Nouvelle hausse d’activité sur le Kilauea (Hawaii) // New increase in activity at Kilauea Volcano (Hawaii)

Dans un bulletin spécial, le HVO indique que le Kilauea n’est pas en éruption, mais qu’un essaim sismique a commencé au sommet dans l’après-midi du 27 juin 2024 avec des événements de M 2,9 et M 3,4. Les 300 séismes enregistrés le 28 juin représentent plus de 3 fois le niveau de sismicité d’il y a plusieurs jours.
L’inflation dans la zone sommitale et l’Upper Rift Zone continue d’être modérée, comme c’est le cas depuis la fin de l’éruption du 3 juin. A noter que cette inflation a toutefois ralenti. Les inclinomètres installés dans la caldeira au nord-ouest du sommet et à Sand Hill au sud-ouest du sommet ont enregistré environ 1 microradian d’inflation en 24 heures.
Le HVO ajoute que « toute hausse significative de la sismicité et/ou de la déformation [de l’édifice volcanique] pourrait entraîner une nouvelle éruption dans ou à proximité de la région sommitale, mais il n’y a aucun signe d’éruption imminente pour le moment.[…] Il n’est pas possible de dire si cette hausse de l’activité du Kilauea entraînera une intrusion ou une éruption dans un avenir proche, ou si elle se poursuivra simplement sous la forme d’une hausse de l’activité sismique.»

Vue de l’éruption fissurale du 3 juin 2024 (Crédit photo: HVO)

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In a special update, HVO indicates that Kilauea is not erupting, but a sesimic swarm began at the summit in the afternoon of June 27th, 2024 with M 2.9 and M 3.4 quakes. The 300 quakes recorded on June 28th are more than 3 times the seismic rate from several days ago.

Inflation in the summit and upper rift zones continue to be moderately elevated, which as has been persistent since the end of the June 3rd eruption, but rates have slowed. Tiltmeters at the caldera northwest of the summit and Sand Hill southwest of the summit each recorded approximately 1 microradian of net inflation in 24 hours.

HVO adds that « any substantial increases in seismicity and/or deformation could result in a new eruption within or near the summit region, but there are no signs of an imminent eruption at this time. […] It’s not possible to say whether this increase in activity at Kilauea will lead to an intrusion or eruption in the near future, or simply continue as seismic unrest. »

Mont Rainier (État de Washington / États Unis) : la peur des lahars // The fear of lahars

J’ai attiré l’attention à plusieurs reprises sur le risque de lahars sur le Mont Rainier qui culmine à 4 892 mètres d’altitude dans l’État de Washington.

Le volcan se trouve à proximité de Seattle et des son environnement industriel, avec des sociétés comme Boeing et Microsoft. Le Mont Rainier n’a pas connu d’éruption majeure au cours du millénaire écoulé. Pourtant, il inquiète de nombreux volcanologues américains.

Le principal risque sur le Mont Rainier ne réside pas dans les coulées de lave, qui, en cas d’éruption, ne parcourraient probablement que quelques kilomètres en dehors des limites du Parc national. La plupart des panaches de cendres seraient probablement emportés par le vent vers l’est où ils se dissiperaient, loin des zones habitées.
Plus que les coulées de lave, les scientifiques redoutent la survenue d’un lahar, un puissant torrent de boue et de roches généré par la fonte rapide de la glace et de la neige lors d’une éruption, et qui dévale les vallées et les ravines sur les flancs d’un volcan. Dans le monde, des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes vivent dans des zones sous la menace de lahars. Personne n’a oublié celui de novembre 1985 lorsque le Nevado del Ruiz est entré en éruption en Colombie. Quelques heures seulement après le début de l’événement, un torrent de boue a déferlé sur la ville d’Armero, tuant plus de 23 000 personnes en quelques minutes.

Source: Wikipedia

Les scientifiques américains font remarquer que le Mont Rainier compte environ huit fois plus de glaciers et de neige que le Nevado del Ruiz en 1985, de sorte qu’il existe un risque de lahar beaucoup plus important. Je ferai malgré tout remarquer que, suite à plusieurs visites au Mont Rainier ces dernières années, j’ai constaté que les glaciers avaient beaucoup fondu à cause du réchauffement climatique. En conséquence, la masse de glace sur la montagne est moins impressionnante qu’elle ne l’était il y a quelques décennies. Cela signifierait moins d’eau et de matériaux entraînés vers le bas de la montagne par les coulées de boue.

