La température de surface des océans bat de nouveaux records // Ocean surface temperatures are breaking new records

Concentrations de CO2 : 429,80 ppm (29 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Selon le Service Copernicus, la température de surface des océans vient d’atteindre un niveau record, faisant craindre une nouvelle vague de chaleur extrême cet été. Le 21 juin 2026, cette température en dehors des régions polaires a dépassé les niveaux exceptionnellement élevés observés à la même période en 2023 et 2024. Ce nouveau pic aura probablement des répercussions sur les régimes météorologiques et les écosystèmes marins, d’autant qu’il coïncide avec les prémices d’un épisode El Niño qui pourrait être le plus intense depuis des décennies.
Le record de 2023, qui avait alors inquiété les scientifiques, est désormais battu, et une grande partie du monde connaît à nouveau une hausse alarmante des températures. En mai 2026, de nombreux pays européens ont suffoqué sous des vagues de chaleur précoces, tandis que l’Antarctique connaissait des conditions hivernales d’une douceur inédite.
Aujourd’hui, les océans illustrent à quel point le climat est déstabilisé par le réchauffement climatique d’origine anthropique. Ils absorbent plus de 90 % de l’excès d’énergie du système terrestre, principalement dû à la combustion d’énergies fossiles. Ce déséquilibre a atteint un niveau record de 23 zettajoules en 2025, soit plus du double de la moyenne des deux décennies précédentes. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré : « la Terre est poussée au-delà de ses limites ».
Les scientifiques estiment qu’il est trop tôt pour dire si ce réchauffement de la surface de la mer sera temporaire ou s’il va s’aggraver. En effet, les pics annuels sont généralement enregistrés en juillet et en août. Toutefois, les climatologues pensent que la situation actuelle pourrait marquer le début d’une nouvelle phase qui va nous conduire, une fois de plus, en terre inconnue.
Source : Copernicus.

Source : Copernicus

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According to the Copernicus Climate Change Service, temperatures on the ocean surface have just hit a record high, raising fears of another burst of extreme heat this summer. On 21 June 2026, temperatures outside the polar regions exceeded the extraordinary highs observed at the same time in 2023 and 2024. The new peak will probably have consequences for weather patterns, and marine ecosystems, without forgetting it is coiciding with the earliest phases of an El Niño event which is likely to be the strongest in decades.

The 2023 record that worried scientists at the time has now been surpassed and much of the world is once again seeing an alarming rise in temperatures. In May 2026, manycountries in Europe sweltered amid early heat records while Antarctica experienced unprecedentedly surprisingly warm winter conditions.

Today, oceans give a picture of how much the climate is being pushed out of balance by human-caused warming. Oceans absorb more than 90% of the excess energy in the Earth system, which is primarily caused by burning fossil fuels. That imbalance hit a record 23 zettajoulesin 2025, more than double the average of the previous two decades. The UN’s secretary general, António Guterres, has warned “Earth is being pushed beyond its limits”.

Scientists say it is too early to say whether the sea surface heating qill prove temporary or even worsen because annual peaks are usually registered in July and August. However, climatologists think it could indicate the beginning of a new phase, leading, once more, to uncharted territory:

Source : Copernicus.

El Niño et la dilatation thermique du Pacifique // El Niño and the Pacific Ocean’s thermal expansion

Une des conséquences du réchauffement climatique et de la hausse des températures qui l’accompagne est l’élévation du niveau de la mer suite à un phénomène connu sous le nom de dilatation thermique des océans. On l’observe au niveau mondial depuis le début du 20ème siècle. Le niveau moyen des océans a augmenté de vingt centimètres entre 1901 et 2018, et la moitié de cette hausse a été observée après 1980. Le rythme annuel est estimé à plus de 3,5 mm par an. Les mesures sont effectuées au moyen de marégraphes, mais surtout de satellites.

