La disparition des glaciers d’Océanie // The death of Oceania’s glaciers

Concentrations de CO2 : 431,33 ppm (16 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Des chercheurs qui étudiaient les derniers glaciers tropicaux d’Océanie ont constaté qu’ils ont presque entièrement fondu. Pour rappel, l’Océanie est une région géographique qui comprend l’Australasie, la Mélanésie, la Micronésie et la Polynésie. L’Océanie est également considérée comme un continent, avec l’Australie continentale comme partie émergée.

Les immenses calottes glaciaires de Puncak Jaya (Irian Jaya / Papouasie occidentale, Indonésie) ont survécu au-delà des prévisions qui annonçaient leur disparition d’ici 2026, mais elles ont considérablement diminué.

Crédit photo : Universitas Gadjah Mada

Le plus important des deux glaciers restants, connus localement sous le nom de « neige éternelle » et appelés « glaciers de l’éternité » par les Anglais, a perdu 95 % de sa superficie depuis 2002.

Les glaciers tropicaux se trouvent principalement dans les Andes, mais on en trouve également en Afrique de l’Est et en Indonésie. Leur masse diminue rapidement à mesure que la pollution aux combustibles fossiles réchauffe la planète et fait fondre la glace.

Puncak Jaya se situe dans le territoire contesté de l’île de Nouvelle-Guinée, où des décennies de conflit et de violations des droits de l’homme ont eu lieu après l’invasion de l’ancienne colonie néerlandaise par l’Indonésie en 1963.

Les deux dernières grandes expéditions scientifiques sur les glaciers de Puncak Jaya ont eu lieu en 1973 et 2011. Accompagnée de soldats et de guides de montagne lors d’une expédition de deux semaines en novembre 2025, l’équipe scientifique a mené un relevé photogrammétrique à l’aide de drones et de systèmes de positionnement par satellite afin de créer un modèle 3D de la montagne. Toutefois, les pluies quasi incessantes ont limité les opportunités de prise de vue.

Les glaciers tropicaux de Papouasie ont perdu 97 % de leur masse glaciaire entre 1980 et 2024, selon une étude menée par des chercheurs indonésiens et publiée en avril 2026. Quatre de ses six glaciers ont complètement disparu, et les chercheurs prévoient que les deux derniers auront disparu d’ici la fin de la décennie.

Une autre étude, publiée en décembre 2025, a utilisé l’imagerie satellite et des cartes analogiques numérisées pour montrer une diminution de la superficie des glaciers de plus de 99 % depuis 1850, et d’environ 65 % depuis le dernier relevé de 2018. L’étude aboutit à la même conclusion quant à la disparition imminente des glaciers.

La pollution au carbone et la destruction de la nature ont réchauffé la planète d’environ 1,4 °C depuis l’ère préindustrielle, la rendant moins habitable. Les glaciers devraient perdre un quart de leur masse d’ici 2100, dans le scénario le plus optimiste de réduction des émissions, avec des conséquences dévastatrices pour l’eau potable et la sécurité alimentaire. On peut lire dans les conclusions de l’étude que, outre les impacts environnementaux, la perte pour les communautés locales est « indescriptible ». « Il est fort improbable que les glaciers réapparaissent au cours des prochains siècles, ce qui représente une perte irréversible pour de nombreuses générations à venir. Il reste à espérer que la disparition des glaciers tropicaux souligne l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique d’origine anthropique. »

Source : Copernicus, The Guardian, Yahoo News.

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Il n’y a, bien sûr, pas de glaciers tropicaux en France, mais les glaciers du massif du Mont Blanc sont en souffrance, à commencer par la célèbre Mer de Glace. Les images de la webcam montrent l’ampleur de la catastrophe. La surface du glacier est invisible, recouverte par les matériaux qui se sont effondrés de l’encaissant. La blancheur de la glace est désormais remplacée par la couleur marron de la terre.