Le glacier Nisqually a beaucoup fondu ces dernières années

 Dans son évaluation des risque volcaniques en 2018, l’USGS considérait le Kīlauea (Hawaii) comme le volcan américain le plus dangereux en raison de ses fréquentes éruptions. Le Mont St. Helens, avec son éruption cataclysmale de mai 1980,arrivait en deuxième position, juste devant le Mont Rainier qui occupait la troisième place.
Les lahars se produisent généralement lors d’éruptions volcaniques, mais peuvent également être provoqués par des glissements de terrain et des séismes. Les géologues ont trouvé des preuves qu’au moins 11 lahars sur le Mont Rainier ont atteint la zone environnante – la plaine de Puget, par exemple – au cours des 6 000 dernières années. Les scientifiques n’ont pas établi de lien entre les lahars, survenus il y a environ 500 ans, et une quelconque activité volcanique. Ils ont pu avoir été causés par d’importants glissements de terrain sur la montagne. C’est la menace d’un tel lahar, déclenché par un soudain glissement de terrain, qui inquiète particulièrement les volcanologues. Il faudrait à un tel lahar seulement 10 minutes pour atteindre des zones habitées, et 60 minutes pour atteindre les grandes agglomérations les plus proches, ce qui est très bref.

Une étude de 2022 a modélisé les deux pires scénarios. Dans la première simulation, un lahar de 260 millions de mètres cubes et de 4 mètres de hauteur prend sa source sur le flanc ouest du Mont Rainier. La coulée de débris atteint la région densément peuplée d’Orting environ une heure après son déclenchement, et elle se déplace à une vitesse d’environ 4 mètres par seconde.

Une deuxième zone « à risque élevé » mentionnée dans l’étude de 2022 est la vallée de la rivière Nisqually, où un puissant lahar pourrait déplacer suffisamment d’eau dans le lac Alder pour provoquer le débordement du barrage.
L’éruption du Mont St. Helens, plus au sud le long de la Chaîne des Cascades, a déclenché un lahar dévastateur en 1980, même si le torrent de boue n’a atteint aucune zone à forte population. À la suite de l’éruption du St. Helens, l’USGS a mis en place un système de détection de lahars sur le Mont Rainier en 1998. Il a été amélioré et étendu à partir de 2017. Une vingtaine de sites sur les pentes du volcan et les deux zones identifiées comme les plus à risque de lahars disposent désormais de sismomètres qui transmettent des données en temps réel, ainsi que des capteurs à infrasons, des caméras et des récepteurs GPS. Le système est en mesure de détecter aussi bien un lahar déclenché par une éruption qu’une coulée de boue provoquée par un glissement de terrain.

Le système antérieur avait une faible bande passante et de faibles besoins en énergie en raison des limites de la technologie des années 1990. En conséquence, les données n’étaient transmises que toutes les deux minutes.
En mars 2024, quelque 45 000 élèves de Puyallup, Sumner-Bonney Lake, Orting, White River et Carbonado ont participé à un exercice d’évacuation en cas de lahar. C’était la première fois que plusieurs districts scolaires y participaient le même jour. Selon les autorités américaines, ce fut le plus grand exercice de prévention de lahar au monde.
Source : CNN.

Des mesures de prévention très sérieuses ont été mises en place dans le secteur l’Orting. La mairie de la localité m’a donné un dépliant où sont expliquées toutes les mesures à prendre en cas de lahar.

A l’intérieur du Visitor Center du Mont Rainier, une maquette montre les différentes trajctoires susceptibles d’être empruntées par les lahars.  (Photos: C. Grandpey)

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I have drawn attention several times on thus blog to the lahar hazard on Mount Rainier which towers 4892 meters above sea level in Washington State. The volcano lies close to Seattle and its industrial environment, with companies like Boeing and Microsoft. Mount Rainier has not produced a significant volcanic eruption in the past 1,000 years. Yet, Mount Rainier has many US volcanologists worried.