Les conséquences prévisibles les plus importantes de l’élévation du niveau de la mer sont le recul du trait de côte, la disparition de territoires insulaires de faible altitude, l’intrusion d’eau salée dans les aquifères d’eau douce proches des côtes (voir mes notes à propos de la Camargue en France), la destruction d’écosystèmes côtiers et la perte de patrimoine culturel et historique.

D’après les images du satellite Sentinel-6 Michael Freilich, une importante vague d’eau chaude est en train de traverser l’océan Pacifique, alors que le phénomène El Niño se dirige vers son apogée. Cette zone, appelée onde de Kelvin, correspond à une hausse du niveau de la mer supérieure à la moyenne, sur des centaines de kilomètres le long de l’équateur. Cette anomalie est due au réchauffement des eaux lié à El Niño, dont l’épisode actuel pourrait être l’un des plus intenses jamais enregistrés.

Données acquises par le satellite Sentinel-6 Michael Freilich et traitées par les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory de la NASA.

Le satellite a capturé les écarts, par rapport à la moyenne, de la surface de la mer le 8 juin 2026. Les zones rouges indiquent des niveaux de mer plus élevés que la normale, tandis que les zones bleues indiquent des niveaux plus bas. Développé et lancé en 2020 par la NASA et l’Agence spatiale européenne, et exploité par l’Organisation européenne pour l’exploitation des satellites météorologiques (EUMETSAT), le satellite Sentinel-6 Michael Freilich mesure les variations de la hauteur de la surface de la mer avec une grande précision tous les 10 jours.
Ces données viennent compléter les mesures de la température de surface de la mer. Elles ont révélé un réchauffement des eaux du Pacifique à un rythme sans précédent ces derniers mois, conduisant les scientifiques à déclarer le début d’un nouvel épisode El Niño le 11 juin 2026.
Comme expliqué plus haut, lorsque l’eau de l’océan se réchauffe, elle se dilate et occupe un volume plus important. Cela se traduit par une augmentation de la hauteur de l’eau par rapport au satellite et au centre de la Terre, variation ensuite détectée par les instruments de haute précision du satellite. En certains points de l’équateur, la surface de la mer connaît actuellement une hausse de plus de 15 centimètres par rapport à la normale.
Des ondes de Kelvin comme celle observée actuellement se forment lorsque les vents dans le Pacifique Ouest, près de l’équateur, s’affaiblissent et s’inversent temporairement, soufflant d’ouest en est au lieu d’est en ouest. Cela permet à l’eau chaude de s’accumuler progressivement à l’est, approfondissant la couche d’eaux chaudes de surface et empêchant les eaux plus froides de remonter des profondeurs. Cette onde a maintenant atteint la côte ouest de l’Amérique du Sud.
La NASA avait déjà observé quelques autres ondes de Kelvin cette année, laissant présager un épisode El Niño imminent. En janvier, le satellite Sentinel-6 Michael Freilich en a détecté une près de la Micronésie, qui s’est dissipée vers la mi-février. Une autre est apparue en mars et a provoqué une élévation du niveau de la mer près du Pérou à la mi-mai.
Source : Live Science.

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One consequence of global warming is the rise in sea level due to a phenomenon known as ocean thermal expansion. This has been observed globally since the beginning of the 20th century. The average sea level rose by twenty centimeters between 1901 and 2018, and half of this rise has occurred since 1980. The annual rate is estimated at more than 3.5 mm per year. Measurements are taken using tide gauges, but primarily by satellites.
The most significant foreseeable consequences of rising sea levels are coastal erosion, the disappearance of low-lying islands, saltwater intrusion into freshwater aquifers near the coast (see my posts on the Camargue in France), the destruction of coastal ecosystems, and the loss of cultural and historical heritage.

According to images provided by the Sentinel-6 Michael Freilich satellite, a massive wave of warm water is making its way across the Pacific Ocean as the newly declared El Niño gets into full swing. The band, called a Kelvin wave, marks a swell of higher-than-average sea levels that stretches hundreds of kilometers along the equator. The anomaly is caused by warmer waters linked to El Niño whose current episode could become one of the strongest ever recorded.

