Mission d’exploration du glacier Thwaites (Antarctique) // Exploration mission of Thwaites Glacier (Antarctica)

J’ai expliqué dans plusieurs notes (19 février et 17 juillet 2020, 17 décembre 2021 et 12 janvier 2022, par exemple) que la fonte et le risque de disparition du glacier Thwaites (Antarctique) inquiétaient les scientifiques car un tel événement pourrait faire s’élever le niveau de la mer de plusieurs dizaines de centimètres et donc menacer les zones côtières à travers le monde.
Trente-deux scientifiques sont sur le point de commencer une mission d’étude de la fonte du glacier Thwaites. L’expédition durera plus de deux mois à bord du navire de recherche américain Nathan B. Palmer qui doit quitter son port d’attache au Chili le 12 janvier 2021.
Étant donné que le vêlage du Thwaites déverse actuellement 50 milliards de tonnes de glace dans l’océan chaque année, on estime que son niveau pourrait monter de plus de 60 centimètres en l’espace de quelques siècles si la tendance actuelle se confirme. Selon le British Antarctic Survey (BAS), le glacier est responsable de 4% de la hausse des océans dans le monde
Les conditions environnementales qui provoquent la perte de glace du Thwaites s’accélèrent. C’est la raison pour laquelle les États-Unis et le Royaume-Uni lancent cette mission de recherche conjointe de 50 millions de dollars sur le glacier. Les scientifiques utiliseront deux engins robotisés qui se glisseront sous le Thwaites. Ils mesureront le plancher océanique, la température de l’eau et l’épaisseur de la glace. Ils surveilleront la structure de la glace et les fractures à l’intérieur. Ils procéderont aussi au marquage des phoques sur les îles à proximité du Thwaites.
Source : Associated Press.

——————————————-

I explained in several posts (19 February and 17 July 2020, 17 December 2021 and 12 January 2022, for instance) that the melting and collapse of the Thwaites Glacier in Antarctica worried scientists as it could raise sea level by several tens of centimeters and threaten coastal communities around the world.

Thirty-two scientists are beginning a mission to investigate the melting Thwaites Glacier. it will last more than two months aboard the American research vessel Nathan B. Palmer due to depart from its port in Chile on January 12th, 2021..

Because Thwaites is currently shedding 50 billion tons of ice into the water every year, it has been estimated that seas could rise more than 60 centimeters in the span of hundreds of years if the glacier keeps melting. According to the British Antarctic Survey (BAS), the glacier is responsible for 4 percent of global sea rise,.

Conditions causing the glacier’s loss of ice are accelerating, This is the reason why the United States and United Kingdom are undertaking a joint $50 million research mission onThwaites. The scientists, will use two robot ships to get beneath Thwaites. They will measure the sea floor, water temperature and ice thickness. They will monitor the structure of the ice and any cracks in the ice, as well as tagging seals on islands near Thwaites.

Source: Associated Press.

Source : BAS

Le glacier Thwaites (Antarctique) : une menace planétaire // Thwaites Glacier (Antarctica) : a threat to the planet

Quand on parle du réchauffement climatique, on fait souvent allusion à la fonte du Groenland et de l’Arctique en général. Cependant, je n’insisterai jamais assez sur son impact sur l’Antarctique et plus particulièrement sur le glacier Thwaites.
Le glacier Thwaites – surnommé « glacier de l’Apocalypse » – joue un rôle crucial en Antarctique. C’est une sorte de bouchon dans le goulot de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental. Cette calotte contient suffisamment de glace pour faire s’élever le niveau de la mer de 3 mètres dans le monde.
Une équipe scientifique a participé à l’International Thwaites Glacier Collaboration, un programme de recherche conjoint entre la National Science Foundation aux États-Unis et le Natural Environment Research Council au Royaume-Uni. Fin 2021, les scientifiques ont présenté les résultats de leurs dernières recherches. Ils ont insisté sur la découverte de fractures dans la plate-forme glaciaire orientale du Thwaites, et ils ont averti que cette plate-forme pourrait se briser « comme un pare-brise de voiture » dans moins de cinq ans. Les chercheurs insistent sur le fait qu’elle pourrait se briser totalement et disparaître dans moins d’une décennie.
Il y a une grande différence entre une plate-forme glaciaire et le glacier proprement dit. La plate-forme se développe à partir du glacier mais flotte à la surface de l’océan. Comme elle flotte déjà, lorsqu’elle fond elle ne contribue pas à l’élévation du niveau de la mer; c’est comme lorsque des glaçons fondent dans un verre, ils ne font pas s’élever le niveau du liquide.
Cependant, les plates-formes glaciaires sont importantes car elles étayent les glaciers et leur confèrent une certaine stabilité. Par contre, lorsqu’elles s’effondrent, le glacier qui repose sur la terre ferme peut avancer beaucoup plus rapidement dans la mer où il va fondre, ce qui fait monter le niveau de l’océan.
A cause de la pandémie de Covid-19, la disparition d’une plate-forme glaciaire sur un continent lointain où ne vivent que des manchots n’attire pas les regards. Pourtant, la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental est un élément essentiel, un point de basculement très important, au sein du système climatique de la Terre. Si le glacier Thwaites disparaît, tout le reste de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental suivra le même chemin et glissera dans la mer. Dans le monde, 250 millions de personnes vivent à moins d’un mètre des lignes de marée haute. Une élévation de trois mètres du niveau de la mer serait une catastrophe dans le monde. Non seulement une ville comme Miami disparaîtrait, mais pratiquement toutes les villes côtières de basse altitude dans le monde connaîtraient le même sort.

