Encore des nouvelles inquiétantes de l’iceberg A68a // More worrying news of iceberg A68a

L’iceberg A68a (4200 km2), qui s’est détaché de la plateforme glaciaire Larsen C en 2017, continue sa course vers la Géorgie du Sud. Les scientifiques espéraient que les courants marins feraient dévier sa trajectoire mais il n’en est rien. Le colosse se rapproche de l’île. Les dernières images fournies par le satellite Copernicus Sentinel-1 montrent qu’il ne se trouve plus qu’à une soixantaine de kilomètres de la Géorgie du Sud.

La collision d’un iceberg de cette taille avec l’île pourrait avoir des effets dévastateurs, notamment sur la faune sauvage locale.

Comme je l’ai indiqué précédemment, si l’énorme bloc de glace devait se bloquer contre le côte de cette île, la situation serait très inquiétante pour les manchots, phoques, éléphants de mer, etc. qui trouvent leur nourriture dans les eaux riches de l’océan. L’écosystème serait forcément bouleversé.

C’est maintenant le commencement de l’été austral qui marque aussi le début de la période de nourrissage des poussins des manchots. Pendant cette période, la distance à parcourir pour trouver de la nourriture est essentielle. Si les manchots devaient faire un grand détour à cause de la présence de l’iceberg, ils ne reviendraient as à temps pour empêcher leurs poussins de mourir de faim.

Source: British Antarctic Survey.

Dernière minute: Ue dépêche de l’agence Reuters nous apprend, aujourd’hui 18 décembre 2020, que de forts courants dans la zone où l’iceberg A68a a été observé pour la dernière fois – à environ 50 kilomètres de la côte ouest de la Géorgie du Sud – l’ont fait changer de direction et se briser, de sorte que ce sont maintenant deux icebergs qui sont partis à la dérive à la surface de l’océan.

Alors que l’A68a s’approchait d la bordure occidentale de la plateforme littorale, il arencontré de forts courants qui l’ont fait pivoter de près de 180 degrés. C’est à ce moment précis qu’il s’est brisé en deux. Le nouvel iceberg a immédiatement été baptisé A68d.

Le courant océanique va probablement éloigner maintenant l’A68a de la bordure de la plateforme littorale avant de le faire remonter vers la plateforme orientale de l’île.

Cela signifie que l’iceberg pourrait toujours provoquer une catastrophe environnementale pour la faune locale, mais sur la côte est de l’île et non plus dans la partie sud-ouest.

Les scientifiques ne savent pas encore si le nouvel iceberg A68d suivra le même chemin que l’A68a ou s’immobilisera ailleurs sur la plateforme littorale.

Source: Reuters, British Antarctic Survey.

Personnellement, je ne pense pas que le bloc restant de l’A68a va venir s’échouer contre la côte orientale de La Géorgie du Sud. En effet, il va d’abord se heurter à la bordure de la plateforme littorale et il y a de fortes chances pour que les courants le fassent remonter vers le nord où il finira par se désagréger dans des eaux océaniques plus chaudes.

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Iceberg A68a (4,200 km2), which broke off from the Larsen C Ice Shelf in 2017, continues its course towards South Georgia. Scientists hoped that sea currents would divert its course, but they did not. The colossus is approaching the island. The latest images from the Copernicus Sentinel-1 satellite show it is now only about 60 kilometres from South Georgia. The collision of an iceberg of this size with the island could have devastating effects, especially on local wildlife.

As I indicated previously, if the huge block of ice were to block against the coast of this island, the situation would be very worrying for penguins, seals, sea elephants and so on that find their nourishment in the rich waters of the ocean. The ecosystem would inevitably be upset. Now is the onset of the southern summer which also marks the beginning of the feeding season for penguin chicks. During this period, the distance to be travelled to find food is essential. If the penguins had to take a big detour because of the iceberg, they wouldn’t come back in time to keep their chicks from starving to death.

Source: British Antarctic Survey.