The satellite captured the deviations from average sea surface height on June 8, 2026. Red areas indicate higher sea surfaces than usual, while blue areas mark areas with lower surface heights.

Developed and launched in 2020 by NASA and the European Space Agency and operated by the European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites (EUMETSAT), Sentinel-6 Michael Freilich measures changes in sea surface height with great accuracy every 10 days.

The data complements measurements of sea surface temperature that have shown Pacific waters warming at unpreceded rates over the past several months, leading scientists to declare the start of a new El Niño on June 11.

When ocean water warms, it expands and takes up more space. That translates to an increase in the height of the water relative to the satellite and the center of Earth, which is then picked up by the satellite’s sensitive equipment. At some points along the equator, sea surfaces are now more than 15 centimeters higher than usual.

Kelvin waves like this one form when winds in the western Pacific near the equator weaken and temporarily reverse, blowing from west to east instead of east to west. That lets warm water gradually build up in the east, deepening the layer of warm surface waters and preventing colder waters from rising from below. The wave has now reached the western coast of South America.

NASA had already observed a few other Kelvin waves this year, suggesting an El Niño event was soon to follow. In January, Sentinel-6 Michael Freilich detected one near Micronesia that dissipated around mid-February. Another emerged in March and elevated sea levels near Peru by mid-May.

Source : Live Science.

Mai 2026, 2ème mois de mai le plus chaud // May 2026, second hottest May on record

Concentrations de CO2 : 430,56 ppm (22 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Le service Copernicus sur le changement climatique (C3S) nous informe que mai 2026 a été le deuxième mois le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, sur terre comme en mer. Ce mois a été marqué par des températures de surface de la mer exceptionnellement élevées dans le Pacifique tropical, tandis que le Pacifique équatorial poursuit sa transition vers des conditions El Niño, qui devraient se développer dans les mois à venir. Ce phénomène est susceptible d’entraîner des conditions météorologiques extrêmes à l’échelle mondiale.

En Europe, le mois a été marqué par une transition rapide entre des conditions bien plus fraîches que la moyenne et l’une des vagues de chaleur les plus intenses jamais observées aussi tôt dans l’année en Europe occidentale. Cette vague de chaleur a vu de nombreux records de température battus pour un mois de mai en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal.

Bien que remarquable, cet événement est cohérent avec le réchauffement rapide en Europe et la tendance à long terme vers des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et plus précoces (voir ma note du 20 juin 2026).

De vastes régions d’Europe occidentale, centrale et orientale – dont l’Italie et l’Espagne – ont connu des conditions plus sèches que la moyenne au cours du mois. À l’inverse, des inondations ont touché la Turquie, la Bulgarie et la Moldavie. Certaines régions du nord-ouest de l’Europe continentale, du nord de la Scandinavie, de la Finlande, de la Turquie et de la région de la mer Noire ont connu des précipitations supérieures à la moyenne.

La France confirme ce classement. Avec une anomalie thermique nationale de +2,0°C, le mois de mai 2026 se classe au 2ème rang des mois de mai les plus chauds observés depuis 1930, derrière l’exceptionnel mois de mai 2022. Malgré une période fraîche à la mi-mai, la fin du mois a été marquée par un épisode de chaleur exceptionnel qui a propulsé les températures à des niveaux inédits pour la saison.

Dans l’Arctique, l’étendue moyenne de la banquise en mai était inférieure d’environ 4 % à la moyenne. Elle se classe au quatrième rang des plus faibles pour ce mois. Dans l’Antarctique, l’étendue de la banquise en mai 2026 était inférieure d’environ 9 % à la moyenne de mai. Elle se classe au septième rang des plus faibles pour ce mois, un niveau proche de celui observé au cours des deux dernières années.

Anomalies thermiques en mer en mai 2026

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The Copernicus Climate Change Service (C3S) informs us that May 2026 was the second warmest on record globally across land and sea, The month saw exceptionally high sea surface temperatures in the tropical Pacific, as the equatorial Pacific continues its transition towards El Niño conditions, expected to develop in the coming months. This phenomenon is likely to drive extreme weather globally.

