my conference « Glaciers at risk, the effects of global warming », I explain that most glaciers are melting at an incredible speed around the world, but there were two exceptions : Mount Shasta in California and Perito Moreno in Argentina that showed some resilience. However, it seems today that both are no longer exceptions and are malting just like their counterparts.

A new study published in the journal Nature Climate Change estimates that we are losing roughly 1,000 glaciers a year, a number that is likely to increase as we reach mid-century. With each glacier lost, vulnerable ecosystems are disappearing too,

While this steady disappearance of glaciers is an overwhelming global trend, there is at least one part of the world where, for decades, this inevitable deglaciation appeared to be in reverse. The Kon-Chukurbashi high-altitude ice cap in the Pamir Mountains, located primarily in the central Asian country of Tajikistan, rests at 5,810 meters. While the rest of the world’s glaciers are melting and disappearing, this ice cap actually has been growing in size, and scientists want to understand this unexpected resilience.

Earlier this year, an international team of scientists traveled to the ice cap to secure two ice core samples measuring at least 100 meters in length. The first core traveled to an underground sanctuary in Antarctica called the Ice Memory Foundation. The other core traveled to the Institute of Low Temperature Science at Hokkaido University in Sapporo where researchers tried to understand this particular ice cap’s anomaly.

This mission originally planned to extract samples from the famous Vanch-Yakh Glacier, previously known as the Fedchenko Glacier, which was the longest glacier that survived outside of the world’s polar regions, but the mission proved too difficult for helicopters to access the area.

However, the Kon-Chukurbashi is by no means second-rate, as the untold layers of compacted dust will tell scientists up to 30,000 years of information regarding past atmospheric conditions, snowfall, and temperature for one of the least-studied mountain ranges in the world.

Sadly, whatever data can be derived from the samples may come too late for many glaciers, including the Pamir region itself. Earlier this year, a study led by scientists at the Institute of Science and Technology Austria revealed that recent snowfall decrease in the Pamir region is undermining its storied resiliency, even stating that “whichever way we analyzed the model, we saw an important tipping point in 2018 at the latest,” in reference to the Kyzylsu Glacier, another glacier in the Pamir Mountains.

It turns out even the world’s last refuge for glaciers can’t withstand the rapid warming driven by anthropogenic global warming..

Source :Popular Mechanics.

Réchauffement climatique : grandes marées et inondations // Global warming : high tides and floods

Ces derniers jours, de fortes marées et des pluies torrentielles ont inondé certaines parties de la baie de San Francisco, entraînant des fermetures de routes et des opérations de sauvetage de personnes piégées dans leurs véhicules. Ce phénomène, qui survient lors des grandes marées, risque de devenir de plus en plus fréquent.
Un article publié sur le site Climate Central explique que le niveau de la mer a augmenté d’environ 20 centimètres depuis 1900 et que les trois quarts de cette hausse sont imputables au réchauffement climatique d’origine anthropique. L’article ajoute que cette élévation du niveau de l’océan a entraîné une augmentation de la fréquence des inondations côtières aux États-Unis, en particulier au cours de la dernière décennie.
Les inondations côtières de moindre ampleur, non liées à des tempêtes, ont fortement augmenté ces dix dernières années aux États-Unis. Même sans dégâts matériels importants, ces inondations récurrentes entraînent la fermeture de routes côtières, la saturation des égouts et endommagent les infrastructures du littoral. Une analyse de Climate Central portant sur 27 stations de mesure le long des côtes américaines sur cette période montre que le réchauffement climatique a eu un impact sur 76 % des jours d’inondation.
Les grandes marées se produisent lorsque la Terre, la Lune et le Soleil sont parfaitement alignés, ce qui maximise l’attraction gravitationnelle sur l’eau. Dans de nombreuses localités des côtes atlantiques et du golfe du Mexique, elles ont lieu chaque année en octobre. Dans certains endroits, l’influence humaine est particulièrement marquée : dans 11 localités, de Key West (Floride) à Wilmington (Caroline du Nord), plus de 80 % des jours d’inondation mineure sur cette période de 10 ans sont attribuables à l’élévation du niveau de la mer d’origine humaine. À Honolulu (Hawaï) et à Fernandina Beach (Floride), la totalité des jours d’inondation mineure (138 et 16 jours respectivement) entre 2004 et 2015 ont été rendus possibles par le réchauffement climatique. Les projections scientifiques annoncent une élévation du niveau de la mer de 90 centimètres supplémentaires d’ici la fin du siècle. Avec une telle hausse, les grandes marées actuelles pourraient ressembler à de simples marées hautes dans les décennies à venir. Les émissions de gaz à effet de serre que nous continuons de rejeter dans l’atmosphère vont provoquer des changements encore plus spectaculaires de nos littoraux. Si les températures globales sont limitées à seulement 2 °C au-dessus de la moyenne préindustrielle, l’élévation du niveau de la mer pourrait atteindre 6 mètres à l’échelle mondiale, du fait de ce réchauffement.
Source : Climate Central.