The mountain’s destructive potential does not really lie with lava flows, which, in the event of an eruption, would probably not extend more than a few kilometers beyond the boundary of Mount Rainier National Park. Moreover, most of the ash emitted during an eruption would likely dissipate downwind to the east away from population centers.

Instead of lava flows, many scientists fear the prospect of a lahar, a fast moving slurry of water and rock originating from ice or snow rapidly melted by an eruption that picks up debris as it rushes through valleys and drainage channels. One should not forget that there are tens, if not hundreds of thousands of people who live in areas that potentially could be impacted by a large lahar.

The deadliest lahar in recent memory was in November 1985 when Colombia’s Nevado del Ruiz volcano erupted. Just a couple hours after the eruption started, a river of mud swept over the town of Armero, killing over 23,000 people in a matter of minutes.

U.S. Scientists warn that Mount Rainier has about eight times the amount of glaciers and snow as Nevado del Ruiz had when it erupted, so that there is the potential to have a much more catastrophic mudflow. However, in the wake of several visits to Mount Rainier, I noticed that glaciers have melted quite a lot because of global warming. As a result, the mass of ice on the mountain is less impressive than it was a few decades ago. This would mean less water and material being carried down the mountain by mudflows. .

In the the most recent threat assessment from 2018, the USGS considered Hawaii’s Kīlauea the most hazardous US volcano because of its frequent eruptions. Mount St. Helens, which cataclysmically erupted in May 1980, ranked as second most hazardous before Mount Rainier in third place.

Lahars typically occur during volcanic eruptions but also can be caused by landslides and earthquakes. Geologists have found evidence that at least 11 large lahars from Mount Rainier have reached into the surrounding area – the Puget Lowlands – in the past 6,000 years. Scientists have not connected the most recent of these lahars, which occurred about 500 years ago, with any kind of volcanic activity. They may have been caused by large landslides on the mountain. It is the threat of a similar, spontaneous landslide-triggered lahar that particularly worries volcanologists. It would take such an event 10 minutes to reach the nearest places where people are living, and 60 minutes to the nearest large communities. Those are really short time frames

A 2022 study modeled two worst-case scenarios. In the first simulation, a 260 million-cubic-meter, 4-meter deep lahar would originate on the west side of Mount Rainier. The debris flow could reach the densely populated lowlands of Orting about one hour after an eruption, where it would travel at the speed of about 4 meters per second.

A second area of “pronounced hazard” mentioned in the 2022 stury is the Nisqually River Valley, where a massive lahar could displace enough water from Alder Lake to cause the 100-meter-tall Alder Dam to spill over.

Mount St. Helens, farther south in the Cascade Range, triggered a devastating lahar when it erupted in 1980, although it did not reach any densely populated areas. In the wake of the Mount St. Helens eruption, the USGS set up an lahar detection system at Mount Rainier in 1998, which since 2017 has been upgraded and expanded. About 20 sites on the volcano’s slopes and the two paths identified as most at risk of a lahar now feature seismometers that transmit real-time data and other sensors including infrasound sensors, web cameras and GPS receivers. The system is geared toward both detecting a lahar triggered by an eruption and one linked toa landslide.

The previous system had low bandwidth and low power requirements due to the limitations of 1990s-era technology, which meant that data was only transmitted every two minutes.

In March 2024, some 45,000 students from Puyallup, Sumner-Bonney Lake, Orting, White River and Carbonado participated in a lahar evacuation drill. It was the first time that multiple school districts practiced on the same day, making it the world’s largest lahar drill.

Source : CNN.

Islande : éruption terminée ! // Iceland : the eruption is over !

Le Met Office islandais confirme ce matin ce que j’avais laissé entendre dans ma dernière note : l’éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar, qui avait débuté le 29 mai 2024, semble être bel et bien terminée. Aucune activité n’était visible lorsque la Protection Civile a survolé le site avec de drones. L’activité sismique a chuté et est actuellement comparable à celle mesurée avant le début de l’éruption. Cependant, il faut s’attendre à ce que la lave continue de s’écouler lentement le long de la partie nord du mont Sýlingarfell et au niveau de la digue de terre où elle a débordé ces derniers jours. Elle ne sera donc plus une menace pour la centrale de Svartsengi.