Si la victoire d’un club de football parisien « fait la fierté de toute la France » pour notre président, la fonte des glaciers aura des conséquences qui dépasseront l’échelle de notre nation. En matière de réchauffement climatique, pratiquer la politique de l’autruche et de la patate chaude ne mène à rien.

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Researchers documenting Oceania’s last tropical glaciers have found they have lost almost all their ice. As a reminder, Oceania is a geographical region including Australasia, Melanesia, Micronesia, and Polynesia. Oceania is also described as a continent, with mainland Australia regarded as its continental landmass.

The once-mighty ice sheets on Puncak Jaya (Irian Jaya/West Papua, Indonesia) have survived beyond projections they would disappear by 2026 but have shrunk to a fraction of their original size.

The most significant of the two remaining glaciers, which are known locally as “eternal snow” and referred to in English as the “eternity glaciers”, has lost 95% of its area since 2002.

Tropical glaciers are mostly found in the Andes, but also exist in East Africa and Indonesia. They are rapidly losing mass as fossil fuel pollution heats the planet and melts the ice.

The remote Puncak Jaya mountain sits in the disputed territory on the island of New Guinea, where there have been decades of conflict and human rights abuses after Indonesia invaded the former Dutch colony in 1963. The last two major scientific expeditions to the glaciers took place in 1973 and 2011.

Accompanied by soldiers and mountain guides during a two-week expedition in November 2025, the team conducted a photogrammetric survey using drones and satellite positioning systems to create a 3D model of the mountain. The near-incessant rain gave them few windows of opportunity with enough visibility to capture useful images.

Papua’s tropical glaciers lost 97% of their ice mass between 1980 and 2024, Indonesian researchers found in a study published in April 2026. Four of its six glaciers have completely disappeared, and they project the final two will be gone by the end of the decade.

A separate study published in December 2025 used satellite imagery and digitised analogue maps to document a decrease of glacier surface area of more than 99% since 1850, and by about 65% since the last survey in 2018. It reached the same conclusion about the impending disappearance of the glaciers.

Carbon pollution and the destruction of nature has heated the planet by about 1.4°C since preindustrial times, making it less hospitable to human life. Glaciers are projected to lose a quarter of their global mass by 2100, even in a best-case scenario for cutting emissions, with devastating consequences for drinking water and food security.

One can read in the study’s conclusions that as well as the environmental impacts, the loss for local communities is “indescribable”. “It is highly unlikely that the glaciers are going to reappear in the next hundreds of years, meaning an irretrievable loss for many generations to come. It can be only hoped that the disappearance of tropical glaciers underlines the urgency of action against anthropogenic climate change.”

Source : Copernicus, The Guardian, Yahoo News.

Fonte de la banquise arctique : point de non-retour pour la chaîne alimentaire // Melting Arctic sea ice : a tipping point for the food chain

Concentrations de CO2 : 431,92 ppm (9 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,46 ppb (février 2026)

D’après une nouvelle étude publiée le 28 mai 2026 dans la revue Communications Earth & Environment, l’océan Arctique a franchi un point de non-retour qui perturbe profondément la chaîne alimentaire, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la pêche commerciale et la capacité de l’océan à absorber le carbone.

Photo: C. Grandpey

Les scientifiques ont constaté que l’accélération de la fonte de la banquise arctique entraîne une réduction significative des nitrates, un nutriment essentiel à la base du réseau trophique marin et donc indispensable à d’importantes pêcheries de la région. La disparition de la glace permet à davantage de lumière d’atteindre la surface de l’eau, ce qui favorise la prolifération du phytoplancton. Lorsque le phytoplancton meurt, ses cellules chutent sur le plancher océanique où elles sont décomposées par des bactéries consommatrices de nitrates et d’oxygène.