Photo: C. Grandpey

Le problème ne se limite pas aux États-Unis. Avec le réchauffement climatique, l’élévation du niveau de la mer est observée partout dans le monde, avec des conséquences dramatiques sur l’érosion côtière. La France, avec son long littoral, est également concernée. Plusieurs zones habitées sont menacées par la montée des eaux et leurs habitants devront bientôt être relogés. Des enrochements ont été installés en de nombreux endroits, mais les vagues ont déjà prouvé qu’elles étaient capables de les détruire, de la même manière qu’elles ont déplacé les blockhaus construits par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Photo: C. Grandpey

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High tides and heavy rains have flooded parts of the Bay Area in the past days, prompting road closures and rescues of people trapped in cars. The problem occurs during king tides and is likely to become more and more frequent.

An article published on the website Climate Central explains that sea level around the globe has risen about 20 centimeters since 1900, and three-quarters of that rise can be traced to human-caused global warming. The article adds that this rise has brought an increase in the frequency of coastal flooding to the U.S., especially in the last decade.

Relatively smaller coastal floods that do not involve storms have sharply increased in the last 10 years across the U.S. Even in the absence of overwhelming property damage, these recurring floods still close coastal roads, overwhelm drainage systems and damage coastal infrastructure. A Climate Central analysis of 27 U.S. coastal gauges over that time shows that global warming has had an impact on 76 percent of those flood days.

King tides occur when the earth, moon and sun are in perfect alignment, maximizing the gravitational pull on the water. For many locations along the Atlantic and Gulf of Mexico coasts, they happen every October. For some spots, the human influence is particularly dramatic: in 11 places, ranging from Key West, Florida to Wilmington, North Carolina., more than 80 percent of nuisance flood days in that 10-year span can be attributed to human-caused sea level rise. And in both Honolulu, Hawaii and Fernandina Beach, Florida., all of the nuisance flood days (138 days and 16 days, respectively) between 2004-2015 were made possible by global warming.

With scientific projections of an additional 90 centimeters of sea level rise by the end of the century, today’s king tides may resemble regular high tides in the decades to come, meaning the current king tides provide a glimpse into a watery future. The greenhouse gas emissions we continue to pump into the atmosphere today are committing us to more dramatic changes in our coastlines. If global temperatures are restricted to even just 2°C higher than the pre-industrial average, sea level rise could eventually reach 6 meters, globally, as a result of the added heat.

Source : Climate Central.

https://www.climatecentral.org/

The problem is not limited to the U.S. With global warming, sea level rise is observed all around the world with dramatic impacts on seashore erosion. France with its long seashores is also concerned. Several populated areas are under the threat of the waves and will soon have to be relocated. Rip-raps have been set up in many places but the waves have already proved that they are able to destroy them, in the same way that they have displaced the bunkers built by the Germans during WWII.

La crise de l’eau à Kaboul (Afghanistan) // The water crisis in Kabul (Afghanistan)

Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises sur ce blog, le réchauffement climatique, avec la fonte des glaciers, l’élévation du niveau de la mer, les phénomènes extrêmes et les sécheresses à répétition, aura inévitablement de graves conséquences pour les populations. Certaines régions du monde manqueront bientôt d’eau et leurs habitants devront quitter leur lieu de résidence.
En Afghanistan, Kaboul (environ 5 millions d’habitants) se dirige vers une catastrophe. Elle pourrait bientôt devenir la première capitale du monde moderne à ne plus avoir une goutte d’eau. C’est ce qu’explique un récent rapport de Mercy Corps, une organisation non gouvernementale qui prévient que la crise pourrait entraîner un effondrement économique du pays.
La croissance démographique, la crise climatique et leur surexploitation incessante ont épuisé les nappes phréatiques ; près de la moitié des forages de la ville sont déjà à sec. Le directeur de Mercy Corps a déclaré : « C’est à la fois une crise sanitaire, une crise économique et une urgence humanitaire. »