Last minute : A report from the Reuters press agency informs us today, December 18th, 2020 that strong currents in the area where A68a was last observed – about 50 kilometres from South Georgia’s west coast – caused it to shift direction and lose a major chunk of ice, so that now two bergs are drifting at the surface of the ocean.

As A68a approached the western shelf edge of the island, it encountered strong currents, causing it to pivot nearly 180 degrees. It was at this very moment that a large piece broke apart apart. That new piece was immediately named A68d.

As a consequence, the ocean current will likely carry A68a away from the shelf edge before sweeping it back around toward the island’s eastern shelf area. This means the iceberg could still cause an environmental disaster for local wildlife, but along the island’s eastern coast rather than the southwest.

Scientists don’t yet know if A68d will follow the same path as A68a, or anchor somewhere else on the shelf.  .

Source : Reuters, British Antarctic Survey.

As far as I’m concerned, I don’t think the remaining A68a will anchor along the eastern coast of South Georgia. It will first come into contact with the  landshelf and the currents will probably push it northward where it will break into pieces in the warmer ocean waters.

Dernière image fournie par le satellite Copernicus Sentinel-1 le 15 décembre 2020

Vue du parcours de l’iceberg géant A68 depuis 2017.(Source : NASA)

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Les satellites suivent la trajectoire de l’A68a jour après jour. Comme prévu, il est entraîné par le Courant Circumpolaire Antarctique et il arrive à un point où le courant est dévié par le plateau continental. Si l’A68a continue à dériver comme prévu sous l’effet du Courant, il devrait faire une boucle vers le sud autour de l’île avant de remonter vers le nord.

L’image ci-dessous est intéressante car elle montre bien le comportement de l’iceberg au cours des dernières semaines, ainsi que l’influence exercée par la plateforme continentale et le courant circumpolaire autour le la Géorgie du Sud.

Source : La BBC.

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Satellites are following the trajectory of A68a day by day. As predicted, it has turned with the Southern Antarctic Circumpolar Current Front. It has reached a point where the current gets deflected by continental shelf. If A68a continues to drift in SACCF, it should loop south around the island before turning north.

The image below is interesting because it shows the behaviour of the iceberg in recent weeks, as well as the influence of the continental shelf and the circumpolar current around South Georgia.

Source : The BBC.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

La dernière éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) a pris fin le 8 décembre 2020. Dans les jours qui ont suivi, l’OVPF a continué à enregistrer de la sismicité, comme cela se produit souvent sur le volcan après une éruption. Il est probable que des réajustements se produisent dans la chambre magmatique superficielle. L’Observatoire n’a pas publié de nouveaux bulletins depuis le 9 décembre. Le site nous apprend toutefois qu’il n’y a pas d’activité, que le niveau d’alerte est « Sauvegarde » et que les sentiers de la partie haute de l’Enclos Fouqué et d’accès au sommet restent fermés.

Comme je l’ai indiqué précédemment, la chambre magmatique superficielle est probablement en cours de remplissage depuis sa vidange en avril 2020. Il faut donc s’attendre à de nouveaux événements éruptifs de courte durée le temps qu’elle se remette à flot définitivement.

Dernière minute : La préfecture de La Réunion a annoncé le retour en phase de Vigilance du Piton de la Fournaise ce vendredi 18 décembre. Le public pourra donc accéder à la partie haute de l’Enclos à compter du samedi 19 décembre.

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En Indonésie, l’éruption du Lewotolo se poursuit avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. Des explosions stromboliennes sont observées la plupart des nuits avec des projections de matériaux au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 4 km du cratère.

Des avalanches de blocs continuent de dévaler le flanc ouest du Merapi. Une comparaison des photos prises le 29 novembre et le 8 décembre montre quelques changements morphologiques dans la zone sommitale. Cependant, des images de drone du 5 décembre ne révèlent aucune arrivée de nouveaux matériaux sur le dôme de lave dans le cratère.