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The Icelandic Met Officeconfirms this morning what I suggested in my last post : the eruption at the Sundhnúkagígar crater row, which began on May 29th, 2024, appears to be over. No activity was visible when the Civil defense flew drones over the crater for observation. Seismic activity has subsided and is now comparable to that measured before the eruption began. However, it is still expected that the older lava flow will continue to flow slowly along the northern part of Mt Sýlingarfell and at the defense wall where the lava has been overflowing. It will no longer be a threat to the Svartsengi power station.

L’éruption du 29 mai 2024 a été parfois fort spectaculaire (Image webcam)

Le Fuego, une roulette russe au Guatemala// Fuego Volcano, Russian roulette in Guatemala

Les gens ont toujours été fascinés par les volcans car les éruptions leur montrent en direct la naissance de la Terre. Ces derniers temps, la hausse d’activité du volcan Fuego au Guatemala a fait monter en flèche le nombre d’excursions sur le volcan, mais elle les a également rendues plus dangereuses. Selon un professeur de volcanologie et climatologie à l’Université de Bristol, « ce n’est qu’une question de temps avant que quelqu’un se fasse tuer. »

Deux volcans, l’Acatenango et ie Fuego – se dressent à la périphérie d’Antigua, l’ancienne capitale du Guatemala, sans oublier le magnifique cône de l’Agua dont le nom fait référence à une coulée de boue dévastatrice qui a dévalé ses flancs le 11 septembre 1541 et a détruit la première capitale du Guatemala.

Photos: C. Grandpey

Gravir l’Acatenngo et le Fuego est considéré comme un rite de passage pour les voyageurs qui visitent le Guatemala. C’est surtout le Fuego qu’ils viennent voir car il peut se manifester jusqu’à 200 fois par jour. Les nombreuses agences de voyages qui conduisent les groupes à proximité du cratère actif misent sur ce spectacle de la nature pour engranger de l’argent. On a vu certains visiteurs s’approcher à moins de 100 mètres de la lèvre du cratère Ces gens inconscients – et stupides – ont tendance à oublier que le Fuego est un tueur.

Il y a six ans, une soudaine hausse d’activité volcanique a eu des conséquences tragiques. Le 3 juin 2018, une puissante éruption a surpris tout le monde, y compris les volcanologues de l’INSIVUMEH. Les autorités ont admis qu’un défaut de communication entre la CONRED (agence qui gère les catastrophes) et l’institut volcanologique a retardé les évacuations quand les coulées pyroclastiques ont dévalé les flancs du Fuego (voir mes notes du 4 et 14 juin 2018). Elles ont enseveli la ville de San Miguel Los Lotes sous des amas de cendres et de roches. Le bilan officiel de l’éruption s’élève à 218 morts, mais les habitants affirment que jusqu’à 3 500 personnes ont disparu ce jour-là.

San Miguel Los Lotes avant et après la destruction de la localité par les coulées pyroclastiques (Source: Conred)

Aujourd’hui, la randonnée jusqu’au Fuego est plus populaire que jamais. Les guides locaux estiment que 200 à 400 personnes visitent i’Acatenango et le Fuego chaque jour, avec jusqu’à 1 000 visiteurs lors d’un vendredi ou d’un samedi chargé. Le tourisme est un énorme moteur économique pour Antigua en particulier et pour le Guatemala en général. En 2018, il a rapporté plus de 838 millions de livres sterling au gouvernement guatémaltèque.

Au final, ce sont ce sont ceux qui gagnent leur vie en guidant des groupes vers les volcans qui sont les plus menacés, car ils passent beaucoup plus de temps dans la zone dangereuse que la plupart des autres visiteurs. Les autorités guatémaltèques insistent sur le fait qu’il est extrêmement dangereux de s’approcher trop près du Fuego. La terrasse de l’Acatenango voisin offre une bonne vue sur les éruptions spectaculaires du Fuego et les gens sont suffisamment en sécurité. Tous les circuits font visiter l’Acatenango en premier, avec une halte dans un camp de base. Les plus courageux et aventureux continuent leur route vers le Fuego. Le professeur de l’Université de Bristol ne comprend pas pourquoi des groupes de touristes continuent de se rendre sur un volcan actif aussi redoutable.