Efflorescence phytoplanctonique en Antarctique (Source : NASA)

La nouvelle étude révèle que ces bactéries consomment plus de nitrates que l’écosystème arctique ne peut en supporter. Cette « dénitrification », est irréversible dans les conditions climatiques actuelles, car nous avons franchi un seuil critique où la quantité de lumière solaire atteignant l’océan est telle qu’elle stimule une surproductivité du phytoplancton. La baisse des concentrations de nitrates pourrait à terme avoir des conséquences néfastes pour le phytoplancton, car ces minuscules organismes ont besoin de nitrates pour la photosynthèse. Par conséquent, la transition vers un régime pauvre en nitrates pourrait accélérer le réchauffement climatique, car les nitrates jouent un rôle essentiel dans la pompe biologique océanique. Cette pompe absorbe le dioxyde de carbone de l’atmosphère par la photosynthèse et le stocke en profondeur lorsque le phytoplancton et les animaux qui s’en nourrissent meurent. En l’absence de nutriments comme les nitrates, ce mécanisme ne peut plus fonctionner efficacement.
Pour comprendre les changements écosystémiques dans l’Arctique, les chercheurs ont analysé des données recueillies pendant vingt ans dans le détroit de Fram, un passage entre le Groenland et le Svalbard, principal point de passage des eaux arctiques vers l’océan Atlantique. Ils ont constaté une forte baisse des concentrations de nitrates dans cette région après 2009, période qui a coïncidé avec une réduction spectaculaire de la banquise arctique et une évolution progressive des communautés phytoplanctoniques vers des espèces plus petites, capables de tolérer de faibles concentrations de nutriments.

Source : Wikipedia

Une évolution vers un phytoplancton de plus petite taille a déjà été observée dans certaines parties de l’Arctique, bien que ces modifications n’aient pas été associées jusqu’à présent à une diminution des concentrations de nitrates. Ceci est important car les phytoplanctons de petite taille sont généralement moins efficaces pour transférer l’énergie vers les niveaux trophiques supérieurs.
Le phytoplancton se situe à la base de la chaîne alimentaire marine ; par conséquent, les effets de la diminution des nitrates se répercuteront sur l’ensemble de l’écosystème arctique, affectant les espèces situées aux niveaux trophiques supérieurs. Cela pourrait également affecter la pêche dans les régions comme l’Atlantique Nord.
Pendant des années, les chercheurs ont pensé que la fonte des glaces dans l’Arctique aurait pour conséquence une augmentation du phytoplancton, car davantage d’organismes peuvent profiter de la lumière du soleil et se multiplier lorsque la banquise est réduite. Cependant, l’augmentation du phytoplancton observée depuis 2009 a suffisamment diminué les niveaux de nitrates pour limiter sa croissance future.
Alors que la prolifération du phytoplancton était autrefois limitée par la quantité de lumière solaire atteignant les eaux de surface, elle est désormais contrôlée par les niveaux de nitrates. Par conséquent, les nitrates doivent être considérés comme un facteur clé des changements futurs dans l’Arctique. La compréhension de cette évolution est importante, non seulement pour les communautés et les écosystèmes arctiques, mais aussi pour mieux appréhender l’évolution future du réchauffement climatique.

Source : Médias scientifiques américains via Yahoo News.

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According to a new study published May 28 2026 in the journal Communications Earth & Environment, the Arctic Ocean has crossed a tipping point that is wreaking havoc on the region’s food chain, with potentially dire consequences for commercial fishing and the ocean’s capacity to soak up carbon.

Scientists found that vast areas of melting sea ice in the Arctic are leading to a significant reduction in nitrate, a key nutrient that forms the base of the marine food web and thus underpins important regional fisheries. As the ice disappears, more light hits the water’s surface, promoting the growth of phytoplankton. When phytoplankton die, their cells sink to the seafloor and are decomposed by nitrate- and oxygen-consuming bacteria. The new study found that the bacteria are consuming more nitrate than the Arctic ecosystem can withstand. This effect, known as « denitrification, » is irreversible under current climate conditions because we have passed a threshold where so much sunlight reaches the ocean that it’s supercharging phytoplankton’s productivity.