L’éruption du Semeru se poursuit. Des matériaux incandescents sont éjectés à 50-100 m au-dessus du sommet. Des coulées pyroclastiques et des avalanches de blocs descendent toujours les flancs S et SE du volcan. Des explosions sont enregistrées par le réseau sismique. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 1 km et des extensions à 4 km dans le secteur SSE. Source: PVMBG.

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Au Guatemala, des explosions se produisent toujours sur le Fuego avec  des panaches de cendres jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Ces explosions génèrent des ondes de choc qui font vibrer les bâtiments jusqu’à 20 km du sommet. Les avalanches de blocs descendent plusieurs ravines et atteignent parfois les zones de végétation. Des retombées de cendres sont souvent signalées dans les zones sous le vent.

Une bouche s’est ouverte au NNO du sommet de Pacaya et a laissé échapper une coulée de lave qui s’est dirigée vers l’ouest-sud-ouest. La coulée de lave qui s’est ouverte en octobre sur le flanc OSO est toujours active : elle présente plusieurs ramifications dont les longueurs sont comprises entre 400 et 600 m. On observe quotidiennement des explosions stromboliennes au niveau du cône dans le cratère Mackenney, avec des projections de matériaux jusqu’à 150 m au-dessus du cratère.

L’activité s’est intensifiée sur le Santiaguito au cours des derniers jours. Des coulées pyroclastiques ont été observées sur les flancs du volcan et des retombées de cendres ont été signalées dans les zones sous le vent.

Plus précisément, l’activité s’est intensifiée le 11 décembre 2020 lorsque le Santiaguito a envoyé une colonne de cendres jusqu’à 3 300 m d’altitude.

Le 13 décembre, l’INSIVUMEH a indiqué que des coulées pyroclastiques avaient été observées le long des pentes ouest-sud-ouest du volcan.

Il est conseillé à la population de rester à l’écart du volcan.

Source: INSIVUMEH.

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Sur l’Etna (Sicile), l’activité strombolienne a continué jusqu’au 15 décembre 2020 sur le Cratère SE, au niveau d’au moins deux bouches. La bouche la plus à l’Est envoyait des lambeaux de lave sur la lèvre du cratère. Dans le même temps, une activité explosive discontinue était observée dans la Voragine.

La visite sur le terrain du 14 décembre a permis de confirmer l’effondrement de la partie SO du cône du Cratère SE. Cet effondrement a généré les trois coulées pyroclastiques décrites précédemment.

Comme je l’indiquais dans mes notes précédentes, l’épisode éruptif du 13 décembre a également donné naissance à deux coulées de lave à la base du Cratère SE ainsi que sur le flanc sud-ouest. La coulée principale s’est élargie à la base du cratère pour former au moins quatre lobes dans la zone entre le Cratère SE et les Crateri Barbagallo. L’un des lobes a a continué à avancer dans la direction SSO puis s’est arrêté entre les Crateri Barbagallo et le Monte Frumento Supino. La coulée de lave SO a suivi la même trajectoire que la coulée Sud ; elle a atteint et contourné vers l’ouest le Monte Frumento Supino où son front s’est élargi et épaissi. Lors de la visite sur le terrain, les deux coulées de lave n’étaient plus alimentées et étaient en cours de refroidissement.

Du point de vue sismique, le tremor éruptif a présenté des fluctuations tout en restant à un niveau élevé les 13 et 14 décembre. Il a rapidement chuté le 15 décembre pour retrouver des valeurs moyennes. Les données de déformation du sol ne montrent pas de variations significatives.

Source : INGV.

En cliquant sur ce lien, vous verrez une vidéo du dernier épisode éruptif:

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The last eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) came to an end on December 8th, 2020. In the days that followed, OVPF continued to record seismicity, as often happens on the volcano after an eruption. Readjustments probably occur in the shallow magma chamber. The Observatory has not published any new bulletins since December 9th. However, the website informs the public that there is no activity, that the alert level is « Sauvegarde » and that the trails to the upper part of the Enclos Fouqué, as well as access to the summit remain closed.