Prévoir la rupture des calottes glaciaires et ses conséquences sur l’élévation du niveau de la mer n’est pas chose facile. On pourrait avoir aussi bien une élévation de 30 centimètres du niveau de la mer d’ici la fin du siècle, qu’une élévation de près de deux mètres. Comme l’a dit un chercheur, la différence entre ces chiffres représente beaucoup de vies humaines et d’argent. Une chose est sûre : le glacier Thwaites est le plus susceptible de provoquer le pire des scénarios.
Le problème avec le Thwaites, qui est l’un des plus grands glaciers de la planète, c’est qu’au lieu de fondre lentement comme un glaçon, il s’effondre plutôt comme un château de cartes : il est stable jusqu’au moment où, poussé trop loin dans la mer, il s’effondre.
Le Thwaites est très différent des autres grands glaciers, comme ceux du Groenland. D’une part, il ne fond pas par le haut en raison de températures de l’air trop chaudes. Il fond par le bas à cause de l’eau plus chaude de l’océan qui mine la glace sous le glacier. Plus important encore, le plancher sous la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental est particulier. Les auteurs de la dernière étude le comparent à un bol géant rempli de glace. Le bord du glacier – l’endroit où il quitte la terre et commence à flotter – est perché sur le rebord du bol à 300 mètres ou plus sous le niveau de la mer. C’est la « ligne d’ancrage » du glacier. Au-dessous de ce rebord, le plancher océanique plonge sur des centaines de kilomètres, jusqu’à la Chaîne Transantarctique qui sépare l’Antarctique de l’Est de celui de l’Ouest. Dans la partie la plus profonde du bassin ainsi formé, la glace a une épaisseur d’environ trois kilomètres.
Cela signifie que lorsque l’eau chaude passe sous la glace, elle peut s’écouler le long de la pente formée par le bol et elle ronge la glace par le bas. Grâce à un mécanisme appelé «instabilité de la calotte glaciaire marine», on peut aboutir à un effondrement rapide susceptible de faire monter très vite et très haut le niveau de la mer dans le monde.
Il existe une incertitude dans les prévisions de comportement du glacier Thwaites pour les prochaines années car il s’agit d’un événement dont aucun être humain n’a encore été témoin.
Au cours des dernières années, les scientifiques ont fait beaucoup de progrès dans la compréhension de la dynamique du Thwaites. Ils ont cartographié la face inférieure du glacier, examiné des crevasses dans la plate-forme glaciaire et localisé des points d’ancrage susceptibles de ralentir le mouvement de la glace. Les changements subis par le glacier sont spectaculaires : « Aujourd’hui, la vitesse de perte de glace du Thwaites est plus de six fois supérieure à ce qu’elle était au début des années 1990.
Les récentes découvertes à propos de la rupture de la plate-forme glaciaire orientale du Thwaites au cours des cinq prochaines années ne sont pas vraiment une surprise. Après la désintégration soudaine de la plate-forme Larsen B en 2002 (voir mes notes à ce sujet), les scientifiques ont réalisé que l’Antarctique était beaucoup moins stable que beaucoup le pensaient. La découverte de fractures dans le Thwaites ne fait que confirmer à quel point les changements en cours sont dynamiques.
Source : Yahoo News.

——————————————–

As far as global warming is concerned, a lot is said about the melting of Grenland and the whole Arctic. However, I will never insist enough on its impact on Antarctica and more particularly on the Thwaites Glacier.

The Thwaites Glacier – dubbed « Doomsday Glacier » – plays a crucial part in the Antactic ice sheet. It is a kind of cork in the bottle of the entire West Antarctic ice sheet which contains enough ice to raise sea levels by 3 meters.