Dropping nitrate levels may eventually come back to bite phytoplankton, because these tiny organisms need nitrate to carry out photosynthesis. As a result, the transition to a low-nitrate regime could accelerate global warming, as nitrate plays an essential role in the ocean’s biological pump, which takes carbon dioxide from the atmosphere via photosynthesis and locks it away at depth when phytoplankton and the animals that eat it die. With nutrients such as nitrate in limited supply this mechanism cannot work effectively.

To understand ecosystem changes in the Arctic, the researchers analyzed two decades of data from the Fram Strait, a passage between Greenland and Svalbard that is the main gateway through which Arctic waters flow into the Atlantic Ocean. They found a sharp decline in nitrate levels in this region after 2009, which coincided with a dramatic reduction in Arctic sea ice and a gradual shift in phytoplankton communities toward smaller species that can cope with low nutrient levels.

Shifts towards smaller phytoplankton have already been observed in parts of the Arctic, although these changes have not previously been linked to nitrate losses. This matters because smaller phytoplankton are generally less efficient at transferring energy up the food web.

Phytoplankton sit at the very bottom of the marine food chain, so the impacts of nitrate depletion will ripple through the Arctic ecosystem, impacting species at the highest levels. This could also affect fisheries in regions that depend on Arctic nutrient exports, such as the North Atlantic.

For years, researchers thought the long-term impact of sea ice loss in the Arctic would be an increase in phytoplankton, because more organisms can bathe in sunlight and multiply when the sea ice extent is small. However, the increase in phytoplankton since 2009 has depleted nitrate levels enough to limit future phytoplankton growth.

Whereas phytoplankton proliferation used to be limited by how much sunlight reached surface waters, it is now controlled by nitrate levels. Therefore, nitrate must be considered as a key driver of future changes in the Arctic. As nitrate is the nutrient that limits Arctic productivity, understanding these changes is therefore important not only for Arctic communities and ecosystems, but also for improving projections of future global warming.

Source : U.S. Scientific news media via Yahoo News.

Dégel du pergélisol : les rivières d’Alaska virent toujours à l’orange // Thawing permafrost : rivers in Alaska are still turning orange

Concentrations de CO2 : 431,74 ppm (8 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,46 ppb (février 2026)

Dans une note publiée le 27 juin 2024, j’expliquais que les rivières et les ruisseaux de l’Alaska changent de couleur, passant d’un beau bleu à un orange rouille, en raison des métaux toxiques libérés par le dégel du pergélisol.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/06/27/rechauffement-climatique-des-rivieres-virent-a-lorange-en-alaska-global-warming-some-rivers-are-turning-orange-in-alaska/