As I put it previously, the shallow magma chamber has probably been filling since its drainage in April 2020. More eruptive events of short duration are therefore likely until it finally gets afloat.

Last minute : The alert level for Piton de la Fournaise was lowered to « Vigilance » on December18th, 2020. This means that the Enclos and the summit trails will be open to the public as soon as December 19th in the morning.

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In Indonesia, the eruption at Lewotolo continues with ash plumes rising as high as 1 km above the summit. Strombolian explosions can be observed most nights ejecting material above the summit crater. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 4 km away from the summit crater.

Rock avalanches still travel down Merapi’s western flank. A comparison of photos taken on 29 November and 8 December showed some morphological changes in the summit area; however, drone footage from 5 December revealed no new lava dome material in the summit crater.

The eruption of Semeru continues. Incandescent material is ejected 50-100 m above the summit. Pyroclastic flows and rock avalanches still descend the S and SE flanks of the volcano. Explosions are recorded by the seismic network. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 1 km and extensions to 4 km in the SSE sector.

Source: PVMBG.

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In Guatemala, explosions are still occurring at Fuego, generating ash plumes as high as 1.1 km above the crater. They generate shock waves that rattle buildings within 20 km of the summit. Block avalanches descend several drainages, sometimes reaching vegetated areas. Ashfall is often reported in downwind areas.

A new lava flow has emerged from a vent NNW of Pacaya’s summit and has travelled as far as 250 m WSW. The branched lava flow which opened in October on the WSW flank is still active, with lengths between 400 and 600 m. Strombolian explosions from the cone in Mackenney Crater are observed on most days; they eject material as high as 150 m above the crater.

Activity increased on Santiaguito during the past days. Pyroclastic flows have been seen travelling along the slopes of the volcano and ashfall has been reported in downwind areas.  .

More specifically, activity intensified on December 11th, 2020 when Santiaguito sent an ash column up to 3 300 m above sea level.

On December 13th, INSIVUMEH reported that pyroclastic flows were observed along the west-southwest slopes of the volcano.

People have been advised to stay away from the volcano.

Source: INSIVUMEH.

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On Mt Etna (Sicily), Strombolian activity continued until December 15th, 2020 at the SE Crater. The easternmost vent constantly sent shreds of lava over the crater rim. At the same time, discontinuous explosive activity was observed within Voragine.

The field visit on December 14th confirmed the collapse of the SW part of the SE Crater cone. This collapse generated the three pyroclastic flows described previously.

As I indicated in my previous posts, the eruptive episode of December 13th  also produced two lava flows at the base of the SE Crater as well as on the southwest flank. The main flow widened at the base of the crater to form at least four lobes in the area between the SE Crater and the Crateri Barbagallo. One of the lobes continued to travel in the SSW direction and then stopped between the Crateri Barbagallo and the Monte Frumento Supino. The SW lava flow followed the same direction as the South lava flow; it reached and bypassed Monte Frumento Supino westward, where her lava front widened and thickened. During the field visit, the two lava flows were no longer fed and were cooling.

From a seismic point of view, the eruptive tremor showed fluctuations but remained above background level on December 13th and 14th. It sharply declined on December 15th and retrieved medium values. The ground deformation data does not show significant variations.

Source: INGV.

L’image de la caméra thermique installée sur la Montagnola à une altitude de 2600 m montre l’activité strombolienne à partir de trois bouches éruptives sur le Cratère SE de l’Etna, ainsi que la nouvelle coulée de lave émise par la fissure qui s’est ouverte pendant le paroxysme du 13 décembre.