Il y a seulement trente ans, Kaboul comptait moins de deux millions d’habitants, mais la chute des talibans en 2001 a entraîné un afflux de migrants, attirés par la promesse d’une plus grande sécurité et de perspectives économiques. La demande en eau a augmenté parallèlement à la croissance démographique. Kaboul dépend presque entièrement des nappes phréatiques, alimentées par la fonte des neiges et des glaciers des montagnes voisines de l’Hindou Kouch. Le problème est que des années de mauvaise gestion et de surexploitation ont entraîné une baisse de  niveau des nappes, parfois de 30 mètres, au cours de la dernière décennie. Kaboul extrait désormais 44 millions de mètres cubes d’eau souterraine de plus chaque année que ce que la nature peut reconstituer, un déséquilibre qui épuise progressivement les réserves de la ville et les finances de ses habitants.

Certaines familles ont creusé des puits, parfois jusqu’à 120 mètres de profondeur, à la recherche d’eau pour subvenir à leurs besoins. Cette eau est souvent impropre à la consommation, ce qui présente des risques pour la santé. Jusqu’à 80 % des eaux souterraines de Kaboul sont considérées comme polluées, avec des niveaux élevés d’eaux usées, de salinité et d’arsenic. Après avoir dépensé des sommes considérables pour creuser des puits (jusqu’à 550 dollars), les habitants n’ont plus les moyens d’acheter des filtres ou de l’eau purifiée. Ils font donc bouillir l’eau du puits pendant de longues périodes, la laissent refroidir puis la boivent. Jusqu’à 80 % des nappes phréatiques de Kaboul sont contaminées, conséquence de l’utilisation anarchique de latrines sauvages et de la pollution par les déchets industriels. Diarrhées et vomissements sont des problèmes récurrents.
En raison du réchauffement climatique, les montagnes autour de Kaboul reçoivent de plus en plus de pluie, mais de moins en moins de neige. Cela impacte la capitale qui dispose de peu d’infrastructures pour réguler les crues soudaines. Le manque de neige nuit à la recharge des nappes phréatiques.
Si la tendance actuelle se poursuit, l’UNICEF prédit que Kaboul pourrait manquer d’eau souterraine d’ici 2030. Début 2025, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a annoncé que ses partenaires n’avaient reçu que 8,4 millions de dollars sur les 264 millions nécessaires à la mise en œuvre des programmes d’eau et d’assainissement prévus en Afghanistan. Trois milliards supplémentaires de financements internationaux pour l’eau et l’assainissement ont été gelés depuis le retour au pouvoir des talibans en août 2021. La récente décision des États-Unis de réduire de plus de 80 % leur financement à l’USAID a aggravé la crise.
Les habitants qui n’ont pas les moyens de creuser des centaines de mètres pour trouver de l’eau sont à la merci d’entreprises privées ou doivent compter sur des dons. Pour les familles qui ne peuvent pas se permettre de dépenser beaucoup d’argent pour s’approvisionner en eau, la seule option est de parcourir à pied de longues distances jusqu’aux mosquées qui peuvent fournir de l’eau.
La crise pèse lourdement sur l’avenir des enfants. Le temps qu’ils devraient passer à l’école est désormais consacré essentiellement à aller chercher de l’eau pour leurs familles.
Les femmes sont également victimes de cette crise. Elles sont contraintes de marcher des heures à travers Kaboul pour aller chercher le peu d’eau qu’elles peuvent, risquant leur sécurité sous le régime oppressif des talibans qui leur interdit de sortir sans un mahram, autrement dit un homme pour les accompagner
Source : Mercy Corps, CNN et autres médias.

Kaboul n’est qu’un exemple de ce qui nous attend dans les prochaines décennies si rien n’est fait pour lutter contre le réchauffement climatique. Les plus grandes métropoles d’Asie, d’Europe, d’Amérique et d’Afrique seront inévitablement confrontées au problème de la raréfaction de l’eau potable. Le Rapport mondial 2024 des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, publié par l’UNESCO pour le compte d’ONU-Eau, souligne que les tensions liées à l’eau exacerbent les conflits à l’échelle mondiale. Le rapport explique que, pour préserver la paix, les États doivent renforcer la coopération internationale et les accords transfrontaliers.