Across Europe, the month was marked by a rapid transition from much cooler-than-average conditions to one of the most intense heatwaves ever observed this early in the year in western Europe. The heatwave saw numerous temperature records broken for May with France, the UK, Ireland and Portugal. While remarkable, the event is consistent with Europe’s rapid warming and the long-term trend towards more frequent, more intense and earlier-season heatwaves.

The month saw large parts of western, central and eastern Europe – including Italy and Spain – experience drier-than-average conditions. Conversely, there was widespread flooding in Türkiye, Bulgaria and Moldova. Parts of northwest continental Europe, north Scandinavia, Finland, Türkiye and the Black Sea region were wetter than average.

France confirms this ranking. With a national temperature anomaly of +2.0°C, May 2026 ranks as the second warmest May observed since 1930, behind the exceptional May of 2022. Despite a cool period in mid-May, the end of the month was marked by an exceptional heat wave that pushed temperatures to unprecedented levels for the season.

In the Arctic, the average sea ice extent in May was about 4% below average, ranking fourth lowest for the month

In the Antarctic, the monthly sea ice extent was about 9% below the May average, ranking seventh lowest for the month, close to values observed in the past two years.

Vous avez dit climatiseurs ? // About air conditioners

Concentrations de CO2 : 430,56 ppm (22 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Avec l’accélération du réchauffement climatique, le nombre de jours où la température a atteint 35°C dans les vingt capitales les plus peuplées de la planète a augmenté de 52 % ces trente dernières années. Il n’est donc pas surprenant d’assister à une hausse fulgurante des achats de ventilateurs et climatiseurs.

Climatiseur sur la façade d’une maison individuelle

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le recours individuel à la climatisation contribue à aggraver le réchauffement climatique. On compte aujourd’hui entre 1,2 et 1,6 milliard de climatiseurs dans le monde. Le plus grand nombre d’entre eux se trouve en Chine (569 millions) et aux États-Unis (374 millions). Leur nombre total devrait tripler d’ici à 2050, pour atteindre 5 milliards. Or leur usage détériore la planète de plusieurs façons.

D’une part, les climatiseurs réchauffent l’atmosphère de manière directe. Ils utilisent des gaz frigorigènes peu chers et faciles à produire, mais qui sont polluants pour l’environnement et ont un fort pouvoir réchauffant. La plupart d’entre eux utilisent une classe de fluides dits “réfrigérants”, les hydrofluorocarbones (HFC), des gaz à effet de serre qui sont des milliers de fois plus néfastes que le CO2. Selon une estimation de l’ONU de 2023, ils sont responsables de 7 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre, un chiffre qui devrait atteindre les 10 % d’ici à 2050, toujours selon l’ONU.

De manière plus indirecte, le fonctionnement des climatiseurs est très énergivore, comme le rappelait une étude publiée dans la revue Science : “L’énergie utilisée pour refroidir les bâtiments représente aujourd’hui 20 % de la consommation électrique mondiale.” En outre, le recyclage des climatiseurs usés n’est pas au point. Nombre d’entre eux finissent dans les déchetteries.

S’agissant des années à venir, Grist, média américain consacré aux questions environnementales, explique qu’il est très probable que le réchauffement climatique va stimuler la demande dans les pays riches, “tandis que, dans les pays en développement, des milliards d’individus vont y accéder pour la première fois”, notamment en Asie du Sud, très touchée par les chaleurs extrêmes.

Malgré tout, l’accès aux climatiseurs suit la logique du reste des inégalités : ce sont les travailleurs les plus exposés au dérèglement climatique qui peuvent s’en procurer le moins facilement. Selon l’ONU, “1,2 milliard de personnes n’ont pas accès à des services de refroidissement vitaux.”

Même dans les pays riches, l’accès à la climatisation reste très inégalitaire. “Les canicules frappent les plus pauvres de façon disproportionnée : les occupants de logements mal isolés, les sans-abri, les travailleurs souvent précaires effectuant des tâches pénibles en extérieur.”