Glissements de terrain en série // A series of landslides

Nous sommes en décembre mais il ne fait pas froid dans les hautes latitudes. En conséquence, le sol est à peine gelé ou pas du tout. Lorsque de fortes pluies s’abattent sur ces régions, elles peuvent déclencher d’importants glissements de terrain. C’est ce qui vient de se passer en Colombie-Britannique au Canada, dans l’est de l’Islande et en Alaska

Un glissement de terrain majeur a frappé Bute Inlet en Colombie-Britannique. Tel un tsunami, le flot de débris a causé des ravages dans la forêt, détruisant au passage l’habitat de nombreux animaux. En arrivant dans la mer, le flot de boue a mis en danger le trafic maritime dans la région. On pense que le glissement de terrain s’est produit fin novembre, à la suite de fortes pluies. A la source, le glissement de terrain a probablement été provoqué par un bloc de glace qui s’est détaché d’un glacier et a terminé sa course dans le lac glaciaire. Ce dernier, à son tour, a éventré la moraine qui le retenait et propulsé une énorme vague de boue, d’arbres et de débris en aval. L’événement a complètement modifié le cours de la rivière Southgate qui est un refuge pour de nombreux animaux comme les saumons, les grizzlys, les lynx et les wapitis.

Source: CBC.CA

Une alerte a été déclenchée le 15 décembre 2020 à Seyðisfjörður, dans les Fjords de l’Est de l’Islande, en raison de glissements de terrain. L’alerte est également valable pour le reste des fjords de l’Est. Cinquante maisons ont été évacuées suite à des glissements de terrain à Seyðisfjörður. Le sol en partie gelé sur le flanc des montagnes est complètement saturé après six journées inhabituelles de fortes pluies. De nouvelles précipitations sont prévues, probablement sous forme de neige en montagne. Quelque 120 personnes ont dû évacuer leurs maisons. Aucun blessé n’a été signalé et il est difficile de savoir pour le moment s’il y a eu des dégâts importants.

Source: Iceland Monitor.

La semaine dernière, un glissement de terrain majeur s’est produit à Haines (Alaska) après que de fortes pluies aient frappé la région. Deux personnes sont toujours portées disparues et des centaines d’autres ont dû être évacuées. Plusieurs maisons ont été détruites par la boue.

Source : Anchorage Daily News.

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We are in December but it is not cold in high latitudes so that the ground is not frozen or only half frozen. When heavy rains fall on these regions, they may trigger significant landslides. This is what has just happened in Canada’s British Columbia, in eastern Iceland and in Alaska

A massive landslide hit Bute Inlet in British Columbia, triggering a wave of debris that caused a lot of destruction to the forest, wiping out critical habitat for many animals, and causing hazards for marine traffic in the area. The landslide is believed to had happened in late November, following heavy rains that struck the region.

The landslide probably originated with a block of glacier that crashed into the glacial lake. This in turn caused the lake to break the moraine that retained it and send a huge flow of mud, trees and debris downslope. The event completely changed the course of the Southgate River which is a refuge to many animal populations such as salmon, grizzly bears, bobcats, and elk.

Source: CBC.CA

An alert phase was declared on December 15th, 2020 in Seyðisfjörður, East Fjords (Iceland), due to landslides. A warning was also issued for the rest of the East Fjords for the same reason. Fifty houses were evacuated after landslides occurred in Seyðisfjörður. The partly frozen soil in the mountain slopes is completely saturated after six days of unusually heavy rain. There is more precipitation in the forecast, which will likely be in the form of snow in the mountains.

About 120 people had to evacuate their homes. No injuries have been reported and it is unclear whether there has been damage to property.

Source: Iceland Monitor.

Last week, a major landslide occurred in Haines (Alaska) after heavy rains impacted the region. Two persons are still reported missing and hundreds had to be evacuated. Several houses were destroyed by the mud.

Source : Anchorage Daily News.

Photo: C. Grandpey

Novembre 2020 encore beaucoup trop chaud // November 2020 still much too hot

Selon la NOAA, novembre 2020 a été le deuxième mois de novembre le plus chaud, derrière 2015, depuis le début des relevés à l’échelle de la planète en 1880. La température à la surface des terres et des océans en novembre 2020 se situe à 0,97°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle (12,9°C).