A team of scientists participated in the International Thwaites Glacier Collaboration, a joint research program between the National Science Foundation in the U.S. and the Natural Environment Research Council in the U.K. Late in 2021, they presented their latest research. They described the discovery of cracks and fissures in the Thwaites eastern ice shelf, predicting that the ice shelf could fracture like a shattered car window in as little as five years. The researchers insist that the ice shelf is breaking up and could be gone in less than a decade.

There is a big difference between an ice shelf and the glacier itself. The ice shelf grows out from the glacier and floats on the ocean. Because it is already floating, when it melts it does not in itself contribute to sea level rise, just as when ice cubes melt in a glass, they don’t raise the level of liquid.

However, ice shelves are important because they buttress glaciers and give the walls of ice stability. And when they break up, the land-based glacier is free to flow much faster into the sea, which does raise sea levels.

Given the current toll of the Covid-19 pandemic, the loss of an ice shelf on a far-away continent populated by penguins might not seem to be big news. Actually, the West Antarctic ice sheet is one of the most important tipping points in the Earth’s climate system. If Thwaites Glacier collapses, it opens the door for the rest of the West Antarctic ice sheet to slide into the sea. Globally, 250 million people live within one meter of high tide lines. Three meters of sea level rise would be a worldwide catastrophe. It’s not only goodbye Miami, but goodbye to virtually every low-lying coastal city in the world.

Predicting the breakup of ice sheets and the implications for future sea level rise is not easy and the predictions are uncertain. We could have as little as 30 centimeters of sea level rise by the end of the century, or nearly two meters. As one researcher said, the difference between those figures is a lot of lives and money. One thing is sure : the Thwaites Glacier is the most likely to generate the worst scenario.

The trouble with Thwaites, which is one of the largest glaciers on the planet, is that instead of melting slowly like an ice cube, it is more like a house of cards: It is stable until it is pushed too far, then it collapses.

Thwaites is very different from other big glaciers, such as those in Greenland. For one thing, it is not melting from above, due to warmer air temperatures. It is melting from below, due to warmer ocean water eating away at the ice beneath the glacier. More importantly, the terrain beneath the West Antarctic ice sheet is peculiar. The authors of the latest study compare it with a giant soup bowl filled with ice. In the bowl analogy, the edge of the glacier – the spot where a glacier leaves the land and begins to float – is perched on the lip of the bowl 300 meters or more below sea level. This is the glacier’s “grounding line.” Below the lip, the terrain falls away on a downward slope for hundreds of kilometers, all the way to the Transantarctic Mountains that divide East and West Antarctica. At the deepest part of the basin, the ice is about three kilometers thick.

What this means is that once the warm water gets below ice, it can flow down the slope of the bowl, weakening the ice from below. Through a mechanism called “marine ice-cliff Instability,” you can get a rapid collapse of the ice sheet that could raise global sea levels very high, very fast.

There is uncertainty in the predictions of what the glacier could do in the future because scientists are dealing with an event that no human has ever witnessed before.

In the past few years, scientists have made a lot of progress in understanding the dynamics of Thwaites. They have mapped the underside of the glacier itself, tracked crevasses in the ice shelf, and located pinning points that might slow the retreat of the ice. The change has been dramatic: “The net rate of ice loss from Thwaites Glacier is more than six times what it was in the early 1990s.

The recent news about Thwaites’ eastern ice shelf breaking up in the next five years was not really a surprise. After the sudden disintegration of the Larsen B ice shelf in 2002, scientists realized that Antarctica was far less stable than many had believed. The discovery of cracks and fissures at Thwaites further underscore just how dynamic the changes already underway are.

Source: Yahoo News.

Source: Wikipedia

Source: BAS

Un visiteur de mon blog – que je remercie sincèrement – m’a fait parvenir un excellent document montrant la topographie glaciaire de l’Antarctique. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien :

Premier bilan climatique pour 2021 // First climate assessment for 2021

Les agences climatiques commencent à diffuser leurs bilans concernant l’année 2021. Ainsi, selon ERA5, avec +0,46°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, l’année 2021 arriverait en 5ème position. Par rapport à la période 1991-2020, l’anomalie est de + 0,267°C.