La conception des climatiseurs elle-même est amenée à évoluer en vertu de certains traités internationaux, comme l’amendement de Kigali, avec une nouvelle génération de modèles qui n’utiliseront plus de HFC mais des gaz comme le butane ou le propane, moins polluants.

Dans son rapport de 2025, l’ONU préconise des solutions de “refroidissement passif” des bâtiments, à l’instar de la plantation d’arbres pour ombrager les maisons ou de l’isolation des habitations. Ces solutions pourraient “réduire les émissions de gaz à effet de serre de 1,3 milliard de tonnes d’ici à 2050.”

Certaines villes ont déjà sauté le pas, comme la ville de Phoenix, en Arizona, qui, après plusieurs mois à 37,8 °C minimum en 2024, a mis en place des “chaussées fraîches”, enduites d’un revêtement qui réfléchit les rayons du soleil, pour réduire l’effet d’îlot de chaleur urbain. Il y a quelques années,j’ai fait étape à Phoenix au mois de septembre. Le soir à 21 heures, le thermomètre affichait encore 38°C. Une fournaise. Je pense que sans la climatisation dans ma chambre d’hôtel je n’aurais pas réussi à dormir…

Source : Courrier International.

Bienvenue à Phoenix : 43°C !

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With the acceleration of global warming, the number of days when the temperature reached 35°C in the twenty most populated capital cities on the planet has increased by 52% in the last thirty years. It is therefore not surprising to see a dramatic increase in the purchase of fans and air conditioners.
As surprising as it may seem, individual use of air conditioning contributes to worsening global warming. There are currently between 1.2 and 1.6 billion air conditioners in the world. The largest number of these are in China (569 million) and the United States (374 million). Their total number is expected to triple by 2050, reaching 5 billion. Their use damages the planet in several ways.
For one thing, air conditioners directly heat the atmosphere. They use cheap and easy-to-produce gases, but these are environmentally polluting and have a high global warming potential. Most of them use a class of fluids called « refrigerants, » hydrofluorocarbons (HFCs), greenhouse gases that are thousands of times more harmful than CO2. According to a 2023 UN estimate, they are responsible for 7% of annual greenhouse gas emissions, a figure expected to reach 10% by 2050, again according to the UN.
More indirectly, the operation of air conditioners is very energy-intensive, as a study published in the journal Science pointed out: « The energy used to cool buildings now represents 20% of global electricity consumption. » Furthermore, the recycling of used air conditioners is not yet well-established. Many end up in landfills.
Looking ahead, Grist, an American media outlet dedicated to environmental issues, explains that climate change is very likely to boost demand in wealthy countries, “while in developing countries, billions of people will gain access for the first time,” particularly in South Asia, which is heavily affected by extreme heat.
Nevertheless, access to air conditioners follows the pattern of other inequalities: those workers most exposed to climate change are the ones who can least afford them. According to the UN, “1.2 billion people lack access to life-saving cooling services.”
Even in wealthy countries, access to air conditioning remains highly unequal. “Heat waves disproportionately affect the poorest: those living in poorly insulated homes, the homeless, and often precarious workers performing strenuous outdoor tasks.” The design of air conditioners themselves is evolving under certain international treaties, such as the Kigali Amendment, with a new generation of models that will no longer use HFCs but less polluting gases like butane or propane.
In its 2025 report, the UN recommends “passive cooling” solutions for buildings, such as planting trees to shade houses or insulating homes. These solutions could “reduce greenhouse gas emissions by 1.3 billion tons by 2050.”
Some cities have already taken the plunge, such as Phoenix, Arizona, which, after several months with temperatures as low as 37.8°C in 2024, implemented “cool pavements,” coated with a material that reflects sunlight, to reduce the urban heat island effect. A few years ago, I stopped in Phoenix in September. At 9 p.m., the thermometer still read 38°C (100°F). It was scorching hot. I don’t think I would have been able to sleep without the air conditioning in my hotel room…

Siurce : Courrier International.