Crédit photo: USGS

Aujourd’hui, en 2026, des scientifiques alertent une nouvelle fois sur le dégel du permafrost provoqué par la hausse des températures dans le monde. Le phénomène libère des métaux dans les cours d’eau. Dans la chaîne de montagnes de Brooks (Brooks Range), des chercheurs ont constaté que le dégel du pergélisol transforme des rivières autrefois limpides, avec une menace pour les poissons, les systèmes alimentaires et les populations en aval.
Une étude publiée dans Communications Earth & Environment a révélé que le dégel du pergélisol est responsable de la coloration orangée observée dans les rivières et les ruisseaux du nord de l’Alaska. Les chercheurs ont identifié deux mécanismes par lesquels la hausse des températures et le dégel des sols gelés anciens transportent le fer dans ces cours d’eau.
Le premier mécanisme se situe en altitude, où le dégel expose des roches riches en pyrite à l’air et à l’eau, déclenchant une pollution par des matériaux acides, généralement associée à l’exploitation minière.
Le second mécanisme se développe dans les zones humides de basse altitude, où le dégel dilate des sols gorgés d’eau et pauvres en oxygène.
Dans ces conditions, les microbes produisent du fer dissous qui s’oxyde ensuite dans les cours d’eau, leur donnant une couleur orange rouille. Les cours d’eau et leurs lits sont recouverts de sédiments orangés. Selon un chercheur ayant participé à des travaux sur le terrain en 2019, cela ressemblait initialement à des « eaux usées. » L’équipe scientifique a ensuite établi un lien entre ces observations et les relevés de température souterraine ainsi que la chimie des cours d’eau, démontrant que le dégel des sols est à l’origine de cette contamination.
Les chercheurs expliquent que de fines particules de fer peuvent rester en suspension dans l’eau sur plus de 100 kilomètres, réduisant sa clarté, enrobant les algues, perturbant les populations d’insectes et obstruant les branchies des poissons.
Ce phénomène exerce une pression sur l’ensemble des chaînes alimentaires, notamment sur le saumon qui dépend de gravières propres et d’écosystèmes aquatiques sains. Les communautés qui dépendent de la pêche pourraient être confrontées à des menaces sur leur sécurité alimentaire et leurs pratiques culturelles à mesure que la crise climatique s’aggrave.
Ce type de pollution est difficile à endiguer. Contrairement à la contamination à proximité d’une mine, la corrosion diffuse causée par le dégel du pergélisol peut se propager sur de vastes territoires. Les chercheurs pensent que des risques similaires pourraient apparaître ailleurs dans le monde, là où le réchauffement climatique rencontre une géologie riche en métaux, notamment dans le nord du Canada, les Andes et les Alpes.

D’après des chercheurs de l’Université d’Alaska, le suivi des températures du sol pourrait permettre aux scientifiques de prédire les futurs problèmes de qualité de l’eau. Selon eux, bien qu’« il soit impossible d’y remédier une fois que le problème est apparu », alerter à l’avance les populations situées en aval pourrait contribuer à protéger les habitats encore épargnés.
Source : The Cool Down via Yahoo News.

Vue aérienne de la Kutuk, dans le nord de l’Alaska, où la belle couleur bleue de la rivière doit cohabiter avec l’eau orange due au dégel du pergélisol (Crédit photo : National Park Service)

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In a post published on June 27, 2024, I explained that Alaska’s rivers and streams are changing color, shifting from a beautiful blue to a rusty orange, due to toxic metals released by thawing permafrost.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/06/27/rechauffement-climatique-des-rivieres-virent-a-lorange-en-alaska-global-warming-some-rivers-are-turning-orange-in-alaska/

Today, in 2026, scientists warn again that rising global temperatures are thawing long-frozen ground and releasing metals into waterways. In Alaska’s Brooks Range, researchers found that permafrost thaw is transforming once-clear rivers in ways that could threaten fish, food systems, and communities downstream.

A study in Communications Earth & Environment found that thawing permafrost is responsible for the orange discoloration seen in rivers and streams across northern Alaska. The researchers identified two routes by which rising temperatures and the thawing of ancient frozen soil are bringing iron into these waterways.

One starts at higher elevations, where thaw is exposing pyrite-rich rock to air and water, setting off acid rock drainage, a type of pollution more often associated with mining.

The other is unfolding in lower-elevation wetlands, where thaw is expanding waterlogged, low-oxygen soils.

Under those conditions, microbes produce dissolved iron that later oxidizes in streams, turning the water rusty orange. Waterways and streambeds appear coated in orange sediment, a change one researcher said initially looked « like sewage » when it was spotted during fieldwork in 2019. The research team then linked those scenes to underground temperature records and stream chemistry, showing that thawing soil is driving the contamination.

Researchers explain that fine iron particles may remain suspended in the water for more than 100 kilometers, reducing clarity, coating algae, disrupting insect populations, and clogging fish gills.

That puts pressure on entire food webs, including salmon that depend on clean gravel beds and healthy aquatic ecosystems. Communities that rely on fish may face threats to food security and cultural practices as the climate crisis worsens.

This kind of pollution is difficult to stop. Unlike contamination near a mine, diffuse rusting caused by thawing permafrost can spread across vast, remote landscapes. Researchers say similar risks could emerge anywhere warming temperatures intersect with metal-rich geology, including northern Canada, the Andes, and the Alps.