Contrairement aux années passées qui étaient dominées par le phénomène de réchauffement El Niño, la température de 2021 a été tirée vers le bas par La Niña qui génère des conditions plus froides dans le Pacifique oriental. Malgré cela, l’année 2021 a été plus chaude que certaines années dominées par El Niño comme 2010 où la hausse était de +0,32°C. Cela montre que le réchauffement climatique est en train de prendre rapidement le dessus sur la variabilité naturelle. Si on remonte encore dans le temps, on note que 2021 est nettement au-dessus de 1983 et de 1998, deux années marquées par deux des trois plus gros impacts d’ El Niño. On peut donc dire que la tendance de fond est à un réchauffement de 0,20°C par décennie depuis les années 1980 et la variabilité naturelle ne peut que freiner temporairement l’élévation des températures.

Décembre 2021 a été le 6ème mois de décembre le plus chaud des annales ERA5. Il conclut une année 2021 quasiment au même niveau que 2018, époque où El Niño avait émergé en fin d’année.

On va maintenant attendre le bilan des autres agences climatiques, la NOAA et la NASA, par exemple, qui prennent en compte des données sur une plus longue période qu’ERAS5 (cette dernière remonte à 1979 seulement). D’autres agences climatique comme le Met Office remontent aux années 1850. L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), quant à elle, utilise les données du Met Office pour produire des estimations des archives qui ne remontent pas à la période préindustrielle.

Source: ERAS5, global-climat.

——————————————-

The climate agencies are starting to release their reports for the year 2021. Thus, according to ERA5, with + 0.46°C above the 1981-2010 average, 2021 would come in 5th position. Compared to the period 1991-2020, the anomaly is + 0.267°C.
Unlike past years which were dominated by the El Niño warming phenomenon, the temperature of 2021 was pulled down by La Niña which generates colder conditions in the eastern Pacific. Despite this, 2021 was warmer than some years dominated by El Niño like 2010 when the rise was + 0.32°C. This shows that global warming is rapidly overtaking natural variability. If we go back in time, we note that 2021 is clearly above 1983 and 1998, two years marked by two of the three biggest impacts of El Niño. We can therefore say that the underlying trend has been for a warming of 0.20°C per decade since the 1980s and natural variability can only temporarily slow the rise in temperatures.
December 2021 was the 6th hottest December in ERA5 history. It concludes a year 2021 almost at the same level as 2018, when El Niño had emerged at the end of the year.
We will now wait for the results of the other climate agencies, NOAA and NASA, for example, which take into account data over a longer period than ERAS5 (the latter goes back to 1979 only). Other climate agencies like the Met Office go back to the 1850s. The World Meteorological Organization (WMO), on the other hand, uses data from the Met Office to produce archival estimates that do not go back to the pre-industrial era.
Source: ERA5, global-climat.

 

Anomalies annuelles de température par rapport à la période 1981-2010 (Source: ERA5).

Records de chaleur en pagaille ! // Too many heat records !

Le dimanche 26 décembre 2021, la température à Kodiak (Alaska) a atteint 19,5°C, établissant un record en décembre pour un État qui est habitué à subir en permanence les effets du réchauffement climatique. Les 19,5°C signalés à l’aéroport se situent 11 degrés Celsius au-dessus du précédent record établi le 26 décembre 1984.
Selon la NOAA, l’Alaska se réchauffe plus rapidement que tout autre État américain et deux fois plus rapidement que la moyenne mondiale depuis le milieu du 20ème siècle. Depuis 2014, il y a eu 5 à 30 fois plus de records de températures élevées que de records de températures basses. Une étude effectuée en 2019 a révélé que les derniers records de températures élevées dépassaient les records de températures basses dans un rapport de 2 contre 1. Cette constatation a été corroborée par l’Environmental Protection Agency (EPA). Selon l’Agence, « si le climat était complètement stable, on s’attendrait à voir un équilibre entre les records de hautes et de basses températures. Depuis les années 1970, les records de températures maximales sont devenus plus fréquents que les records de basses températures à travers les États-Unis. La décennie de 2000 à 2009 a connu deux fois plus de records de températures maximales que de températures minimales. »
D’autres études ont confirmé que ce rapport ne cessera d’augmenter dans les années à venir tant que notre société continuera d’envoyer des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
En plus du dôme de chaleur de décembre, l’Alaska a connu un autre grand changement au cours de cette période de l’année avec l’arrivée de de fortes pluies. Des précipitations record de près de 75 cm se sont déversées sur le secteur du glacier Portage à la fin octobre 2021. Fairbanks a connu son jour de décembre le plus arrosé de l’histoire le 26 décembre avec 4,8 cm de pluie.
On n’a pratiquement jamais vu de pluie en Alaska à cette période de l’année. L’État n’est pourtant pas le seul endroit où le réchauffement climatique provoque des changements. En août 2021, des pluies ont été observée sur le point culminant du Groenland pour la première fois depuis le début des archives météorologiques en 1950. Au total, 7 milliards de tonnes d’eau de pluie sont tombées sur le Groenland au cours de trois jours d’août exceptionnellement chauds, ce qui a contribué à accélérer la fonte de la calotte glaciaire. Les scientifiques estiment qu’à cause de la pluie, le Groenland a perdu 7 fois plus de glace que le reste du temps à cette époque de l’année.
Alors que de nombreux records de températures élevées ont été battus en 2021 aux États-Unis et dans le monde, y compris le Noël le plus chaud jamais enregistré aux États-Unis, l’Alaska a établi des records de température sur une journée à Fairbanks et à Anchorage. Ces records font suite à un été exceptionnellement chaud en 2019.
Sources : NOAA, Yahoo News