Pour la NASA, novembre 2020 a été le plus chaud jamais enregistré. C’est aussi l’avis du programme européen Copernicus. L’Agence Météorologique Japonaise (JMA), quant à elle, a classé novembre 2020 en deuxième position.

Novembre 2020 a été le 44ème mois de novembre consécutif et le 431ème mois consécutif avec des températures supérieures à la moyenne du 20ème siècle. Les 10 mois de novembre les plus chauds ont tous eu lieu depuis 2004. Les cinq plus chauds ont eu lieu depuis 2013.

Pour la période septembre-octobre-novembre, l’hémisphère nord a connu son deuxième automne le plus chaud, avec une différence de seulement 0,01°C avec le record établi en 2015. L’hémisphère sud a connu son neuvième printemps le plus chaud.

Les 11 mois de janvier à novembre se situent à 1,0°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle. Cette période de 11 mois est la deuxième plus chaude jamais enregistrée, avec seulement 0,01°C de différence avec le record établi en 2016.

Si l’on prend en compte l’ensemble des relevés de la NASA, la NOAA, des NCEP, ERA5, RSS et de l’UAH, novembre 2020 a été le mois de novembre le plus chaud, avec 0,64°C au-dessus de la moyenne 1981-2010 (voir graphique ci-dessous)

L’année 2020 est pratiquement certaine de figurer parmi les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées. Il est important de noter que chacune des années civiles entre 2014 et 2020 compte parmi les sept années les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1880.

La température de l’océan à l’échelle de la planète en novembre 2020 a été la quatrième plus chaude jamais enregistrée. En revanche, la température sur la terre ferme a été la plus chaude jamais enregistrée.

On sait que les records de température sont plus susceptibles d’être établis lors de forts événements El Niño qui réchauffe les eaux de surface dans le Pacifique tropical. Ce qui est remarquable actuellement, c’est que les records de chaleur de 2020 sont établis pendant une transition entre un El Niño faible et un événement La Niña modéré, c’est-à-dire à un moment où le refroidissement du Pacifique tropical devrait contribuer au refroidissement des températures globales, ce qui n’est pas la cas ! Le fait que la chaleur record de 2020 se produise dans ces conditions montre bien le rôle exercé par le réchauffement climatique d’origine humaine.

Source : NOAA, NASA.

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According to NOAA, November 2020 was the second warmest November since global record keeping began in 1880, behind the record set in 2015. The November 2020 global land and ocean surface temperature was 0.97°C above the 20th-century average of 12.9°C.

NASA rated the month as the warmest November on record, as did the European Copernicus Climate Change Service. The Japan Meteorological Agency rated it as the second-warmest.

November 2020 marked the 44th consecutive November and the 431st consecutive month with temperatures above the 20th-century average. The 10 warmest Novembers have all occurred since 2004. The five warmest Novembers have occurred since 2013.

For the period September-October-November, the Northern Hemisphere had its second warmest autumn, only 0.01°C behind the record set in 2015. The Southern Hemisphere had its ninth warmest spring on record.

The 11 months of January through November were 1.0 degree Celsius above the 20th-century average. That 11-month period ranks as the second-warmest such period on record, only 0.01°C behind the record set in 2016.

Taking into account NASA, NOAA, NCEP, ERA5, RSS, UAH, November 2020 was the warmest month of November, with 0.64°C above the average 1981-2010 (see graph below)

The year 2020 is virtually certain to rank among the five warmest years on record, making each of the seven calendar years 2014 through 2020 one of the seven warmest years on record, dating back to 1880.

Global ocean temperatures during November 2020 were the fourth warmest on record, and global land temperatures were the warmest on record.

Global temperature records are more likely to be set during strong El Niño events. Remarkably, the record warmth of 2020 has occurred during the transition from a weak El Niño to a moderate La Niña event, when cooling of the tropical Pacific Ocean helps cool global temperatures. That the record warmth of 2020 occurred under those circumstances underscores the dominant role of human-caused global warming in heating the planet.

Source : NOAA, NASA

Source : global-climat