According to University of Alaska researchers, tracking ground temperatures could allow scientists to predict future water-quality problems. While « there’s no fixing this once it starts, » providing downstream communities with advance warning could help protect habitats that are still intact.

Source : The Cool Down via Yahoo News.

Réchauffement climatique : événement extrême à Wellington (Nouvelle Zélande) // Global warming : extreme event at Wellington (New Zealand)

Les autorités néo-zélandaises sont conscientes que le réchauffement climatique aura des répercussions sur leur pays. Plus précisément, le conseil municipal de Wellington explique que la capitale « est exposée à toute une série de défis liés au climat, qui affecteront nos communautés de différentes manières.» Parmi ces défis figurent l’élévation du niveau de la mer, avec des ondes de tempête plus fréquentes et plus violentes. Wellington a une amplitude de marée relativement faible, ce qui rend la ville plus vulnérable même à de faibles variations du niveau de la mer. Les inondations côtières et l’érosion continueront de s’étendre à l’intérieur des terres à mesure que le niveau de la mer montera. Par conséquent, les ondes de tempête plus puissantes exerceront une pression de plus en plus forte sur les populations des zones côtières basses, les infrastructures et les services publics, les routes, les digues et autres biens.

Vue de Wellington et de son port (Crédit photo : Wikipedia)

C’est précisément ce qui s’est produit le 9 juin 2026 dans la capitale néo-zélandaise, où le maire a déclaré l’état d’urgence à la veille de la forte houle prévue pour affecter les habitants de Owhiro Bay, Island Bay. Il leur a été ordonné de rester à l’écart du littoral sud, et on les a prévenus que les secours ne viendraient pas en aide à ceux qui resteraient sur place. La police s’est assurée que les habitants s’étaient réfugiés sur les hauteurs. Des cordons de sécurité ont été mis en place sur les routes environnantes afin d’empêcher l’accès à la côte.
La municipalité a indiqué qu’un événement similaire survenu en 2021 avait touché de nombreuses habitations à Breaker Bay, et que les vagues atteignaient alors environ 6,50 mètres.
Le 9 juin, les vagues qui ont déferlé sur le port de Wellington atteignaient 11 mètres. Les rafales de vent étaient si violentes que deux femmes ont été emportées par des vagues qui ont déferlé sur la chaussée. À l’aéroport de Wellington, où des rafales de vent de 128 kilomètres par heure ont été enregistrées, certains vols ont été annulés.
Source : Médias néo-zélandais.

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New Zealand authorities are conscious that global warming will have impacts on their country. More specifically, the Wellington City council says the capital « is exposed to a range of climate-related challenges, and they will affect our communities in different ways. » Among others, there is the increase in sea level rise and larger storm surge. Wellington has a relatively narrow tidal range, which makes it more vulnerable to even small changes in sea level rise. Coastal flooding and erosion will continue to reach further inland as sea levels rise. As a consequence, larger storm surges put pressure on coastal residents in low-lying suburbs, infrastructure and utilities, roading, sea walls, and other assets.

This is exactly what happened on June 9 2026 in New Zealand’s capital where the mayor.declared a state of emergency on the eve of the swells for seaside residents in Owhiro Bay, Island Bay, Houghton Bay and Breaker Bay. They were ordered to stay away from the southern coastline. They were warned that emergency workers would not be coming to help anyone who stayed behind.

The police made sure that people had moved to higher ground. Officers set up cordons on surrounding roads to prevent people from heading to the coast.

The council said a similar event in 2021 affected many homes in Breaker Bay, and waves during that storm were about 6.5 metres.

Waves entering Wellington Harbour on June 9th were measured at 11 metres. Wind gusts were so strong that two women were knocked off their feet as waves washed up over the road. Some flights were cancelled at Wellington Airport where wind gusts were recorded of up to 128 kilometres per hour.

Source : New Zealand news media.