Dans le même temps, Météo France indique que les températures sont anormalement élevées en France pour une fin de mois de décembre et le thermomètre va atteindre les records pour la saison.

D’ici la fin de l’année, les températures vers 1500m d’altitude vont atteindre les 10°C dans le nord de la France et dépasser les 15°C au sud ! De telles températures de la masse d’air sont remarquables pour une fin décembre, correspondant à des niveaux de 8 à 12°C au dessus de ce que l’on devrait observer à cette époque de l’année ! De plus, cette impressionnante anomalie s’étale sur presque une semaine entière. Le pic sera souvent de 15 à 16°C sur la moitié nord, 17 à 20°C dans le sud mais souvent 22 ou 23°C au pied des Pyrénées. Dans certaines localités du Béarn et du Pays Basque, le seuil de chaleur (25°C) pourrait être localement atteint !

Sale coup pour la neige en montagne, avec un risque d’avalanche accru. En entendant la réaction des gens, je ne suis pas certains qu’ils aient compris à quel point la situation climatique est catastrophique.

——————————————-

On Sunday December 26th, 2021, the temperature in Kodiak, Alaska, hit 19.5°C, setting a December record-high for a state that has become used to them with the never-stopping global warming. The 19.5°C reported at the airport was 11 degrees Celsius higher than the previous high temperature record set on December 26th, 1984.

According to NOAA, Alaska is warming faster than any other U.S. state and twice as quickly as the global average since the middle of the 20th century. Since 2014, there have been 5 to 30 times more record-high temperatures set than record lows. A 2019 analysis found that new global high temperature records were outpacing new low records by a ratio of 2 to 1. That finding was corroborated by the Environmental Protection Agency (EPA). According to the Agency, “if the climate were completely stable, one might expect to see highs and lows each accounting for about 50 percent of the records set. Since the 1970s, however, record-setting daily high temperatures have become more common than record lows across the United States. The decade from 2000 to 2009 had twice as many record highs as record lows.”

Other studies have confirmed that, as global temperatures continue to rise, the ratio will continue to grow in the coming years as humans continue to pump greenhouse gases into the atmosphere.

Along with December’s heat dome, Alaska has seen another big change during an atypical time of year: heavy rains. Record-breaking downpours of nearly 75 cm were unleashed on the Portage Glacier in late October. Fairbanks saw its wettest December day in recorded history on December 26th, with 4.8 cm of rain.

Rain in Alaska at this time of year is almost unheard of, but the state isn’t the only place where global warming is causing changes. In August, rain fell on Greenland’s tallest mountain for the first time since records began being kept there in 1950. In total, 7 billion tonnes of rain fell on Greenland over the course of three unusually warm August days, which helped speed the melting of its ice sheet. Scientists estimate that because of the rain, Greenland lost 7 times the ice it normally would at that time of year.

While numerous high temperature records fell in 2021 across the United States and the globe, including the record for the hottest Christmas in the U.S. on record, Alaska set one-day temperature records in Fairbanks and Anchorage. Those records follow an exceptionally warm summer in 2019.

Sources: NOAA, Yahoo News.

At the same time, Météo France indicates that temperatures are abnormally high in France for the end of December and they will reach records for the season.
By the end of the year, temperatures around 1500m above sea level will reach 10 ° C in the north of France and exceed 15 ° C in the south! Such temperatures are remarkable for the end of December, corresponding to levels of 8 to 12 ° C above what we should observe at this time of the year! In addition, this impressive anomaly spans almost an entire week. The peak will often be 15 to 16 ° C in the northern half, 17 to 20 ° C in the south but often 22 or 23 ° C at the foot of the Pyrenees. In certain municipalities of Béarn and the Basque Country, the heat threshold (25 ° C) could be locally reached!
This is bad news for the snow in the mountains, with an increased risk of avalanche. Hearing the reaction of people, I am not sure they understandd how disastrous the climate situation is.