 

L’Afghanistan est un pays montagneux enclavé situé sur le plateau iranien, au carrefour de l’Asie centrale et de l’Asie du Sud. Il englobe la majeure partie de l’Hindou Kouch. Le pays compte plusieurs grands fleuves comme l’Amou-Daria. Il possède également de nombreux cours d’eau plus petits, mais tous sont alimentés par les glaciers et les chutes de neige que reçoivent les montagnes environnantes. Les glaciers d’Afghanistan sont concentrés dans l’Hindou Kouch et le Pamir, où environ 3 000 petits glaciers couvrent une superficie d’environ 2 500 km².

Afghanistan is a landlocked, mountainous country located on the Iranian Plateau, at the crossroads of Central and South Asia. It encompasses most of the Hindu Kush. The country has several major rivers, such as the Amu Darya. It also has many smaller streams, but all are fed by glaciers and snowfall from the surrounding mountains. Afghanistan’s glaciers are concentrated in the Hindu Kush and Pamir ranges, where about 3,000 small glaciers cover an area of approximately 2,500 km².

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As I put it several times on this blog, global warming with glacier melt, sea level rise, extreme events and repetitive droughts throughout the world will inevitably have severe consequences for the populations. Some regions of the world will soon miss lack water and people will have to leave the places where they live.

In Afghanistan, Kabul pop. 5,000,000) is inching toward a catastrophe. It could soon become the first modern capital in the world to run completely dry according to a recent report by Mercy Corps, a non-government organization that warns the crisis could lead to economic collapse.

Population growth, the climate crisis, and relentless over-extraction have depleted groundwater levels, and nearly half the city’s boreholes have already gone dry. Mercy Corps director said :“It’s a health crisis, an economic crisis, and a humanitarian emergency all in one.”

Just three decades ago, Kabul’s population was less than 2 million, but the toppling of the Taliban in 2001 led to an influx of migrants, lured by the promise of increased security and economic possibility. As its population grew, so did the demand for water. Kabul relies almost entirely on groundwater, replenished by snow and glacier melt from the nearby Hindu Kush mountains. But years of mismanagement and over-extraction have caused those levels to drop by up to 30 meters over the last decade. Kabul now extracts 44 million cubic meters more groundwater each year than nature can replenish, an imbalance that is steadily draining the city’s reserves and its residents’ finances. Some families have dug deeper wells, as deep as 120 meters,searching for more water to fulfil their needs. This water if often not safe, with risks to people’s health. Up to 80% of Kabul’s groundwater is deemed unsafe, with high levels of sewage, salinity and arsenic. Having spent a lot of meney on well digging (as much as 550 dollars), residents cannot afford to buy a water filter or purified water. Hence, they boil the well water for extended periods of time, let it cool and then drink it. Up to 80% of Kabul’s groundwater is contaminated, a consequence of widespread pit latrine use and industrial waste pollution. Diarrhea and vomiting are problems people experience all the time in Kabul.

Because of global warming, the capital is getting more and more rain, but less and less snow. This is impacting a city which has less infrastructure to regulate the flash flood. The lack of snow is harming Kabul in terms of groundwater recharge.

If current trends continue, UNICEF predicts Kabul could run out of groundwater by 2030. In early 2025, the UN’s office for the coordination of humanitarian affairs announced that its partners had received just 8.4 million dollars of the 264 million required to implement planned water and sanitation programming in Afghanistan. A further 3 billion in international water and sanitation funding has been frozen since the Taliban’s return to power in August 2021. The US’s recent move to cut more than 80% of its USAID funding has compounded the crisis.

Those without the means to dig hundreds of meters for water are at the mercy of private companies or must rely on donations. For families who can’t afford to spend much money to get water, the only option is to walk often long distances to mosques, which can provide water.

The crisis is taking a toll on the children’s future. The hours they should be spending in school, they are now basically spending on fetching water for their families.

Women shoulder much of this crisis, forced to walk for hours across Kabul just to fetch what little water they can, risking their safety under the Taliban’s oppressive rule which prohibits them from going outside without a mahram, or male guardian.

Source : Mercy Corps, CNN and other news media.

Kabul is just one example of what awaits us in the coming decades if nothing is done to combat global warming. The largest cities in Asia, Europe, the Americas, and Africa will inevitably face the problem of dwindling drinking water. The United Nations World Water Development Report 2024, published by UNESCO on behalf of UN-Water, highlights that water-related tensions are exacerbating conflicts worldwide. The report explains that to preserve peace, states must strengthen international cooperation and transboundary agreements.