Crédit photo: INSIVUMEH

L’INSIVUMEH publie quotidiennement des bulletins en espagnol sur Facebook, X et son site Internet (voir ma dernière note « Volcans du monde »). Ces bulletins mettent en garde contre les risques de blessures ou de mort pour ceux qui s’approchent trop près du cratère du Fuego. Cependant, comme l’ascension du Fuego n’est pas illégale, l’INSIVUMEH ne peut qu’avertir des risques et n’a pas le pouvoir d’empêcher les visiteurs de grimper sur le volcan. S’agissant des autorités locales, il n’est pas évident de savoir qui gère l’Acatenango et le Fuego. Les municipalités autour de ces deux volcans facturent des frais d’entrée pour différents secteurs de chacun d’eux. Quoi qu’il en soit, le tourisme volcanique est « une vache à lait » pour les autorités locales et le gouvernement central n’a pas assez d’autorité pour imposer de quelconques restrictions.

Source : La BBC.

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People have always been fascinated with volcanoes because eruptions show them Earth’s birth. Recent increased activity at Guatemala’s Fuego Volcano has sent the popularity of the tours skyrocketing, but it has also made them more dangerous. According to a Professor of Volcanoes and Climate at the University of Bristol, “it’s only a matter of time before someone gets killed.”

Twin volcanoes – Acatenango and Fuego – sit on the outskirts of Antigua, the ancient capital of Guatemala, without forgetting the beautiful cone of Mount Agua. .

Climbing them is considered a rite of passage for travellers visiting Guatemala, and it is Fuego in particular that they come to see as this active volcano can erupt 200 times a day. It is precisely what attracts the attention of tourists. Capitalising on this feat of nature are the numerous tour companies which take groups perilously close to Fuego’s active crater. Some visitors have been seen going within 100 meters from its rim.

These reckless – and stupid – people tend to forget that Fuego is a killer. Six years ago, a sudden increase in volcanic activity had tragic consequences. On June 3rd, 2018, a powerful eruption caught much of the surrounding area by surprise. Authorities have admitted that a communication breakdown between CONRED and INSIVUMEH delayed evacuations as pyroclastic flows cascaded down the volcano (see my posts of June 4th and 14th 2018). It buried the entire town of San Miguel Los Lotes under ash and rock. The official death toll from the eruption was 218 people, but locals say as many as 3,500 people disappeared that day.

Today, the hike to Fuego Volcano is more popular than ever. Local guides estimate that 200 to 400 people visit Acatenango and Fuego every day, jumping to as many as 1,000 on a busy Friday or Saturday. Tourism is a huge economic driver for Antigua in particular and Guatemala in general. In 2018, the tourism industry brought over £838 million to the Central American nation’s coffers.

And it is those who derive their livelihoods from guiding groups up the volcanoes that are the most at risk as they spend far more time in the danger zone than most others.

Guatemala’s authorities insist that getting too near Fuego is extremely dangerous The terraces of neighbouring Acatenango offer a spectacular view of Fuego’s lava shows and people are saafe enough. All tours hike Acatenango first, resting in a base camp there. Those who are feeling adventurous then continue on to Fuego. The professor at Bristol University is baffled that tour groups continue to go the active volcano.

INSIVUMEH issues daily bulletins in Spanish on Facebook, X and its website (see my latest post « Volcanoes of the world) warning of risks of injury or death to those who go too close to Fuego’s crater. However, as climbing Fuego is not illegal, INSIVUMEH can only warn of the risks and lacks the power to stop visitors from going there.

As far as local authorities are concerned, it is not obvious who is in charge. Local municipalities charge entry fees for various portions of each volcano and the surrounding area. As such, volcano tourism is “a cash cow” for local authorities and the central government is not strong enough to impose any restriction.

Source : The BBC.